Le seul congrès de SF francophone au Canada se tient ce weekend au Collège Bois de Boulogne!
La programmation détaillée se trouve sur le site du Congrès, mais des activités gratuites se tiennent dès 16h, commençant par la conférence L’écrivain entomologiste (conférence gratuite) par Charles-Etienne Ferland, suivie de deux lancements et d’un vin d’honneur (hips) pour les 30 ans des Éditions Alire.
Retrouvez-moi au SFSF Boréal – Congrès Boréal 2026, avec un thème qui parle à mon petit coeur d’écologiste. Soutenons la SF francophone ! Samedi matin, je participe à la table ronde Écrire en français ailleurs au Canada, animée par Marie-Josée Martin avec Célia Chalfoun et M. A. Chiasson.
J’y retrouve beaucoup de collègues avec lesquels je peux parler, rire et pleurer (on a perdu un bon écrivain et marcheur l’an dernier). J’y vais pour la motivation et l’inspiration gagnée en écoutant les collègues qui oeuvrent dans tous les genres.
(Et, pour les Québécois, on pourra oublier les élections!)
Bref, en avant!
Seul-es celleux qui ont lu du McAllister comprendront cette référence
Ça ressemble au début d’une chanson nostalgique. Poutant ce dernier mois a été occupé pour des raisons joyeuses. Trois soumissions envoyées. On a été gâtés avec une éclipse partielle, mais le temps était couvert chez nous. J’aurais adoté voir le soleil comme un biscuit dans lequel on aurait pris une bouchée.
Le mois d’août a filé a toute allure et nous a offert un cocktail de météo : gros orages avec grêlons (et tornade potentielle), joie de pédaler sous une douche pour poster deux paquets à des fans…
Courir onze kilomètres dans la bouette… et répéter la chose sous la pluie.
J’ai couru hier vingt kilomètres sous la pluie juste pour voir si je pouvais faire un demi-marathon, et ne pas me faire avoir comme à mon premier marathon (voir image si-dessous) Ça a l’air que je peux. Et comme j’écrivais une nouvelle sur un marathon, ça tombait bien… (La nouvelle, envoyée en soumission pour une anthologie. Zzzzou!)
Les héméocalles, qui ne s’ouvrent qu’un jour.
Les hémérocalles sont depuis mon enfance associées au mois de juillet. Mes beaux souvenirs y sont liés.
Ces lys-d’un-jour qui s’épanouissent et se referment le soir m’émeuvent. Ces fleurs orange me parlent de l’été qui passe vite.
Elles me rappellent que nous avons la chance de vivre entourés de jardins dans un pays en paix; mais aussi. de garder l’oeil ouvert, de faire une petite place dans notre esprit aux personnes et aux choses qui passent vite.
Pffuit! Elles sont passées. Fanées.
Alors ça vous semble naif, mais quand je vois les hémérocalles, je m’arrête dans ma promenade et me penche sur leurs sourires, et je leur dis: merci.
Un cocktail de beauté qui passe, j’ai suivi des yeux une petite boule plumeuse d’akène de peuplier qui flotte, on aurait dit une toute petite fée…
En début de mois, j’ai pu observer les animaux : en promenade au bord du Lac Ontario, j’ai vu des loutres, si petites que je les ai d’abord prises pour des écureuils bruns. Des oiseaux de rivage que je n’ai pas identifiés encore.
Je croise aussi des belles personnes sur mon chemin ou au retour d’un événement.
Tournée de blogue!
En lieu de réflexion sur l’actualité, je suggère de lire mon interview sur le blogue de Nina Monteanu. Nina est une scientifique spécialité en limnologie (l’étude des sédiments des lacs), et contrairement à moi, elle a pu faire de la recherche dans son domaine. Et elle a une pensée articulée.Je vous recommnade chaudement cet article très émouvant sur une entrepreise qui a caché la toxicité des PFOA pendant des décennies, que je me suis amusée à illustrer dans mon propre compte-rendu.
Nina Monteanu a écrit plusieurs intrigues de SF écologique, certaines à vous glacer le sang dont le cycle de Gaya. Dans notre rapport à l’environnement, dont nous faisons partie! Il y a tant de questions à se poser sur la place qu’on occupe, quels changements peut-on apporter dans nos vies, et … en politique.
Dans le blogue Reality Skimming, je lui réponds au sujet de mes pratiques soutenables, à la fois dans mon travail d’édition pour Échofictions, et dans la vie quotidienne.
J’y parle aussi de mes propres pratiques écologiques, personnelles (comme les bouteilles d’eau vides que je ramasse en courant), et ce que j’applique avec ma compagnie (petit tirages, distribution locale). Mon amour de la nature m’a conduite à étudier en géographie et en environnement, mais sans y faire carrière. La BD et raconter des histoires de SF ont pris le dessus.
D’autres lectures? Échofictions.com (les livres électroniques sont facile à obtenir, téléchargement instantané.)
Les p’tites vites!
Échofictions sera présente au salon de Montréal! Je partage un kiosque avec Isekai Touch. Ça va être toute une expérience! Cette année, les auteurs de l’Ontario francophone seront à l’honneur.
Deux semaines plus tôt, c’est au salon de Rimouski qu’on me trouvera, encore avec Isekai Touch. L’Hotel Rimouski a entrepris des rénovations, donc l’espace y est limité.
Je termine l’illustration de couverture de mon prochain roman chez David. le quel comprendra une autre carte géographique!
Enfin…
Faites un vœu si vous voyez des étoiles filantes. Tant de personnes ont besoin de soutien, de nourriture, de sécurité…
C’est la première fois que la revue Solaris publie une si belle couverture… évoquant une nouvelle qui j’y ai écrite! Et Emprunt en souffrance, nouvelle gagnante du Prix Solaris 2026, ne pouvait trouver meilleur artiste que Grégory Fromenteau, qui a bien saisi l’esprit de mon histoire de bio-bibliothécaire à bord d’un vaisseau de la Pure Alliance! À lire dans ce numéro.
C’est un beau cadeau de fête!
Le numéro clôture sa partie fictions avec une longue nouvelle qui se déroule dans un Québec troublé autour de la St-Jean Baptiste ne pouvait paraître que dans les pages de ce même numéro! Essaim de liberté ramasse quelques thèmes sociaux et l’emballe de tissu fleurdelisé… de l’anticipation politique avec un brin d’humour.
Deux pour un
C’est très rare qu’une publication sorte deux textes de la même personne en même temps. Mes fans vont être gâtés, car ces histoires représentent deux styles très différents.
Emprunt en souffrance se situe dans mon univers de l’Alliance gayenne, mais longtemps avant les voyages du Jules-Verne. À borde la Chandelle-au-Vent, une bibliotech au coeur d’or doit faire des choix difficiles pour conserver des secrets. Censure et humour au rendez-vous!
L’Essaim de liberté n’aurait pas pu prendre son envol dans un magazine américain, ou même dans Galaxies. Car il y a la longueur de novella (novelette de 10500 mots), et les lieux, et la culture que les Québécois vont reconnaître. Ce texte rend un modeste hommage à Jean-Jacques Pelletier, pour les élucubrations et manipulations politiques par les élites financières.
Donc, pas de vaisseaux spatiaux grandioses dans cette deuxième nouvelle.
Lire, lire, lire
Cet été je lis dans tous les genres! Merci à vous pour ces bonnes histoires que je déguste en parallèle :
Rachel Rosen, Blight — une lecture acide et drôle d’un Canada à la politique corrompue par la magie Ada Palmer, The Will to Battle — beaucoup d’intrants, il faut s’accrocher! Arlene F. Marks, The Cockroach Crusade — space opera, un bon mix de Deep Space 9 et Babylon 5 Sherwood Smith, Tribute — medieval Asian fantasy Becky Chambers, The Long way to a Small Angry Planet – space-op avec un équipage fun Tomson Highway, Éternel émerveillement – contemplation, l’enfance de l’auteur dans le Grand nord dans les années 50 Salman Khalid (un médecin de Toronto) Gaza, A Doctor’s Diary — hyperdifficile à lire, alors imaginez être la-bas! Chantal Richer, le chant de l’exil – historique ancienne Égypte avec une très légère touche de fantaisie Charlie Angus, Cobalt (que je n’ai pas terminé encore mais ça mérite le détour)
Nouvelles publications:
Emprunt en souffrance et Essaim de liberté marquent mes 93 et 94e nouvelles publiées, si je ne compte pas les poèmes. D’ici l’Automne, les nouvelles/novellas 95 à 97 vont s’ajouter, culminant avec, oui, une autre histoire de l’Alliance gayenne dans le Asimov’s de septembre–octobre.
En attendant, pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil à In the Gardener’s Service, publié dans le magazine Asimov’s l’an dernier et finaliste aux prix canadiens Auroras?
Emprunt en souffrance (2026) in Solaris 241 Essaim de liberté (2026) — Solaris 241 (été 2026)
Ces quelques fleurs bleues, toutes petites, pour vous!
Mai a commencé avec le Salon du livre de Sudbury, dont je salue les organisateurs, et aussi avec la nouvelle que j’ai gagné le Prix Solaris 2026! Ça faisait 16 ans que ce n’était pas arrivé, je croyais avoir perdu la main…
Je suis évidemment très reconnaissante envers les membres du jury et la coordonnatrice Francine Pelletier. Au cours des années, toutes ces personnes et bien d’autres du mileu de la SFF m’ont motivée à m’améliorer.
Lévis, le 7 mai 2026 – Le prix SOLARIS 2026 a été attribué à Michèle Laframboise pour sa nouvelle « Emprunt en souffrance ».
Michèle Laframboise saupoudre du café dans son jardin, court des semi-marathons et écrit à temps plein à Mississauga, en Ontario. Fascinée par les sciences depuis qu’elle sait marcher, elle a publié 20 romans bourrés d’inventions folles, et plus de 90 nouvelles, récoltant au passage quelques prix littéraires… dont, parmi ceux-ci, le prix Solaris qu’elle a déjà remporté à deux reprises : en 2006 pour « Le Vol de l’abeille » et en 2010 pour « Monarque des glaces ».
On peut la suivre sur son blog à michele-laframboise.com, et découvrir le catalogue de sa maison indépendante Échofictions à echofictions.com/.
Les membres du jury ont choisi « Emprunt en souffrance » pour l’originalité de sesidées, pour son personnage principal énergique et déterminé et pour le dynamisme du récit qui use d’un humour léger pour traiter de graves enjeux, sans jamais les minimiser. L’histoire bien menée, trépidante, se déroule dans un arrière-monde juste assez dévoilé pour montrer à la fois son aspect dystopique et le côté « assumé » de celles et ceux qui défient l’autoritarisme.
La gagnante se mérite une bourse de 1000 $. Sa nouvelle sera publiée dans SOLARIS 241, à l’été 2026.
Le jury du prix SOLARIS 2026, appelé à délibérer selon un processus de sélection anonyme, était composé de :
Luc Dagenais, écrivain et éditeur adjoint aux éditions Alire, Jean Pettigrew, éditeur sénior aux éditions Alire et corédacteur en chef de Solaris, et Pascal Raud, écrivain, traducteur et corédacteur en chef de Solaris.
Toute l’équipe de Solaris remercie chaleureusement les participant·e·s et les membres du jury de leur collaboration et prie ses lecteur·trice·s de bien noter que la date limite de participation pour la prochaine édition est le 22 mars 2027.
Une autre œuvre, à laquelle je tiens beaucoup, vient de se distinguer : il s’agit de In the Gardener’s Service, qui est finaliste aux Prix les Lecteurs de la revue Asimov’s.
La même histoire est aussi finaliste aux prix canadiens Aurora (dans la catégorie novelette-novella). Le vote final aura lieu plus tard ce printemps.
Or, quelle joie, la revue Asimov’s a mis In the Gardener’s Servicedisponible en version PDF. Vous pourrez donc lire ces pages publiées en 2025 et vous faire une idée bien vant le vote qui ouvre le 6 juin. et se termine en juillet. .
L’auteure courant aux événements
Un engagement à long terme… et hybride
Comparée aux étoiles filantes qui brillent au firmament de la littérature, je suis une coureuse de fond qui compte près de 100 nouvelles publiées dans des magazines. Je publie en maison d’édition et aussi de façon indépendante.
Mon dernier roman paru aux éditions David, Le Kaiju de Mississauga, explore une évacuation épique survenue en 1979. Auteure d’une vingtaine de romans dans des maisons d’édition francophones, j’ai aussi créé ma propre maison, Echofictions, pour rendre accessibles au public des œuvres orphelines et des recueils de nouvelles publiées dans les deux langues officielles.
J’ai, je devrais dire nous, avons perdu un ami et auteur de SF. Ami qui figure dans ce photo-roman des joies de la table de dédicaces réalisé en 2002.
Un gag co-scénarisé avec Jean-Louis Trudel en BD, puis en photo-roman lors d’un vrai Salon du livre de Montréal (avec l’aide de Chris Oliver pour les photos) Notez comme JLT avait remonté sa carte pour qu’on puisse la voir un coup assis!
Jean-Louis Trudel, JLT pour les intimes) était pour moi un mentor, un idéal à atteindre pour le sérieux, la profondeur et l’exactitude de sa fiction. Il étudiait et critiquait des livres de fiction et non-fiction en plus d’enseigner l’histoire des sciences.
JLT était un marcheur infatigable, en bonne santé, et son décès subit à Vilnius nous a choqué-es. Sa page Wikipedia est déjà à jour, snif.
J’aimais bien l’agacer un peu pour son usage de mots allemands dans ses articles mais son travail intellectuel est sans mesure. Dans notre monde, ça PREND des personnes qui consacrent des centaines d’heures à lire des documents, pour les digérer et nous offrir une réflexion éclairante. Lors des discussions en ligne jamais JLT ne disait du mal de quelqu’un ni ne se mettait en colère. Il restait très zen.
JLT est la personne grâce à laquelle je suis entrée dedans le monde de la SF francophone en 1994.
J’avais rencontré Jean-Louis à la défunte librairie Nebula de Montréal lors du lancement d’Angloman (de mes confrères Marc Shainblum et Gabriel Morrisette.) Comme je traînais souvent des dessins de mon univers de SF avec moi, je l’avais pris pour un auteure de BD et lui ai montré une illustration en couleurs qui avait demandé des heures de travail dans le Photoshop de l’époque. Ouf.
(Parenthèse, je n’aimais lire QUE de la SF avec des robots et des fusées, mais hélas les cours de littérature française n’offraient que des histoires du terroir, des écrivains français morts depuis longtemps, ou de rares oeuvres de SF déprimantes comme la pluie ou 1984. Je me suis donc tournée vers la création de BD, plus joyeuse.)
Quelle surprise d’apprendre qu’il exsitait une communauté de science-fiction francophone ! Il s’avéra que Jean-Louis gérait le serveur de la liste SF Franco, auquel je me joignis. Que d’échanges d’idées entre tous ces Francais de France et d’ailleurs, et les québécoi-ses.
Au cours des années je me suis efforcée de combler mon retard, et j’ai écrit, beaucoup écrit et dessiné des histoires. Quand Passions étouffées sous la pierre cendreuse de Jean-Louis Trudel est sorti en 1999 dans Solaris 130, j’ai voulu l’adapter en BD, ce qui a donné, après bien des transformations et un coup de main de Salvador Dallaire, Ruego.
JLT était aussi une moitié de Laurent McAllister avec Yves Meynard (qui a fait les frais d’une de mes BD, La Zone Sci-Fi, que je n’ai pas sous la main). Les deux ont concocté des nouvelles pas piquées des vers et en 2009, le superbe SUPRÉMATIE chez Bragelonne. Une saga de space-op de 672 pages bourrée de concepts brillants que j’ai tant aimée (ma revue de lecture, avec un peu de spoilers sur Goodreads) que j’en ai fait des haikus, et un roman-photo parodique, avec des photos des congrès Boréal à travers les années qui nous fait revoir des ami-es.
Ma pointe de tarte au chocolat est mince. Non, vous n’êtes pas tombés sur une chronique gourmande; je parle de la pointe de tarte du lectorat de SF !
Je suis une auteure de science fiction, genre longtemps décrié par les critiques littéraires, et encore souvent nié par des auteurs « littéraires », même ceux ou celles qui voient un de leurs ouvrages d’ »anticipation » grimper en popularité. À une époque récente, certain-es se livraient à d’incroyables acrobaties verbales pour ne pas prononcer en entrevue ces mots honnis, « science-fiction. »
Je reviens de deux merveilleux salons du livre, celui de Dieppe (NB) et celui de Rimouski (le plus vieux salon du livre du Québec, qui fête son 60e anniversaire). Dans le premier, je signais pour deux romans et mes recueils, à des périodes limitées. J’ai cependant donné des ateliers en milieu scolaire pour encourager les jeunes à lire.
Au Salon du livre de Rimouski, j’avais mon propre kiosque qui offrait une belle sélection de livres variés, facilement accessibles. Là, environ un visiteur sur 20 va naturellement graviter vers ma table avec ses couvertures d’espace et de vaiseaux spatiaux!
Tome 1 de ma série de space-opera, qui a trouvé son public!
Un lecteurice sur 20, semble peu, mais oh quelle joie j’ai eu devoir briller les yeux d’une dame qui avait, deux ans plus tôt, acheté la série complète des voyages du Jules-Verne, et qui en parlait avec enthousiasme à un visiteur qui avait « zoomé » vers ma table en voyant les couvertures bleutées des mes recueils de SF.
Mes 5 recueils de SF
La dame se souvenait très bien de la série et a vite acquis la les cinq livres de La quête de Chaaas. Le lecteur a lui aussi trouvé son bonheur à ma table… et est reparti avec de la lecture! Bien qu’officiellement promu comme pour un public adolescent (le protagoniste est un ado) bien des adultes achètent et trippent sur la construction de monde et la société complexe des Jardiniers.
Un changement qui fait du bien à mon petit coeur de créatrice d’univers! C’est pout des moments comme celui-là que je me dis que ça vaut la peine de me déplacer.
J’ai longtemps enduré de voir mon genre littéraire favori décrié par certains lecteurs comme dans cette BD inspirée par le Salon de Paris 2008). Souvent, ils-elles ne pouvaient expliquer pourquoi ce genre les rebutait. Sans doute un écho de mauvais films… car rare sont les visiteurs de Salon qui pouvaient me citer le titre d’un livre dont le contenu les a dégoûtés de la SF.
Un bon souvenir tiré de mon album Technologie Salvatrice!
Les BD figurent parmi les bons souvenirs de mes études à l’École Polytechnique. Ce gag avec la pomme est un de mes favoris. Pomme reprise pour la couverture de Technologie Salvatrice 2 (1996, Zone Convective). Ce n’est presque plus de la SF tant les biotechnologies évoluent vite! Qui aurait cru en 1996 qu’on serait capable d’imprimer de la nourriture avec des imprimantes 3D?
Je portais ce sarreau pendant l’Halloween, au grand plaisir des enfants. Mais la Savante folle (Moua-hahahaha!) distribuait plus de chocolat que de fruits!
Une vue de la rivière Petitcodiac, avec des nuages tourmentés au-dessus.
La Savante folle revient de son beau salon du livre de Dieppe, du 23 au 26 octobre. Là, je signais pour mon éditeur, mais j’avais consigné quelques livres à la librairie acadienne.
Merci à la belle équipe, Morgane Bonamy, Audrey et aux bénévoles dévoués dont Camille, Karine, Stephane, Oscar qui nous conduisaient aux écoles pour donner les ateliers.
Un Salon animé
Je n’ai pas beaucoup de photos du salon mais de beaux souvenirs des classes dans les écoles francophones que j’ai visitées. Ci-dessous, ma table à la librairie acadienne.
La librairie Acadienne m’a fait une belle table, et aura en boutique mes livres pour la vente!
J’ai aussi donné un atelier surplace, la crème glacée littéraire, qui est tout sauf ennuyeux. C’est ma façon d’encourager les jeunes à lire.
Priska Poirier est charmante et a pris une bonne photo de moi quand je tenais son livre. J’avais la bonne couleur d’ongles pour aller avec la couverture!
J’ai un roman historique de Sonia Alain que j’ai hâte de commencer! Oui j’écris de la SF, mais je lis énormément de livres historiques!
Ici, une photo avec Sonia à gauche, et Maryse qui est une femmes d’affaires bien outillée, et conjointe de Martial Grisé. (Mon amie poétesse Lélia Young et moi avons d’ailleurs acheté deux beaux carnets de notes à leur kiosque!)
J’ai rencontré aussi une professeure impliquée dans une organisation venant en aide aux gens sur le spectre de l’autisme, qui a apprécié mon roman Rose du désert.
Et par hasard, une ancienne scoute! Car j’avais visité les Castors de Dieppe en 2007. Tous ces petites sont des adultes aujourd’hui, auxquel-les je souhaite le meilleur!
J’ai eu la joie de relever le défi de dessin en direct avec Réal Godbout, sur thème imposé! Je fais raremen cet exercice, mais Réal est un pro et moi aussi, ça fait qu’on s’est bien débrouillés, avec une grenouille sur une citrouille zombie!
Le spectacle de la fin a réuni de belles voix pour chanter des airs d’animés en japonais. C’était très motivant.
Une jeune chanteuse en cosplay, lors de la cloture du Salon du Livre.
(Dans les mauvaises nouvelles, le Otaku Lounge de Montréal vient de fermer ses portes, C’était vraiment un bel espace pour lire et apprendre à dessiner. )
À la fin, avant de nous reconduire à l’aéroport, Oscar nous a fait passer dans les beaux endroits de Dieppe au bord de la Petitcodiac, (alias la rivière Chocolat dont les marées sont impressionnantes ) et nous a montré les monuments consacré au Grand Dérabngement (la déportations des Acadiens) de 1755.
Je voulais tellement voir cette rivière de près! Ça comble mon petit coeur d’amoureuse de la nature. Et, de la nature, il y en a! Quand on séjourne dans une ville pour un Salon, ça fait du bien de regarder autour, de humer l’air, de marcher dans la ville.
Un estomac bien rempli
J’ai découvert le restaurant Chez Archibald, que je recommande chaudement. Ambiance tranquille, et il y avait un dessert passe-partout de pouding au riz qui terminait bien mes journées! En face de notre hôtel (merci à Morgane pour les bonnes chambres), il y avait aussi une patisserie où on pouvait manger une soupe maison. Et pour me dépanner au Salon, il y avait moyen d’acheter pour 10$ deux pizzas (en fait, une petite pizza et un pain à l’ail rond) lesquels se mangent très bien le lendemain!
Un carnet bien rempli
Ce que j’aime faire dans un Salon, c’est, quand j’ai une belle conversation avec le public, de faire signer la personne dans mon « cahier d’honneur » (mon calepin d’écrivaine). Mes notes de travail sont au crayon à mine, donc je donne un stylo de couleur à mes fans pour signer et laisser un petit mot!
C’est aussi ce que j’ai fait à Rimouski et Toronto!
Ces petits mots me font de beaux souvenirs ensuite!
Un beau calepin qui attend des signatures… (Photo de Monstera Production sur Pexels.com) Je ne photographie pas mes carnets, alors imaginez votre signature dedans!
Maragi’s Secret vient de sortir en Chine dans le numéro de novembre de Science Fiction World!
La superbe illustration respecte grosso modo le texte de la novella, avec même les albatros bien dessinés et le bord de la ville flottante. (Côté aéronautique, feu mon papa dirait que le ballon n’est pas assez volumineux, mais il ne faut pas trop en demander!)
Pour la graphie du titre, je reconnais la première syllable (ma) mais mon mandarin est loin, loin, loin… j’ai visité quelques villes en Chine en 1992. J’y ai fait de belles rencontres, et gardé une amitié durable. Je reconnais aussi le mot Canada
Jia-na-da
Mon nom en chinois est plutôt long:
Mǐ xiē ěr · lā fú lǎng bù wǎsī
C’est très spécial, parce que ça faisait quelques années que je tentais de soumettre une nouvelle. Et là, c’est SF World qui m’a contactée par le formulaire de contact de mon site pro (michele-laframboise.com). L’univers présenté dans la novella, publiée dans Asimov’s l’an dernier, a tapé dans l’œil de la rédactrice en chef, et la traduction s’est faite rondement après signature du contrat.
Maragi’s Secret a aussi fait quelques vagues, récoltant de bonnes impression par les lecteurs d’Asimov’s. L’un d’eux a même écrit un petit mot gentil, ce qui n’arrive pas si souvent! Je suis contente de découvrir mes fans anglophones.
Pour les francophones, il va sans dire que la novella traduite en français, Le secret de Maragi, sort aussi cet automne chez Échofictions. Le livre papier sera disponible au Salon du livre de Rimouski.
La couverture de Science Fiction World ici (SF plus générique, là):
Trois contrats en deux semaines pour des publications, petites et grandes.
Un roman historique, une novella de SF traduite et une nouvelle policière historique, les trois à paraître en 2026. Je ne compte pas deux autres contrats signés cet été plus tôt pour des textes de SF courts.
D’où la reprise de ce gag, en fin d’été. Ce qui a changé, c’est que tous ces contrats n’arrivent plus sous forme papier…
Juste avant de filer pour le Salon du livre du Grand Sudbury, la Savante folle est à nouveau finaliste aux prix Trillium, avec son roman Rose du désert!
Le récit débute quelques temps après les événements du Secret de Paloma.
La Rose du titre déteste tout, et tout le monde : Alouette-la-parfaite, Paruline-la-coquette, William-le-pelucheur, la rivière à sec, les corvées, et son propre « cerveau capricieux » qui papillonne d’une idée à l’autre… et peine en mathématiques !
Convaincue que le Rideau en chépasquoinium va les lâcher, Rose s’enferme dans une solitude farouche que même Paruline, qui tente de se rapprocher d’elle, ne peut percer. Or, des incidents se produisent et la sécheresse s’aggrave. Rose devra surmonter ses lacunes et faire un pas vers les autres pour trouver des solutions.
Une histoire captivante qui explore la neurodivergence, le pardon, la volonté et la force de la communauté.
Voici le vidéo tout en joyeuse musique!
La remise des prix aura lieu le 18 juin à la Librairie Centrale de Toronto.
La Savante folle raffole être finaliste à des prix littéraires car ça lui confirme que ses histoires touchent un public. Un livre émerge un peu comme une île de la mer qui devient alors plus visible pour les bateaux qui naviguent dans les environs.
Je ne connais pas tous les autres finalistes, sauf Mireille Messier qui persiste et signe de beaux récits jeunesse, Aristote Kavungu qui verse dans la réflexion historique et Didier Leclerc qui présente aussi un roman historique et, comme moi, porte un chapeau distinctif!
Pour découvrir Rose, Paruline, Moineau et les autres, allez vous procurer l’ouvrage en librairie, ou sur le site du REFC. La version électronique est aussi disponible mais c’est plus amusant de signer la version papier. Après la solitude de l’écriture, renconter ses fans est rafraichissant!
Rions un peu, cette nouvelle est inspirée par une sympathique âme de la SF francophone, « matante » Valérie! Et là, y a du vaisseau spatial et une concierge spéciale!
Gentrification (2025) Galaxies 90
Cette nouvelle aborde la gentrification et la violence envers les pauvres sous un angle fantastique. Une vieille artiste s’acharne sur une dernière toile, sachant son immeuble condamné pour faire place à des condos de luxe… Hommage à Cindy Milstein, activiste contre la gentrification abusive.
Et oui, je suis sensible à cette couverture de SF car une de mes nouvelles (La cousine Entropie) a été comparée à l’écriture de Olav Stapledon. Snif. (Le numéro est encore officiellement en précommande.)