Archives de Tag: Science-fiction

Les derniers finalistes des Auroras francophones?

Selon le blog de Jean-Louis Trudel, les catégories francophones des prix Aurora sont appelées à disparaitre, pour être liés aux prix Boréal. Selon lui, une réforme d’envergure s’annonce, qui pourrait entraîner une fusion, un jumelage ou une association de ces catégories francophones et des Prix Boréal.
Cette année, c’est peut-être la dernière occasion de voter pour les catégories francophones professionnelles des Prix Aurora.
Ceux qui ne sont pas sur place au congrès Keycon à Winnipeg peuvent néanmoins encore voter en-ligne jusqu’à midi (heure manitobaine) le samedi 22 mai.

Dans la catégorie du meilleur roman en français, les finalistes sont :

Le protocole Reston, Mathieu Fortin (Coups de tête)
La Quête de Chaaas (3. L’axe de Koudriss), Michèle Laframboise (Médiaspaul)
Suprématie, Laurent McAllister (Bragelonne)
Un tour en Arkadie, Francine Pelletier (Alire)
Filles de lune (3. Le talisman de Maxandre), Élisabeth Tremblay (De Mortagne)

Dans la catégorie de la meilleure nouvelle en français, les finalistes sont :

« Ors blancs », Alain Bergeron (Solaris 171)
« De l’amour dans l’air », Claude Bolduc (Solaris 172)
« La vie des douze Jésus », Luc Dagenais (Solaris 172)
« Billet de faveur », Michèle Laframboise (Galaxies 41)
« Grains de silice », Mario Tessier (Solaris 170)
« La mort aux dés », Élisabeth Vonarburg (Solaris 171)

Dans la catégorie du meilleur autre travail en français, les finalistes sont :

Critiques : Jérôme-Olivier Allard (Solaris 169-172)
Revue : Solaris, Joël Champetier, éditeur (P.b.i.q.)
Manga : Le jardin du général, Michèle Laframboise (Montréal, Fichtre)
Article : « Rien à voir avec la fantasy », Thibaud Sallé (Solaris 169)
Chronique : « Les Carnets du Futurible », Mario Tessier (Solaris 169-171)

Donc, dernière chance pour mes fans fidèles!

Souvenirs du Congrès Boréal 2010

Je mets quelques photos du congrès Boréal qui s’est tenu au CEGEP de Ste-Foy.

Ambiance du congrès Boréal lors de mon arrivée

Ambiance de la salle de dégagement (quel nom!) On reconnait plein de monde…

Ce fut une belle occasion de rencontrer les invités d’honneur:

Couverture du recueil

Ted Chiang, un jeune auteur américain sympathique, bourré de talent, chargé de prix littéraires (Prix Nebula, Prix Hugo, Prix Theodore Sturgeon, Prix Bob-Morane ). J’ai acheté La Tour de Babylone , un recueil de nouvelles traduites.

Ted Chiang discute avec des fans

Ted Chiang discute avec des amateures

Sylvie Lainé, une autre auteure qui a publié des nouvelles, un genre qu’elle maitrise bien et qui permet la réflexion sur les rapports humains et nos grands et petits mensonges.  Elle fut lauréate du Prix Septième Continent, Prix Rosny-Aîné, Prix du Lundi de la Nouvelle, Grand Prix de la SF française, Grand Prix de l’Imaginaire. Ses recueils de nouvelles: Le Miroir aux éperluettes (2007), Espaces insécables (2008)

Deux Sylvies

Deux Sylvies pour le prix d’une! Sylvie Lainé et Sylvie Bérard (à droite) , Les deux font du bon travail en SF.

Enfin, Laurent McAllister (nom de plume du duo Yves Meynard et Jean-Louis Trudel) qui ont écrit ensemble Les Leçons de la cruauté, Suprématie, L’Enfant des mondes assoupis, Les Marées à venir (2009), se méritant  le Grand Prix de la SFFQ, Prix Aurora, Prix Boréal, Prix Solaris.

NEWSFLASH: Leur roman Suprématie a ausi remporté le prix Boréal du meilleur roman!

Conversation avec Laurent Mc Allister

Alain Ducharme (et ses nouvelles publiées en ont), Jo Walton (une bonne écrivaine anglophone originaire de South Wales, UK), et Laurent Mc Allister (l’écrivain à deux têtes)

Malgré cette avalanche de prix prestigieux, ces auteurs, qui écrivent tous depuis bien plus longtemps que la savante folle, peuvent à peine gagner leur croute par leur écriture. Tous ont conservé un travail de jour. La désaffection du public envers la nouvelle a fait l’objet de plusieurs panels.

Quelques bons moments:

L'amphithéatre bien rempli lors de l'ouverture du congrès

L’amphithéâtre bien occupé pour l’ouverture du congrès, vendredi soir.  On voit Ted Chiang au premier rang (gilet bleu) à côté de Sylvie Lainé.

J’ai rencontré dans la chair un ami de Goodreads, Richard!

Mon ami Goodreads

Ils sont parmi nous, arrrrrrrrrrrgh!

Vampires cutes!

(Ariane Gélinas et Frédéric « vampire cute  » Durand). Scène au restaurant chez Victor, samedi midi.

Diner chez Victor

Au même repas, autre table : CIC (Caroline-Isabelle Caron) à gauche, Ted Chiang derrière elle. A droite, on aperçoit deux illustre bénévoles ou amateurs, puis Jo Walton, en bleu pâle. Derrière elle, tournée, Alison Sinclair, une autre auteure. Et grâce au miroir, on voit la photographe avec son flash!

Diner, samedi soir, Thibaud Sallé

Même table : Thibaud Sallé (de dos), sa douce moitié Marcelle en blanc; derrière elle,  Alain Ducharme.

Table, samedi midi

Francine Tremblay à gauche (elle a une nouvelle dans le Virages 52), Marion Delorme à droite, avec des courageux bénévoles et amateurs. On  aperçoit une moitié de Mc Allister au bout de la table.

La savante folle avec son prix Solaris

La savante folle avec son Prix Solaris dans les mains, samedi PM au petit Amphi. Elle regarde vers Joel Champetier qui vient de remettre le prix.

Savante folle, Sylvie et Annie

Fête de samedi soir. La savante folle à gauche, Sylvie Lainé déguisée, et Anne. Les deux ont gagné les prix pour leur costumes.

Live long and prosper!

Un fan aussi Trekkie que moi. (Je viens de comprendre pourquoi elle signe Lilitrek!)

Costume disco Star Wars - prise 2 Joel dans son costume Star Wars

Joel Champetier, directeur littéraire de Solaris, en costume « disco » StarWars lors du party de samedi soir. Deux photos qui nous emplissent d’une douce nostalgie… enfin, moi, si!

Dimanche le 16 mai

Marc à son chevalet

Marc « mafioso » Pageau à son chevalet. Son modèle est juste derrière.

Marc Pageau et Michele

Marc Pageau et la savante folle

Table ronde sur la nouvelle animée par JLT

Jean-Louis Trudel anime une table ronde sur la nouvelle de SF.  De gauche à droite: Luc Dagenais, Sylvie Lainé, Alain Bergeron, Laurent McAllister (Yves Meynard et Jean-Louis Trudel)



Autres photos à venir!

Le prix Solaris 2010 gagné par la savante folle!

Ca fait du bien d’annoncer une bonne nouvelle de temps en temps.

 » Le Prix SOLARIS 2010 a été attribué à Michèle Laframboise pour sa nouvelle de science-fiction intitulée « Monarque des glaces ».


En septembre 2009, un webzine britannique avait invité des auteur-e-s à soumettre des flash-fictions, illustrant le futur dans cent ans dans un esprit de SF « mundane » selon la définition de l’auteur Geoff Ryman. Mundane veut dire pour moi, le plus terre-à-terre possible.

La prospective est un outil de réflexion essentiel pour les auteurs et amateurs de science-fiction. J’ai tout de suite puisé dans ma formation de géographe et noté des idées sur un futur écologiquement triste, desquelles j’ai tiré un embryon de texte. Hélas, j’ai vite dépassé la limite (très courte) de mots. J’ai laissé le texte en jachère et j’ai travaillé sur autre chose.

Un ou deux mois plus tard, j’ai repris le texte, et trouvé un point de vue spécial par un narrateur particulier. Puis j’ai laissé reposer.

Quand la tombée du concours pour le Prix Solaris approchait, j’ai retravaillé le texte, affiné le personnage et son environnement, ajusté le ton dominant de l’histoire… et de la fin. Le texte avait gagné en maturité et, comme un enfant dont on est fier,  je l’ai laissé partir.

J’ai reçu la bonne nouvelle la semaine dernière. Ca me remplit de fierté toute maternelle!  La récompense, généreuse, inclut la publication du texte dans le prochain numéro de la revue Solaris.

On trouve le communiqué officiel ici .

Petit reportage

TFO a récemment fait un reportage sur l’exposition textes, légendes et enluminures à laquelle j’ai participé.  J’y ai réalisé un dessin dans lequel se cache un poème, les amoureux absents.

Si jamais vous n’avez pas vu le reportage voici le lien direct . Vous n’avez qu’à appuyer sur « play » pour visionner. Mon entrevue dure deux minutes sur les 5 du reportage.

Les amoureux absents

Les deux ont disparu

sans laisser de traces

Vers quels horizons?

Les branches seules le savent

Qui étaient-ils?

qui étaient elles?

nul ne le sait

l’arbre pleure leur absence

Photos du SILQ et FBDFQ

La suite des photos.

Val, Joel et Jean-Louis au kiosque Alire

Joel Champetier, Alain Bergeron, Jean Pettigrew (dans un ordre quelconque)

Frank Adeline et à l’avant-plan un héros sympathique que j’ai croisé au Montréal Comicon, qui offre des comics sur signets! Rappelle-moi ton nom…

Au commensal, rencontre d’auteurs de Québec-SF. On prépare le congrès Boréal 2010, à Québec!

Ambiance générale

J’ai retrouvé Alain Bergeron, mon scénariste pour le Huitième Registre, en bon état!

Chaude discussion, Ben, Joel, Alain en avant-plan.

Joël, Jean-Louis et Lily

Dédicaces au SILQ

Voici mon horaire de dédicaces au SILQ, à la fois comme écrivaines et bédéiste.  Le 23e FBDFQ s’y tient, en même temps, et j’y ferai des animations et du dessin en direct (en fait, ca va être un atelier de truc et astuces).

Venez prendre un café avec moi mercredi soir à 18h45!  (stand 347, scène)

PROLOGUE:

L’axe de Koudriss (La quête de Chaaas, tome 3)  Médiaspaul, 208 p.

RECF:

La plume japonaise, Vermillon, 56 p. Lancement de ce manga bourré d’action et d’humour

Horaire

MERCREDI

7 avril


RECF 10h-11h  (pas sur, mon avion arrive à 10h35!!!)

ESPACE FANZINE:  12h à 13h

PROLOGUE 13h à 15h

RECF 16h-17h

CAFÉ rencontre: 18h45 , café gratuit!!

Souper entre auteurs, 21 h

Restaurant BLU Bar & Grill (854, rue St-Jean)

JEUDI

8 avril

PROLOGUE 10h à 12h

Dessin en direct  à 12h30

RECF  14h-15h

ESPACE FANZINE:  15h à 16h

RECF  18h-19h

VENDREDI

9 avril

RECF 10h-11h

Dessin en direct à 11h30-12h00

PROLOGUE 13h à 14h30

RECF 15h-16h

PROLOGUE 19h à 20h30

SAMEDI

10 avril

RECF 10h-11h

PROLOGUE 13h à 15h

RECF 16h-17h

DIMANCHE

11 avril

RECF 10-11 h

PROLOGUE 11h à 12h

L’espace fanzine est dans l’espace du 23e FBDFQ , kiosque 347


Fin de marathon…

Cette année, le mois de janvier et le début de février ont été occupés par la préparation, de ma bande dessinée , La plume japonaise, qui sort chez Vermillon. Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’un clin d’oeil aux mangas qui s’est par la suite transformé en histoire d’amour. Il m’a fallu redressiner des pages entières, corriger, modifier des détails… Mais le tout est maintenant imprimé et fin prêt pour le Salon de Québec!

Je tiens à souligner la superbe mise en couleurs de la couverture et le montage de l’intérieur de l’album, rehaussé en tons de gris par mon confrère Christ Oliver.  Sans lui, et sans la confiance de l’éditrice, Monique Bertoli, ce projet n’aurait jamais abouti.

***

J’approche la fin du parcours pour la prochaine intrigue de Chaaas.

C’est comme la fin d’un long marathon, les derniers kilomètres sont les plus difficiles!

Dans chacune des histoires de la série, je dose l’humour, l’action, un environnement exotique original, la recherche scientifique, plus… une situation sociale qui s’exprime à travers des personnages.

Sans trop en révéler, disons que le prochain livre abordera l’amitié, la confiance et le bris de confiance, et le coût d’un rêve…

Lectures en parallèle

Un écrivain écrit, mais il lui faut aussi se « nourrir ».  Alors je lis. Beaucoup.
Comme je lis vite, pour rester plus longtemps avec les fragments d’univers qui naissent de ces pages, je lis en parallèle une douzaine de livres.

J’en commence un, puis au milieu j’en ouvre un autre, il y a celui que j’emporte en déplacemement, la brique que je laisse près du lit…

Donc voici mes livres du moment :

(1)

Tout le monde vous aime, monsieur Salim! Jean-Louis Grosmaire, 112 sur 150 p.

Le jeune Hassan, qui a trempé dans un trafic de drogue, doit pour se racheter tenir compagnie à un vieillard amer, monsieur Salim, qui, se remémore son pays natal, le Maroc. Salim fut un enfant trouvé, adopté par un couple d’Européens, ramené à Paris, où il a vécu et ravaillé, avant d’être, comme tant d’autres, parqué dans ces résidences de personnes âgées. Peu à peu, les deux s’apprivoisent.  Monsieur Salim découvre que même à son âge, il peut apporter aux autres. Hassan prend conscience de l’importance des liens familiaux et renoue avec ses parents, eux aussi originaires du Maroc.

« J’ai été adopté bébé, et pépé, voilà que je suis à nouveau adopté! »

J’ai interrompu la lecture non parce que le livre était ennuyeux, mais parce que les descriptions des villes et des habitants au rythme de vie lent y sont magnifiques. Ce n’est pas un livre pour écrit pour en tourner les pages à toute vitesse, mais pour goûter et savourer longuement. Il faut prendre le temps de lire ce parcours de la mémoire, ce livre vivant.

JLG a longtemps séjourné dans ces pays, et il en a distillé la grâce dans ce livre. Il a voulu partager son émerveillement avec nous, et parfois, les conversations entre Hassan et Salim servent à démontrer un point, comme le traitement des vieux en Europe par rapport dans ces pays de l’Afrique du nord, et à s’envoler verbalement vers les villes du Maroc.

En conséquence, et ‘est le seul défaut du roman, ces échanges sonnent  moins naturel (et je l’ai dit à l’auteur). Certaines informations arrivent aussi très très tard dans le roman, comme la description physique de Salim par Hassan, et ce que Hassan a fait apès sa retraite qui auraient pu nous être donné plus tôt.

Mais le voyage en vaut la peine! La page 75 est un des bijoux descriptifs.

« Un dattier offre son panache en floraison verte au milieu de la vallée brûlée. Les palmes jouent ombres et lumières sur loasis. Le vent torsade es colonnes de sables, les engloutit, les élève dans le ciel rougeâtre. Le vent grenaille le visage, fouette les épineux, assèche les flancs montagneux, brûle les villages de pierre.  »

(2)

Polynésia, les mystères du temps, Jean-Pierre Bonnefoy, 729 pages sur 770 pages (incluant trois lexiques). Livre reçu lors du dernier salon de Toronto. Publié une première fois sous le titre L’odyssée d’un rêve.

L’auteur réside en Polynésie, à bord de son voilier Toa Marana. Pourquoi je le dis… parce que le livre réunit trois époques (1000 ans BC, notre époque, et le LIe siècle!) Le personnage de notre époque qui narre au je est un monsieur habitant les iles et voguant à bord de son voilier le Toa Marana (guerrier de la Lune).

On suit aussi la migration pleine de dangers d’un groupe conduit par le chef Ta’aroa, à bord de la pirogue Ta Marana (si,si!). Et on suit l’enquête d’un homme du futur vivant dans un essaim de vaisseau-lumière qui abrite l’humanité, Angkor (comme L’AngKor Vat, ce temple) un agent aux capacité intellectuelles hors du commun, (un Johnny Mnemonic sans les implants) qui cherche des informations sur la Polynésie et les modes de transports. Et qui ressemble aussi physiquement à l’auteur… que j’ai rencontré en personne l’an dernier. (Pas nécessairement un défaut pour un premier roman.)

La partie SF est beaucoup plus laborieuse, l’auteur décrit des environnements futuristes que des lecteurs aguerris auront lu au moins 100 fois. Les moyens de transport entre vaisseaux sont instantanés, abolissant les années-lumière. En voulant nous communiquer sa vision, de longues digressions philosophiques sur le rêves alourdissent le roman.

Ce qui relie les époques? Le rêve, et c’est la faiblesse qui transforme ce roman de SF en science-fantasy. Le monsieur du voilier s’endort et pouf! il se retrouve sur l’ancien Toa Marana (qui veut dire guerrier de la lune). Le monsieur du futur, plus tard,  s’endort et pouf! Il s’y retrouve aussi, tout comme une amie. Et vers la fin, les iA du nouveau vaisseau vont reproduire un milieu marin semblable pour permettre à Angkor (qui a subi une confusion, il se prend pour Taaroa!) de refaire lui aussi un voyage en grande pirogue… La, c’était juste un peu trop pour moi.

C’est la partie « ancienne » qui m’a le plus emballlée. Les qualités de l’écriture ressortent ici: d’époustouflantes descriptions du milieu des atolls, de la navigation, des levers de soleil sur la mer, des vagues… des îles, avec beaucoup de vocabulaire Mao’hi. Moana: l’océan… Ca n’a l’air de rien, mais il y a dans ces pages au moins quarante descrptions de bateau qui fend les vagues, de l’eau qui clapote dans les atolls (les Motu)… et aucune de ces descriptions ne se répète!

La poésie du langage et  l’amour manifeste de l’auteur pour ce milieu et ce fier peuple polynésien, le portrait anthropologique des habitants des iles, tout cela vaut le détour. J’ai relu (si,si!) toute la partie « ancienne » de l’odyssée de Ta’aroa et de sa grande pirogue pleine de personnages attachants.

Mais l’histoire matinée de rêve et d’utopie, et certains éléments m’ont paru factices, trop appuyés: la compagne du monsieur en voilier (l’auteur!) s’appelle Alpha. Pas Georgette ou Stella. Et les noms des personnages du LIe siècle, aie-aie-aie! AngKor passe bien, mais pas PlovDiv, Didja, LeEr…

La parcelle LIe siècle prend néanmoins de l’intérêt, comme à la page 450, quand deux gars surveillés par les autorités se passent un message codé par une ruse digne des Mentats de Dune, de Herbert.

L’auteur est scientifique, spécialiste en interprétation d’images et intelligence artificielle (qui tiennent une place importante dans l’histoire.) C’est un effort qui mérite d’être souligné, et comme j’ai recu ce livre gratuitement, je vais m’arranger pour verser à cet anthopologue passionné son droit d’auteur lors d’un prochain Salon…

(3)

Le quart de millimètre,
de Zviane, 320 sur 338 pages. (Bon autant dire que je l’ai fini!)

Une BD réalisée rapidement, par planches autobiographiques, d’une musicienne, compositrice et dessinatrice qui cherche sa vocation. Et qui a trouvé dans la BD un succès d’estime grandissant. Je suis une fan.

Et si vous ne connaissez rien aux harmonies et contre point, pas de problème: Zviae explique en images des concepts abtrus. La seule BD avec partition musicales incluses!

(4)

THE HOLY BIBLE page 384 sur 2200 p. Par un collectif d’auteurs anonymes.

Quel grandiose ouvrage de fantasy! Du souffle! De l’action! Passion! Fruit défendu! Jalousie! Stupre ! Sodome! Gomorrhe! Promesses de politiciens! Promesse de Messie! Massacres sur commande !

Me voici chez Samuel, après être passée chez Abraham, Joseph, Moise et Josué sans oublier la Genèse. (Pour un traité de génocide appliqué, voir Josué.) Samuel, élevé par le grand prêtre Éli, doit trouver un roi parce que le peuple en demande un. Affaire à suivre… Ciel, que va-t-il se passer?

Je lis une version en anglais, annotée, avec plein de cartes et de schémas, car c’est une version pour étudiants avancés ou séminaristes. En tout cas, si je trouve une Arche d’Alliance dans une vente de garage, je sais à quoi cela ressemble!

Je la relis d’un bord à l’autre, pour me plonger dans l’esprit d’un personnage de mon prochain roman adulte.  Je reviendrai plus tard avec une critique, que j’espère constructive pour ce collectif d’auteurs.

(5)

L’Eldnade, tome 1, Ardahel le Santerrian de Luc St-Hilaire. 280 pages et plein de cartes à la fin.

Parce que la fantasy « conte de fée » c’est pas  mon truc, mais quand c’est un confrère sympathique… Comme le départ de l’histoire ne m’emballait pas, j’ai résolu la méthode 1p-1p pour passer au travers.  Une chose à ne jamais faire: présenter 17 personnages d’un compagnie en un (long) paragraphe, surtout quand chacun individuellement ne revient que beaucoup plus loin dans le récit…

L’histoire est une quête typique, le jeune Ardahel est l’élu, un peu orgueilleux mais que l’aventure et des rencontres vont mouler et former. On fait beaucoup de présentation de personnages tous beaux et nobles et fins au début. Ca décolle à peu près à la moitié du livre et l’intrigue, rendue en page 250, devient assez prenante. De belles inventions, une ou deux ruses subtiles du héros méritent un coup de chapeau.

Une grande qualité: la description attentionnée des paysages et des habitants des contrées étranges que la compagnie traverse. L’auteur se donne la peine de faire des comparaisons très imagées pour qu’on se figure l’aspect du paysage.

Un bon back-story à la Tolkien, avec des Races grandes, moyennes et petites, plus ou moins anciennes, plus ou moins puissantes.

(6)

Legacies , Alison Sinclair, page 120 sur 450

Une agréable rencontre lors du congres Anticipation. J’ai pris un excellent repas d’adieu au resto la Popessa avec Mario, Claude Pelletier et Alison Sinclair, une auteure de SF venue de Victoria, demeurant à Montréal. Je lui ai acheté son space-opéra, et j’ai découvert une nouvelle voix.

(6) prime

Suprématie, par Laurent McAllister. page 2 sur 660 pages

Ca bouge dans cette Galaxie!

(7)

Mais que lit Stephen Harper? par Yann Martel.  p. 145 sur 258

Un court aperçu par Martel de livres qui sont tous intéressants, porteur d’une facette de l’humanité. Je ne les lirai jamais tous, mais la sensibilité de Martel affleure en surface, et son appréciation du métier d’écrivain (et sa dépréciation dans notre société).

L’élément déclencheur? Un moment d’appréciation des artistes pour les 50 ans du CAC, dans la chambre des Communes. Le PM (qui aime tant les artistes!)  y assistait, sans montrer le moindre intérêt. Il était ailleurs dans sa tête… Yann Martel a décidé de lui envoyer deux livres par mois, pour lui prouver que les écrivains, les conteurs d’histoires apportent des moments de quiétude dans notre vie mouvementées.

Grosso modo j’en avais lu deux sur la gang, et bien d’autres.

(8)

Maelstrom, de Peter Watts, chapitre deux sur une vingtaine (sur internet).

Je connaissais Watts par ses nouvelles en francais. Le 8 décembre dernier, l’auteur de SF  fait arrêter par le Homeland security, puis malmené (pour faire un euphémisme poli) par ces agents qui cherchent avant tout des terroristes ) peu avant la frontière alors qu’il retournait au Canada.  Son blog ici. Je suis allée voir son site et contribué à sa défense légale. Et j’ai jeté un coup d’oeil sur son roman, Maelstrom. Mon oeil est resté collé.

Watts a écrit une trilogie: Starfish, Maelstrom, Behemoth.

Maelstrom, c’est un choc comme quand j’ai découvert pour la première fois Elisabeth Bear. Ayoye! Pardon, pardon, pardon, je l’ai pas trouvé plus tôt!

Ja-lou-se, je suis!

Une écriture accroche-coeur, riche, qui sert le propos, quinze idées-images nouvelles par paragraphe (au moins). Un univers cruel, mais aux personnages attachants. Une fin du monde non pas annoncée, mais enclenchée par ceux qui essaient de le sauver. Des déplacement de population, des humains modifiés pour vivre en profondeur sous marine, des biotes, des robot, des catastrophes…

Je prend mon temps parce que je veux déguster ce livre, et ses autres romans.

Watts possède une formation en biologie marine, et cela parait.  Son motto: « In love with the moment. Scared shitless of the future ».  Bref, un pessimiste qui aime les chats…

(9)

The Algal Bowl, par David W. Schindler et John R Vallentine, p. 42 aur 334.

Pour suivre notre spécialiste en bio marine, voici un peu de bio lacustre, spécialité de feu mon oncle Robert Lagueux, limnologue.

L’intrigue repose sur le « bol d’algues » qui envahit nos lacs, un meurtre silencieux, dont seules les éclosions d’algues, les cyanobactéries, nous avertissent! Les auteurs nous expliquent, les facteur de l’euthrophisation des lacs, dont le facteur humain.

C’est un livres très académique et très pointu, dans mon domaine d’études. Avec des cartes, des données, des mesures, des statistiques.  L’étude de cas de deux lacs de Madison (Monona et Mendota) illustre l’impact du défrichages et de la culture avec engrais sur la faune et la flore du lac. L’étude de l’évolution du lac Winnipeg, qui recrache des mousses toxiques de cyanbactérie sur ses rives…

Résumé de l’intrigue: on relache de la chnoute, beaucoup de chnoute (matière fécale, engrais azoté, donc matière organique) dans un lac. La chnoute, pour se décomposer, absorbe l’oxygène dissous dans l’eau. Que les poissons, eux, n’ont plus à leur disposition, donc ils meurent, couic. D’autres organismes prennent leur place et modifient les écosystèmes aquatiques.

Et c’est publié par les presses de l’université de Calgary. Des Albertains écologistes sérieux, ca existe!

(10)

Cultural Anthropology , a problem-based approach , Richard H Robbins, p. 191 sur 250. (deuxième édition, 1997)

Un livre de classe sur les questions de transmission d’habitudes culturelles. Une approche originale, en comparant notre société urbanisée avec des peuplades aux traditions différentes, et beaucoup d’histoire!

J’ai été éclairée par le chapitre sur les religions, résumé par la question: « Why do people believe different things, and why are they so that their view of the world is correct and other views are wrong?  » (p.63)

La construction culturelle de la réalité., ou comment on prend des habitudes mentales, et qu’on reste avec notre clan confortable. Le cours qui résume le livre ici

11)

Petit cours d’autodéfense intellectuelle, par Normand Baillargeon. 338 sur 338 pages.

Nous n’avons que peu de pouvoir, comme individu. Et le peu d’information qu’on recoit nous vient des autorité religieurses et des médias bien concentrés dans les mains de grandes fortunes… et de politiciens intéressés.

Le petit Cours… est un bijou qui prend un par un les barreaux de la prison mentale qu’on se construit et les scie proprement. Croyances irrationnelles, concentration des médias, propagande, statistiques bricolées pour faire peur, tous les outils pour affiner le jugement critique y figurent. En prime; le kit de détection de poutine de Carl Sagan!

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Voila, je crois que je les ai tous.

J’ai encore deux romans de Alire à lire (Francine Pelletier, Héloise coté (enfin de la fantasy sans magie!) et un Karl Schoeder.

Et quatre romans jeunesse en cours de  ponte…

Les jeunes lisent, oui, mais…

J’arrive du salon de Toronto.

Comme au Salon de Montréal, j’ai observé le flot d’écoliers et d’adolescents défiler devant ma table sans un regard pour mes romans. Même le sceau métallisé « Finaliste des GG » (finaliste aux prix littéraires du gouverneur général) apposé sur les Vents de Tammerlan ne suscite chez eux qu’indifférence. Ceux à qui j’adresse la parole vont regarder poliment la couverture, parfois le 4e de couverture, puis s’en aller acheter le dernier succès d’India Desjardins ou de Bryan Perro. Les exposants font d’ailleurs le gros de leurs ventes le jeudi et le vendredi, jour de visite des écoles.

J’ai écrit dans un autre billet qu’il faut comprendre les goûts des jeunes. Ils recherchent une histoire proche d’eux, de leur réalité. Parfois tellement proche que  l’écriture est « dumbed down« , le vocabulaire pauvre, hypersimplifié, calqué sur le texto des tchats… Et cela, je ne peux ni ne veux le faire. Lire la suite

Mange ton assiette…

La savante folle mange son assiette

Entendu aujourd’hui à la radio: la designer Diane Bisson expose à la galerie Commissaire son projet d’assiettes comestibles.

(Extrait du site de l’université de Montréal)

C’est la vue de poubelles remplies d’assiettes jetables qui a donné à Diane Bisson l’idée de produire de la vaisselle comestible qui fasse partie intégrante du repas. «L’idée de se servir d’un aliment comme support d’un repas n’est pas nouvelle en soi, qu’on pense à la miche de pain vidée ou à la feuille incurvée qui servent de récipients, souligne-t-elle.

Dans mon roman jeunesse  Piège pour le Jules-Verne, publié en 2002, les membres d’équipage mangeaient dans des assiettes-desserts à consistance de stirofoam.

Extrait (se déroulant dans la cantine en apesanteur du vaisseau)

Les mets étaient servis dans des assiettes aux bords repliés pour éviter que la nourriture ne s’envole. Je leur trouvais une consistance fibreuse.

L’espace au centre de la pièce n’était pas gaspillé : des plantes aromatiques en pot flottaient librement autour d’un globe lumineux, traînant de longues chevelures feuillues. Un homme maigre en tablier vert sortit de la cuisine. Manipulant une longue perche terminée par un crochet, il attrapa un pot.

— C’est Sylva Zhou, notre chef cuistot. On a intérêt à l’avoir de notre côté, dit Amber avec un clin d’œil.

Le cuisinier nous salua brièvement. Tout en mâchonnant un steak d’algues, je posai la question qui me chicotait.

— Dites, lieutenant Amber…

— Pas de lieutenant avec moi! coupa-t-il, la bouche pleine. Hors service, c’est Éric.

Je saisis que ce séduisant Apollon savourait aussi ma compagnie.

— Le Commandant… est-il toujours… comme ça?

— Oui, et encore, aujourd’hui, Anton est dans un de ses bons jours. Heureusement, le Cactus nous protège de l’orage.

— Le cactus?

— Le Commandant-en-second Marilina-Josepthe Alfonso, Mari-Jo pour les intimes, le Cactus pour les autres, dit-il avant de croquer son assiette vide.

Après une hésitation, je mordis le bord de la mienne : exquis! un goût de meringue doucement sucrée…

Je voulus croquer ma cuiller : mes dents rencontrèrent un honnête plastique. Quand Amber cessa de rire, il m’expliqua que les ustensiles étaient fondus après chaque usage, puis remoulés.

(Piège pour le Jules-Verne, p. 27-28 )

Je ne suis pas l’unique auteur de SF qui a abordé le sujet. Ayant une sainte horreur du gaspillage, ça fait longtemps que je me promène dans les foodcourts avec mon assiette de camping, ma tasse écologique et mes ustensiles réutilisables.

C’est donc avec soulagement que je  prends connaissance de cette avancée technologique!

Images du salon de Montréal

Ambiance du salon.

Lysette Brochu et son dessinateur Éric Péladeau lors d’ un lancement collectif des éditions du Vermillon.

Yann Martel, à qui j’ai prêté ma BD « séances de signatures » le temps d’aller à la caisse acheter son livre « Mais que lit donc Stephen Harper? »

Élisabeth Vonarburg et René Walling (le vaillant organisateur du congrès Anticipation). Photo à venir.

René a lancé sa petite maison d’édition de livres de qualité, Nanopress, qui publie des auteurs de SF et fantastique moins « commerciaux » (voir Blood out of a Stone par Élisabeth Vonarburg)

Élisabeth Vonarburg et Yves Meynard

Pendant que tout près, Jean-Louis Trudel signait mon exemplaire de _Suprématie_ écrit par Laurent McAllister.

Héloise Coté signant les EXilés chez Alire.

Héloise  est une auteure à découvrir. J’ai acheté son bouquin parce qu’elle m’a ju-ré que c’était de la fantasy sans une once de magie.

Affaire à suivre…

Michèle lit un extrait de l’axe de Koudriss pour le lecturothon de Québec-Wallonie Bruxelles. Lien vidéo

En attendant, voici une photo prise de moi au kiosque du RECF, avec mon livre jeunesse Le potager d’Ysandre. 50 % science-fiction et 50 % fantasy… Oupse, je montre aussi mon livre finaliste aux prix du Gouverneur Général, Les vents de Tammerlan

Je peux dire qu’être finaliste du prix littéraire jeunesse (textes) du GG n’impressionne pas du tout les jeunes qui courent beaucoup plus les sagas de fantasy, les histoires de coeur avec des vampires « mignons » ou des récits frisant l’autobiographie qui flattent le nombril.

(Nota bene: je comprends parfaitement les adolescent-e-s qui ont besoin, à une étape de leur vie pleine d’incertitudes et d’appréhensions, de se « reconnaitre » dans leurs lectures, de s’identifier à un héros ou une héroine proche de leur quotidien. Mais je n’ai pas emprunté avec mes livres cette voie de la « proximité maximale » pour les rejoindre. )

Francine Allard a été ma bonne marraine-fée pour ma première journée de Salon.

Mira Falardeau, auteure et historienne émérite de BD, avec son coauteur Robert Aird, lance Histoire de la caricature au Québec.

Éric Thériault lancait son album Veena aux 400 Coups, collection Rotor. (photo à venir)

Aussi croisés: Yannick Villedieu et Normand Baillargeon, auteurs de Heureux sans Dieu.  Normand Baillargeon a publié récemment chez Lux le Petit cours d’autodéfense intellectuelle, que je recommande chaudement!
À sa table de dédicace, voici Frédéric Durand, qui a l’air d’un poète  tourmenté. Fans des beaux vampires pâles et cutes, précipitez-vous!

Et, écho du passé, Francois Lévesque vient de gagner, avec Matshi l’esprit du lac, chez Médiaspaul, le prix Cécile-Gagnon pour un premier roman jeunesse! Ca me rappelle de bons souvenirs… Bravo à François, qui dessine lui aussi sur ses signets en attendant sa juste part du public!

Passage à Pénétang

Brumes matinalesNappe de brume matinale de Pénétang… Ça a valu la peine d’arrêter sur le bord de la route!

Murale

Murale sur des silos au port de Pénétanguishene.

Je reviens d’une tournée à Pénétang et Barrie, ayant visité deux écoles de la commission scolaire publique francophone.

Ce fut un défi  stimulant de présenter mon univers de science-fiction à des élèves aussi jeunes que la première année, jusqu’aux préadolescents de la 8e!

Et les élèves de St-Joseph de Pénétang  ont apprécié la présentation sur la crème glacée littéraire. Ils me l’ont bien rendu. Un élève de 8e a particulièrement bien reproduit  la couverture de La quête de Chaaas!

Cartes de remerciements par les élèves

Une belle couverture par un élève de 7-8e

Les cartes, une par classe.

Plonger dans un lac de brume!

Merci encore au Conseil scolaire pour son accueil et à Brigitte pour l’organisation de mon séjour!