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Deux Laframboise dans le Solaris 241

Couverture de Solaris 241 avec une femme de dos, sa colonne vertébrale robotisée.

C’est la première fois que la revue Solaris publie une si belle couverture… évoquant une nouvelle qui j’y ai écrite! Et Emprunt en souffrance, nouvelle gagnante du Prix Solaris 2026, ne pouvait trouver meilleur artiste que Grégory Fromenteau, qui a bien saisi l’esprit de mon histoire de bio-bibliothécaire à bord d’un vaisseau de la Pure Alliance! À lire dans ce numéro.

C’est un beau cadeau de fête!

Le numéro clôture sa partie fictions avec une longue nouvelle qui se déroule dans un Québec troublé autour de la St-Jean Baptiste ne pouvait paraître que dans les pages de ce même numéro! Essaim de liberté ramasse quelques thèmes sociaux et l’emballe de tissu fleurdelisé… de l’anticipation politique avec un brin d’humour.

C’est très rare qu’une publication sorte deux textes de la même personne en même temps. Mes fans vont être gâtés, car ces histoires représentent deux styles très différents.

Emprunt en souffrance se situe dans mon univers de l’Alliance gayenne, mais longtemps avant les voyages du Jules-Verne. À borde la Chandelle-au-Vent, une bibliotech au coeur d’or doit faire des choix difficiles pour conserver des secrets. Censure et humour au rendez-vous!

L’Essaim de liberté n’aurait pas pu prendre son envol dans un magazine américain, ou même dans Galaxies. Car il y a la longueur de novella (novelette de 10500 mots), et les lieux, et la culture que les Québécois vont reconnaître. Ce texte rend un modeste hommage à Jean-Jacques Pelletier, pour les élucubrations et manipulations politiques par les élites financières.

Donc, pas de vaisseaux spatiaux grandioses dans cette deuxième nouvelle.

Cet été je lis dans tous les genres! Merci à vous pour ces bonnes histoires que je déguste en parallèle :

Rachel Rosen, Blight — une lecture acide et drôle d’un Canada à la politique corrompue par la magie
Ada Palmer, The Will to Battle — beaucoup d’intrants, il faut s’accrocher!
Arlene F. Marks, The Cockroach Crusade — space opera, un bon mix de Deep Space 9 et Babylon 5
Sherwood Smith, Tribute — medieval Asian fantasy
Becky Chambers, The Long way to a Small Angry Planet – space-op avec un équipage fun
Tomson Highway, Éternel émerveillement – contemplation, l’enfance de l’auteur dans le Grand nord dans les années 50
Salman Khalid (un médecin de Toronto) Gaza, A Doctor’s Diary — hyperdifficile à lire, alors imaginez être la-bas!
Chantal Richer, le chant de l’exil – historique ancienne Égypte avec une très légère touche de fantaisie
Charlie Angus, Cobalt (que je n’ai pas terminé encore mais ça mérite le détour)


Emprunt en souffrance et Essaim de liberté marquent mes 93 et 94e nouvelles publiées, si je ne compte pas les poèmes. D’ici l’Automne, les nouvelles/novellas 95 à 97 vont s’ajouter, culminant avec, oui, une autre histoire de l’Alliance gayenne dans le Asimov’s de septembre–octobre.

En attendant, pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil à In the Gardener’s Service, publié dans le magazine Asimov’s l’an dernier et finaliste aux prix canadiens Auroras?

Emprunt en souffrance (2026) in Solaris 241
Essaim de liberté (2026) — Solaris 241 (été 2026) 

La Savante folle remporte le Prix Solaris 2026!

Ces quelques fleurs bleues, toutes petites, pour vous!
Ces quelques fleurs bleues, toutes petites, pour vous!

Mai a commencé avec le Salon du livre de Sudbury, dont je salue les organisateurs, et aussi avec la nouvelle que j’ai gagné le Prix Solaris 2026! Ça faisait 16 ans que ce n’était pas arrivé, je croyais avoir perdu la main…

Je suis évidemment très reconnaissante envers les membres du jury et la coordonnatrice Francine Pelletier. Au cours des années, toutes ces personnes et bien d’autres du mileu de la SFF m’ont motivée à m’améliorer.

Texte du communiqué du 7 mai 2026


COMMUNIQUÉ – PRIX SOLARIS 2026

Lévis, le 7 mai 2026 – Le prix SOLARIS 2026 a été attribué à Michèle Laframboise pour sa nouvelle « Emprunt en souffrance ».

Michèle Laframboise saupoudre du café dans son jardin, court des semi-marathons et écrit à temps plein à Mississauga, en Ontario. Fascinée par les sciences depuis qu’elle sait marcher, elle a publié 20 romans bourrés d’inventions folles, et plus de 90 nouvelles, récoltant au passage quelques prix littéraires… dont, parmi ceux-ci, le prix Solaris qu’elle a déjà remporté à deux reprises : en 2006 pour « Le Vol de l’abeille » et en 2010 pour « Monarque des glaces ».


On peut la suivre sur son blog à michele-laframboise.com, et découvrir le catalogue de sa maison indépendante Échofictions à echofictions.com/.


Les membres du jury ont choisi « Emprunt en souffrance » pour l’originalité de sesidées, pour son personnage principal énergique et déterminé et pour le dynamisme du récit qui use d’un humour léger pour traiter de graves enjeux, sans jamais les minimiser. L’histoire bien menée, trépidante, se déroule dans un arrière-monde juste assez dévoilé pour montrer à la fois son aspect dystopique et le côté « assumé » de celles et ceux qui défient l’autoritarisme.

La gagnante se mérite une bourse de 1000 $. Sa nouvelle sera publiée dans SOLARIS 241, à l’été 2026.


Le jury du prix SOLARIS 2026, appelé à délibérer selon un processus de sélection anonyme, était composé de :

Luc Dagenais, écrivain et éditeur adjoint aux éditions Alire,
Jean Pettigrew, éditeur sénior aux éditions Alire et corédacteur en chef de Solaris,
et
Pascal Raud, écrivain, traducteur et corédacteur en chef de Solaris.


Toute l’équipe de Solaris remercie chaleureusement les participant·e·s et les membres du jury de leur collaboration et prie ses lecteur·trice·s de bien noter que la date limite de participation pour la prochaine édition est le 22 mars 2027.

Francine Pelletier, coordonnatrice littéraire
fpelletier@revue-solaris.com


Une deuxième bonne nouvelle

Une autre œuvre, à laquelle je tiens beaucoup, vient de se distinguer : il s’agit de In the Gardener’s Service, qui est finaliste aux Prix les Lecteurs de la revue Asimov’s.

La même histoire est aussi finaliste aux prix canadiens Aurora (dans la catégorie novelette-novella). Le vote final aura lieu plus tard ce printemps.

Or, quelle joie, la revue Asimov’s a mis In the Gardener’s Service disponible en version PDF. Vous pourrez donc lire ces pages publiées en 2025 et vous faire une idée bien vant le vote qui ouvre le 6 juin. et se termine en juillet. .

L’auteure courant aux événements

Un engagement à long terme… et hybride

Comparée aux étoiles filantes qui brillent au firmament de la littérature, je suis une coureuse de fond qui compte près de 100 nouvelles publiées dans des magazines. Je publie en maison d’édition et aussi de façon indépendante.

Mon dernier roman paru aux éditions David, Le Kaiju de Mississauga, explore une évacuation épique survenue en 1979. Auteure d’une vingtaine de romans dans des maisons d’édition francophones, j’ai aussi créé ma propre maison, Echofictions, pour rendre accessibles au public des œuvres orphelines et des recueils de nouvelles publiées dans les deux langues officielles.

Pour en savoir plus, mon site internet : https://michele-laframboise.com/

Pour se procurer mes livres chez Echofictions : https://echofictions.com/

La page de mon petit dernier aux éditions David, Le Kaiju de Mississauga :

Souvenirs du Congrès Boréal 2010

Je mets quelques photos du congrès Boréal qui s’est tenu au CEGEP de Ste-Foy.

Ambiance du congrès Boréal lors de mon arrivée

Ambiance de la salle de dégagement (quel nom!) On reconnait plein de monde…

Ce fut une belle occasion de rencontrer les invités d’honneur:

Couverture du recueil

Ted Chiang, un jeune auteur américain sympathique, bourré de talent, chargé de prix littéraires (Prix Nebula, Prix Hugo, Prix Theodore Sturgeon, Prix Bob-Morane ). J’ai acheté La Tour de Babylone , un recueil de nouvelles traduites.

Ted Chiang discute avec des fans

Ted Chiang discute avec des amateures

Sylvie Lainé, une autre auteure qui a publié des nouvelles, un genre qu’elle maitrise bien et qui permet la réflexion sur les rapports humains et nos grands et petits mensonges.  Elle fut lauréate du Prix Septième Continent, Prix Rosny-Aîné, Prix du Lundi de la Nouvelle, Grand Prix de la SF française, Grand Prix de l’Imaginaire. Ses recueils de nouvelles: Le Miroir aux éperluettes (2007), Espaces insécables (2008)

Deux Sylvies

Deux Sylvies pour le prix d’une! Sylvie Lainé et Sylvie Bérard (à droite) , Les deux font du bon travail en SF.

Enfin, Laurent McAllister (nom de plume du duo Yves Meynard et Jean-Louis Trudel) qui ont écrit ensemble Les Leçons de la cruauté, Suprématie, L’Enfant des mondes assoupis, Les Marées à venir (2009), se méritant  le Grand Prix de la SFFQ, Prix Aurora, Prix Boréal, Prix Solaris.

NEWSFLASH: Leur roman Suprématie a ausi remporté le prix Boréal du meilleur roman!

Conversation avec Laurent Mc Allister

Alain Ducharme (et ses nouvelles publiées en ont), Jo Walton (une bonne écrivaine anglophone originaire de South Wales, UK), et Laurent Mc Allister (l’écrivain à deux têtes)

Malgré cette avalanche de prix prestigieux, ces auteurs, qui écrivent tous depuis bien plus longtemps que la savante folle, peuvent à peine gagner leur croute par leur écriture. Tous ont conservé un travail de jour. La désaffection du public envers la nouvelle a fait l’objet de plusieurs panels.

Quelques bons moments:

L'amphithéatre bien rempli lors de l'ouverture du congrès

L’amphithéâtre bien occupé pour l’ouverture du congrès, vendredi soir.  On voit Ted Chiang au premier rang (gilet bleu) à côté de Sylvie Lainé.

J’ai rencontré dans la chair un ami de Goodreads, Richard!

Mon ami Goodreads

Ils sont parmi nous, arrrrrrrrrrrgh!

Vampires cutes!

(Ariane Gélinas et Frédéric « vampire cute  » Durand). Scène au restaurant chez Victor, samedi midi.

Diner chez Victor

Au même repas, autre table : CIC (Caroline-Isabelle Caron) à gauche, Ted Chiang derrière elle. A droite, on aperçoit deux illustre bénévoles ou amateurs, puis Jo Walton, en bleu pâle. Derrière elle, tournée, Alison Sinclair, une autre auteure. Et grâce au miroir, on voit la photographe avec son flash!

Diner, samedi soir, Thibaud Sallé

Même table : Thibaud Sallé (de dos), sa douce moitié Marcelle en blanc; derrière elle,  Alain Ducharme.

Table, samedi midi

Francine Tremblay à gauche (elle a une nouvelle dans le Virages 52), Marion Delorme à droite, avec des courageux bénévoles et amateurs. On  aperçoit une moitié de Mc Allister au bout de la table.

La savante folle avec son prix Solaris

La savante folle avec son Prix Solaris dans les mains, samedi PM au petit Amphi. Elle regarde vers Joel Champetier qui vient de remettre le prix.

Savante folle, Sylvie et Annie

Fête de samedi soir. La savante folle à gauche, Sylvie Lainé déguisée, et Anne. Les deux ont gagné les prix pour leur costumes.

Live long and prosper!

Un fan aussi Trekkie que moi. (Je viens de comprendre pourquoi elle signe Lilitrek!)

Costume disco Star Wars - prise 2 Joel dans son costume Star Wars

Joel Champetier, directeur littéraire de Solaris, en costume « disco » StarWars lors du party de samedi soir. Deux photos qui nous emplissent d’une douce nostalgie… enfin, moi, si!

Dimanche le 16 mai

Marc à son chevalet

Marc « mafioso » Pageau à son chevalet. Son modèle est juste derrière.

Marc Pageau et Michele

Marc Pageau et la savante folle

Table ronde sur la nouvelle animée par JLT

Jean-Louis Trudel anime une table ronde sur la nouvelle de SF.  De gauche à droite: Luc Dagenais, Sylvie Lainé, Alain Bergeron, Laurent McAllister (Yves Meynard et Jean-Louis Trudel)



Autres photos à venir!