C’est en voyant pour la énième fois une pub de jeans montrant deux jeunes femmes à moitié nues qui s’embrassent sur une plage humide (notez le sous-texte sulfureux…) que, des fois, le sexisme dans la pub me frappe.
Surtout quand la dite publicité trône sur un panneau géant juste devant une sortie de la 132 à Longueuil, qui apparait au moment où le conducteur doit prendre une décision et changer de voie.
*
Imaginez si vous êtes au volant d’un rutilant véhicule et que soudain sous vos yeux fatigués par la longue route vous apparaît…
(Attention âmes sensibles, pudiques ou carrément cochonnes, sautez ce lien. Vous ne manquez rien dans les deux sens!)
Encore une autre cause méconnue de distraction au volant et d’accident… et qui montre que parler de sexisme peut conduire tout naturellement à la sécurité routière ! Si vous êtes un gars vous êtes titillé, si vous êtes une fille vous êtes dégoûtée. Dans les deux cas, vous êtes sérieusement en danger de collision.
Heureusement pour les conducteurs, ces affiches sévissent davantage dans les abris d’autobus, formant les cerveaux (et les attentes) de la prochaine génération, snif!
Du changement de l’image du jean
Jadis un symbole de libération… de révolte de la jeunesse contre les valeurs rétrogrades, le jean, créé en 1870 par Oscar_Levi_Strauss et Jacob Davis pour les bucherons, puis, porté par les hippies, devient de plus en plus branché, de plus en plus moulant, de plus en plus con-for-ta-ble!
Et conformiste!
Les valeurs de liberté et de fougue que ce vêtement, devenu universel, portait commencent à s’amalgamer avec les valeurs matérialistes des compagnies qui les font fabriquer en Asie et au Mexique par des quasi-esclaves. Sur l’affiche, le fantasme soft-porn des esclaves qui s’offrent à vous…
C’est pour cela que la mentalité aguicheuse de pseudo-libération sexuelle des affiches de jeans me hérisse.
Parce que pour moi, ce pantalon, particulièrement mon jean vert qui m’a suivie dans combien d’activités et de voyages depuis presque 20 ans, représente autre chose.
Le rêve, l’aventure, la poésie…
La savante folle en pleine course dans ses jeans bleus avec un billet d'autobus dans la main (je n'ai pas trouvé de photo de moi avec mes Jeans verts) !
Une attaque phordale vise l’intelligence du Harfang!
En même temps (admirez la fine coordination) …
Et…
*
(Âmes sensibles, sautez la prochaine image)
*
Des nanobes exvulseurs vous changent le portrait!
Après avoir semé les nanobes et le virus phordal qui a infecté Mnémosyne, Pieter se sauve en lieu sûr (il pense!)
Et Alcaïno a un SGRO problème ! Dans la reconstitution de Stonehenge à bord du Harfang… le capitaine n’a que sa fidèle équerre pour se défendre!
Heureusement, les fidèles Rapunzels sont là!
Enfin… Mnémosyne revient en ligne !
Après avoir démontré que ses voiles magnétiques ne servent pas juste à décorer, le Harfang ne fait qu’une bouchée (ou trois) des lougres suprémates.
Après cette triste affaire, le Soyouz du Harfang se réunit pour planifier une audacieuse attaque.
L’équipage discute du plan
Même Mallia se rallie.
Après un peu de persuasion, le professeur Kerkovius finit par mettre de l’eau dans son vin et va collaborer avec les physiciens du Harfang.
Grâce à une invention de Kerkovius pour gagner de la vitesse, on accélère donc comme des malades afin de prélever de la matière étrange sur des nefs de la première Volkerwanderung.
La température officielle dans la région de Toronto en cette fin d’août 2010. Ce matin, il fait déjà 28 à 10h30 et on annonce un smog. La température ressentie hier était de 38 degrés Celsius avec le facteur d’humidité. Les fontaines publiques étaient populaires, si on avait le courage de pédaler pour s’y rendre!
Ce qui m’inspire le poème suivant (la nouvelle de la caricature est passée à la radio hier, pour les détails voir ce site de Radio-Canada)
La canicule ayant chanté tout l’été
les industries pétrolières
se trouvèrent fort embêtées
d’attendre la première bise de l’hiver
Alors elles entonnèrent en choeur
leur berceuse habituelle
Consommez en paix
Carburez en paix Dormez en paix
le climat ne se réchauffe pas, non, non. Les savants se leurrent Nos profits nous confèrent
science et vérité infuses
Konstantin « Je m’vengerai! » Alcaïno et des membres d’équipage descendent dans la ville creuse de Greuze, sur l’astéroïde des Cardeurs, les meilleurs collecteurs d’information de l’Amas. Ils ont très bien aménagé cet astéroïde, d’ailleurs.
Coup de chance! Une voyageuse du Vide déguisée en statue vivante, un vestige de la première Völkerwanderung (y était temps que je mette un mot allemand dans cette histoire!) informe Alcaïno et Anders de la dernière adresse d’un savant fou qui les aidera dans leurs plans.
Le combat et la poursuite sont haletants! Enfin, Alcaïno en réchappe par la peau des dents (et grâce à son abonnement à vie chez RONA-Gadgets). Il repart, tandis que la ville de Greuse doit faire appel à Lebeau Vitres d’Auto pour faire réparer trois dômes cassés.
Mais la Suprématie n’est pas à court de plans!
Une autre démarche plus tard, le Harfang arrive sur la station de Liesse. On cherche Pieter Blaauw, un ancien ami d’Alcaïno, qu’il a connu à bord d’un Narrenschiff Suprémate (yé, un autre mot allemand!)
Notre capitaine se mêle incognito à la foule qui envahit les bars de Liesse pour le happy hour. L’ambiance de fête masque la présence d’un piège dont les mâchoires vont se refermer inéluctablement… ah, la-la…
Alcaino retrouve Pieter Blaauw, mais les deux sont attaqués avant de pouvoir quitter Liesse!
Enfin, on rentre avec Pieter et le chasseur Sgro, qui impressionne tout le monde avec les 34 espèces différentes intégrées dans sa biologie .
Pieter Blaauw semble bien s’adapter à la vie à bord…
Mais dans ses quartiers, il se livre à de curieuses activités.
On va chercher enfin le savant fou sur Vestarg, dans le système de Baboushka. Ce sont les Dikkiks qui s’en chargent.
Ils sont surveillés par une navette de Rapunzels
Mais il y a une grosse bavure, et les Dikkiks sont furieux contre les Rapunzels.
Inutile de dire que Kerkovius, arraché à sa paisible retraite, est très, très fâché!
À peine le Harfang s’est-il arraché à la gravité de Vestarg que… Oh non!
Attention: SPOOOILERS (mais pas trop quand même) !
*******SUPRÉMATIE *******
Le Harfang fonce dans l’espace glacial… avec quelques ennuis mécaniques!
Quand une délégation d’artissss de la Ville D’Art vient à bord implorer leur aide!
Plus tard, le Harfang ne fait que quelques bouchées d’une flotte Suprémate sans imagination et libère les artisssss.
Entretemps, la sublime planète Dorada est assiégée par les Suprémates. On ne les voit pas: sont trop petits à l’échelle! Maudites nanotechnologies!
Et, parlant de nanotechnologies, voici un scoop pris au sein même de Canterna, le siège de la Suprématie dans l’Amas:
Et, pendant que les artistes font la fête à l’équipage du Harfang…
Coup de Jarnac! Le meilleur ami d’Alcaino capturé sur Dorada, Pieter est converti à la Suprématie avec un verre d’eau, une chaine stéréo, un écran 3D à hautedéfinition, un super gâteau choco double fudge !
Pour atteindre Alcaïno, les Suprémates recourent à leur arme de destruction massive pour éradiquer les artistes!
*
Âmes sensibles s’abstenir de regarder la photo suivante
*
Il s’ensuit la destruction spectaculaire de la Ville d’Art ! Les habitants prennent ça très cool…
Cliché de l’explosion finale, pris par un vaisseau Suprémate.
Sur ce, Alcaïno jure que les choses n’en resteront pas là (sinon, ça ferait un roman de 200 pages pis y en a 660 !)
À SUIVRE…
Toute ressemblance avec des participants à divers congrès Boréal ne peut être attribuée au seul hasard…
S’il y a une question que les auteurs se font poser lors des événements publics, c’est bien celle-là. Mais où prenez-vous vos idées?
Et beaucoup de gens qui rêvent d’écrire à leur tour des histoires se creusent la tête pour trouver ce mystérieux puits à idées. Ils ont parfois l’impression que les auteur-e-s forment un club sélect qui garde bien cachée la poule aux oeufs d’or de l’inspiration!
Cette croyance en rejoint d’ailleurs une autre: que les auteurs qui dédicacent leur livre à un Salon sont riche$ ! Ou s’ils ne le sont pas, c’est qu’ils ont une mauvaise source d’idées (ce qui n’a aucun rapport, hasard et modes sont des ingrédients capricieux qui font et défont les célébrités). On est aussi convaincu qu’une fois l’idée pêchée, le livre s’écrie tout seul! D’ailleurs beaucoup se demandent, angoissés, Va-t-on me voler mon idée?)
Or, c’est tout le contraire. Les idées sont comme des graines de pissenlit, pffffou!
Elles s’envolent à demi-formées, et les mains malhabiles des écrivains en herbe tentent vainement de les capturer. Et quand ils en tiennent une , ils s’aperçoivent qu’il y a encore loin de la graine à l’arbre, de l’idée au livre publié !
Parlant d’idée, ceci est déjà arrivé: un fan trouve son idée tellement géniale qu’il veut que… l’écrivain la rédige et fasse le gros du travail à sa place! Donc l’idée, c’est tout petit au début. Il ne faut pas tout de suite « tirer » dessus pour faire pousser plus vite un suspense de 600 pages!
Dans l’exemple du puits, Les nuages de Phoenix fut mon premier livre publié. Pourtant, l’idée a mis beaucoup de temps à germer.
Ça a commencé par une simple image: une petite fille qui regarde les nuages. Enfant, c’était mon activité favorite. J’aimais beaucoup la météorologie (et j’ai par la suite suivi des cours de climatologie quand j’ai fait mes études de géographie).
Des relations se sont nouées, des lieux se sont définis: Phoenix est une planète au ciel vert. Pourquoi le ciel est-il vert? Ah, question de taille moyenne des particules, et cela a entraîné d’autres questions, d’autres pistes d’exploration.
Puis, dans ce milieu spécial, je découvre que la petite fille, Blanche, est handicapée des jambes suite à un accident et porte un exosquelette qui lui permet de courir jusqu’à 80 km/h (et ça fait bien rire les jeunes quand je le mentionne). De nouveaux personnages apparaissent, la petite fille a une famille; une soeur aînée qui est en amour, un père préoccupé par les usines d’oxygène, etc… ces personnages grandissent et finissent par devenir presque des amis pour l’écrivaine. C’est une très belle étape dans la création d’un roman. J’y reviendrai.
Ce livre a pris entre six mois et un an de croissance discrète avant que je me mette à la rédaction. Puis après, ce fut la réécriture sous les conseils de mon directeur littéraire. Un an et demi de croissance.
J’ai abordé dans un autre texte les défis de comment faire pousser une histoire. Une histoire, une idée, c’est une toute petite graine qu’on met en pot, et qu’on peut oublier, pour un temps. Mais l’idée pousse en silence… Et on peut semer plusieurs idées qui poussent en même temps. Certaines mûrissent plus vite que d’autres…
L’arbre de l’inspiration doit être nourri, de trois façons. On puise d’abord dans notre expérience de vie, qui nous aide à ressentir ce que les personnages ressentent; puis dans nos lectures, tous les genres de lecture: pour le plaisir, pour la recherche, pour explorer des façons de raconter qu’on ne connaît pas…. et bien sur, on se sert de notre imagination, qui fait des liens n’importe comment.
Beaucoup de ces liens se révèlent abscons , mais certains s’avèrent féconds.
On ne peut pas vivre dans une tour d’ivoire en se disant que les idées viendront toutes seules. Il faut nourrir notre plante, avec de l’engrais, de l’eau, des soins : les trois sources d’inspiration interagissent entre elles. Et les soins incluent plus tard l’élagage, quand l’histoire devient trop touffue…
En vacances, il arrive des événements inattendus et agréables, comme cet après-midi à la plage des Singing Sands. un sympathique château de sable.
Les sables ne chantaient pas beaucoup ce jour-ci, à cause des pluies récentes, mais le mélange de limon et de sable fin cimentés par l’humidité se prêtait bien à la sculpture!
Non, il n’y avait pas de concours de sculpture de sable.
À cette époque où la valeur d’un artiste est souvent adossée à son succès financier, je ne peux m’empêcher de goûter cette oeuvre éphémère et gratuite, que le temps, le vent et l’entropie effaceront doucement.
J’apprécie cet effort, ce don par des voyageurs québécois. Merci à Frédéric, Dominique et à leurs amis, pour ce sourire de sable!
Une autre vue, plongeante! (Il faut monter sur les solides épaules de quelqu’un pour la prendre!)
Mon Frédéric à moi y a aussi participé, il a apporté du limon gris pour souligner les sourcils, et Gilles a déniché des petites roches pour aider à tracer les traits fins.
Son nom sonne comme une vieille légende, mais Tobermory est une petite ville attachante construite autour d’un port, et adossée au Parc national marin Fathom 5 où repose une soixantaine d’épaves… La ville se trouve à la pointe de la Péninsule de Bruce, entre le Lac Huron et la Baie Georgienne.
De notre petit B&B a Haran Point, les couchers de soleils sont magnifiques. PS, ça fait aussi de beaux fonds d’écran… Sur notre plage rocheuse, les arbres sont rabougris, frappés par les vents.
Le propriétaire a gentiment mis deux kayaks à notre disposition. J’en ai profité pour initier Frédéric, par une belle journée du 14 juillet.
Le soir de ma fête, nous avons mangé au A Mermaid’s secret, un petit restau-boutique sympathique… pendant le repas, un guitariste jouait des tounes des Beatles et d’autres classiques! Des francophones tiennent le B&B et le restaurant Molinari , qui proposent aussi leur crème glacée maison!
Le parc de la péninsule de Bruce
Le 16 juillet, nous faisons une randonnée dans le parc national de la péninsule de Bruce. Ci-haut, la Baie georgienne dans toute sa splendeur!
Frédéric (de dos), Savante folle et Gilles
La tour d’observation de 5 étages donne une vue à couper le souffle, mais il faut grimper beaucoup de marches… et ne pas avoir peur de la légère oscillation qu’on sent au sommet. Évidemment, Frédéric s’empresse de grimper au sommet, ce qui cause un peu de tourment à sa maman!
Pour les ingénieurs en structure, notez les barres diagonales tendues, pour absorber l’énergie cinétique d’un séisme. En fait, c’est le vent qui fait osciller la tour au sommet, donc cette protection sert beaucoup!
Les orchidées
On retrouve au parc 44 espèces d’orchidées. Les orchidées ne sont pas uniquement des plantes tropicales, il en existe plus de 60 espèces en Ontario!
Il testait la fonction super-macro de sa caméra… Cette petite orchidée violette pousse sur notre plage. (Les roues en arrière plan servent à tirer un kayak vers le lac.)
L’ile Flowerpot
Le 17 juillet, on remet cela, avec un aller-retour en bateau vers l’ile Flowerpot.
En chemin, nous avons vu deux épaves, dont celle-ci., le Sweepstake, qui a coulé en septembre 1885 au Big Tub Harbour. La coque est encore intacte. (*This two-masted schooner was damaged off Cove Island then towed to Big Tub Harbour where she sank in September, 1885. ) Heureusement, cet accident n’avait pas fait de victimes: pas de fantômes à craindre!
Ces épaves et d’autres sont très prisées des plongeurs, ce qui fait de Tobermory un pôle d’attraction pour la plongée sous marine. Plusieurs équipementiers spécialisés ont d’ailleurs pignon sur rue.
À bord du Blue Heron V, nous avons fait le tour de l’ile, le nom Flowerpot désignant deux manifestations de l’érosion des couches de dolomies par la base.
Notez que c’est bien de l’asphalte qui a été badigeonné sur les sommets, afin de ralentir l’érosion. Le calcaire et la dolomie sont très perméables à l’eau…
Un escalier de bois donne accès à une grotte creusée dans la roche poreuse. Il s’agit de la dolomie silurienne formant les falaises blanches de l’escarpement du Niagara si,si! Comme le calcaire, la dolomie est poreuse et se dissout à la longue avec le ruisellement.
La forêt est magnifique, avec conifères et humidité. Gilles sur le sentier, s’appuie sur un rocher couvert de mousse.
Le cèdre et le sapin dominent la forêt. Les cèdres, que nous sommes habitués en ville à voir tout tassés et crochis dans des haies, atteignent une taille et un âge respectueux Sur l’île Flowerpot, on a trouvé un thuya âgé de 1845 ans, mort depuis environ 1500 ans.
Une savoureuse escale
Les sympathiques bénévoles qui entretiennent les bâtiments des anciens gardiens du phare de Flowerpot Island nous ont conviés à une dégustation de poisson.
et même, à participer à la création de crème glacée artisanale!
la boule de crème glacée en formation, agitée vigoureusement par la savante folle.
Le « ballon » est une sphère remplie de glace concassée, contenant un cylindreoù on a mis la crème, du sucre et un peu de vanille. À la fin du processus, on gratte les parois internes du cylindre pour obtenir une crème glacée très compacte (il n’y a pas beaucoup de bulles d’air.) ll faut bien secouer la boule très froide… pendant 20 minutes. Ça fait les bras!
Puis, c’est la récompense! Mioume!
Difficile de résister à l’envie de montrer un autre superbe coucher de soleil, celui pris le soir de notre arrivée.
En ce jour de fête, je fête aussi la parution sur papier de ma nouvelle de SF « Monarque des glaces » dans la revue Solaris.
La photo me rappelle Marguerite Andersen, la directrice de la revue Virages, qui s’occupe de tout le travail de production, malgré les subventions récemment coupées. (Pour manifester votre appui à la revue Virages, aller sur le site.)
Marguerite est aussi l’auteure du livre le figuier sur le toitque je lis avec plaisir, contenant un témoignage précieux de quelqu’un ayant vécu la période de l’Allemagne lors de la montée du nazisme. Les Allemands n’étaient pas un bloc monolithique, il y avait une pluralité d’opinions, de partis politiques… jusqu’à l’élection de Hitler en 1933. Un compte-rendu de lecture se trouve ici, en attendant mon propre compte-rendu sur Goodreads.
Tout cela pour annoncer qu’une autre de mes nouvelles, « Château de neige », plus courte et moins « science-fictionneuse », paraitra dans Virages.
Ces derniers jours nous apportent une profusion de framboises. Une générosité qu’on aimerait voir se répandre davantage chez les humains…
Notre carré de framboisiers déborde!
Cette branche porte au moins 300 fruits (je les ai comptés). D’où l’utilité du cabanon! Et oui, autre un plant de framboisiers (sans fruits) a poussé dans le cabanon entre les plaques de béton.
Et voici l’oppossum venu nous souhaiter une bonne St-Jean (déjà une semaine!) , mais nos deux chats du premier étage se méfiaient!
Et sans oublier, plus tard dans la journée, la visite de l’équipe de Panorama venu filmer une entrevue de l’auteure dans son milieu naturel. On voit l’animatrice Gisèle Quenneville qui essaie mes chaises de patio. L’équipe a tassé le gros BBQ. Les membres de l’équipe ont été sympathiques, et sont repartis avec des framboises!
Et un peu plus tard, un autre membre de la famille se régale!
10. La population dé-capitalisée se sent comme des chiens derrière une clôture qui espèrent que des miettes retomberont de la table du G20.
9. J’ai eu moins de temps pour me préparer cette année.
8. La profonde difficulté de nommer TOUS les groupes qui vont manifester leur existence, tant ils sont variés, colorés et nombreux-nombreuses. Les voix sont muliples, et ils sont mieux de se regrouper pour ces événements. Il y a ceux que je connais un peu: Oxfam, Attac-Québec, Équiterre, les groupes féministes, gais (c’est pas toujours gai pour eux-elles!), écologistes*, ceux que je découvre sur internet, le CLAC … Les seules groupes qu’on ne trouve pas, ce sont les financiers…
*J’ai grandi avec le mot écologie et ne me suis jamais habituée à l’usage du mot « environnementalisme ».
7. Le milliard en coûts. Tiens, voici ce vidéo qu’une résidente de Milton, Jennifer Smith, a enregistré: If I had a Billion dollars… en modifiant les paroles d’une chanson des Barenaked Ladies. (Non, c’t’un groupe de gars.)
6. Je n’irai pas manifester cette année. Je manifeste en idées à la place. Mais voici deux photos-souvenirs de la savante folle à Québec 2001… manifestant contre la mise en place de la ZLEA.
5. Palabres, palabres, et pendant ce temps… Une image frappante du site d’Attac-Québec, datant de 2009. Et le plus révoltant, c’est que la droite fait tout pour multiplier les enfants vivant dans cette misère… en décriant le planning familial.
4. Saviez-vous que le G-20 n’a aucune existence légale? Comme le G8, le G20 est une fiction, une association informelle, sans statuts ni personnalité juridique. Leurs résolutions et décisions restent des simples recommandations, sans effet concret tant qu’une institution attitrée légale ne les applique pas.
3. …Et pourtant les décisions qui y seront prises auront un impact sur nos vies et sur nos droits concrets. Comme l’indique Danie Royer, porte-parole de la CLAC 2010 : « Cette rencontre finalisera un des plus grands détournements de fonds jamais vu, c’est-à-dire le transfert de centaines de milliards d’argent public vers les responsables de la dernière récession : banques, fonds d’investissements privés, compagnies transnationales, spéculateurs de tout acabit, etc. »
2. Le déficit démocratique, qui fait naitre un sentiment d’impuissance. Sommes-nous en démocratie, quand le gouvernement contrôle l’information tel un Big Brother, et que les Conservateurs issus du Reform party disposent de l’immense puissance des grands médias tous alignés sur la pensée d’une certaine « droite conservatrice »?
Il nous reste un pouvoir: acheter les yeux ouverts…
1. Que ces rencontres ne soient pas encore réalisées par télé-conférence ou projection 3-D. Ca aurait coûté quelques millions en technologie, mais on aurait épargné un milliard de dépenses en sécurité!
20. Le lac artificiel, une vitrine artificielle de 2 millions. Une photo ici.
19. Le traitement négatif et réducteur que nos médias accordent aux futurs manifestants et protestataires.* Ici, la marhe des Premières Nations contre le G20 qui s’est bien déroulée, et qui ne fera pas la une des médias, évidemment!
* Je fus protestataire lors du Sommet des Amériques dans la ville de Québec, le 21 avril 2001. Les pourparlers visaient à proposer une Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Autour de 68 000 personnes ont marché dans la joie et le calme (assuré gratuitement par le service d’ordre des syndiquats) se méritant une petite photo dans La Presse, qui a en revanche consacré quatre pleines pages de photos à la centaine de casseurs.
18. La hauteur de la barrière de sécurité, qui envoie le méta-message que les opposants politiques sont des bêtes sauvages. Une prédiction que les journaux espèrent voir se réaliser, puisque la barrière agit comme une provocation.
17. La liste des sujets importants pour Steven Harper. L’économie* passe devant tout. Après, la santé maternelle et infantile: les femmes qui meurent en couches dans le monde et leurs enfants. Une miette d’environnement (imposée par les autres chef-fes) d’État. La taxe Robin des bois, elle aussi imposée par les autres pays (ça c’est plutôt une bonne nouvelle)
*“The private sector and governments must work together closely to ensure a durable economic recovery,” citation de John Manley.
16. La liste des sujets exclus par Steven Harper. Entre autres la culture (what?), l’avortement*, auxquels bien des agonisantes de l’item précédent n’ont pas eu accès. Combien? aucune étude ne s’y est intéressée. On rapporte le nombre de femmes charcutées par des avortements clandestins (70 000 par an dans le monde), mais pas de celles obligées de courir le risque de mourir en couches.
* et la contraception qui éviterait bien des avortements (comme des implants à long terme), n’est pas plus disponible!
15. Le salissage des politiciens provinciaux, soupconnés d’espionnage par le chef du SCRS, Richard Fadden. Lequel, en refusant de donner des noms ou des accusations spécifiques, préfère laisser un nuage de doute planer sur la tête de personnes innocentes*. Je soupçonne une instruction cachée venant de haut plus qu’une paranoia nécessaire pour pratiquer ce travail. C’est une insulte pour les politiciens provinciaux, surtout comparée à un gouvernement fédéral entièrement sous influence… de la droite made in Alberta! À ces assertions sans fondement, les politicien-nes concernées devraient opposer l’humour: « Bonjour, mon nom est Charest. Jean Charest. »
* Entre autre, Olivia Chow, députée de Trinity Spadina (à Toronto), puisque M. Fadden a mentionné la Chine comme puissance étrangère. C’est un coup très bas qui rappelle à la fois le régime communiste à la Big Brother et le McCarthysme.
14. Le désert qu’est devenu le centre-ville de Toronto. Aujourd’hui vendredi, les écoles de la ville sont fermées et le transport scolaire annulé.
13. La population policière qui occupe ce même centre-ville, avec la technologie au point. Les journaux applaudissent à chaque arrestation effectuée qui justifie ainsi la dépense.
12. Le B-20, ces puissants gens d’affaires qui ont un accès privilégiés aux chefs d’États.
11. Le sommet des jeunes entrepreneurs triés sur le volet. Une entrevue radio avec l’un d’eux a donné des réponses de politicien calquées sur celles de Steven Harper sur l’aide à la santé maternelle.
Les dix premières raisons… dans l’article prochain, car il y en aurait beaucoup plus à dire!
Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie
Les participants au G-20 (tiré de Wikipedia, pour ceux qui cherchent les noms des dirigeants, le site en français ne les avait pas)
Argentina Cristina Fernández de Kirchner, President of Argentina Australia Wayne Swan, Deputy Prime Minister of Australia Brazil Luiz Inácio Lula da Silva, President of Brazil
Canada Stephen Harper, Prime Minister of Canada (ai-je besoin de mettre un lien?) China Hu Jintao, President of the People’s Republic of China France Nicolas Sarkozy, President of France Germany Angela Merkel, Chancellor of Germany India Manmohan Singh, Prime Minister of India Indonesia Susilo Bambang Yudhoyono, President of Indonesia Italy Silvio Berlusconi, Prime Minister of Italy Japan Naoto Kan, Prime Minister of Japan Mexico Felipe Calderón, President of Mexico South Korea Lee Myung-bak, President of South Korea Russia Dmitry Medvedev, President of Russia Saudi Arabia Abdullah bin Abdul Aziz, King of Saudi Arabia South Africa Jacob Zuma, President of South Africa Turkey Recep Tayyip Erdoğan, Prime Minister of Turkey United Kingdom David Cameron, Prime Minister of the United Kingdom United States Barack Obama, President of the United States
Nations invitées : Colombia Álvaro Uribe Vélez, President of Colombia Ethiopia Girma Wolde-Giorgis, President of Ethiopia Malawi Bingu wa Mutharika, President of Malawi Netherlands Jan Peter Balkenende, Prime Minister of the Netherlands Nigeria Goodluck Jonathan, President of Nigeria Spain José Luis Rodríguez Zapatero, Prime Minister of Spain Vietnam Nguyễn Minh Triết, President of Vietnam