Le fleuve St-Laurent, vu depuis la promenade. On voit un bout de l’Île de Saint-Barnabé à droite, l’ilet Canuel au milieu.
Le Salon du livre de Rimouski sera mon tout premier salon du livre hors de l’Ontario, comme exposante avec Échofictions.
J’ai pris une bonne résolution pour ne pas attendre trop longtemps avant de publier mes photos et impressions des lieux. Après 7h d’autobus entre Montréal et Rimouski, au cours duquel j’ai pris un tas de photos depuis ma fenêtre de Montérégiennes (le mont St-Bruno, le mont St-Hilaire…) qui se sauvent derrière des arbres, parlé à deux tantes et à ma cousine, la fatigue m’a doucement conduite à ma chambre simple, et le lit très, très moelleux.
Murale sur un édifice, magnifique. C’est du travail, mais ça vaut la peine!
Voici quelques bons points de la ville, au hasard d’une longue marche après avoir installé le kiosque Échofictions pour le Salon du livre de Rimouski.
Les lumières pour piétons seulement, aux quatre coins. Les habitués traversent en diagonale. C’est systématique aux intersections de laisser un petit 25 secondes JUSTE pour les piétons. Et ce 25 secondes (selon la largeur de la rue à traverser) survient après 4-5 secondes de lumières rouges partout, histoire que des conducteurs-trices pressés soient bien avertis. Pour les plus petites intersections le temps passe à 20 secondes. J’apprécie.
La proximité du fleuve, et la promenade le long du marais salé. En novembre, le vent frrrroid souffle sur les courageux coureurs et coureuses qui s’époumonent. Et les 4 marées par jour, entre l’Île de Barnabé où vécut longtemps un ermite devenu par la suite célèbre.
J’ai trouvé rue de la Cathédrale une boutique de tissus et couture, qui avait ce que je cherchais depuis longtemps pour réparer mes bas percés.
Une boutique zéro déchets, aussi sur de la Cathédrale.
Une crêperie délicieuse et pas chère (je suis habituée aux prix de l’Ontario).
Plus haut encore, je trouve une librairie de seconde main. J’y entre et engage une conversation avec les libraires.
Sur St-Germain, juste en face de ma chambre, se trouve une tentation, la pâtisserie Finesse d’Alsace, que j’ai échantillonné (dans un pur esprit scientifique bien sûr)
J’entre par hasard dans une sympathique boutique de vêtements, la Chandaillerie, 40 St-Germain Est, Rimouski (à côté de la pâtisserie, quel hasard!) , et je suis conquise. Ils –ou plutôt elles– offrent, tenez-vous bien, des chandails fabriqués au Canada. (Il y a aussi la gamme de trucs faits en Chine comme de charmants petits sacs réutilisables, mais de beaux efforts ont été déployés pour une variété de provenances.) Le gilet que j’ai acheté a été fabriqué par Parkhurst, dans une usine de tricot de Toronto qui existe depuis 1926 ! En fibres de coton/polyester recyclés.
Enfin, les organisateurs et bénévoles du Salon du Livre de Rimouski, qui m’ont bien accueillie ce matin à l’Hôtel Rimouski (j’étais la première exposante qui arrivait!) On trouve mon kiosque Échofictions, au numéro 15. Il aura demandé trois heures de boulot à la Savante folle pour le préparer!
AVANT: kiosque vide avec les boîtes envoyées par Purolator, empilées. Il y a aussi des livres dans ma valise rouge…
APRÈS: Le kiosque, prêt à accueillir des hordes de fans féroces!
QUAND : 2-5 novembre
OU: Hôtel Rimouski, 225 Boulevard Rene Lepage Est, Rimouski, CA G5L 1P2
Le temps qui court laisse sa trace sur ma bonne maman qui, à 96 ans, endure beaucoup de problèmes. Cette photo représente un paysage qu’elle aime, un bord de la mer. Elle a beaucoup marché sur la grève du Saint-Laurent à Trois-Rivières, avec ces billots qui traînent. Et les bateaux qui passent au loin…
(Je n’ai pas de bonne photo du St-Laurent près de Trois-Rivières, ni celle de Maman jeune fille sur sa chaloupe, mais ce paysage de la côte du Pacifique en 2016 s’en rapproche un peu.)
J’avais visité Maman lundi dernier, en bonne forme et contente dans sa résidence. Mardi matin, elle entrait à l’hôpital avec la misère au corps, et a stationné en couloir d’urgence le temps qu’on passe des tests et lui trouve une chambre.
Je passe beaucoup de temps auprès d’elle – comme elle a dû passer bien du temps auprès de mes soeurs et moi quand nous étions petites. Maman a maintenant une chambre avec une grande fenêtre qui donne sur le toit vert de l’hôpital, avec un personnel attentionné et gentil.
On ne remerciera jamais assez ces travailleurs et travailleuses du coeur, par ces temps qui courent trop vite.
Le lancement de Rose du désert (voir la description aux éditions David), mon nouveau roman de science-fiction aura lieu au Congrès Boréal, au Collège Bois-de-Boulogne, samedi le 21 octobre.
Rose du désert reprend l’univers et quelques personnages clés du Secret de Paloma (2021). J’y aborde de plein fouet la neurodivergence, le pardon, la volonté, sans oublier la force de l’amitié. Je serai sur place pour signer vos exemplaires !
Détails
OÙ? Collège Bois-de-Boulogne, 10555 avenue Bois-de-Boulogne, Montréal, QC – le lieu du congrès Boréal
QUAND? Le 21 octobre 2023
MERCI À ? La Coop Bois de Boulogne et le Congrès Boréal, sans oublier Les éditions David ! Visiter le site de l’éditeur
ISBN: 978-2-895979-51-7
Bon, lancez-le pas trop loin, là… si vous voulez le lire!
Et visiter le congrès Boréal si vous passez à Montréal. Le congrès, qui existe depuis 1979, est une occasion en or de rencontrer des auteurs francophones de science fiction (et certains comme moi en publient aussi en anglais mais motus!) Quand je vais au congrès, je renoue avec des amies de longue date, et ça me donne du courage une fois de retour à la maison, pour continuer mes projets! Le programme du congrès ici!
Un dernier détail, oui, j’ai dessiné la couverture!
Ursula K. LeGuin m’a beaucoup encouragée, par son blog que je visitais régulièrement. Ce dessin d’elle date de 2006, quand je l’ai rencontrée; elle partageait son expérience d’autrice. Elle l’a même signé!
Arwen Curry, qui a créé le documentaire Worlds of Ursula K. LeGuin, nous offre ces courts vidéos, The Journey That Matters. Ce sont des petits moments d’inspiration tirés d’entretiens avec la grande autrice elle-même. Dans celui-ci, Ursula parle de son écriture, et Pard, son chat, y fait une apparition!
Voici le lien, quatre minutes de calme que je souhaite à mes collègues de la plume et du clavier!
(Ben oui je garde mes ordis longtemps. Même mon dernier cri est un PC de… 2014 ! )
Encrassement?
L’encrassement est une baisse de qualité des services au fur et à mesure qu’une entreprise ou un application devient dominante, formant un monopole. S’applique pour tous les domaines, mais surtout les grandes plate-formes de réseau sociaux. En anglais, le mot est enshittification.
Le processus suit trois étapes claires :
1- D’abord, la plate-forme est légère, rapide, amicale, et sert efficacement ses utilisateurs-clients, qui affluent.
2- À mesure qu’elle grossit, la plate-forme avale ses concurrents et devient *indispensable* pour ses utilisateurs (Amazon, quelqu’un?), mais ceux-ci voient leurs conditions s’affaiblir au profit de clients d’affaires (les vendeurs) que la plate-forme veut aussi retenir.
3- Une fois le monopole établi et la compétition kaput, la plate-forme alourdit ses services et devient nettement moins amicale pour les acheteurs ET pour les vendeurs.
Les gens ont du mal à quitter la plate-forme malgré les conditions de plus en plus lourdes, avec plus de frais. Mais les « partenaires d’affaires » (les vendeurs, qui sont aussi dépendants de la plate-forme), y goûtent aussi, subissant une augmentation des frais (de publicité par exemple) pendant que le plate-forme pige allègrement dans le pot.
Mes plates formes sympa… ambitionnent!
Je vis la chose avec des plate-formes que j’aimais bien avant:
Facebook devenu Meta, qui ajoute des barrières et des layers et rend mes communications de plus en plus invisibles à mes 1000 contacts dont ma famille éloignée. En plus il a aplani la compétition en acquérant Instagram, que j’utilise aussi.
Mailchimp, racheté par Intuit, vient de faire passer de 2000 abonnés à 500 pour son utilisation gratuite. Et il est devenu plus difficile à gérer, la fonction d’envoi planifié fait maintenant partie de l’offre payante, etc.
Twitter: ben… depuis son rachat par le gars de Tesla, la chute est dramatique.
Goodreads : a effacé plein de choses et mes couvertures de livres, dans mon compte.
Amazon (qui a acheté Goodreads by the way) a vendu mon nom et mon téléphone à des compagnies de fraudeurs qui m’appellent des Philippines pour me proposer des services coûteux sur des affaires que je fais moi-même. Le numéro est officiellement aux USA, mais les appels sont sous-traités.
J’aimerais avoir la capacité de l’auteur Cory Doctorov qui lit, lit, lit tout sur l’impact des technologies mariées à la cupidité sur nos vies et qui pond des articles judicieux. Son article sur l’encrassement (« enshittification« ) des services a attiré mon attention. Son blog récent est ici: https://pluralistic.net/ , dont je recommande la lecture, surtout qu’il n’y a aucun cookie, pixel espion, robot traceur, ou publicité. Comme sur mon propre site d’auteure.
Bon, Cory Doctorov, c’est lui: auteur de science-fiction et très avisé dans les technos. Fondateur de la Electronic Frontier Foundation. J’ai eu la chance de la rencontrer une couple de fois.
Oui, il tape avec ce clavier Steampunk avec les touches rondes sur fond noir, et je suis verte de jalousie!
D’où vient le mot Enshittification?
Cory Doctorov a inventé le mot enshittification l’an dernier (vous êtes à jour les p’tits namis!) mot que je traduis par encrassement.
« I call this enshittification, and it is a seemingly inevitable consequence arising from the combination of the ease of changing how a platform allocates value, combined with the nature of a « two sided market, » where a platform sits between buyers and sellers, holding each hostage to the other, raking off an ever-larger share of the value that passes between them. »
Quelques exemples: quand ton appli Libby ne trouve pas le livre que tu veux lire, même si la bibliothèque le possède; Quand sur Google tu dois dérouler, dérouler des écrans plein de publicités et suggestions pas rapport avant de trouver ce que tu cherches…
L’article sur l’encrassement porte aussi sur l’achat probable de Simon & Schuster par la firme d’investissement KKR (une firme aux pratiques douteuses qui a, entre autres, détruit les magasins Toys-R-Us*) par ce qu’on appelle poliment des leveraged buy-outs. Mais ça mériterait son propre article, alors allez voir les sources en-dessous.
Comme écrivaine je surveille ce qui arrive dans le monde de l’édition.
Après son acquisition par une firme de capital de risque (private equity firm), Penguin Random House a rapidement congédié tous leurs employé-es senior et leurs correcteurs, faisant retomber sur les auteurs le coûts de révision de leur manuscrits.
D’ailleurs, nombre d’anciens directeurs littéraires ou réviseurs ouvrent leur propre agence pour proposer leurs services de révisions-direction littéraire aux auteurs qui espèrent être publiés. Oui, il y a une avance proposée, mais 1000-2000$ ou moins ne va pas payer le loyer!
Le phénomène s’observe aussi pour les éditeurs de BD qui demandent souvent le PDF de l’album déjà fini (donc tout fait sur votre temps à vous, avec vos frais mensuels de InDesign). Un phénomène d’entrainement qui a motivé ma décision de publier mes BD par ma propre maison Échofictions. Tant qu’à faire tout ce travail pour aboutir à un refus…
Et l’encrassement par le recours au privé dans la santé?
« The horror! The horror! » –Citation de Heart of Darkness, par Joseph Conrad
L’encrassement n’épargne pas notre système de santé, même si au Canada il est public. Les sirènes du privé attirent nombre de médecins fatigués du régime public sous-financé, ou qui espèrent une vie professionnelle plus aisée.
Sauf que le secteur privé n’a pas de compte à rendre aux patients qui doivent patienter, seulement aux actionnaires des compagnies d’investissement (oh-oh…) qui se sont consolidées pour contrôler les services aux hôpitaux, l’administration, les repas… et s’en mettent plein les poches en présentant des factures élevées et en se votant des dividendes, tandis que les employés et les patients endurent des conditions de plus en plus difficiles.
Sans parler des méga-emprunts et de l’endettement. Avec tous ces millions versés par nos gouvernements aux compagnies privées, on se demande pourquoi on observe tant d’heures d’attente aux urgences…
Et aux États-Unis, la situation est pire (d’où la citation en tête de section) et les assureurs entrent dans la danse des monopoles. Un extrait parlant ici:
Now the health care system is composed of a series of gigantic, abusive monopolists – pharma, hospitals, medical equipment, pharmacy benefit managers, insurers – and they all conspire to wreck the lives of only two parts of the system who can’t fight back: patients and health care workers. Patients pay more for worse care, and medical workers get paid less for worse working conditions.
Bref, l’encrassement va main dans la main avec la privatisation. Ça mériterait aussi son article.
TL;DR:
Dans Survival of the Richest, Doug Rushkoff appelle l’encrassement “going meta”: … don’t provide a service, just figure out a way to interpose yourself between the provider and the customer.
Ma traduction: plante-toi entre un fournisseur et ses clients sans offrir de service toi-même, empêche-les de partir, rend-les dépendants, puis presse les citrons.
Quelques sources pour mieux s’outiller
N’importe quel livre de Cory Doctorov. Il fait pas juste raconter une histoire, il te donne des outils pour s’extirper des griffes du capitalisme sauvage. Little Brother, Homeland, mais surtout, Chokepoint capitalism: https://craphound.com/category/chokepoint/ Z’allez toutte comprendre!
Au sujet de TOYS-R-US : résumé, ce N’est PAS la faute des employés si la chaîne a fait faillite. https://www.nakedcapitalism.com/2018/06/private-equity-kills-toys-r-us-workers-get-no-severance.html – Extrait d’un autre article de 2018: The (current) poster child for this con game is Toys R Us, whose private equity owners borrowed more than $5 billion to buy the company (with a $400 million annual debt service plan). The new owners quickly took the company into bankruptcy, defaulting on that giant debt, after paying themselves $200 million (including tens of millions in performance bonuses to the C-suite in the same year the company declared bankruptcy).
La part du lion : comment les riches ont réussi à prendre le contrôle du système fiscal canadien, par Linda McQuaig, 1987, Éditions Du Roseau. Date un peu, mais c’est terriblement lucide et ça prépare ce qui arrive aujourd’hui. Livre papier difficile à trouver. Essayer ici: livre audio chez Eole.
The Sport & Prey of Capitalists, un livre plus récent de Linda McQuaig chez DunDurn Press, qui démonte le dogme économique de la privatisation. Acheter ici et choisissez votre librairie!
Michèle Laframboise est auteure de science fiction, dessinatrice, inventrice de mèmes. Elle compte près de 20 romans et 80 nouvelles publiées, en plus de ses recueils de nouvelles chez Échofictions.
(Michèle en blouse fleurie recevant son beau prix! Photo par Gilles Gagnon)
Trois p’tits tours…
Trois fois finaliste aux prix littéraires Trillium avec un roman de SF*, cette année j’ai eu la joie de voir mon dernier, Le secret de Paloma qui a ouvert la porte et remporté cette distinction!
Je ne peux que remercier les membres du jury francophone de ne pas avoir eu peur de ma saveur de crème glacée littéraire. Car pour un roman de science-fiction, le parcours vers la reconnaissance est plus accidenté. La dernière fois, ce fut le roman SF de Sylvie Bérard, Terre des autres (qui se déroule sur une autre planète), qui avait eu cet honneur.
Sur le coup, quelle surprise! J’avais lu les deux autres romans finalistes –qui sont excellents, en passant– et je savais que la science fiction n’est pas une saveur de crème glacée aussi populaire ou appréciée que la vanille (laquelle se décline en délicieuses catégories aussi: vanille à l’ancienne, vanille française, etc.) et qui se mange avec tout!
Techniquement, la catégorie s’appelle le Prix Trillium du livre pour enfants (même si ce sont plus souvent des livres s’adressant aux adolescents) le Trillium Books Award for children’s books.
Et un trio!
C’est enfin arrivé, comme me l’a fait remarqué un ancien directeur littéraire: les membres du Trio de Timmins (2008) ont chacun gagné un prix Trillium! Le trio de Timmins c’est Claude Forand, Daniel Marchildon et la Savante folle qui se sont rencontrés au premier salon du livre de Timmins.
Ça fait deux jours et je n’arrive pas à y croire. D’ailleurs, je n’ai pas encore déballé le superbe cadre du prix. Mais il le faut bien, parce que les questions d’entrevue pleuvent, une pluie fine et généreuse.
Le défi d’écrire de la SF
C’est plus amusant que parler du défi d’écrire un roman de science-fiction qui s’assume comme tel, sans perdre notre jeune lecteur dans un dédale de détails techniques! Le secret de Paloma… est, pour cela, un roman plus facile d’accès, une histoire très psychologique, avec des touches d’humour, dans laquelle je me suis beaucoup investie.
C’est toujours difficile de parler de son travail, mais disons que le roman parle de la santé mentale telle que vécue par des jeunes vivant dans un milieu hostile. Il pose la question de la responsabilité, du secret de nos cœurs et de nos déroutes intérieures, le deuil, l’amitié, le pardon dans une société en mode survie.
C’est l’histoire d’Alouette en colère qui veut savoir ce qui a poussé sa meilleure amie à partir au désert. Ce sont les sentiments universels de culpabilité et de regret qui l’affectent, mais elle parviendra à découvrir la vérité.
Lancés sur les traces de mystérieux attaquants, un détachement de trois armées alliées débarque sur un monde désertique, Ruego. Là, les extra-terrestres ont laissé une ville dévastée où survivent des naufragés depuis des siècles…
La genèse de Ruego
Auteur prolifique, Jean-Louis Trudel a développé au cours des années un riche univers de SF, qui a généré des dizaines de romans et de nouvelles. Son blogue, Culture des Futurs, aborde avec rigueur des problèmes liés à la science et la société (culturedesfuturs.blogspot.com) La première incarnation de Ruego s’intitulait Passion étouffées sous la pierre cendreuse, nouvelle de SF publié dans la revue Solaris 130 en 1999.
L’adaptation en BD
Il y avait une grande richesse dans cette nouvelle de Jean-Louis Trudel. Sous les allures de space-opéra militaire, Ruego pose les questions sur la colonisation et les rapports humains, la communications décalée, l’incompréhension… aux conséquences explosives.
Avec la permission de l’auteur et l’aide précieuse de Salvator Dallaire pour la mise en page, j’ai adapté la nouvelle en une BD de 18 pages. Le court space-opéra fut publié dans le fanzine Zine Zag 14 et 15, en 2003-2004.
Plus tard, j’ai redécoupé pour faire une version de 24 pages, avec une reliure brochée. Ces exemplaires étant écoulés lors de festivals BD. Cela a pris quelques années avant de faire un nouveau montage, en tons de gris et de faire imprimer chez Rapido-Livres à Montréal. Le space-opéra Ruego est donc la toute dernière parution de la collection Sunday Artist Studio de Échofictions.
Comme le montre l’extrait ci-dessus, c’est une histoire plus mature, en tons de gris. Une section sur l’histoire de cette adaptation et des croquis complètent la BD.
Le lancement a eu lieu lors du dernier FBDM sur la rue St-Denis, et les copies papier se sont envolées! Des versions électroniques seront mises en ligne bientôt.
Ruego, Echofictions, 46 pages N&B ISBN 978-1-990824-12-8 reliure allemande
Finalement, votre savante folle amoureuse des science et des arts s’est décidée: Michèle a acheté le nom de domaine Savantefolle.com avec hébergement par WordPress.
Ce qui veut dite que fini les publicités au milieu ou en fin d’article!
Les fans de Michèle Laframboise, auteure de BD, de romans et de nouvelles de SF, pourront se concentrer sur leur lecture, comme l’annonce de son dernier album de BD, Ruego. Et sur ses prochaines échéances, car elle cours toujours!
Les prix Trillium sont administrés par Ontario Creates / Ontario Créatif. Cette fois-ci, c’est mon dernier roman de science fiction jeunesse chez David, Le secret de Paloma, qui s’est distingué!
La dernière fois, c’était en 2013 pour Mica, fille de Transyl, un roman de SF à saveur nocturne, publié par Vents d’Ouest. Feu mon éditeur, Michel Lavoie, invité à la cérémonie, avait voyagé depuis Gatineau. Il était tellement fier, même si le roman de science fiction est resté finaliste (tout comme en 2009 pour La quête de Chaaas, qui fut finaliste à d’autres prix littéraires).
Il y a eu auparavant des romans de SF remarquables présents aux Prix Trillium, comme Terre des Autres (Alire), par Sylvie Bérard.
Ça fait toujours plaisir de savoir que la constance de la jardinière, la persévérance est soulignée. L’art de raconter des histories s’améliore sans cesse quand on n’arrête pas d’écrire.
Grosse année de publications, avec une première BD publiée depuis plus de 10 ans, des nouvelles dans Asimov’s et Analog, et des recueils de nouvelles pas piquées des vers! J’ai passé aussi beaucoup de temps auprès de ma mère qui va mieux, donc un petit retard pour les nouvelles de la Savante folle!
Vous pouvez me mettre ne nomination pour les prix Auroras, vous avez jusqu’à demain minuit le 22 avril – Jour de la Terre – pour choisir vos oeuvres préférées.
Sinon, vous aurez de la lecture… Et faites une petite action pour le Jour de la Terre, comme ici cette manifestation pour protéger la ceinture verte de Toronto!
On a dans nos tête cette image d’un être solitaire qui gribouille sur des centaines de feuilles, dont plusieurs remplissent des paniers, avant d’envoyer une enveloppe à des maisons d’édition qui vont (ou non) les publier et les distribuer en librairie…
Les temps ont changé, les feuilles blanches ont muté en écrans tout aussi blancs, et les sirènes des médias sociaux amènent plusieurs d’entre nous à quitter leur solitude pour claironner leurs réalisations. Le proverbe qui disait que « la qualité parle d’elle-même » n’avait pas été pensé pour une ère où on voit 10 millions d’ouvrages en vente sur une seule plateforme. La qualité est là, mais enterrée sous des millions de mots-clefs semblables (et souvent mensongers, en passant).
Hélas, les algorithmes des médias sociaux forcent plusieurs écrivain-es autoédités à acheter de la publicité, juste pour que leurs contacts puissent les voir. Ce n’est pas un chemin que j’ai choisi pour une carrière à long terme.
Pour la découvrabilité !
Beaucoup d’écrivains indépendants recourent aux campagnes de financement à la source (crowdfunding) pour faire découvrir leur créations, et ce, bien avant le succès foudroyant d’un écrivain de fantasy (Brandon Sanderson, qui avait bâti depuis longtemps sa base de fans). Un aspect très pratique est que notre œuvre gagne de nouveaux adeptes, dans la catégorie publication/fiction. J’ai moi-même soutenu plusieurs campagnes, sur Ulule, Go Fund Me, IndieGogo, et Kickstarter bien sûr.
J’ai ainsi découvert de formidables auteurs et autrices dont je suis désormais la carrière, grâce à leurs campagnes.
Et maintenant c’est à mon tour !
Description du projet
Maîtresse des vents, présente un univers riche peuplé de personnages attachants. Suivez la jeune Adalou qui doit surmonter l’opposition de sa famille et de rivales adeptes de cerf-volant, mais aussi ses limites biologiques, pour conquérir sa place au soleil.
Cette bande dessinée vous déracinera du quotidien pour vous emporter dans une civilisation si originale que vous en dévorerez toutes les pages avant de l’offrir ! Les amateurs de SF vont savourer ce récit se déroulant dans une civilisation avancée de super-jardiniers!
Pour en savoir plus sur le roman graphique, voici des infos sur la version anglaise de Maîtresse des vent!
Age: tous âges Pages: 92 en tons de gris
Rendez-vous avec ma première campagne de financement!
Le Salon du livre de Toronto persiste et signe! Son thème est Lettre à la Terre, qui sera conjugué par des auteurs, poètes et slameurs. Sur l’affiche, j’ai ajouté un slogan pour souligner le 30e anniversaire du Salon.
Je n’oublierai pas la gentillesse de Christine Dumitriu-van-Saanen, géologue de formation, qui m’a trouvé à la dernière semaine une petite place dans la programmation du Salon, qui avait alors lieu au grand centre de congrès sur Front st. en 2004. C’était le tout premier pour moi.
Le Salon du livre de Toronto est collé sur celui de l’Outaouais sur le calendrier. Donc, peu de temps pour célébrer la joie de retrouver des ami-es auteurs que je n’avais pas vus depuis longtemps. Je suis dans les boîtes jusqu’au cou…
Où et quand?
QUAND: Vendredi 3 mars au dimanche 5 mars, .
OÙ: à l’Université de l’Ontario Français (UOF) au 9, Lower Jarvis, Toronto.
HEURES: de 9 h à 21h30 vendredi et samedi, et 9h30 à 16h le dimanche
La salle de présentation des livres ouvre dès 9h (9h30 dimanche), et vous pourrez m’y rencontrer. Maintenant que j’ai plus de 50 livres à mon active (en comptant les BD, les romans, les publications…), ça vaut la peine de trouver des lecteurs pour eux en les regroupant sur une table généreuse!