Archives de Tag: Webcomic

Les escargots artistes

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Haïku d'automne en BD par Michèle Laframboise

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Cette semaine, j’ai été inspirée par les Haïkus en BD réalisés par la classe de Salgood Sam (son site d’artiste Dynamic Drawing est une ressource indispensable). Voici donc mon haïku, inspiré d’une course à pied récente..

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 76

les joies de la touche CAPS LOCK!

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La touche CAPS LOCK du clavier remonte aux bonnes vieilles machines à écrire! La première à intégrer les lettres minuscules les capitales d’imprimerie fut la Remington n°2, introduite en 1878. Avant, on ne tapait qu’en majuscules…

Plusieurs militent contre cette touche ou réclament son déplacement vers un autre endroit du clavier, par exemple à côté des touches arrêt défil (Scroll lock) et Imprime écran (Print screen).

Je suis totalement d’accord, car je la tape par erreur très SOUVENT MAUdine! Pour un mot court en majuscules, je tiens la touche SHIFT pressée. Ce qui est beaucoup moins forçant qu’avec les dactylos!

Sur les petits appareils, les téléphone intelligents et ma tablette Google, il suffit de taper deux fois très vite la touche pour obtenir une effet de verrouillage de majuscules.

Sur le clavier, il existe semble-t-il des façons de désactiver cette touche.  On songe régulièrement à la retirer des clavier. Voir aussi un article complet sur les claviers compatibles PC sur Wikipedia. Allez voir le clavier québécois et grognez après l’immense touche Caps Lock….

On a aussi tenté de commercialiser des clavier optimisés, avec des touche alternatives. Voici un clavier Colemak ci-dessous, mais qui n’est ni AZERTY ni QWERTY! Par contre c’est pensé pour taper les lettres les plus courantes. Il y a une grande communauté d’adeptes de ce clavier alternatif.

Le clavier Colemark

Le clavier Colemark

Or, la dépendance par rapport au sentier parcouru se fait sentir: les habitudes cultivées par plus d’un siècle de dactylo nous fait revenir vers des claviers plus familiers…

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 75

.Tous les ennuis d'un rhume d'automne - par Michèle Laframboise

Les grippes et rhumes, l’effroi du travailleur autonome! C’est une des plus minimalistes des BD de la série, étant donné mon état. Et je pense bien avoir attrapé une grippe dont un rhume a par la suite profité!

Suivez les sages conseils de ce  site (Canada), ou de celui-ci (Québec). En attendant que le vaccin contre la grippe saisonnière soit prêt, lavez-vous bien les mains!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 73

..Les degrés de déception professionnelle

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Les déceptions sont inévitables. Aussi bien s’y préparer.

Le premier degré de l’échelle des déceptions professionnelle est classique, impersonnel: une réponse à une demande de bourse.

Le 2e degré de déception est plus intense,  si on soupçonne (à tort ou à raison) de la malhonnêteté dans le choix.

Le 3e degré, c’est quand le projet pour lequel notre soumission est refusée émane de gens ou d’artistes qu’on connaît et qui nous connaissent. Là, ça fait mal!

Le 4e degré, c’est quand vous apprenez par les médias que le super-projet-top-visibilité organisé par des confrères qui ne retournent pas vos appels/courriels ira de l’avant… sans vous. Ici, c’est le mur du silence qui prépare le choc final.

Le 4e degré tel que décrit est arrivé assez tôt dans ma carrière naissante. L’impact a été dévastateur. Le doute est entré dans ma vie d’artiste. Je n’ai jamais retrouvé la même confiance en mon art, mes capacités. Je suis devenue invisible. 

Ça a pris des dizaines d’années et une nouvelle génération d’auteur-e-s pour que j’arrive à me débarrasser de mon complexe de l’imposteur. Dessiner cette BD et me mettre à nu a été très difficile.

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Suggestions our bien gérer votre déception professionnelle:

NE PAS répondre ou réagir avant de laisser passer 24 heures.

NE PAS nommer en public l’organisme, exprimer sa colère en public, partager sur les médias sociaux son statut de victime. Accuser l’organisme de discrimination ajoute de nombreux problèmes : ceux qui se sentent visés nieront de toute façon (sans oublier le potentiel trollique élevé dès qu’on mentionne la chose). Et si le choix était parfaitement innocent, vous nuisez à l’organisme.

A FAIRE : tout défoulement en privé qui fait du bien. Un exercice physique la course, du jardinage, grimper dans les rideaux… permet d’évacuer le trop plein d’énergie. Après, détente: lire un bon roman, chocolat et crème glacée.

ET: travailler sur le prochain projet!

Le seul moyen constructif que j’ai trouvé pour ma plus récente déception cette semaine, c’est de scénariser cette BD. Le lendemain, au lieu de me morfondre, j’ai écrit deux nouvelles de science fiction complètes. L’un a été écrite en 20 minutes et envoyée en soumission dans la demi-heure suivante.

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 68

Les joies de la signature d'un contrat...

Rassurez-vous, mes copies sont plus propres dans la vraie vie. Je viens de signer le contrat pour mon 17e roman, avec une maison du Québec. Sortie en 2016, d’ici là, motus!

Quant aux écueils mentionnés par les serpents, il y en a beaucoup plus. Attention aux cessions de droits et aux conditions désavantageuses pour les auteurs! On peut obtenir un contrat-type auprès de l’UNEQ et (anglais) à la Canadian Writer’s Union offre des ressources. Un site d’agents littéraires donne ici un aperçu des pièges à éviter. Sinon, la SNAC offfre ce petit document pour se dépatouiller.

Un contrat est une affaire sérieuse, chaque clause doit être minutieusement examinée. Chaque contrat diffère selon la maison d’édition. Et n’oublions pas les droits électroniques!  Souvent, les auteurs font affaire avec des avocats spécialisés en propriété intellectuelle (IP en anglais).

Ce gag est un autre hommage au dessinateur André Franquin (1924-1997) créateur de la mouette rieuse, qu’on ne retrouve pas dans ma région, mais en Europe et dans l’est du Canada.

Les fins connaisseurs auront décelé une tentation de détruire ces précieux contrats avec un puissant jet d’eau… mais mon excellent mari n’aurait jamais commis une telle maladresse avec le boyau d’arrosage! (Dans le premier brouillon, il portait un gros pot.) Dans les BD, il porte toujours un gilet de  Marillion, un groupe qu’il aime beaucoup, mais le T-shirt est usé jusqu’aux fils! Et oui, j’aime travailler dans le jardin quand le temps le permet.

Et, au fait, ce contrat?

La réception du contrat signé... dans la ville -lumière!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 64

En mathématique, une hyperbole est une courbe obtenue en coupant un double cône avec un plan (parallèle à l’axe du cône).  Les courbes ne se rencontrent pas.

Dans la vie, une hyperbole est une expression exagérée qu’on utilise pour exprimer notre désarroi, fatigue, impatience…  (« figure de style qui consiste à créer une exagération et permet d’exprimer un sentiment extrême, de manière à frapper les esprits » selon le Wiki).

Quand nos paroles dépassent notre pensée...  Art et textes par Michèle Laframboise
Remerciements à Pascal Colpron (« répéter mille fois… ») et plein de copains et copines qui ont répondu à mon appel à l’aide en ligne pour trouver des expressions exagérées!

Sandra et Émilie vont lancer le numéro 4 de la revue Planches le 6 juillet prochain.

En effet, Ozamu Tezuka a dessiné plus de 170 000 pages de BD! De quoi nous rendre jaloux, ou nous inspirer à poursuivre notre passion…

Et oui, la grosse vague tire son inspiration d’une célèbre estampe japonaise!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 60

Quand passe l'efface... surles héroines de Marvel!  texte, dessins et indignation de Michèle Laframboise

Vous êtes une héroine, compétente, pleine de caractère, cool: Disney vous efface!

J’ai vu Age of Ultron, le dernier film Avenger avec amusement, et applaudi les scènes avec Black Widow (jouée par Scarlet Johansson). Quel plaisir de voir BW sauter du Quinjet et récupérer le bouclier « oublié » par Iron Man, avec de superbes effets.

Puis j’ai lu ceci et cela: on a effacé  Black Widow de sa superbe scène en moto dans les produits dérivés! Non seulement efface: remplacée par Capitaine America aux guidons du rutilant véhicule.

Réponse d’un relationniste de Disney (traduction approx. par la savante folle): « On a un public féminin déjà conquis avec les princesses. L’acquisition de Marvel visait à augmenter notre public masculin. » Hasbro et Mattel : silence gêné.

J’ai grandi avec Disney et ses princesses qui peu à peu acquièrent de l’autonomie, mais cette dichotomie des publics vises (filles-garçons) par les jouets/figurines de Disney révèle l’influence des actionnaires à courte vue. C’est le sexisme qu’on est tellement habitué-es de voir qu’on le voit plus… Mais, là, plein des gars le voient aussi, et sont agacés par cette absence et le message que ça envoie aux jeunes. Ils sont illustrés ci-haut par ma gang des copains geeks des Otaku Ladies, incluant mon mari.

Un tweet (en fait trois que j’ai recollés)  l’a bien résumé (hashtag=#wheresNatasha )

« What really burns me re: erasing female superheroes, whether Gamora or Widow or Scarlet Witch, etc:
1) it tells girls they’re not worthy  and
2) it tells boys that girls are to be ignored & erased. B/c seriously, like there aren’t little boys out there who love Black Widow? « 

 L’effacement ne date pas d’hier

Les régimes totalitaires effacaient des portraits officiels les images des politician-nes tombés en disgrâce. Quant aux textes, vous connaissez le dicton « Les livres d’histoire sont écrits par les vainqueurs »… La femme de Mao avait subi ce traitement. Mais ce ne sont pas que les vilains communisss qui s’y sont livrés.

Dans une photo en 1939 de Lyon Mackenzie King avec la Reine Elizabeth Bowes-Lyon (la mère d’Élisabeth II), on  a effacé le roi Georges VI parce que l’impact du PM en campagne aurait été moins fort avec un autre mâle alpha sur la photo!

L’effacement des superhéroïnes de Marvel…

Les habitudes acquises persistent, même en moi. J’ai grandi dans les années 1970 avec des BD et des romans écrits à disons 99% par une seule sorte de personne originaire d’un ou deux pays (France et USA; au Québec, ça commençait…) 

L' »humain par défaut » est l’homme.  Un auteur qui met en scène un gars dans son roman ou sa BD touche à l’universel. S’il met en scène une femme, on débarque de l’universel vers le particulier. (Les écrivains qui font preuve d’empathie sont très bons. Je vous mets au défi de lire du Wally Lamb pis de pas pleurer!) 

Et si c’est en plus une auteure qui met en scène une femme/ fille/ vieillarde/ maman ourse (tiens, ça me rappelle ce comic de Predator! écrit et dessiné par deux gars), etc… alors là on oublie l’universel pour tomber dans les « histoires de filles » sans intérêt!

Enfin, pour nous consoler, voici ce qu’une artiste a créé avec les princesses Disney!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 58

Nous sommes tous un peu snobs!  Texte et dessins par Michèle Laframboise

Le snobisme se répand comme une grippe à laquelle il est difficile d’échapper!

La plupart des collègues « vedettes » sont gentils et pas snobs pour deux sous (sauf des exceptions). Les plus connus, on les voit moins car ils et elles sont à la course! Un festival, un album, un contrat  n’attend pas l’autre. Et ce, sans oublier les amoureux du détail, comme Djief, l’auteur de Broadway, une superbe série d’ambiance, pleine de petits détails architecturaux bouffe-temps!

C’est aussi un rappel que le contact avec le public, malgré des anecdotes cocasses, reste notre soutien moral.

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 51

Le grand décompte des Grandeurs et misères de la table de dédicace! par Michèle Laframboise, écrivaine et auteure de BD de l'Ontario

Le grrrrrrand décompte des 12 phrase les plus stu... surréalistes que les auteurs entendent lors d'événements littéraires. Pas toujours drôle et aux antipodes du prix Nobel qui vient d'être décerné en littérature, mais ça fait du bien d'en rire!

Pour fêter un an de publications des Grandeurs et misères de la table de dédicaces, voici le grrrrrrand décompte des 12 phrases les plus stu… surréalistes que les auteurs entendent lors d’événements littéraires. Pas toujours drôle et situées aux antipodes du prix Nobel qui vient d’être décerné en littérature, mais ça fait du bien d’en rire!

Une première publication de ce gag a fait la couverture du fanzine MensuHell no 49. Quelques questions ont rapport avec la BD, mais les écrivain(e)s s’y retrouveront facilement.  D’autres questions spécifiques pour mes collègues de la plume et du clavier se retrouvent dans les autres gags. Sentez-vous libres d’en suggérer des inédits!

On y reconnaîtra des personnages des auteurs mentionnés. Oui c’est bien notre Céline nationale au numéro 4, et je peux garantir que son mari ne dira jamais la numéro un (parce qu’il sait ce qu’il veut).  Et on notera que les films des Wachowski m’ont beaucoup touchée…

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 42

Confrère enthousiaste

Ce voisinage de tables de dédicace s’est vraiment déroulé tel que dessiné (sauf la dernière case). Le monsieur a répété son boniment avec tellement de persévérance que je l’ai rédigé de mémoire le soir suivant! Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 41

Les bébittes nous tiennent compagnie dans les événements estivaux!  Un gag par Michèle Laframboise

Un spécial estival… En souvenir de certains événements où j’ai eu plus de bibittes à ma table que de lecteurs!

À noter que le mots bibitte compte 4 variances orthographiques: bébite, bébitte, bibitte, bibite. Le petit Robert indique bibitte, le Larousse accepte pour sa part bibitte ou bibite. J’avais toujours écrit bébitte…

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 39

Quand un fan pacifiste et un qui ne l'est pas s'affrontent près de la table de dédicace,  ça fait des étincelles!

Cette fois-ci, je pensais dessiner une nouveauté pour saluer l’arrivée du temps chaud… mais la situation des civils en Irak face à des hordes d’insurgés obscurantistes ne laisse personne indifférent. Alors, voici ce spécial géopolitique, pour se rappeler que l’histoire rebondit tristement.  Lire la suite