Souvenirs du dernier 24-24

Voici quelques photos de cet événement mondial, 24 heures de création en continu au Image Collection Comic Shop de Streetsville.  On a commencé à midi tapant cette année. Ca nous a pris une bonne heure pour décider quoi dessiner, donc c’est vers 1h30 qu’on a commencé!

Les thèmes cette année, à respecter (au moins un):

– Conflit, interne ou externe

– Croissance d’une idée

– j’me souviens pus des deux autres!

J’ai pris des personnages qu’on a entrevus dans la Plume Japonaise, et leur ai développé toute une aventure de science-fiction. J’ai découpé grossièrement huit pages avant de plonger dans la production.

Une idée de l'ambiance à 9h30 PM

Une idée de l’ambiance à 9h30 PM.

À gauche, Daniel Oshino, notre héros de l’an dernier, a fait une visite avec sa petite fille, qu’on espère aussi douée que lui!  Derrière, notre 4e participant et le seul gars du 24-24 cette année, Mike, 14 ans.

En plus de moi, Tiff aux cheveux bleus (15 ans!), Kim l’artiste (dans ma tranche d’âge) et Mike le blond ont relevé le défi, mais c’est plaisant d’avoir des amis qui visitent , s’assoient à côté et dessinent!

On se taquine, à 9h30. Les deux gars sont de passage.

On se taquine, à 9h30. Les deux gars sont de passage, mais celui de gauche a réussi le premier 24-24 complet (il a produtit 24 pages encrées) chez Todd, il y a trois ans. On voit Todd, le gérant de la boutique, en arrière avec les cheveux longs, il s’est laissé poussé une barbe depuis l’an dernier.

Kim a commencé solide, en décidant qu’elle allait produire des pages écrites plus que dessinées, une approche audacieuse. Elle est repartie vers 11h. Mike et Tiff, étant mineurs, sont retourner dormir chez eux vers 11h30 pour revenir en matinée. Ce qui veut dire que j’ai eu une partie de la nuit toute seule avec mes dessins. Ça m’a aidée, car ça dessine moins vite en placotant!

Cette fois, on a travaillé sur du format plus petit, genre manga, donc ca aide!

Une page bien rouge de Tiffany

Le travail de Tiff: voici une auteure underground à surveiller! Elle a juste 15 ans, et on sent l’inspiration de Tim Burton dans son atmosphère. Son histoire complète couvre 8 pages. Mike a fait une histoire de zombies, avec 4 petites cases par page ce qui lui a permis de compléter ses 24 pages lui aussi et d’y mettre du rouge.

Moi, j’ai laissé faire pour les couleurs! Ceux qui me connaissent savent pourquoi! J’ai été un peu stressée vers 4h00 AM car je me suis rendue compte qe j’avais vraiment un chance de terminer mon encrage, mais tout juste!

Page Derniere Minute

À 11h40 AM, je terminais ma couverture, quand, à 15 minutes de la fin, Daniel, qui est revenu nous hanter, m’a dit (en anglais): heye, t’as oublié d’encrer ta page 20!

Inutile de dire que j’ai gaulé pour finir à temps!

Les 3 Auteurs Triomphants

Les trois auteurs (Kim n’est pas revenue) posent avec leurs planches terminées!

Ma BD de 24 pages encrée!

Voici mon travail terminé. Mon encrage n’est pas parfait, mais il surpasse ce que j’ai fait l’an dernier. Une aventure complète des Otaku Ladies!

Virage 54 s’en vient… avec ma couverture!

La revue Virages, qui avait récemment perdu son financement du gouvernement fédéral, va sortir son numéro 54 avec une belle illustration dont je suis l’auteure. Avec la permission de Marguerite Andersen, directrice de  Virages,  voici la couverture du numéro qui va sortir. Le montage a été réalisé par Estelle de la Chevrotière.

Virage 54 Illustration de couverture par Michele Laframboise

Ça faisait un mois que je me creusais la tête pour trouver une image et l’échéance approchait. Marguerite souhaitait « quelque chose de sauté » , une illustration très originale, moi étant une auteure de  science fiction et tout… L’inspiration est venue pendant que je révisais un manuscrit dans le train entre Ottawa et Toronto. J’ai dessiné la ville flottante au crayon à mine dans la train, puis repassant les traits à l’encre. De retour, je l’ai digitalisée, pour ajouter les couleurs.

Par honneur, Marguerite continue de verser un salaire à tous les collaborateurs de Virages. J’ai choisi de ne prendre que la moitié du cachet prévu, pour aider à couvrir les frais de fonctionnement de la revue. *

Voici l’illustration, intitulée « Francophonie universelle ».

Couverture de Virages 54

Le ciel bleu de cette vision de SF est inspiré par un titre de recueil  Grand ciel bleu par ici, de Robert Dickson, ** poète francophone de Sudbury.

Ces villes éthérées, dont la forme vu sous cet angle rappelle le trille,  sont reliées entre elles, et à leurs planètes nourricières. Cette belle vision de science fiction représente aussi la culture et les nécessaires liens qui doivent continuer de nous unir.

Grand ciel bleu par ici

Robert Dickson

* cachet

J’aurais pu faire cette illustration de façon complètement bénévole, mais ça n’aurait pas envoyé le bon message. Les écrivains et artistes ne sont pas des « rêveurs » qui  « s’amusent à écrire ou dessiner dans leurs temps libres ». Ils-elles sont des professionnels qui partagent idées, inspiration et réflexions avec le public.  Ils et elles consacrent du temps et des efforts pour réaliser leurs oeuvres,  une contribution sociale valable.

** Robert Dickson

J’ai eu la chance de la rencontrer en 2005 et 2006, dans des salons du livre en Ontario. Il était très affable, dynamique, on ne lui donnait pas son âge! C’était une belle voix qui s’est envolée le 19 mars 2007 au petit matin…

Portrait de savante folle dans son jardin

Le 24 juin dernier je recevais la visite de l’équipe de TFO dans mon arrière-cour. La savante folle allait prendre place sur la 2e chaise…

Gisèle Quenneville et l'équipe sur le patio

On peut voir le résultat, vers la fin de cette nouvelle Émission  d’affaire publiques quotidienne, animée par Gisèle Quenneville,   Relief de TFO. RelieF est diffusé tous les jours, ce qui représente tout un travail ! L’entrevue s’est très bien déroulée malgré les avions qui passaient à tout bout de champ, dans la dernière partie (celle des questions en rafale!)

Explication : pourquoi  la SF se compare à du chocolat!

Au programme du 4 octobre  (tiré du site ) :

Panel citoyen : L’école face aux nouvelles technologies;
Daniel Marchildon, un auteur qui puise son inspiration de la  » mer d’eau douce  » ontarienne ;
Franc-parler : Va-t-on devenir tous des locavores?
Poste Canada se réinvente;
Rencontre avec Michèle Laframboise. (Ne manquez pas, dans la séquence animée rapide au début, le moment où Gisèle se penche pour flatter Maggie, notre chatte tricolore qui passait à ce moment!)

Merci à l’équipe qui a pu repartir avec quelques framboises, dont Julie qui m’a bien maquillée.

Le petit Suprématie illustré – 4

Suprématie

C’est la fin de la route pour le Harfang!
Attention: SPOOOOOILERS!

*

Rappel des épisodes précédents:

partie 3,

partie 2,

partie 1

Le Harfang parvient  à rattraper   la cour à scrappe volante, la Flotte Oubliée. Une fois sur place, on fait main basse sur la matière étrange, non sans quelques distractions.

Le Harfang se sert joyeusement dans la cour à scrap oubliée!

Enfin, grâce aux efforts de Hillar « mettez d’la matière étrange dans vot’moteur » Kerkovius, le Harfang est bien protégé par la matière étrange, tout remis à neuf!

Harfang Gonflé à bloc avec la matière étrange

La veille, l’équipage se réunit sur Ashita, une planète océanique, pour contempler le coucher de soleil.

Coucher de Soleil sur la baie d'Ashita

Pendant le party, quelques apparations errent.

Apparition au party

Le jour J, on approche du système de Canterna ! Tout le monde est sur un pied,  un tentacule, une patte d’alerte.

Enfin… ceux qui n’ont pas trop fêté la veille!

Maudite Boisson

Quelques apparitions errent dans le vaisseau. Lynga interroge Mnémosyne et comprend qu’il s’agit d’apparitions d’univers divergents! Ici, une apparition de l’univers de Vrélanik!

Apparition rochonienne

Bref, à l’attaque!

Canterna est *très* bien défendue par une flotte d’expérience! Ça prend quelques itérations (combien? réponse dans une prochaine image)  pour que le Harfang déjoue tous les pièges, y compris les Schwartzchilds portables semés sur le chemin.


Yé, un autre mot allemand !

Infos sur le rayon de Schwartzchild ici et le trous noirs de Schwartzchild . (Non, c’est pas la même chose!)

Malgré des odes impossibles (calque de l’anglais), et grâce à son incroyable accélération, le Harfang  parvient à percer le blocus…

De l'action, de l'action, de l'action!

Et à larguer ses 50 bombes « Special Strange Matter Mix » sur Canterna.

Le Harfang largue 50 bombes "Special Strange Matter Mix" sur Canterna

Un soleil impossible s’allume sur le pôle nord de Canterna…

Malgré l’imminence de la destruction, les dirigeants suprémates croient davantage leurs filtres de réalité que leurs sens! (Ce qui nous rappelle quelqu’un au Canada…)

Les filtres de réalité des dirigeants de Canterna restent en place

Au fait,  où est passé le capitaine?

Ben oui, Alcaïno avait gardé la nostalgie de ses chers alpages, que voulez-vous…

Alcaïno retrouve au dernier moment ses doux alpages.

Le Harfang et son équipage s’enfuient dans la trame, non sans quelques remords.

Explosion de Canterna et fuite du Harfang

FIN

(bouhouhouuuuu, c’est finiiiii !)

*

Ont participé (bien malgré eux!) à cette parodie

Les deux moitiés de McAllister, déguisés en officiers du Harfang lors du Boréal 1997Laurent McAllister (les deux moitiés photographiées en 1997 alors que Suprématie n’était encore qu’une ébauche nuageuse dans leurs têtes)

Elisabeth Vonarburg en SuprémaîtresseÉlisabeth Vonarburg (lors du même congrès Boréal, c’était aussi le jour de son anniversaire!)

Ame damnée de la suprémaitresse!

Daniel Sernine, à la même époque

Normand Molhant et Colette en costumes de TyranaelNorman Molhant et Colette (idem) en costume de Tyranaël

Kerkovius Refuse de collaborer Alain Bergeron (congrès Boréal spécial 20 ans de Chicoutimi), avec la savante folle ( à gauche)

Blaauw sourit innocent rareGilles Gagnon, mon mari et amateur de SF (photo prise lors d’un party quelconque)

Joyeuse ambiance à la Soutenable Légèreté, un bistrot de LierreLa gang du Congrès Boréal 1997 à Montréal… (trouvez l’intrus!)

Soyouz CollectifLa gang du Congrès Boréal Spécial 20 ans 1999 à Chicoutimi

Trois Parleux DikkiksLes Shingouz, empruntés aux Valérian et Laureline, de Mézières

Les Wookies, le Predator, une couple d’autres vedettes qui ont aussi fait un subtil caméo…

Les éditions Bragelonne pour avoir publié cette oeuvre

ET…

*

dans le rôle du Harfang

Un GROS

Merci

à

*

L’Opéra de Sydney qui a si bien joué ce rôle de composition!
(Photo par Cat Sparks; la présence de Peter Watts est un total hasard)

AVANT

Opera House, par Cat Sparks (avec Peter Watts devant)

APRÈS

Harfang Gonflé à bloc avec la matière étrange

Un sac de gentillesse

Auteure sous la pluie se hatant vers l'arrêt d'autobus

Attendre l’autobus sous une pluie battante n’encourage pas des pensées très réjouissantes. Le matin du 16 septembre dernier, j’étais en route vers une conférence de presse des anciens de l’Ecole Polytechnique à Toronto (au sujet du registre des armes d’épaule).

J’ai pris le 89 à Mississauga. Je me suis assise, trempée et fatiguée sur le deuxième banc à partir de l’avant. Une dame afro-canadienne était assise dans la première rangée.

Une jeune fille asiatique est montée dans le bus, ses mains pleines: chargée de son lunch, une grande assiette, des bébelles et  d’autres sacs plus petits qui menaçaient de s’échapper des mains. Elle a fait un sourire d’excuse en entrant.

La dame en noir a fouillé dans son sac et a offert un sac réutilisable. Elle a aidé la jeune fille à mettre toutes ses choses à l’intérieur. Jusqu’à ce moment, je pensais que les deux femmes se connaissaient. La jeune fille a remercié la dame et s’est dirigée vers l’arrière pour s’assoir.

Comme c’est gentil! ai-je pensé, avec un sourire ensoleillé à l’intérieur. (Un sac d’épicerie réutilisable se vend un ou deux dollars pièce.) Mais ce n’était pas encore terminé.

Une minute plus tard, la jeune fille est revenue à l’avant, avec le sac vide. Elle a remercié la dame, disant qu’elle a réussi à réorganiser un de ses sacs pour tout faire tenir à l’intérieur.

C’est une image frappante de l’aide qu’on veut offrir aux autres, sans pour autant les rendre dépendants. Le sac donné par genitillesse a motivé la jeune passagère à se réorganiser. Et il est revenu à la bienfaitrice.

Il ya beaucoup de choses tristes qui  surviennent dans nos vies, mais cet acte de bonté au hasard a illuminé cette journée pluvieuse.

La femme plus âgée est sortis à l’arrêt quelques minutes plus tard. De ma position, je n’ai jamais vu son visage.

Visage avec les notes de musique - plage

C’était peut-être un ange gardien…

*

Pourquoi je n,ai pas posté cette histoire plus tôt: parce que je voulais en faire une petite BD, mais que j’ai manqué de temps.

Maudite pub !

C’est en voyant pour la énième fois une pub de jeans montrant deux  jeunes femmes à moitié nues qui s’embrassent sur une plage humide (notez le sous-texte sulfureux…)  que, des fois, le sexisme dans la pub me frappe.

Surtout quand la dite publicité trône sur un panneau géant juste devant une sortie de la 132 à Longueuil, qui apparait au moment où le conducteur doit prendre une décision et changer de voie.

*

Imaginez si vous êtes au volant d’un rutilant véhicule et que soudain sous vos yeux fatigués par la longue route vous apparaît…

(Attention âmes sensibles, pudiques ou carrément cochonnes, sautez ce lien.  Vous ne manquez rien dans les deux sens!)

cette image.

Encore une autre cause méconnue de distraction au volant et d’accident… et qui montre que parler de sexisme peut conduire tout naturellement à la sécurité routière ! Si vous êtes un gars vous êtes titillé, si vous êtes une fille vous êtes dégoûtée. Dans les deux cas, vous êtes sérieusement en danger de collision.

Heureusement pour les conducteurs, ces affiches sévissent davantage dans les abris d’autobus, formant les cerveaux (et les attentes) de la prochaine génération, snif!

Du changement de l’image du jean

Jadis un symbole de libération… de révolte de la jeunesse contre les valeurs rétrogrades, le jean, créé en 1870 par Oscar_Levi_Strauss et Jacob Davis    pour les bucherons, puis, porté par les hippies, devient de plus en plus branché, de plus en plus moulant, de plus en plus con-for-ta-ble!

Et conformiste!

Les valeurs de liberté et de fougue que ce vêtement, devenu universel, portait commencent à s’amalgamer avec les valeurs matérialistes des compagnies qui les font fabriquer en Asie et au Mexique par des quasi-esclaves. Sur l’affiche, le fantasme soft-porn des esclaves qui s’offrent à vous…

C’est pour cela que la mentalité aguicheuse de pseudo-libération sexuelle  des affiches de jeans me hérisse.

Parce que pour moi, ce pantalon, particulièrement mon jean vert qui m’a suivie dans combien d’activités et de voyages depuis presque 20 ans, représente autre chose.

Le rêve, l’aventure, la poésie…

La savante folle en pleine course dans ses jeans bleus avec un billet d'autobus dans la main (je n'ai pas trouvé de photo de moi avec mes Jeans verts) !

Le petit Suprématie illustré (3)

Rappel de l’épisode précédent:

Une attaque phordale vise l’intelligence du Harfang!

Mnemosyne Infectee a perdu la mémoire et se prend pour Hal 9000

En même temps (admirez la fine coordination) …

Les lougres suprémates attaquent le Harfang affaibli!

Et…

*

(Âmes sensibles, sautez la prochaine image)

*

Des nanobes exvulseurs vous changent le portrait!

Une victime des nanobes exvulseurs témoigne

Après avoir semé les nanobes et le virus phordal qui a infecté Mnémosyne, Pieter se sauve en lieu sûr (il pense!)

Pieter sur le point d'être expulsé

Et Alcaïno a un SGRO problème ! Dans la reconstitution de Stonehenge à bord du Harfang… le capitaine n’a que sa fidèle équerre pour se défendre!

Alcaino a un SGRO problème

Heureusement, les fidèles Rapunzels sont là!

Rapunzels posant devant Stonehenge

Enfin… Mnémosyne revient en ligne !

Mnemosyne Guérie

Après avoir démontré que ses voiles magnétiques ne servent pas juste à décorer, le Harfang ne fait qu’une bouchée (ou trois) des lougres  suprémates.

Le Harfang en pleine action!

Après cette triste affaire, le Soyouz du Harfang se réunit pour planifier une audacieuse attaque.

Soyouz Collectif

L’équipage discute du plan

Lynga et Miep discutent du plan

Même Mallia se rallie.

Mallia se rallie au plan

Après un peu de persuasion, le professeur Kerkovius finit par mettre de l’eau dans son vin et va collaborer avec les physiciens du Harfang.

Kerkovius se laisse fléchir et accepte d'aider le Harfang

Grâce à une invention de Kerkovius pour gagner de la vitesse, on accélère donc comme des malades afin de prélever de la matière étrange sur des nefs de la première Volkerwanderung.

Le Harfang fonce dans l'espace

À SUIVRE … ET À CONCLURE!

Dites 33…

La savante folle a chaud!

33 degrés Celsius.

La température officielle dans la région de Toronto en cette fin d’août 2010. Ce matin, il fait déjà 28 à 10h30 et on annonce un smog. La température ressentie hier était de 38 degrés Celsius avec le facteur d’humidité. Les fontaines publiques étaient populaires, si on avait le courage de pédaler pour s’y rendre!

Ce qui m’inspire le poème suivant (la nouvelle de la caricature est passée à la radio hier, pour les détails voir ce site de Radio-Canada)

La canicule ayant chanté tout l’été
les industries pétrolières
se trouvèrent fort embêtées
d’attendre la première bise de l’hiver

Alors elles entonnèrent en choeur
leur berceuse habituelle

Consommez en paix
Carburez en paix
Dormez en paix

le climat ne se réchauffe pas, non, non.
Les savants se leurrent
Nos profits nous confèrent
science et vérité infuses

Consommez en paix
Carburez en paix
Dormez en paix

Nada, nada, nada
Rien de grave au Canada

Et si la Terre meurt
Ce sera de causes naturelles

Le petit Suprématie illustré (2)

Konstantin « Je m’vengerai! » Alcaïno et des membres d’équipage descendent dans la ville creuse de Greuze, sur l’astéroïde des Cardeurs, les meilleurs collecteurs d’information de l’Amas. Ils ont très bien aménagé cet astéroïde, d’ailleurs.

La lune des Cardeurs avec la cité creuse de Greuze

Coup de chance! Une voyageuse du Vide déguisée en statue vivante, un vestige de la première Völkerwanderung (y était temps que je mette un mot allemand dans cette histoire!) informe Alcaïno et Anders de la dernière adresse d’un savant fou qui les aidera dans leurs plans.

Une Voyageuse du vide

Mercenaire transcendental de Rhea

Le combat et la poursuite sont haletants! Enfin, Alcaïno en réchappe par la peau des dents (et grâce à son abonnement à vie chez RONA-Gadgets). Il repart, tandis que la ville de Greuse doit faire appel à Lebeau Vitres d’Auto pour faire réparer trois dômes cassés.
Mais la Suprématie n’est pas à court de plans!

Les Supremates Complotent dans l'ombre

Une autre démarche plus tard, le Harfang arrive sur la station de Liesse. On cherche Pieter Blaauw, un ancien ami d’Alcaïno, qu’il a connu à bord d’un Narrenschiff Suprémate (yé, un autre mot allemand!)

Des tables de ventes de mercenaires à Liesse

Notre capitaine se mêle incognito à la foule qui envahit les bars de Liesse pour le happy hour. L’ambiance de fête masque la présence d’un piège dont les mâchoires vont se refermer inéluctablement… ah, la-la…

Ambiance festive sur Liesse

Alcaino retrouve Pieter Blaauw, mais les deux sont attaqués avant de pouvoir quitter Liesse!

Attaque contre Alcaino sur Liesse

Enfin, on rentre avec Pieter et le chasseur Sgro, qui impressionne tout le monde avec les 34 espèces différentes intégrées dans sa biologie .

Le chasseur Sgro

Pieter Blaauw semble bien s’adapter à la vie à bord…

Blaauw sourit innocent rare

Mais dans ses quartiers, il se livre à de curieuses activités.

Pieter cachant des capsules de Nanobes

On va chercher enfin le savant fou sur Vestarg, dans le système de Baboushka. Ce sont les Dikkiks qui s’en chargent.

Les Dikkiks se perdent dans le dédale

Ils sont surveillés par une navette de Rapunzels

Navette de Rpunzels

Mais il y a une grosse bavure, et les Dikkiks sont furieux contre les Rapunzels.

Trois Parleux Dikkiks

Inutile de dire que Kerkovius, arraché à sa paisible retraite, est très, très fâché!

Kerkovius Refuse de collaborer

À  peine le Harfang s’est-il arraché à la gravité de Vestarg que… Oh non!

Mnemosyne Infectee

À SUIVRE…

(nous sommes rendus à la page 478)

Le petit Suprématie illustré (1)

J’ai tellement aimé ce livre de Laurent McAllister, que j’en ai fait

1) une série de haikus : sur mon blog de Goodreads.

2) un photo-roman. Que voici:

Attention: SPOOOILERS (mais pas trop quand même) !

*******SUPRÉMATIE *******

Le Harfang fonce dans l’espace glacial… avec quelques ennuis mécaniques!

Le Douck fonce dans l'espace comme un fantome

Quand une délégation d’artissss de la Ville D’Art vient à bord implorer leur aide!

Le capitaine du Harfang recoit les artistes

Plus tard, le Harfang ne fait que quelques bouchées d’une flotte Suprémate sans imagination et libère les artisssss.

Entretemps, la sublime planète Dorada est assiégée par les Suprémates. On ne les voit pas: sont trop petits à l’échelle! Maudites nanotechnologies!

Dorada assige par les Supremates (on les voit pas, sont p'tits!)

Et, parlant de nanotechnologies, voici un scoop pris au sein même de Canterna, le siège de la Suprématie dans l’Amas:

Comment fonctionnent les filtres

Et, pendant que les artistes font la fête à l’équipage du Harfang…

Lynga avec un artiste non identifié

Coup de Jarnac! Le meilleur ami d’Alcaino capturé sur Dorada, Pieter est converti à la Suprématie avec un verre d’eau, une chaine stéréo, un écran 3D à hautedéfinition, un super gâteau choco double fudge !

Conversion suprémate

Pour atteindre Alcaïno, les Suprémates recourent à leur arme de destruction massive pour éradiquer les artistes!

*

Âmes sensibles s’abstenir de regarder la photo suivante

*

Artist Destroyer

Il  s’ensuit la destruction  spectaculaire de la Ville d’Art ! Les habitants prennent ça très cool…

Les habitants de la Ville d'Art, orbitat Baba-cool

Cliché de l’explosion finale, pris par un vaisseau Suprémate.

VilledartBOUM

Sur ce, Alcaïno jure que les choses n’en resteront pas là (sinon, ça ferait un roman de 200 pages pis y en a 660 !)

À SUIVRE…

Toute ressemblance avec des participants à divers congrès Boréal ne peut être attribuée au seul hasard…

Où prenez-vous vos idées?

Le puits à idées des auteurs!

S’il y a une question que les auteurs se font poser lors des événements publics, c’est bien celle-là. Mais où prenez-vous vos idées?

Et beaucoup de gens qui rêvent d’écrire à leur tour des histoires se creusent la tête pour trouver ce mystérieux puits à idées. Ils ont parfois l’impression que les auteur-e-s forment un club sélect qui garde bien cachée la poule aux oeufs d’or de l’inspiration!

Où l'auteure va à la pêche aux idées

Cette croyance en rejoint d’ailleurs une autre: que les auteurs qui dédicacent leur livre à un Salon sont riche$ ! Ou s’ils ne le sont pas, c’est qu’ils ont une mauvaise source d’idées (ce qui n’a aucun rapport, hasard et modes sont des ingrédients capricieux qui font et défont les célébrités). On est aussi convaincu qu’une fois l’idée pêchée, le livre  s’écrie tout seul! D’ailleurs beaucoup se demandent, angoissés, Va-t-on me voler mon idée?)

Or, c’est tout le contraire. Les idées sont comme des graines de pissenlit, pffffou!

Les idées sont des graines de pissenlit!

Elles s’envolent à demi-formées, et les mains malhabiles des écrivains en herbe tentent vainement de les capturer. Et quand ils en tiennent une , ils s’aperçoivent qu’il y a encore loin de la graine à l’arbre, de l’idée au livre publié !

Parlant d’idée, ceci est déjà arrivé: un fan trouve son idée tellement géniale qu’il veut que… l’écrivain la rédige et fasse le gros du travail à sa place! Donc l’idée, c’est tout petit au début. Il ne faut pas tout de suite « tirer  » dessus pour faire pousser plus vite un suspense de 600 pages!

Puiser un ouvrage fini

Qui est cet auteur?

Dans l’exemple du puits, Les nuages de Phoenix fut mon premier livre publié.  Pourtant, l’idée a mis beaucoup de temps à germer.

Ça a commencé par une simple image: une petite fille qui regarde les nuages. Enfant, c’était mon activité favorite. J’aimais beaucoup la météorologie (et j’ai par la suite suivi des cours de climatologie quand j’ai fait mes études de géographie).

Des relations se sont nouées, des lieux se sont définis: Phoenix est une planète au ciel vert. Pourquoi le ciel est-il vert?  Ah, question de taille moyenne des particules, et cela a entraîné d’autres questions, d’autres pistes d’exploration.

Couverture du roman Les Nuages de Phoenix

Puis, dans ce milieu spécial, je découvre que la petite fille, Blanche, est handicapée des jambes suite à un accident et porte un exosquelette qui lui permet de courir jusqu’à 80 km/h (et ça fait bien rire les jeunes quand je le mentionne). De nouveaux personnages apparaissent, la petite fille a une famille; une soeur aînée qui est en amour, un père préoccupé par les usines d’oxygène, etc… ces personnages grandissent et finissent par devenir presque des amis pour l’écrivaine. C’est une très belle étape dans la création d’un roman. J’y reviendrai.

Ce livre a pris entre six mois et un an de croissance discrète avant  que je me mette à la rédaction. Puis après, ce fut la réécriture sous les conseils de mon directeur littéraire. Un an et demi de croissance.

J’ai abordé dans un autre texte les défis de comment faire pousser une histoire. Une histoire, une idée, c’est une toute petite graine qu’on met en pot, et qu’on peut oublier, pour un temps. Mais l’idée pousse en silence… Et on peut semer plusieurs idées qui poussent en même temps. Certaines mûrissent plus vite que d’autres…

L’arbre de l’inspiration doit être nourri, de trois façons. On puise d’abord dans notre expérience de vie, qui nous aide à ressentir ce que les personnages ressentent; puis dans nos lectures, tous les genres de lecture: pour le plaisir, pour la recherche, pour explorer des façons de raconter qu’on ne connaît pas…. et bien sur, on se sert de notre imagination, qui fait des liens n’importe comment.

Beaucoup de ces liens se révèlent abscons , mais certains s’avèrent féconds.

Il faut nourrir notre inspiration

On ne peut pas vivre dans une tour d’ivoire en se disant que les idées viendront toutes seules. Il faut nourrir notre plante, avec de l’engrais, de l’eau, des soins : les trois sources d’inspiration interagissent entre elles.  Et les soins  incluent plus tard l’élagage, quand l’histoire devient trop touffue…

Affaire à suivre…

Un sourire de sable

Visage de sable

En vacances, il arrive des événements inattendus et agréables, comme cet après-midi à la plage des Singing Sands.
Chateau de sable un sympathique château de sable.

Les sables ne chantaient pas beaucoup ce jour-ci, à cause des pluies récentes, mais le mélange de limon et de sable fin cimentés par l’humidité se prêtait bien à la sculpture!

 Le visage en travail. Frédéric (le petit) aide Frédéric (le grand)

Non, il n’y avait pas de concours de sculpture de sable.

À cette époque où la valeur d’un artiste est souvent adossée à son succès financier, je ne peux m’empêcher de goûter cette oeuvre éphémère et gratuite, que le temps, le vent et l’entropie effaceront doucement.
Visage terminé et les artistes
J’apprécie cet effort, ce don par des voyageurs québécois.  Merci à Frédéric, Dominique et à leurs amis, pour ce sourire de sable!

Visage avec les notes de musique

Une autre vue, plongeante! (Il faut monter sur les solides épaules de quelqu’un pour la prendre!)

Mon Frédéric à moi y a aussi participé, il a apporté du limon gris pour souligner les sourcils, et Gilles a déniché des petites roches pour aider à tracer les traits fins.

Quelque petites orchidées souriaient aussi!

orchidee jaune

Une vue générale de la végétation de la plage.

Herbes Plage