Le seul congrès de SF francophone au Canada se tient ce weekend au Collège Bois de Boulogne!
La programmation détaillée se trouve sur le site du Congrès, mais des activités gratuites se tiennent dès 16h, commençant par la conférence L’écrivain entomologiste (conférence gratuite) par Charles-Etienne Ferland, suivie de deux lancements et d’un vin d’honneur (hips) pour les 30 ans des Éditions Alire.
Retrouvez-moi au SFSF Boréal – Congrès Boréal 2026, avec un thème qui parle à mon petit coeur d’écologiste. Soutenons la SF francophone ! Samedi matin, je participe à la table ronde Écrire en français ailleurs au Canada, animée par Marie-Josée Martin avec Célia Chalfoun et M. A. Chiasson.
J’y retrouve beaucoup de collègues avec lesquels je peux parler, rire et pleurer (on a perdu un bon écrivain et marcheur l’an dernier). J’y vais pour la motivation et l’inspiration gagnée en écoutant les collègues qui oeuvrent dans tous les genres.
(Et, pour les Québécois, on pourra oublier les élections!)
Bref, en avant!
Seul-es celleux qui ont lu du McAllister comprendront cette référence
La table de vente de Échofictions au Grafficker Alley de Mississauga 2026. L’affiche de Maîtresse des vents y était bien visible!
Vous connaissez le proverbe? Eh bien, il s’applique aussi aux petits événements artistiques.
Surprises au Grafficker Alley!
Au Grafficker Alley de samedi dernier, j’ai rencontré du public pour mes BD en français et pour mes recueils de nouvelles de SF! L’événement y était surtout anglophone, mais beaucoup d’étudiants aiment pratiquer leur francais, et une BD illustrée aide à comprendre le sens!
L’endroit, un édifice du sud de ma ville, était entièrement vitré, un seul rez-de-chaussée, et d’accès facile quand on tire une grosse valise à rouettes pleine de livres! C’est organisé par Anime North.
Même mon roman historique chez Les Éditions David (le Kaiju de Mississauga, en-dessous de l’affiche Ruego sur le présentoir rouge) a trouvé preneur ! Bref, j’en suis revenue avec une valise plus légère!
Les « petits » événements locaux sont souvent les meilleurs pour moi, autrice indépendante et bizarroides de SF qui s’entête à faire de la BD.
Et aussi, dans un modeste événement, un espace de vente y est beeeeeaucoup moins cher que dans un grand Salon du livre.
J’ai déjà parlé ici du Safran de 2024, mais voici une photo de l’édition de 2026, pour laquelle le financement avait manqué. Qu’importe, les organisaterices se sont dépatouillées pour obtenir une autre salle, et mettre un programme d’une journée le samedi au lieu de trois jours.
Michèle signe au Safran en mars 2026
Je fais des micro expositions dans nos rues, dans l’entrée d’un parking, ou d’un cinéma en plein air qui présente un film de superhéros… ça me laisse un bon souvenir.
Le plus important…
Mais le plus important sont les rencontres agréables qu’on y fait. J’y ai fait connaisance avec mes voisines de table, dont une jeune artiste de talent de qui j’ai acheté une toile magnifique lors de la clôture (qui hélas n’avait pas trouvé preneur pendant la journée). Ça parlait des sans-abris de Toronto et c’est un sujet qui me touche car j’en croise beaucoup quand je vais en ville.
Visite inattendue de deux amateurs de Science-fiction de Toronto, l’éditeur de Amazing Stories Lloyd Penney et son épouse Yvonne. Eux ont l’expérience des événements; en m’achetant deux livres pour 25$, Lloyd s’est donné la peine de me payer en billets de 5$ , ce qui m’a aidée par la suite car les fans qui paient comptant ont surtout des 20$ en main. C’est une petite attention qui va loin dans le coeur d’une artiste! Je soutiens la magazine en ligne avec Patreon.
Quand j’ai une belle conversation avec un artiste ou un fan, je lui demande de digner dans mon calepin d’honneur, qui est en fait mon calepin de notes d’écrivaine. Mes notes sont au crayon à mine, et je donne un beau stylo de couleur pour distinguer les signatures.
Un public bien « niché »
Le public à ces événements « de niche » sait très bien ce qu’il veut, et sera plus intéressé par la BD et la science fiction que lors d’un événement lambda (voir cet exemple de réactions pour rire un peu). J’ai même pu laisser des livres Échofictions chez un petit distributeur sympa (merci Francois Villeneuve de Great Worm Express) ) qui avait sa table en face de la mienne, une autre belle rencontre.
C’est la même chose à une convention de SF de Winnipeg en 2023. Là, c’était une plus gros événement, mais 100% du public aimait la SF ! J’étais vraiment « dans la note ».
Il faut dire que beaucoup de jeunes artistes à Grafficker Alley avaient de l’énergie, et offraient des figurines et des autocollants ou des oeuvres d’arts, ce qui fait que ceux et celles qui vendaient des livres n’étaient pas très nombreux. Cela a pu être un avantage.
Et rien d’artificiel!
L’autre avantage d’être sur un lieu en personne est que les gens voient bien qu’on est des artistes en chair et en os, et non intelligences artificielles génératives.
En tout cas, c’est certain que j’y reviendrais l’en prochain!
Bientôt, Échofictions et moi serons présents à un autre événement ce weekend prochain: le Congrès Boréal à Montréal au Collège de Bois-de-Boulogne.
Ça ressemble au début d’une chanson nostalgique. Poutant ce dernier mois a été occupé pour des raisons joyeuses. Trois soumissions envoyées. On a été gâtés avec une éclipse partielle, mais le temps était couvert chez nous. J’aurais adoté voir le soleil comme un biscuit dans lequel on aurait pris une bouchée.
Le mois d’août a filé a toute allure et nous a offert un cocktail de météo : gros orages avec grêlons (et tornade potentielle), joie de pédaler sous une douche pour poster deux paquets à des fans…
Courir onze kilomètres dans la bouette… et répéter la chose sous la pluie.
J’ai couru hier vingt kilomètres sous la pluie juste pour voir si je pouvais faire un demi-marathon, et ne pas me faire avoir comme à mon premier marathon (voir image si-dessous) Ça a l’air que je peux. Et comme j’écrivais une nouvelle sur un marathon, ça tombait bien… (La nouvelle, envoyée en soumission pour une anthologie. Zzzzou!)
Les héméocalles, qui ne s’ouvrent qu’un jour.
Les hémérocalles sont depuis mon enfance associées au mois de juillet. Mes beaux souvenirs y sont liés.
Ces lys-d’un-jour qui s’épanouissent et se referment le soir m’émeuvent. Ces fleurs orange me parlent de l’été qui passe vite.
Elles me rappellent que nous avons la chance de vivre entourés de jardins dans un pays en paix; mais aussi. de garder l’oeil ouvert, de faire une petite place dans notre esprit aux personnes et aux choses qui passent vite.
Pffuit! Elles sont passées. Fanées.
Alors ça vous semble naif, mais quand je vois les hémérocalles, je m’arrête dans ma promenade et me penche sur leurs sourires, et je leur dis: merci.
Un cocktail de beauté qui passe, j’ai suivi des yeux une petite boule plumeuse d’akène de peuplier qui flotte, on aurait dit une toute petite fée…
En début de mois, j’ai pu observer les animaux : en promenade au bord du Lac Ontario, j’ai vu des loutres, si petites que je les ai d’abord prises pour des écureuils bruns. Des oiseaux de rivage que je n’ai pas identifiés encore.
Je croise aussi des belles personnes sur mon chemin ou au retour d’un événement.
Tournée de blogue!
En lieu de réflexion sur l’actualité, je suggère de lire mon interview sur le blogue de Nina Monteanu. Nina est une scientifique spécialité en limnologie (l’étude des sédiments des lacs), et contrairement à moi, elle a pu faire de la recherche dans son domaine. Et elle a une pensée articulée.Je vous recommnade chaudement cet article très émouvant sur une entrepreise qui a caché la toxicité des PFOA pendant des décennies, que je me suis amusée à illustrer dans mon propre compte-rendu.
Nina Monteanu a écrit plusieurs intrigues de SF écologique, certaines à vous glacer le sang dont le cycle de Gaya. Dans notre rapport à l’environnement, dont nous faisons partie! Il y a tant de questions à se poser sur la place qu’on occupe, quels changements peut-on apporter dans nos vies, et … en politique.
Dans le blogue Reality Skimming, je lui réponds au sujet de mes pratiques soutenables, à la fois dans mon travail d’édition pour Échofictions, et dans la vie quotidienne.
J’y parle aussi de mes propres pratiques écologiques, personnelles (comme les bouteilles d’eau vides que je ramasse en courant), et ce que j’applique avec ma compagnie (petit tirages, distribution locale). Mon amour de la nature m’a conduite à étudier en géographie et en environnement, mais sans y faire carrière. La BD et raconter des histoires de SF ont pris le dessus.
D’autres lectures? Échofictions.com (les livres électroniques sont facile à obtenir, téléchargement instantané.)
Les p’tites vites!
Échofictions sera présente au salon de Montréal! Je partage un kiosque avec Isekai Touch. Ça va être toute une expérience! Cette année, les auteurs de l’Ontario francophone seront à l’honneur.
Deux semaines plus tôt, c’est au salon de Rimouski qu’on me trouvera, encore avec Isekai Touch. L’Hotel Rimouski a entrepris des rénovations, donc l’espace y est limité.
Je termine l’illustration de couverture de mon prochain roman chez David. le quel comprendra une autre carte géographique!
Enfin…
Faites un vœu si vous voyez des étoiles filantes. Tant de personnes ont besoin de soutien, de nourriture, de sécurité…
C’est la première fois que la revue Solaris publie une si belle couverture… évoquant une nouvelle qui j’y ai écrite! Et Emprunt en souffrance, nouvelle gagnante du Prix Solaris 2026, ne pouvait trouver meilleur artiste que Grégory Fromenteau, qui a bien saisi l’esprit de mon histoire de bio-bibliothécaire à bord d’un vaisseau de la Pure Alliance! À lire dans ce numéro.
C’est un beau cadeau de fête!
Le numéro clôture sa partie fictions avec une longue nouvelle qui se déroule dans un Québec troublé autour de la St-Jean Baptiste ne pouvait paraître que dans les pages de ce même numéro! Essaim de liberté ramasse quelques thèmes sociaux et l’emballe de tissu fleurdelisé… de l’anticipation politique avec un brin d’humour.
Deux pour un
C’est très rare qu’une publication sorte deux textes de la même personne en même temps. Mes fans vont être gâtés, car ces histoires représentent deux styles très différents.
Emprunt en souffrance se situe dans mon univers de l’Alliance gayenne, mais longtemps avant les voyages du Jules-Verne. À borde la Chandelle-au-Vent, une bibliotech au coeur d’or doit faire des choix difficiles pour conserver des secrets. Censure et humour au rendez-vous!
L’Essaim de liberté n’aurait pas pu prendre son envol dans un magazine américain, ou même dans Galaxies. Car il y a la longueur de novella (novelette de 10500 mots), et les lieux, et la culture que les Québécois vont reconnaître. Ce texte rend un modeste hommage à Jean-Jacques Pelletier, pour les élucubrations et manipulations politiques par les élites financières.
Donc, pas de vaisseaux spatiaux grandioses dans cette deuxième nouvelle.
Lire, lire, lire
Cet été je lis dans tous les genres! Merci à vous pour ces bonnes histoires que je déguste en parallèle :
Rachel Rosen, Blight — une lecture acide et drôle d’un Canada à la politique corrompue par la magie Ada Palmer, The Will to Battle — beaucoup d’intrants, il faut s’accrocher! Arlene F. Marks, The Cockroach Crusade — space opera, un bon mix de Deep Space 9 et Babylon 5 Sherwood Smith, Tribute — medieval Asian fantasy Becky Chambers, The Long way to a Small Angry Planet – space-op avec un équipage fun Tomson Highway, Éternel émerveillement – contemplation, l’enfance de l’auteur dans le Grand nord dans les années 50 Salman Khalid (un médecin de Toronto) Gaza, A Doctor’s Diary — hyperdifficile à lire, alors imaginez être la-bas! Chantal Richer, le chant de l’exil – historique ancienne Égypte avec une très légère touche de fantaisie Charlie Angus, Cobalt (que je n’ai pas terminé encore mais ça mérite le détour)
Nouvelles publications:
Emprunt en souffrance et Essaim de liberté marquent mes 93 et 94e nouvelles publiées, si je ne compte pas les poèmes. D’ici l’Automne, les nouvelles/novellas 95 à 97 vont s’ajouter, culminant avec, oui, une autre histoire de l’Alliance gayenne dans le Asimov’s de septembre–octobre.
En attendant, pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil à In the Gardener’s Service, publié dans le magazine Asimov’s l’an dernier et finaliste aux prix canadiens Auroras?
Emprunt en souffrance (2026) in Solaris 241 Essaim de liberté (2026) — Solaris 241 (été 2026)
Une photo de jardin avec des iris magnifiques et fiers.
Des fleurs et des arbres nourriciers que j’aimerais faire pousser par magie à Gaza, au Liban, en Iran, et partout où les gens souffrent et voient leurs espaces de vie détruits par la cupidité.
Ces quelques fleurs bleues, toutes petites, pour vous!
Mai a commencé avec le Salon du livre de Sudbury, dont je salue les organisateurs, et aussi avec la nouvelle que j’ai gagné le Prix Solaris 2026! Ça faisait 16 ans que ce n’était pas arrivé, je croyais avoir perdu la main…
Je suis évidemment très reconnaissante envers les membres du jury et la coordonnatrice Francine Pelletier. Au cours des années, toutes ces personnes et bien d’autres du mileu de la SFF m’ont motivée à m’améliorer.
Lévis, le 7 mai 2026 – Le prix SOLARIS 2026 a été attribué à Michèle Laframboise pour sa nouvelle « Emprunt en souffrance ».
Michèle Laframboise saupoudre du café dans son jardin, court des semi-marathons et écrit à temps plein à Mississauga, en Ontario. Fascinée par les sciences depuis qu’elle sait marcher, elle a publié 20 romans bourrés d’inventions folles, et plus de 90 nouvelles, récoltant au passage quelques prix littéraires… dont, parmi ceux-ci, le prix Solaris qu’elle a déjà remporté à deux reprises : en 2006 pour « Le Vol de l’abeille » et en 2010 pour « Monarque des glaces ».
On peut la suivre sur son blog à michele-laframboise.com, et découvrir le catalogue de sa maison indépendante Échofictions à echofictions.com/.
Les membres du jury ont choisi « Emprunt en souffrance » pour l’originalité de sesidées, pour son personnage principal énergique et déterminé et pour le dynamisme du récit qui use d’un humour léger pour traiter de graves enjeux, sans jamais les minimiser. L’histoire bien menée, trépidante, se déroule dans un arrière-monde juste assez dévoilé pour montrer à la fois son aspect dystopique et le côté « assumé » de celles et ceux qui défient l’autoritarisme.
La gagnante se mérite une bourse de 1000 $. Sa nouvelle sera publiée dans SOLARIS 241, à l’été 2026.
Le jury du prix SOLARIS 2026, appelé à délibérer selon un processus de sélection anonyme, était composé de :
Luc Dagenais, écrivain et éditeur adjoint aux éditions Alire, Jean Pettigrew, éditeur sénior aux éditions Alire et corédacteur en chef de Solaris, et Pascal Raud, écrivain, traducteur et corédacteur en chef de Solaris.
Toute l’équipe de Solaris remercie chaleureusement les participant·e·s et les membres du jury de leur collaboration et prie ses lecteur·trice·s de bien noter que la date limite de participation pour la prochaine édition est le 22 mars 2027.
Une autre œuvre, à laquelle je tiens beaucoup, vient de se distinguer : il s’agit de In the Gardener’s Service, qui est finaliste aux Prix les Lecteurs de la revue Asimov’s.
La même histoire est aussi finaliste aux prix canadiens Aurora (dans la catégorie novelette-novella). Le vote final aura lieu plus tard ce printemps.
Or, quelle joie, la revue Asimov’s a mis In the Gardener’s Servicedisponible en version PDF. Vous pourrez donc lire ces pages publiées en 2025 et vous faire une idée bien vant le vote qui ouvre le 6 juin. et se termine en juillet. .
L’auteure courant aux événements
Un engagement à long terme… et hybride
Comparée aux étoiles filantes qui brillent au firmament de la littérature, je suis une coureuse de fond qui compte près de 100 nouvelles publiées dans des magazines. Je publie en maison d’édition et aussi de façon indépendante.
Mon dernier roman paru aux éditions David, Le Kaiju de Mississauga, explore une évacuation épique survenue en 1979. Auteure d’une vingtaine de romans dans des maisons d’édition francophones, j’ai aussi créé ma propre maison, Echofictions, pour rendre accessibles au public des œuvres orphelines et des recueils de nouvelles publiées dans les deux langues officielles.
La Savante folle n’a pas eu le temps de cerveau pour parler de ses récents Salons du livre, mais tous ont apporté beaucoup de joie et de belles rencontres.
Le SLO – Février
Le voyage en train vers Ottawa pour le Salon de l’Outaouais est toujours une expérience sereine. Je descends à mon petit hotel favori à Ottatwa et marche par le Pont Alexandra pour rejoindre le Centre de congrès où se tient le Salon.
La taille du Salon de l’Outaouais est vaste sans être excessive avec deux grandes salles, et on s’y retrouve sns peine. Aux moments de forte fréquentation, des goulot d’étranglement se forment, mais c’est le prix à payer pour les auteurs qui rencontrent leur public adoté!
Je dédicaçais au Stand du RECF, de Dimedia (pour La Ruche) et de l’AAOF (pour mes propres livres Échofictions). Au stand de l’AAOF, une fan qui avait acheté mon album Maîtresse des vents est revenue, avec un dessin magnifique de la jeune Adalou, que je montre ici. Du fanart!
Avec le nombre de lancements, je n’ai quasiment pas eu à manger le soir!
Le Salon du livre de Toronto – février
Salon plus modeste au coeur de la Ville Reine, son organisation a bondi en efficacité sous la dynamique direction de Eunice Boué.
Cette année, la table Échofictions a fait de belles ventes grâce à une initiative qui permettait à CHAQUE élève de choisir 1 livres gratuit, que le ou la marchande notait et qui serait remboursé. En plus, des élèves ont acheté des BD qui n’étaient pas dispendieuses à moins de 10 $. Tout comme mes petits livres comme Café et Chocolat.
Il y a eu le lancement projet 1 Livre 1 Communauté qui rassemble des souvenirs des aînés francophones vivant dansla région de Toronto. C’est important car on préserve aisni une mémoire francophone pour la générations suivantes. J’ai participé à ce projet et « coaché » des auteurs et autrices qui pour la plupart n’avaient pas souvent pris la plume!
Le Safran 2026 – 21 mars
Cette année, réduit à une journée, mais quel beau samedi! Le local sympa accueillait quelques tables, et un diner généreux a été servi aux participants! Le Safran est unique comme salon, avec sa joie et sa convivialité. Nafée Faigou et Maman Fété ont réussi avec mins de subventions à créer un événement. J’ai participé à une table ronde et lecture publique en soirée.
Trois auteurs au SAFRAN, avec leurs oeuvres. Mélina Seymour, Michèle Laframboise et Karim Sigere (Papa Raconte une Histoire)Ambiance au SAFRAN Michèle en dédicace de sa BD (c) Safran 2026Table ronde sur la prise de parole francophone « Les voix du milieu » avec les autrices du SAFRAN: Michèle (qui a l’air de grimacer!) Maman Fété, Mélina, Nafée qui anime.Michèle en pleine récitation! (c) Safran 2026
Les flocons de neige n’avaient pas le droit de briller au soleil comme de la poussière de fée, tombant oh, si doucement! qu’on aurait cru que Hardwood Street et ses boutiques de mode haut de gamme avaient été téléportées à l’intérieur d’un globe de verre. Ils flottaient en décrivant des huit paresseux, chacun minuscule et unique. Un spectacle qui aurait été parfait il y a un an…
Cerise Joseph abaissa d’un doigt le bord de son masque en tissu rose et violet, cousu par les mains habiles de sa mère des mois plus tôt. En offrant son visage aux délicats flocons, la jeune femme tenta de se rappeler les temps plus heureux.
Quand elle espérait au lieu de se morfondre.
Ces jours-ci, un étau de culpabilité lui tordait les entrailles à chaque fois qu’elle pensait à l’appartement vide de sa mère. Elle était venue arroser les violettes et le pot d’herbe à chats, et laisser une portion de croquettes pour la chatte d’Espagne allongée sur le rebord de la fenêtre du deuxième étage.
Cerise replaça son masque. Personne ne l’avait vue et sa portion de trottoir était vide, mais elle ne voulait pas baisser la garde avec un virus en constante mutation qui changeait de face comme on changeait de paire de gants. Les vaccins récemment mis au point n’avaient pas encore ralenti la progression de la pandémie.
Elle avait renoncé au rouge à lèvres brillant qui complimentait sa peau brune. À quoi bon se maquiller, avec le visage caché sous un carré de tissu? En plus, le rouge à lèvres laissait l’intérieur du masque de coton des taches qui ressemblaient trop à du sang…
Cerise repoussa la tuque tricotée si-serré-qu’elle-étouffait-ses-cheveux pour mieux voir le ciel, sillonné de lignes électriques et de lampadaires. D’où provenaient ces flocons, elle n’en avait aucune idée. Autour d’elle, les bruits de la circulation et l’odeur du gaz d’échappement semblaient amoindris, étouffés par la neige.
Bien sûr, le confinement forcé par la pandémie de Covid-19 avait abaissé la densité de voitures en centre-ville, mais il y avait encore des exceptions. Ou des personnes qui, se croyant exceptionnelles, avaient défié les règles de confinement.
Elle se mordit les lèvres alors que la colère montait en elle. Pour se distraire de ces idées sombres, elle releva la tête en arrière, pour déceler quel généreux nuages libéraient cette neige.
En novembre 1979, un train de marchandises déraille à Mississauga, le propane dans les wagons-citernes créant une explosion si puissante que la boule de feu est aperçue aussi loin qu’à Niagara Falls.
Victor Tremblay, un jeune amateur de monstres japonais, sent sa maison trembler et il s’éveille, découvrant le ciel orangé. Curieux, il s’approche assez pour entrevoir ce qu’il croit être un Kaiju de feu qui piétine la voie ferrée…
Rapidement, la mairesse déclare la ville fermée ! Avec ses parents et ses amis Lucie et Henry, Victor doit être évacué, en laissant son chat et ses précieux souvenirs derrière lui… Quand pourra-t-il rentrer à la maison ?
Le Kaiju de Mississauga raconte une évacuation épique survenue à une époque d’avant Internet. Une histoire surprenante qui met en vedette l’amitié, l’entraide et l’honnêteté.
La Savante folle a-t-elle délaissé la SF ? Scandale!
Je vous rassure, y’en a un en préparation chez le même éditeur. Mais je suis férue de romans historiques et je considère que connaître histoire me donne des outils pour construire une société fictive.
Je viens de publier Solstice Sigil, une novelette (7700 mots) dans Alfred Hitchcock Mystery Magazine de ce mois-ci, une enquête haletante menée par un ancien gladiateur dans la Rome républicaine, autour de 140 avant JC. Il y a beaucoup moins de sources historiques pour cette période, longtemps avant les figures plus connues de Jules-César ou même de Marius. Entre autres, le Colisée n’avait pas été construits et les gladiateurs se battaient dans des espaces publics avec des gradins de bois (les spectacula) démontés en fin de journée.
Si chercher des informations sur la Rome Antique m’a donné du trouble, j’imaginais avec un brin de naïveté qu’un événement aussi récent que le déraillement de Mississauga en 1979 fourmillerait de détails faciles d’accès. Eh bien non. On croirait que tout ce qui s’est déroulé avant l’avènement d’Internet se cache dans un trou noir, ou au fond des bibliothèques. Certes, les grandes lignes du déraillement se retrouvent sur Wikipedia, mais pour écrire une histories intéressante, ça prend une foule de petits détails.
Par exemple, oui, les cendriers omniprésents dans les centres d’achats!
Inspiration
Je suis résidente de Mississauga depuis 2003, donc impossible pour moi de passer à côté de cet événement. Le déraillement de 1979 aurait pu être une catastrophe, mais tous les corps professionnels, pompiers, police, armée, personnel médical, ont collaboré avec une grande efficacité pour évacuer la ville.
Et ce, à une époque d’avant Internet, ce qui veut dire:
Pas de réseaux sociaux
pas de bots de désinformation
Pas de gens qui se prennent en selfie
Donc, en gros, pas de chicane inutile!
et… pas de morts!
Les adultes aimeront mes illustrations intérieures, inspirées de photos glanées sur le site de Héritage Mississauga et du Peel Art Gallery Museum and Archives. J’ai évidemment pris des libertés et enrichi l’histoire de détails croustillants comme l’enseigne du Woolco dans la première configuration du centre d’achats Square One (qui était un grand carré avec un espace libre au centre).
J’ai eu la chance de rencontrer Hazel McCallion à quelques reprises et de visionner le vidéo produit par Héritage Mississauga. lors du 40e anniversaire de l’évacuation.
Infos utiles
Lancement officiel lors du Salon du livre de Toronto