Tobermory

Son nom sonne comme une vieille légende, mais Tobermory est une petite ville attachante construite autour d’un port, et adossée au Parc national marin Fathom 5 où repose une soixantaine d’épaves… La ville se trouve à la pointe de la Péninsule de Bruce, entre le Lac Huron et la Baie Georgienne.

Coucher de soleil de notre B&B

De notre petit B&B a Haran Point, les couchers de soleils sont magnifiques. PS, ça fait aussi de beaux fonds d’écran… Sur notre plage rocheuse, les arbres sont rabougris, frappés par les vents.

Le propriétaire a gentiment mis deux kayaks à notre disposition. J’en ai profité pour initier Frédéric, par une belle journée du 14 juillet.

En kayak vers le large

Le soir de ma fête, nous avons mangé au A Mermaid’s secret, un petit restau-boutique sympathique… pendant le repas,  un guitariste jouait des tounes des Beatles et d’autres classiques! Des francophones tiennent le B&B et le restaurant Molinari , qui proposent aussi leur crème glacée maison!

Le parc de la péninsule de Bruce

La baie Georgienne dans toute sa splendeur!

Le 16 juillet, nous faisons une randonnée dans le parc national de la péninsule de Bruce. Ci-haut, la Baie georgienne dans toute sa splendeur!

Escale dans le parc

Frédéric (de dos), Savante folle et Gilles

Carte du parc

La tour d’observation de 5 étages donne une vue à couper le souffle, mais il faut grimper beaucoup de marches… et ne pas avoir peur de la légère oscillation qu’on sent au sommet. Évidemment, Frédéric s’empresse de grimper au sommet, ce qui cause un peu de tourment à sa maman!

Tour d'observation du parc
Pas peur, moi!

Pour les ingénieurs en structure, notez les barres diagonales tendues, pour absorber l’énergie cinétique d’un séisme. En fait, c’est le vent qui fait osciller la tour au sommet, donc cette protection sert beaucoup!

Les orchidées

On retrouve au parc 44 espèces d’orchidées.   Les orchidées ne sont pas uniquement des plantes tropicales, il en existe plus de 60 espèces en Ontario!

Une très petite orchidée
Cypripède royal (sabot de la Vierge)

Gilles a pris beaucoup de clichés de ces fleurs.

Une petite Orchidee qui colonise les plages rocheuses

Il testait la fonction super-macro de sa caméra… Cette petite orchidée violette pousse sur notre plage. (Les roues en arrière plan servent à tirer un kayak vers le lac.)

L’ile Flowerpot

Le 17 juillet, on remet cela, avec un aller-retour en bateau vers l’ile Flowerpot.

En chemin, nous avons vu deux épaves, dont celle-ci., le Sweepstake, qui a coulé en septembre 1885 au Big Tub Harbour.  La coque est encore intacte.  (*This two-masted schooner was damaged off Cove Island then towed to Big Tub Harbour where she sank in September, 1885.  ) Heureusement, cet accident n’avait pas fait de victimes: pas de fantômes à craindre!

Epave sous l'eau

Ces épaves et d’autres sont très prisées des plongeurs, ce qui fait de Tobermory un pôle d’attraction pour la plongée sous marine. Plusieurs équipementiers spécialisés ont d’ailleurs pignon sur rue.

À bord du Blue Heron V, nous avons fait le tour de l’ile, le nom Flowerpot désignant deux manifestations de l’érosion des couches de dolomies par la base.

des fleurs sur le pot de fleurs géologique

Notez que c’est bien de l’asphalte qui a été badigeonné sur les sommets, afin de ralentir l’érosion. Le calcaire et la dolomie sont très perméables à l’eau…

le fameux "pot de fleurs"

Un escalier de bois donne accès à une grotte creusée dans la roche poreuse. Il s’agit de la dolomie silurienne formant les falaises blanches de l’escarpement du Niagara si,si! Comme le calcaire, la dolomie est poreuse et se dissout à la longue avec le ruisellement.

Plate-forme de la grotte
Pancarte

La forêt est magnifique, avec conifères et humidité. Gilles sur le sentier, s’appuie sur un rocher couvert de mousse.

Gilles en foret

Le cèdre et le sapin dominent la forêt. Les cèdres, que nous sommes habitués en ville à voir tout tassés et crochis dans des haies, atteignent une taille et un âge respectueux Sur l’île Flowerpot, on a trouvé un thuya âgé de 1845 ans, mort depuis environ 1500 ans.

sentier de l'ile Flowerpot

Une savoureuse escale

Les sympathiques bénévoles qui entretiennent les bâtiments des anciens gardiens du phare de Flowerpot Island nous ont conviés à une dégustation de poisson.

dégustation de "Whitefish"

et même, à participer à la création de crème glacée artisanale!

Michele secoue la boule de crème glacée

la boule de crème glacée en formation, agitée vigoureusement par la savante folle.

Le « ballon » est une sphère remplie de glace concassée, contenant un cylindreoù on a mis la crème, du sucre et un peu de vanille. À la fin du processus, on gratte les parois internes du cylindre pour obtenir une crème glacée très compacte (il n’y a pas beaucoup de bulles d’air.) ll faut bien secouer la boule très froide… pendant 20 minutes. Ça fait les bras!

la crème glacée artisanale

Puis, c’est la récompense! Mioume!

Coucher de soleil sur Tobermory

Difficile de résister à l’envie de montrer un autre superbe coucher de soleil, celui pris le soir de notre arrivée.

Deux parutions pour ma fête

Un monarque se pose sur une marguerite

En ce jour de fête, je fête aussi la parution sur papier de ma nouvelle de SF « Monarque des glaces » dans la revue Solaris.

La photo me rappelle Marguerite Andersen, la directrice de la revue Virages, qui s’occupe de tout le travail de production, malgré les subventions récemment coupées.  (Pour manifester votre appui à la revue Virages, aller sur le site.)

Marguerite est aussi  l’auteure du livre le figuier sur le toit que je lis avec plaisir,  contenant un témoignage précieux de quelqu’un ayant vécu la période de l’Allemagne lors de la montée du nazisme. Les Allemands n’étaient pas un bloc monolithique, il y avait une pluralité d’opinions, de partis politiques… jusqu’à l’élection de Hitler en 1933. Un  compte-rendu de lecture se trouve ici, en attendant mon propre compte-rendu sur Goodreads.

Tout cela pour annoncer qu’une autre de mes nouvelles, « Château de neige », plus courte et moins « science-fictionneuse », paraitra dans Virages.

Générosité

Ces derniers jours nous apportent une profusion de framboises. Une générosité qu’on aimerait voir se répandre davantage chez les humains…

Framboises

Notre carré de framboisiers déborde!

Cette branche porte au moins 300 fruits (je les ai comptés). D’où l’utilité du cabanon! Et oui, autre un plant de framboisiers (sans fruits) a poussé dans le cabanon entre les plaques de béton.

utilité du cabanon utilt du cabanon

Et voici l’oppossum venu nous souhaiter une bonne St-Jean (déjà une semaine!) , mais nos deux chats du premier étage se méfiaient!

Opossum

Et sans oublier, plus tard dans la journée, la visite de l’équipe de Panorama venu filmer une entrevue de l’auteure dans son milieu naturel. On voit l’animatrice Gisèle Quenneville qui essaie mes chaises de patio. L’équipe a tassé le gros BBQ. Les membres de l’équipe ont été sympathiques, et sont repartis avec des framboises!

Et un peu plus tard, un autre membre de la famille se régale!

Cueillette

G20 raisons… la suite!

G20 raisons…. de ne pas aimer le G20! (la suite)

image parlante

10. La population dé-capitalisée se sent comme des chiens derrière une clôture qui espèrent que des miettes retomberont de la table du G20.

Site du nouvel observateur

9. J’ai eu moins de temps pour me préparer cette année.

8. La profonde difficulté de nommer TOUS les groupes qui vont manifester leur existence, tant ils sont variés, colorés et nombreux-nombreuses. Les voix sont muliples, et ils sont mieux  de se regrouper pour ces événements. Il y a ceux que je connais un peu: Oxfam, Attac-Québec, Équiterre, les groupes féministes, gais (c’est pas toujours gai pour eux-elles!), écologistes*, ceux que je découvre sur internet, le CLAC … Les seules groupes qu’on ne trouve pas, ce sont les financiers…

*J’ai grandi avec le mot écologie et ne me suis jamais habituée à l’usage du mot « environnementalisme ».

7. Le milliard en coûts. Tiens, voici ce vidéo qu’une résidente de Milton, Jennifer Smith, a enregistré: If I had a Billion dollars… en modifiant les paroles d’une chanson des Barenaked Ladies. (Non, c’t’un groupe de gars.)

6.  Je n’irai pas manifester cette année. Je manifeste en idées à la place. Mais voici deux photos-souvenirs de la savante folle à Québec 2001… manifestant contre la mise en place de la ZLEA.

La savante folle manifeste avec Attac-Québec! Tous à la manif!

5.  Palabres, palabres, et pendant ce temps… Une image frappante du site d’Attac-Québec, datant de 2009. Et le plus révoltant, c’est que la droite fait  tout pour multiplier les enfants vivant dans cette misère… en décriant le planning familial.

La faim, un tueur silencieux

4. Saviez-vous que le G-20 n’a aucune existence légale? Comme le G8, le G20 est une fiction, une association informelle, sans statuts ni personnalité juridique. Leurs résolutions et décisions restent des simples recommandations, sans effet concret tant qu’une institution attitrée légale ne les applique pas.

3. …Et pourtant les décisions qui y seront prises auront un impact sur nos vies et sur nos droits concrets. Comme l’indique Danie Royer, porte-parole de la CLAC 2010 : « Cette rencontre finalisera un des plus grands détournements de fonds jamais vu, c’est-à-dire le transfert de centaines de milliards d’argent public vers les responsables de la dernière récession : banques, fonds d’investissements privés, compagnies transnationales, spéculateurs de tout acabit, etc. »

2. Le déficit démocratique, qui fait naitre un sentiment d’impuissance. Sommes-nous en démocratie, quand le gouvernement  contrôle l’information tel un Big Brother, et que les Conservateurs issus du Reform party disposent de l’immense puissance des grands médias tous alignés sur la pensée d’une certaine « droite conservatrice »?

Consommateur aveugle

Il nous reste un pouvoir: acheter les yeux ouverts…

1. Que ces rencontres ne soient pas encore réalisées par télé-conférence ou projection 3-D. Ca aurait coûté quelques millions  en technologie, mais on aurait épargné un milliard de dépenses en sécurité!

G 20 raisons…

G 20 raisons de ne pas aimer  le G20

La table est mise...
(la table est mise au Métro Toronto Center)

20. Le lac artificiel, une vitrine artificielle de 2 millions. Une photo ici.

19. Le traitement négatif et réducteur que nos médias accordent aux futurs manifestants et protestataires.* Ici, la marhe des Premières Nations contre le G20 qui s’est bien déroulée, et qui ne fera pas la une des médias, évidemment!

* Je fus protestataire lors du Sommet des Amériques dans la ville de Québec, le 21 avril 2001. Les pourparlers visaient à proposer une Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Autour de 68 000 personnes ont marché dans la joie et le calme (assuré gratuitement par le service d’ordre des syndiquats) se méritant une petite photo dans La Presse, qui a en revanche consacré quatre pleines pages de photos à la centaine de casseurs.

18. La hauteur de la barrière de sécurité, qui envoie le méta-message que les opposants politiques sont des bêtes sauvages. Une prédiction que les journaux espèrent voir se réaliser, puisque la barrière agit comme une provocation.

17. La liste des sujets importants pour Steven Harper. L’économie* passe devant tout. Après, la santé maternelle et infantile: les femmes qui meurent en couches dans le monde et leurs enfants. Une miette d’environnement (imposée par les autres chef-fes) d’État.  La taxe Robin des bois, elle aussi imposée par les autres pays (ça c’est plutôt une bonne nouvelle)

*“The private sector and governments must work together closely to ensure a durable economic recovery,” citation de John Manley.

16. La liste des sujets exclus par Steven Harper. Entre autres la culture (what?),  l’avortement*, auxquels bien des agonisantes de l’item précédent n’ont pas eu accès. Combien? aucune étude ne s’y est intéressée. On rapporte le nombre de femmes charcutées par des avortements clandestins (70 000 par an dans le monde), mais pas de celles obligées de courir le risque de mourir en couches.

* et la contraception qui éviterait bien des avortements (comme des implants à long terme), n’est pas plus disponible!

15. Le salissage des politiciens provinciaux, soupconnés d’espionnage par le chef du SCRS, Richard Fadden. Lequel, en refusant de donner des noms ou des accusations spécifiques, préfère laisser un nuage de doute planer sur la tête de personnes innocentes*. Je soupçonne une instruction cachée venant de haut plus qu’une paranoia nécessaire pour pratiquer ce travail. C’est une insulte pour les politiciens provinciaux, surtout comparée à un gouvernement fédéral entièrement sous influence… de la droite made in Alberta!
À ces assertions sans fondement, les politicien-nes concernées devraient opposer l’humour: « Bonjour, mon nom est Charest. Jean Charest. »

* Entre autre, Olivia Chow, députée de Trinity Spadina (à Toronto), puisque M. Fadden a mentionné la Chine comme puissance étrangère. C’est un coup très bas qui rappelle à la fois le régime communiste à la Big Brother et le McCarthysme.

14.  Le désert qu’est devenu le centre-ville de Toronto. Aujourd’hui vendredi, les écoles de la ville sont fermées et le transport scolaire annulé.

13. La population policière qui occupe ce même centre-ville, avec la technologie au point. Les journaux applaudissent à chaque arrestation effectuée qui justifie ainsi la dépense.

12. Le B-20, ces puissants gens d’affaires qui ont un accès privilégiés aux chefs d’États.

11. Le sommet des jeunes entrepreneurs triés sur le volet. Une entrevue radio avec l’un d’eux a donné des réponses de politicien calquées sur celles de Steven Harper sur l’aide à la santé maternelle.

Les dix premières raisons… dans l’article prochain, car il y en aurait beaucoup plus à dire!

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Les participants au G8 cette année à Muskoka

Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie

Les participants au G-20 (tiré de Wikipedia, pour ceux qui cherchent les noms des dirigeants, le site en français ne les avait pas)

Argentina Cristina Fernández de Kirchner, President of Argentina
Australia Wayne Swan, Deputy Prime Minister of Australia
Brazil Luiz Inácio Lula da Silva, President of Brazil
Canada                       Stephen Harper, Prime Minister of Canada (ai-je besoin de mettre un lien?)
China Hu Jintao, President of the People’s Republic of China
France Nicolas Sarkozy, President of France
Germany Angela Merkel, Chancellor of Germany
India Manmohan Singh, Prime Minister of India
Indonesia Susilo Bambang Yudhoyono, President of Indonesia
Italy Silvio Berlusconi, Prime Minister of Italy
Japan Naoto Kan, Prime Minister of Japan
Mexico Felipe Calderón, President of Mexico
South Korea Lee Myung-bak, President of South Korea
Russia Dmitry Medvedev, President of Russia
Saudi Arabia Abdullah bin Abdul Aziz, King of Saudi Arabia
South Africa Jacob Zuma, President of South Africa
Turkey Recep Tayyip Erdoğan, Prime Minister of Turkey
United Kingdom David Cameron, Prime Minister of the United Kingdom
United States Barack Obama, President of the United States

Nations invitées :
Colombia Álvaro Uribe Vélez, President of Colombia
Ethiopia Girma Wolde-Giorgis, President of Ethiopia
Malawi Bingu wa Mutharika, President of Malawi
Netherlands Jan Peter Balkenende, Prime Minister of the Netherlands
Nigeria Goodluck Jonathan, President of Nigeria
Spain José Luis Rodríguez Zapatero, Prime Minister of Spain
Vietnam Nguyễn Minh Triết, President of Vietnam

Une première revue littéraire blessée

La revue franco-ontarienne Virages, dont le 53e numéro devait sortir incessamment, vient d’annoncer qu’elle cesserait ses activités, faute de financement.  Les nouvelles exigences du fonds d’aide aux publications de Patrimoine Canada l’ont exclue de la manne fédérale.

Ajout du 24 juin 2010: Marguerite Andersen, la directrice de la revue (elle-même chichement rémunérée), affirme à Radio-Canada -Toronto que Virages va poursuivre ses activités mais il manque 6000 $ au budget de fonctionnement annuel.  J’ai modifié le titre pour refléter cette volonté.

À son honneur, Madame Andersen refuse catégoriquement de réduire le cachet des auteurs qui publient leurs nouvelles dans Virages. Elle évoque une réduction du nombre de publications par année, de 4 à 2 ou un.

Je reprends son message et lance un appel aux abonnements pour la seule revue francophone hors-Canada.  Les nouvelles sont multigenres, assez courtes donc la lecture n’est jamais ennuyeuse.

Quant aux revues de l’empire Québécor  et de Sélection du Reader’s Digest, qui tirent à des centaines de milliers d’exemplaires, vont continuer de recevoir leurs grasses subventions.

Je ne pose pas ici de jugement sur la qualité intellectuelle ou l’orientation politique des revues en question  (je lisais des Sélection quand j’étais petite), mais la progression des journalistes et auteurs sera d’autant plus difficile. La marche vers la publication sera très haute, et elle apparait quasiment improbable dans des revues qui n’ont aucune vocation littéraire. Sans oublier qu’il faudra plaire au roi!

Le message qui sous-tend ces changements : si tu es riche, on t’aide, si tu es pauvre, débrouille-toi! Ou, plus prosaïquement, prend tes responsabilités! Un méta-message plus insidieux est le suivant : un artiste ou écrivain qui crève de faim va déployer des trésors de ressources et d’énergie pour s’en sortir. Regardez Vincent Van Gogh. Si il ou elle réussit, c’est par sa seule force de caractère et sa persévérance, un exemple qu’on ira ensuite claironner à tous les autres qui ont eu moins de succès.

Si l’artiste se décourage, décroche et passe le reste de sa vie dans un travail au bas de l’échelle dans le secteur des services, on applaudira l’effet de sélection sociale.  Un béesseux de moins!*

On jette une poignée des graines sur l’asphalte et on leur dit: envoye, pousse!

Ça vaut pour les gens et pour les revues qui sont des véhicules de la pensée, porteurs d’idées originales, ou transmetteurs de préconceptions.

Une plante, pour se développer, a besoin d’eau, d’un bon terreau, d’un peu d’engrais ou de compost, et… de temps!

Exiger le génie instantané, un succès-minute, est irréaliste. Et ensuite renvoyer nez-à-nez les happy few du milieu artistique face aux autres qui bossent pour joindre les deux bouts, est simplement cruel.

L’année 2010 est l’année de la biodiversité.  Or, cette biodiversité devrait s’exprimer dans la société.

Entre les graines jetées sur l’asphalte et les arbres bien entretenus qui font de l’ombre, entre les artistes qui en arrachent et ceux assis au sommet, il y a de la place pour une foule de situations intermédiaires. Sans rouler sur l’or ou atteindre un succès mondial, il existe des façons variées d’être et de vivre de son art, qui ne méritent pas le mépris que lui consacre le présent gouvernement.

Je salue bien bas tous les lecteurs et lectrices de cette chronique qui en arrachent. Lâchez pas!

…et bonne St-Jean-Baptiste !

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* (extrait de l’article de Rue Frontenac mis en ligne en février 2009) « Les données les plus récentes disponibles auprès de Patrimoine Canada démontrent que Quebecor a bénéficié d’une aide financière de 2,15 M$ depuis deux ans dans le domaine du magazine. Ces subventions ont été versées pour la création de contenu d’une quinzaine de magazines, dont

Le Lundi (173 042 $),

Écho Vedettes (254 774 $),

Dernière Heure (207 842 $),

Moi et Cie (93 353 $, uniquement en 2007-2008),

et Clin d’oeil (203 007 $).  »

Alors, qui sont les vrais assistés sociaux?

Les blouses qui rient jaune

La savante folle tente de déjaunir ses blouses

Le phénomène de jaunissement du coton blanc défie les nettoyeurs depuis des siècles. Draps, blouses, mouchoirs, lavées pas lavées, gagnent une teinte jaune.

Je suis dessinatrice: Le jaunissement du papier me saute aux yeux quand je regarde mes vieilles archives… heureusement, les marchands vendent du papier à pH équilibré, qui ne s’altère pas avec le temps.

Qu’est-ce qui cause cette jaunisse des blouses et des draps de coton blanc? D’ailleurs, ce sort est-il réservé aux seuls cotons? Souvenez-vous de ces fameuses blouses « infroissables » en nylon! Peut-on créer du coton à pH équilibré?

Soit l’acidité ambiante de notre sueur salée contamine nos blouse. Un petit coup de Javex et hop! le problème se règle… pour peu de temps. (Et du point de vue écologique, le javellisant chloré n’aide pas). Hélas, très vite, le jaune revient.

Lave, lave et relave, rien à faire!

Au secooooours! Existe-t-il une solution pratique au problème du jaunissement des blouses?

Patrimoine Canada menace la revue Solaris

Le parcours de l'écrivain avant...

Le Programme d’aide aux magazines artistiques et littéraires de Patrimoine Canada ne subventionnera que les publications qui se vendent à plus de 5000 exemplaires par année.

Cela exclut la plupart des revues culturelles… Dont Solaris, Virages et aussi Ciel Variable !

Or ce chiffre est d’autant plus injuste pour le côté francophone, que ce plafond minimum est le même que pour les revues anglophones, alors que le ratio anglo/franco est de 3 pour 1. Ce qui veut dire que, si on avait été juste, le plafond pour les francophones aurait dû être de 1250 copies. (Merci à Jean Pettigrew pour cette info).

Le parcours de l'écrivain - après

Cet article sur le site du Devoir par Jean Larose exprime très bien la situation.

http://www.ledevoir.com/culture/livres/289794/les-heritiers-du-refus

Après la disparition des émissions littéraires et les coupures à Radio-Canada, accusées d' »élitisme », ce péché, les magazines culturels à tirage modeste vont y passer. (Voir cet autre article dans le blog.)

À trop vouloir centraliser, privatiser et uniformiser la culture, on prive la prochaine génération de l’immense potentiel de créativité, celle qui permet de faire face aux problèmes et de trouver des solutions. Et c’est encore plus vrai pour ma saveur littéraire favorite, la science-fiction, qui débarre l’imagination.

Toutes saveurs confondues, la littérature, lorsque puisée au terreau de l’expérience, méditée, puis écrite avec coeur, provoque la réflexion, inspire l’action.

Comme l’écrivain  Yann Martel l’a mentionné, lui-même a publié ses premiers textes dans un petit fanzine de Vancouver géré par des bénévoles. Cette modeste publication l’a encouragé à continuer d’écrire. Il a aussi apprécié sa première subvention d’écrivain.

…1991, année où je reçus une bourse B du Conseil qui me permit d’écrire mon premier roman. J’avais 27 ans et cet argent me semblait une manne qui me tombait du ciel. Ces 18,000$ me durèrent un an et demi (au regard des impôts que j’ai versés depuis, ce fut un rendement exponentiel de l’investissement, je vous en assure )

Et de même, c’est la revue Solaris qui a publié mes nouvelles de science-fiction et une bande dessinée. C’est cette revue qui m’a motivée à écrire des nouvelles pour participer au Prix Solaris.

Avant Solaris, j’avais publié une nouvelle et un poème dans les premiers numéros (2 et 5) de la revue Ciel Variable, en 1987 !! Une autre revue menacée.  J’y ai fait la connaissance d’Hélène Monette, une jeune poétesse qui y avait publié ses premiers poèmes. Depuis, elle a fait du chemin et nous a apporté des livres audacieux plein de dynamite intellectuelle. Mais je me souviens de son poème La colonie: où est passée l’autruche?

En dix ans, je suis passée par le processus, récoltant d’abord des refus de la direction littéraire de Solaris. Mais ces refus venaient avec des commentaires éclairés, à la lumière desquels j’ai fini par améliorer mon écriture. Ces commentaires de Yves Meynard puis de Joël Champetier, avaient été rédigés de façon principalement bénévole. Solaris ne tirait pas à 5000 exemplaires par année, et les subventions complétaient les abonnements et revenus de publicité. Mais leurs conseils m’ont orientée vers la publication de mes nouvelles, puis de mes romans.

Les petits éditeurs (merci en passant à René Beaulieu qui me publia en 1999 dans son recueil Transes Lucides) sont des ressources aussi précieuses. Ils sont de patients jardiniers, cultivant des talents sans récompense autre que la satisfaction de voir poindre le fruit de leurs efforts.

Dans mon cas, cela a donné une dizaine de romans jeunesse, dont Les voyages du Jules-Verne, qui descendent directement d’une nouvelle… refusée trois fois! Et cela a apporté  une floraison de prix littéraires.

J’aimerais pouvoir vous annoncer que je suis devenue multi-millionnaire avec des hordes de lecteurs, la seule forme de succès que le gouvernement actuel respecte. Or, je suis fière d’écrire, de publier, et de donner des ateliers aux jeunes, des activités dont les résultats sont moins tangibles. Comme des plantes, ils poussent en silence.

En attendant, voici des liens:

– un  article de Caroline Monpetit dans Le Devoir.

Lettre de 27 revues et magazines culturels du Québec dans la Presse.

Cauchemar de jardinage

Un des grands plaisirs de la fin de semaine du congé de Victoria est de faire une peu de jardinage. Hélas, notre terrain avait  plutot l’air d’une pratique de la devise du Larousse « Je sème à tout vents ». Les pissenlits sont si magnifiques au début du printemps…

La savante folle découvre des pissenlits dans son jardin!

C’est la deuxième BD réalisée avec ma tablette Intuos.  Le plus difficile est de trouver la bonne définition, si éventuellement on veut le publier sur papier… Certains traits étaient trop fins et disparaissaient lors de la réduction.

L’avantage est qu’on peut mettre des gris qui se sauvent bien en jpeg. Mais c’est un bon 5-6 heures de travail, d’essais et d’erreurs.

Les derniers finalistes des Auroras francophones?

Selon le blog de Jean-Louis Trudel, les catégories francophones des prix Aurora sont appelées à disparaitre, pour être liés aux prix Boréal. Selon lui, une réforme d’envergure s’annonce, qui pourrait entraîner une fusion, un jumelage ou une association de ces catégories francophones et des Prix Boréal.
Cette année, c’est peut-être la dernière occasion de voter pour les catégories francophones professionnelles des Prix Aurora.
Ceux qui ne sont pas sur place au congrès Keycon à Winnipeg peuvent néanmoins encore voter en-ligne jusqu’à midi (heure manitobaine) le samedi 22 mai.

Dans la catégorie du meilleur roman en français, les finalistes sont :

Le protocole Reston, Mathieu Fortin (Coups de tête)
La Quête de Chaaas (3. L’axe de Koudriss), Michèle Laframboise (Médiaspaul)
Suprématie, Laurent McAllister (Bragelonne)
Un tour en Arkadie, Francine Pelletier (Alire)
Filles de lune (3. Le talisman de Maxandre), Élisabeth Tremblay (De Mortagne)

Dans la catégorie de la meilleure nouvelle en français, les finalistes sont :

« Ors blancs », Alain Bergeron (Solaris 171)
« De l’amour dans l’air », Claude Bolduc (Solaris 172)
« La vie des douze Jésus », Luc Dagenais (Solaris 172)
« Billet de faveur », Michèle Laframboise (Galaxies 41)
« Grains de silice », Mario Tessier (Solaris 170)
« La mort aux dés », Élisabeth Vonarburg (Solaris 171)

Dans la catégorie du meilleur autre travail en français, les finalistes sont :

Critiques : Jérôme-Olivier Allard (Solaris 169-172)
Revue : Solaris, Joël Champetier, éditeur (P.b.i.q.)
Manga : Le jardin du général, Michèle Laframboise (Montréal, Fichtre)
Article : « Rien à voir avec la fantasy », Thibaud Sallé (Solaris 169)
Chronique : « Les Carnets du Futurible », Mario Tessier (Solaris 169-171)

Donc, dernière chance pour mes fans fidèles!

Embrace life

Un gars fait semblant de conduire assis dans son salon

L’organisme gouvernemental anglais Sussex Safer Roads Partnership (SSRP) a concocté cette publicité afin de promouvoir le port de la ceinture de sécurité.

Une pub émotionnelle positive, tout le contraire de celles qu’on s’est fait infliger  il y a quelques années. (Je me souviens de la fin d’une pub des années 70 contre l’alcool au volant, image explicite, paroles chantées : Mais, toi, tu est moooort dans ta voituuure…)

Cette séquence, sans pathos ni effusion de sang, est un exemple de ce que des publicistes sont capables de réaliser. Un sommet de l’art, à voir pour ceux qui comme moi n’aiment pas les pub en général.

http://www.embracethis.co.uk

Souvenirs du Congrès Boréal 2010

Je mets quelques photos du congrès Boréal qui s’est tenu au CEGEP de Ste-Foy.

Ambiance du congrès Boréal lors de mon arrivée

Ambiance de la salle de dégagement (quel nom!) On reconnait plein de monde…

Ce fut une belle occasion de rencontrer les invités d’honneur:

Couverture du recueil

Ted Chiang, un jeune auteur américain sympathique, bourré de talent, chargé de prix littéraires (Prix Nebula, Prix Hugo, Prix Theodore Sturgeon, Prix Bob-Morane ). J’ai acheté La Tour de Babylone , un recueil de nouvelles traduites.

Ted Chiang discute avec des fans

Ted Chiang discute avec des amateures

Sylvie Lainé, une autre auteure qui a publié des nouvelles, un genre qu’elle maitrise bien et qui permet la réflexion sur les rapports humains et nos grands et petits mensonges.  Elle fut lauréate du Prix Septième Continent, Prix Rosny-Aîné, Prix du Lundi de la Nouvelle, Grand Prix de la SF française, Grand Prix de l’Imaginaire. Ses recueils de nouvelles: Le Miroir aux éperluettes (2007), Espaces insécables (2008)

Deux Sylvies

Deux Sylvies pour le prix d’une! Sylvie Lainé et Sylvie Bérard (à droite) , Les deux font du bon travail en SF.

Enfin, Laurent McAllister (nom de plume du duo Yves Meynard et Jean-Louis Trudel) qui ont écrit ensemble Les Leçons de la cruauté, Suprématie, L’Enfant des mondes assoupis, Les Marées à venir (2009), se méritant  le Grand Prix de la SFFQ, Prix Aurora, Prix Boréal, Prix Solaris.

NEWSFLASH: Leur roman Suprématie a ausi remporté le prix Boréal du meilleur roman!

Conversation avec Laurent Mc Allister

Alain Ducharme (et ses nouvelles publiées en ont), Jo Walton (une bonne écrivaine anglophone originaire de South Wales, UK), et Laurent Mc Allister (l’écrivain à deux têtes)

Malgré cette avalanche de prix prestigieux, ces auteurs, qui écrivent tous depuis bien plus longtemps que la savante folle, peuvent à peine gagner leur croute par leur écriture. Tous ont conservé un travail de jour. La désaffection du public envers la nouvelle a fait l’objet de plusieurs panels.

Quelques bons moments:

L'amphithéatre bien rempli lors de l'ouverture du congrès

L’amphithéâtre bien occupé pour l’ouverture du congrès, vendredi soir.  On voit Ted Chiang au premier rang (gilet bleu) à côté de Sylvie Lainé.

J’ai rencontré dans la chair un ami de Goodreads, Richard!

Mon ami Goodreads

Ils sont parmi nous, arrrrrrrrrrrgh!

Vampires cutes!

(Ariane Gélinas et Frédéric « vampire cute  » Durand). Scène au restaurant chez Victor, samedi midi.

Diner chez Victor

Au même repas, autre table : CIC (Caroline-Isabelle Caron) à gauche, Ted Chiang derrière elle. A droite, on aperçoit deux illustre bénévoles ou amateurs, puis Jo Walton, en bleu pâle. Derrière elle, tournée, Alison Sinclair, une autre auteure. Et grâce au miroir, on voit la photographe avec son flash!

Diner, samedi soir, Thibaud Sallé

Même table : Thibaud Sallé (de dos), sa douce moitié Marcelle en blanc; derrière elle,  Alain Ducharme.

Table, samedi midi

Francine Tremblay à gauche (elle a une nouvelle dans le Virages 52), Marion Delorme à droite, avec des courageux bénévoles et amateurs. On  aperçoit une moitié de Mc Allister au bout de la table.

La savante folle avec son prix Solaris

La savante folle avec son Prix Solaris dans les mains, samedi PM au petit Amphi. Elle regarde vers Joel Champetier qui vient de remettre le prix.

Savante folle, Sylvie et Annie

Fête de samedi soir. La savante folle à gauche, Sylvie Lainé déguisée, et Anne. Les deux ont gagné les prix pour leur costumes.

Live long and prosper!

Un fan aussi Trekkie que moi. (Je viens de comprendre pourquoi elle signe Lilitrek!)

Costume disco Star Wars - prise 2 Joel dans son costume Star Wars

Joel Champetier, directeur littéraire de Solaris, en costume « disco » StarWars lors du party de samedi soir. Deux photos qui nous emplissent d’une douce nostalgie… enfin, moi, si!

Dimanche le 16 mai

Marc à son chevalet

Marc « mafioso » Pageau à son chevalet. Son modèle est juste derrière.

Marc Pageau et Michele

Marc Pageau et la savante folle

Table ronde sur la nouvelle animée par JLT

Jean-Louis Trudel anime une table ronde sur la nouvelle de SF.  De gauche à droite: Luc Dagenais, Sylvie Lainé, Alain Bergeron, Laurent McAllister (Yves Meynard et Jean-Louis Trudel)



Autres photos à venir!