Le seul congrès de SF francophone au Canada se tient ce weekend au Collège Bois de Boulogne!
La programmation détaillée se trouve sur le site du Congrès, mais des activités gratuites se tiennent dès 16h, commençant par la conférence L’écrivain entomologiste (conférence gratuite) par Charles-Etienne Ferland, suivie de deux lancements et d’un vin d’honneur (hips) pour les 30 ans des Éditions Alire.
Retrouvez-moi au SFSF Boréal – Congrès Boréal 2026, avec un thème qui parle à mon petit coeur d’écologiste. Soutenons la SF francophone ! Samedi matin, je participe à la table ronde Écrire en français ailleurs au Canada, animée par Marie-Josée Martin avec Célia Chalfoun et M. A. Chiasson.
J’y retrouve beaucoup de collègues avec lesquels je peux parler, rire et pleurer (on a perdu un bon écrivain et marcheur l’an dernier). J’y vais pour la motivation et l’inspiration gagnée en écoutant les collègues qui oeuvrent dans tous les genres.
(Et, pour les Québécois, on pourra oublier les élections!)
Bref, en avant!
Seul-es celleux qui ont lu du McAllister comprendront cette référence
La table de vente de Échofictions au Grafficker Alley de Mississauga 2026. L’affiche de Maîtresse des vents y était bien visible!
Vous connaissez le proverbe? Eh bien, il s’applique aussi aux petits événements artistiques.
Surprises au Grafficker Alley!
Au Grafficker Alley de samedi dernier, j’ai rencontré du public pour mes BD en français et pour mes recueils de nouvelles de SF! L’événement y était surtout anglophone, mais beaucoup d’étudiants aiment pratiquer leur francais, et une BD illustrée aide à comprendre le sens!
L’endroit, un édifice du sud de ma ville, était entièrement vitré, un seul rez-de-chaussée, et d’accès facile quand on tire une grosse valise à rouettes pleine de livres! C’est organisé par Anime North.
Même mon roman historique chez Les Éditions David (le Kaiju de Mississauga, en-dessous de l’affiche Ruego sur le présentoir rouge) a trouvé preneur ! Bref, j’en suis revenue avec une valise plus légère!
Les « petits » événements locaux sont souvent les meilleurs pour moi, autrice indépendante et bizarroides de SF qui s’entête à faire de la BD.
Et aussi, dans un modeste événement, un espace de vente y est beeeeeaucoup moins cher que dans un grand Salon du livre.
J’ai déjà parlé ici du Safran de 2024, mais voici une photo de l’édition de 2026, pour laquelle le financement avait manqué. Qu’importe, les organisaterices se sont dépatouillées pour obtenir une autre salle, et mettre un programme d’une journée le samedi au lieu de trois jours.
Michèle signe au Safran en mars 2026
Je fais des micro expositions dans nos rues, dans l’entrée d’un parking, ou d’un cinéma en plein air qui présente un film de superhéros… ça me laisse un bon souvenir.
Le plus important…
Mais le plus important sont les rencontres agréables qu’on y fait. J’y ai fait connaisance avec mes voisines de table, dont une jeune artiste de talent de qui j’ai acheté une toile magnifique lors de la clôture (qui hélas n’avait pas trouvé preneur pendant la journée). Ça parlait des sans-abris de Toronto et c’est un sujet qui me touche car j’en croise beaucoup quand je vais en ville.
Visite inattendue de deux amateurs de Science-fiction de Toronto, l’éditeur de Amazing Stories Lloyd Penney et son épouse Yvonne. Eux ont l’expérience des événements; en m’achetant deux livres pour 25$, Lloyd s’est donné la peine de me payer en billets de 5$ , ce qui m’a aidée par la suite car les fans qui paient comptant ont surtout des 20$ en main. C’est une petite attention qui va loin dans le coeur d’une artiste! Je soutiens la magazine en ligne avec Patreon.
Quand j’ai une belle conversation avec un artiste ou un fan, je lui demande de digner dans mon calepin d’honneur, qui est en fait mon calepin de notes d’écrivaine. Mes notes sont au crayon à mine, et je donne un beau stylo de couleur pour distinguer les signatures.
Un public bien « niché »
Le public à ces événements « de niche » sait très bien ce qu’il veut, et sera plus intéressé par la BD et la science fiction que lors d’un événement lambda (voir cet exemple de réactions pour rire un peu). J’ai même pu laisser des livres Échofictions chez un petit distributeur sympa (merci Francois Villeneuve de Great Worm Express) ) qui avait sa table en face de la mienne, une autre belle rencontre.
C’est la même chose à une convention de SF de Winnipeg en 2023. Là, c’était une plus gros événement, mais 100% du public aimait la SF ! J’étais vraiment « dans la note ».
Il faut dire que beaucoup de jeunes artistes à Grafficker Alley avaient de l’énergie, et offraient des figurines et des autocollants ou des oeuvres d’arts, ce qui fait que ceux et celles qui vendaient des livres n’étaient pas très nombreux. Cela a pu être un avantage.
Et rien d’artificiel!
L’autre avantage d’être sur un lieu en personne est que les gens voient bien qu’on est des artistes en chair et en os, et non intelligences artificielles génératives.
En tout cas, c’est certain que j’y reviendrais l’en prochain!
Bientôt, Échofictions et moi serons présents à un autre événement ce weekend prochain: le Congrès Boréal à Montréal au Collège de Bois-de-Boulogne.
Ça ressemble au début d’une chanson nostalgique. Poutant ce dernier mois a été occupé pour des raisons joyeuses. Trois soumissions envoyées. On a été gâtés avec une éclipse partielle, mais le temps était couvert chez nous. J’aurais adoté voir le soleil comme un biscuit dans lequel on aurait pris une bouchée.
Le mois d’août a filé a toute allure et nous a offert un cocktail de météo : gros orages avec grêlons (et tornade potentielle), joie de pédaler sous une douche pour poster deux paquets à des fans…
Courir onze kilomètres dans la bouette… et répéter la chose sous la pluie.
J’ai couru hier vingt kilomètres sous la pluie juste pour voir si je pouvais faire un demi-marathon, et ne pas me faire avoir comme à mon premier marathon (voir image si-dessous) Ça a l’air que je peux. Et comme j’écrivais une nouvelle sur un marathon, ça tombait bien… (La nouvelle, envoyée en soumission pour une anthologie. Zzzzou!)
Les héméocalles, qui ne s’ouvrent qu’un jour.
Les hémérocalles sont depuis mon enfance associées au mois de juillet. Mes beaux souvenirs y sont liés.
Ces lys-d’un-jour qui s’épanouissent et se referment le soir m’émeuvent. Ces fleurs orange me parlent de l’été qui passe vite.
Elles me rappellent que nous avons la chance de vivre entourés de jardins dans un pays en paix; mais aussi. de garder l’oeil ouvert, de faire une petite place dans notre esprit aux personnes et aux choses qui passent vite.
Pffuit! Elles sont passées. Fanées.
Alors ça vous semble naif, mais quand je vois les hémérocalles, je m’arrête dans ma promenade et me penche sur leurs sourires, et je leur dis: merci.
Un cocktail de beauté qui passe, j’ai suivi des yeux une petite boule plumeuse d’akène de peuplier qui flotte, on aurait dit une toute petite fée…
En début de mois, j’ai pu observer les animaux : en promenade au bord du Lac Ontario, j’ai vu des loutres, si petites que je les ai d’abord prises pour des écureuils bruns. Des oiseaux de rivage que je n’ai pas identifiés encore.
Je croise aussi des belles personnes sur mon chemin ou au retour d’un événement.
Tournée de blogue!
En lieu de réflexion sur l’actualité, je suggère de lire mon interview sur le blogue de Nina Monteanu. Nina est une scientifique spécialité en limnologie (l’étude des sédiments des lacs), et contrairement à moi, elle a pu faire de la recherche dans son domaine. Et elle a une pensée articulée.Je vous recommnade chaudement cet article très émouvant sur une entrepreise qui a caché la toxicité des PFOA pendant des décennies, que je me suis amusée à illustrer dans mon propre compte-rendu.
Nina Monteanu a écrit plusieurs intrigues de SF écologique, certaines à vous glacer le sang dont le cycle de Gaya. Dans notre rapport à l’environnement, dont nous faisons partie! Il y a tant de questions à se poser sur la place qu’on occupe, quels changements peut-on apporter dans nos vies, et … en politique.
Dans le blogue Reality Skimming, je lui réponds au sujet de mes pratiques soutenables, à la fois dans mon travail d’édition pour Échofictions, et dans la vie quotidienne.
J’y parle aussi de mes propres pratiques écologiques, personnelles (comme les bouteilles d’eau vides que je ramasse en courant), et ce que j’applique avec ma compagnie (petit tirages, distribution locale). Mon amour de la nature m’a conduite à étudier en géographie et en environnement, mais sans y faire carrière. La BD et raconter des histoires de SF ont pris le dessus.
D’autres lectures? Échofictions.com (les livres électroniques sont facile à obtenir, téléchargement instantané.)
Les p’tites vites!
Échofictions sera présente au salon de Montréal! Je partage un kiosque avec Isekai Touch. Ça va être toute une expérience! Cette année, les auteurs de l’Ontario francophone seront à l’honneur.
Deux semaines plus tôt, c’est au salon de Rimouski qu’on me trouvera, encore avec Isekai Touch. L’Hotel Rimouski a entrepris des rénovations, donc l’espace y est limité.
Je termine l’illustration de couverture de mon prochain roman chez David. le quel comprendra une autre carte géographique!
Enfin…
Faites un vœu si vous voyez des étoiles filantes. Tant de personnes ont besoin de soutien, de nourriture, de sécurité…
C’est la première fois que la revue Solaris publie une si belle couverture… évoquant une nouvelle qui j’y ai écrite! Et Emprunt en souffrance, nouvelle gagnante du Prix Solaris 2026, ne pouvait trouver meilleur artiste que Grégory Fromenteau, qui a bien saisi l’esprit de mon histoire de bio-bibliothécaire à bord d’un vaisseau de la Pure Alliance! À lire dans ce numéro.
C’est un beau cadeau de fête!
Le numéro clôture sa partie fictions avec une longue nouvelle qui se déroule dans un Québec troublé autour de la St-Jean Baptiste ne pouvait paraître que dans les pages de ce même numéro! Essaim de liberté ramasse quelques thèmes sociaux et l’emballe de tissu fleurdelisé… de l’anticipation politique avec un brin d’humour.
Deux pour un
C’est très rare qu’une publication sorte deux textes de la même personne en même temps. Mes fans vont être gâtés, car ces histoires représentent deux styles très différents.
Emprunt en souffrance se situe dans mon univers de l’Alliance gayenne, mais longtemps avant les voyages du Jules-Verne. À borde la Chandelle-au-Vent, une bibliotech au coeur d’or doit faire des choix difficiles pour conserver des secrets. Censure et humour au rendez-vous!
L’Essaim de liberté n’aurait pas pu prendre son envol dans un magazine américain, ou même dans Galaxies. Car il y a la longueur de novella (novelette de 10500 mots), et les lieux, et la culture que les Québécois vont reconnaître. Ce texte rend un modeste hommage à Jean-Jacques Pelletier, pour les élucubrations et manipulations politiques par les élites financières.
Donc, pas de vaisseaux spatiaux grandioses dans cette deuxième nouvelle.
Lire, lire, lire
Cet été je lis dans tous les genres! Merci à vous pour ces bonnes histoires que je déguste en parallèle :
Rachel Rosen, Blight — une lecture acide et drôle d’un Canada à la politique corrompue par la magie Ada Palmer, The Will to Battle — beaucoup d’intrants, il faut s’accrocher! Arlene F. Marks, The Cockroach Crusade — space opera, un bon mix de Deep Space 9 et Babylon 5 Sherwood Smith, Tribute — medieval Asian fantasy Becky Chambers, The Long way to a Small Angry Planet – space-op avec un équipage fun Tomson Highway, Éternel émerveillement – contemplation, l’enfance de l’auteur dans le Grand nord dans les années 50 Salman Khalid (un médecin de Toronto) Gaza, A Doctor’s Diary — hyperdifficile à lire, alors imaginez être la-bas! Chantal Richer, le chant de l’exil – historique ancienne Égypte avec une très légère touche de fantaisie Charlie Angus, Cobalt (que je n’ai pas terminé encore mais ça mérite le détour)
Nouvelles publications:
Emprunt en souffrance et Essaim de liberté marquent mes 93 et 94e nouvelles publiées, si je ne compte pas les poèmes. D’ici l’Automne, les nouvelles/novellas 95 à 97 vont s’ajouter, culminant avec, oui, une autre histoire de l’Alliance gayenne dans le Asimov’s de septembre–octobre.
En attendant, pourquoi ne pas jeter un coup d’oeil à In the Gardener’s Service, publié dans le magazine Asimov’s l’an dernier et finaliste aux prix canadiens Auroras?
Emprunt en souffrance (2026) in Solaris 241 Essaim de liberté (2026) — Solaris 241 (été 2026)
Ces quelques fleurs bleues, toutes petites, pour vous!
Mai a commencé avec le Salon du livre de Sudbury, dont je salue les organisateurs, et aussi avec la nouvelle que j’ai gagné le Prix Solaris 2026! Ça faisait 16 ans que ce n’était pas arrivé, je croyais avoir perdu la main…
Je suis évidemment très reconnaissante envers les membres du jury et la coordonnatrice Francine Pelletier. Au cours des années, toutes ces personnes et bien d’autres du mileu de la SFF m’ont motivée à m’améliorer.
Lévis, le 7 mai 2026 – Le prix SOLARIS 2026 a été attribué à Michèle Laframboise pour sa nouvelle « Emprunt en souffrance ».
Michèle Laframboise saupoudre du café dans son jardin, court des semi-marathons et écrit à temps plein à Mississauga, en Ontario. Fascinée par les sciences depuis qu’elle sait marcher, elle a publié 20 romans bourrés d’inventions folles, et plus de 90 nouvelles, récoltant au passage quelques prix littéraires… dont, parmi ceux-ci, le prix Solaris qu’elle a déjà remporté à deux reprises : en 2006 pour « Le Vol de l’abeille » et en 2010 pour « Monarque des glaces ».
On peut la suivre sur son blog à michele-laframboise.com, et découvrir le catalogue de sa maison indépendante Échofictions à echofictions.com/.
Les membres du jury ont choisi « Emprunt en souffrance » pour l’originalité de sesidées, pour son personnage principal énergique et déterminé et pour le dynamisme du récit qui use d’un humour léger pour traiter de graves enjeux, sans jamais les minimiser. L’histoire bien menée, trépidante, se déroule dans un arrière-monde juste assez dévoilé pour montrer à la fois son aspect dystopique et le côté « assumé » de celles et ceux qui défient l’autoritarisme.
La gagnante se mérite une bourse de 1000 $. Sa nouvelle sera publiée dans SOLARIS 241, à l’été 2026.
Le jury du prix SOLARIS 2026, appelé à délibérer selon un processus de sélection anonyme, était composé de :
Luc Dagenais, écrivain et éditeur adjoint aux éditions Alire, Jean Pettigrew, éditeur sénior aux éditions Alire et corédacteur en chef de Solaris, et Pascal Raud, écrivain, traducteur et corédacteur en chef de Solaris.
Toute l’équipe de Solaris remercie chaleureusement les participant·e·s et les membres du jury de leur collaboration et prie ses lecteur·trice·s de bien noter que la date limite de participation pour la prochaine édition est le 22 mars 2027.
Une autre œuvre, à laquelle je tiens beaucoup, vient de se distinguer : il s’agit de In the Gardener’s Service, qui est finaliste aux Prix les Lecteurs de la revue Asimov’s.
La même histoire est aussi finaliste aux prix canadiens Aurora (dans la catégorie novelette-novella). Le vote final aura lieu plus tard ce printemps.
Or, quelle joie, la revue Asimov’s a mis In the Gardener’s Servicedisponible en version PDF. Vous pourrez donc lire ces pages publiées en 2025 et vous faire une idée bien vant le vote qui ouvre le 6 juin. et se termine en juillet. .
L’auteure courant aux événements
Un engagement à long terme… et hybride
Comparée aux étoiles filantes qui brillent au firmament de la littérature, je suis une coureuse de fond qui compte près de 100 nouvelles publiées dans des magazines. Je publie en maison d’édition et aussi de façon indépendante.
Mon dernier roman paru aux éditions David, Le Kaiju de Mississauga, explore une évacuation épique survenue en 1979. Auteure d’une vingtaine de romans dans des maisons d’édition francophones, j’ai aussi créé ma propre maison, Echofictions, pour rendre accessibles au public des œuvres orphelines et des recueils de nouvelles publiées dans les deux langues officielles.
Une mésange perchée sur la branche enneigée… (Je n’aurais jamais ou prendre une si bonne photo, donc celle-ci provient de Deposit Photos.)
Automne de repos
Il y a quelques années, je courais tous les salons littéraires sans discernement. Je me rendais même aux États-Unis suivre des formations et participer à des ateliers. (Mon passeport est maintenant échu et pas question de franchir cette frontière avant un bon boutte.)
Cette année, j’ai sauté le salon du livre de Montréal, pour raison de fatigue et de multiples projets uu-uurgents ! Faire une journée complète de train pour me pointer le nez à une table de dédicaces et regarder la foule passer en vitesse ne m’intéresse pas. Idem pour les RVBDG, un festival que j’adore, mais cette année je n’ai pas pu aller. J’irai l’an prochain, si j’ai une nouvel album.
Par contre, un grand merci pour leur accueil aux gens du Salon du livre de Dieppe (NB) et du Salon du livre de Rimouski (QC) ainsi que la Journée Francophone du 20 novembre à Toronto.
Un grand merci au public de ces Salons, et des événements.
En anglais, la Can*Con 2025, en octobre aussi, a fait du bien. Cette année j’y suis allée en quidam, je n’avais pas de table de vente. Mais ça fait tellement de bien de rencontrer des collègues en science-fiction! L’écriture est un travail solitaire, donc ce frottement entre cerveaux créatifs, plus tous ces moments où on peut rire ensemble avec Marie Bilodeau, me remontent le moral!
Une année productive
Trois livres par Échofictions, et un roman finalisé chez mon éditeur.
Le tout dernier livre de Échofictions réunit cinq histoires tendres du temps des fêtes, qui donnent chaud au coeur. Et on en a tellement besoin! On peut se procurer sur le site de lien universel Books2read : https://books2read.com/5sweet
Une partie de mon travail est aussi de traduire ce livre en français. Cette version paraîtra en 2026.
Café et Chocolat, un livre court avec des croquis et une liste de refuges pour chevaux. À trouver ici.
Le secret de Maragi, traduction en français de Maragi’s Secret (Asimov’s, mai-Juin 2024), disponible sur les plateformes. Si le coeur vous en dit, semez des étoiles sur les sites de lecture, c’est le meilleur moyen de guider de nouvelles personnes vers mes livres!
Laframboise qui fait de l’historique? Si !
Mon prochain roman pour jeune public sortira le 2 février 2026. Pas de la science fiction, mais une fiction historique basée sur un déraillement de train survenu dans ma ville en 1979. On suivra le point de vue d’un jeune élève amateur de monstres japonais.
Ça peut paraître contre-intuitif, mais je suis passionnée du passé et d’histoire, qui m’aide à concevoir des sociétés futuristes originales. J’aimais énormément mes cours d’histoire au secondaire, surtout enseignés par France-Élaine Rochefort, qui savait si bien raconter!
La noirceur nous assiège avec son cortège de violences, mais il faut résister et relever la tête.
En même temps, prenez aussi le temps de vous reposer, de vous reconstruire. À long terme, il faudra se retrousser les manches pour rebâtir nos sociétés, sur d’autres bases que la cupidité.
Je vous souhaite un doux mois de décembre plein de flocons et de lumières.
J’ai, je devrais dire nous, avons perdu un ami et auteur de SF. Ami qui figure dans ce photo-roman des joies de la table de dédicaces réalisé en 2002.
Un gag co-scénarisé avec Jean-Louis Trudel en BD, puis en photo-roman lors d’un vrai Salon du livre de Montréal (avec l’aide de Chris Oliver pour les photos) Notez comme JLT avait remonté sa carte pour qu’on puisse la voir un coup assis!
Jean-Louis Trudel, JLT pour les intimes) était pour moi un mentor, un idéal à atteindre pour le sérieux, la profondeur et l’exactitude de sa fiction. Il étudiait et critiquait des livres de fiction et non-fiction en plus d’enseigner l’histoire des sciences.
JLT était un marcheur infatigable, en bonne santé, et son décès subit à Vilnius nous a choqué-es. Sa page Wikipedia est déjà à jour, snif.
J’aimais bien l’agacer un peu pour son usage de mots allemands dans ses articles mais son travail intellectuel est sans mesure. Dans notre monde, ça PREND des personnes qui consacrent des centaines d’heures à lire des documents, pour les digérer et nous offrir une réflexion éclairante. Lors des discussions en ligne jamais JLT ne disait du mal de quelqu’un ni ne se mettait en colère. Il restait très zen.
JLT est la personne grâce à laquelle je suis entrée dedans le monde de la SF francophone en 1994.
J’avais rencontré Jean-Louis à la défunte librairie Nebula de Montréal lors du lancement d’Angloman (de mes confrères Marc Shainblum et Gabriel Morrisette.) Comme je traînais souvent des dessins de mon univers de SF avec moi, je l’avais pris pour un auteure de BD et lui ai montré une illustration en couleurs qui avait demandé des heures de travail dans le Photoshop de l’époque. Ouf.
(Parenthèse, je n’aimais lire QUE de la SF avec des robots et des fusées, mais hélas les cours de littérature française n’offraient que des histoires du terroir, des écrivains français morts depuis longtemps, ou de rares oeuvres de SF déprimantes comme la pluie ou 1984. Je me suis donc tournée vers la création de BD, plus joyeuse.)
Quelle surprise d’apprendre qu’il exsitait une communauté de science-fiction francophone ! Il s’avéra que Jean-Louis gérait le serveur de la liste SF Franco, auquel je me joignis. Que d’échanges d’idées entre tous ces Francais de France et d’ailleurs, et les québécoi-ses.
Au cours des années je me suis efforcée de combler mon retard, et j’ai écrit, beaucoup écrit et dessiné des histoires. Quand Passions étouffées sous la pierre cendreuse de Jean-Louis Trudel est sorti en 1999 dans Solaris 130, j’ai voulu l’adapter en BD, ce qui a donné, après bien des transformations et un coup de main de Salvador Dallaire, Ruego.
JLT était aussi une moitié de Laurent McAllister avec Yves Meynard (qui a fait les frais d’une de mes BD, La Zone Sci-Fi, que je n’ai pas sous la main). Les deux ont concocté des nouvelles pas piquées des vers et en 2009, le superbe SUPRÉMATIE chez Bragelonne. Une saga de space-op de 672 pages bourrée de concepts brillants que j’ai tant aimée (ma revue de lecture, avec un peu de spoilers sur Goodreads) que j’en ai fait des haikus, et un roman-photo parodique, avec des photos des congrès Boréal à travers les années qui nous fait revoir des ami-es.
Ma pointe de tarte au chocolat est mince. Non, vous n’êtes pas tombés sur une chronique gourmande; je parle de la pointe de tarte du lectorat de SF !
Je suis une auteure de science fiction, genre longtemps décrié par les critiques littéraires, et encore souvent nié par des auteurs « littéraires », même ceux ou celles qui voient un de leurs ouvrages d’ »anticipation » grimper en popularité. À une époque récente, certain-es se livraient à d’incroyables acrobaties verbales pour ne pas prononcer en entrevue ces mots honnis, « science-fiction. »
Je reviens de deux merveilleux salons du livre, celui de Dieppe (NB) et celui de Rimouski (le plus vieux salon du livre du Québec, qui fête son 60e anniversaire). Dans le premier, je signais pour deux romans et mes recueils, à des périodes limitées. J’ai cependant donné des ateliers en milieu scolaire pour encourager les jeunes à lire.
Au Salon du livre de Rimouski, j’avais mon propre kiosque qui offrait une belle sélection de livres variés, facilement accessibles. Là, environ un visiteur sur 20 va naturellement graviter vers ma table avec ses couvertures d’espace et de vaiseaux spatiaux!
Tome 1 de ma série de space-opera, qui a trouvé son public!
Un lecteurice sur 20, semble peu, mais oh quelle joie j’ai eu devoir briller les yeux d’une dame qui avait, deux ans plus tôt, acheté la série complète des voyages du Jules-Verne, et qui en parlait avec enthousiasme à un visiteur qui avait « zoomé » vers ma table en voyant les couvertures bleutées des mes recueils de SF.
Mes 5 recueils de SF
La dame se souvenait très bien de la série et a vite acquis la les cinq livres de La quête de Chaaas. Le lecteur a lui aussi trouvé son bonheur à ma table… et est reparti avec de la lecture! Bien qu’officiellement promu comme pour un public adolescent (le protagoniste est un ado) bien des adultes achètent et trippent sur la construction de monde et la société complexe des Jardiniers.
Un changement qui fait du bien à mon petit coeur de créatrice d’univers! C’est pout des moments comme celui-là que je me dis que ça vaut la peine de me déplacer.
J’ai longtemps enduré de voir mon genre littéraire favori décrié par certains lecteurs comme dans cette BD inspirée par le Salon de Paris 2008). Souvent, ils-elles ne pouvaient expliquer pourquoi ce genre les rebutait. Sans doute un écho de mauvais films… car rare sont les visiteurs de Salon qui pouvaient me citer le titre d’un livre dont le contenu les a dégoûtés de la SF.
Maragi’s Secret vient de sortir en Chine dans le numéro de novembre de Science Fiction World!
La superbe illustration respecte grosso modo le texte de la novella, avec même les albatros bien dessinés et le bord de la ville flottante. (Côté aéronautique, feu mon papa dirait que le ballon n’est pas assez volumineux, mais il ne faut pas trop en demander!)
Pour la graphie du titre, je reconnais la première syllable (ma) mais mon mandarin est loin, loin, loin… j’ai visité quelques villes en Chine en 1992. J’y ai fait de belles rencontres, et gardé une amitié durable. Je reconnais aussi le mot Canada
Jia-na-da
Mon nom en chinois est plutôt long:
Mǐ xiē ěr · lā fú lǎng bù wǎsī
C’est très spécial, parce que ça faisait quelques années que je tentais de soumettre une nouvelle. Et là, c’est SF World qui m’a contactée par le formulaire de contact de mon site pro (michele-laframboise.com). L’univers présenté dans la novella, publiée dans Asimov’s l’an dernier, a tapé dans l’œil de la rédactrice en chef, et la traduction s’est faite rondement après signature du contrat.
Maragi’s Secret a aussi fait quelques vagues, récoltant de bonnes impression par les lecteurs d’Asimov’s. L’un d’eux a même écrit un petit mot gentil, ce qui n’arrive pas si souvent! Je suis contente de découvrir mes fans anglophones.
Pour les francophones, il va sans dire que la novella traduite en français, Le secret de Maragi, sort aussi cet automne chez Échofictions. Le livre papier sera disponible au Salon du livre de Rimouski.
La couverture de Science Fiction World ici (SF plus générique, là):
Trois contrats en deux semaines pour des publications, petites et grandes.
Un roman historique, une novella de SF traduite et une nouvelle policière historique, les trois à paraître en 2026. Je ne compte pas deux autres contrats signés cet été plus tôt pour des textes de SF courts.
D’où la reprise de ce gag, en fin d’été. Ce qui a changé, c’est que tous ces contrats n’arrivent plus sous forme papier…
J’ai toujours aimé jardiner, et raconter des histoires de Jardiniers aussi. Et je me préoccupe depuis toujours de diversité biologique, alors que nos plantes indigènes sont délogées en ville par des plantes exotiques envahissantes.
Une de mes voisines au pouce vert avait aménagé un jardin de plantes indigènes et j’avais un oeil dessus! Elle m’a expliqué que l’organisme Blooming Boulevards l’a guidée pour ce faire. J’hésitais depuis deux ans, mais cette fois en avril je me suis lancée!
Mon jardin de plantes vivaces indigènes. Il a fallu enlever du gazon pour les planter!
J’ai fait connaissance avec l’organisme Blooming Boulevards qui font la promotion de jardins écologiques. Car comme on joue dans les emprises de la ville, il faut demander la permission pour aménager la bordure… Jeanne et Wayne m’ont aidée à tracer un plan, et remplir les formulaires. Or, quand le couple a appris que j’étais dessinatrice et auteure, et qu’en plus mes thèmes tournaient autour des jardins, ils m’ont invitée à tenir une table à leur vente annuelle!
Une ambiance festive
J’ai passé un merveilleux week-end à placoter avec des amateurs-trices de plantes à la vente annuelle de Blooming Boulevard annual le 31 mai dernier. Il faisait frais le 31, et plus chaud le premier juin. J’ai aussi beaucoup appris d’aspects pratiques sur les plantes indigènes, qui aident les abeilles sauvages et les papillons.
Allure du site la veille (gracieuseté de BB). Ma table a été aménagée près des chaises.
Je suis habituée aux salons du livre où le public passe sans jeter un coup d’oeil à ma table. Mais à la vente annuelle de Blooming Boulevards, j’étais une auteure locale en vue, et les visiteurs étaient intrigués.
Ci-dessous, ma table de dédicace près des plantes. Le samedi j’avais moins de place car il y avait bien des étagères, mais à mesure que les plantes partaient, de la place s’est faite!
Ma table le dimanche.
Ma civilisation de super-jardiniers (Maîtresse des vents et Le jardin du général) ont trouvé leurs lecteurs, ainsi que les aventures ornithologique de Lady Byrd et aussi ma police d’escargots ! Des nouveaux lecteurs aimaient aussi la SF, donc bien des livres se sont envolés! En plus, je me donnais la peine de faire de belles dédicaces en couleurs!
Une dédicace de Maîtresse des vents au crayon couleur!
Un événement non-littéraire mais fructueux
Pour un événement non-littéraire et près de chez moi, ce fut très fructueux. Des personnes sont revenues le dimanche pour mes livres. C’est très rare que je vende la moitié de mes livres apportés, et c’est ce qui est arrivé. Mais surtout, j’ai récolté de nouvelles amitiés, ce qui est fort précieux!
De mon côté, j’ai découvert des personnes formidables et un environnement chaleureux. Dédicacer en plein air, ça fait du bien à mon âme d’artiste!
Et parmi les amateurs de jardins, se trouvent des écrivains en herbe aussi, comme Catherine qui fréquente un groupe d’écriture! (Ellle m’a gentiment donné la permission de poster sa photo)
Merci donc à Jeanne et Wayne, et aux sympathiques bénévoles de Blooming Boulevards!