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Les jeunes lisent, oui, mais…

J’arrive du salon de Toronto.

Comme au Salon de Montréal, j’ai observé le flot d’écoliers et d’adolescents défiler devant ma table sans un regard pour mes romans. Même le sceau métallisé « Finaliste des GG » (finaliste aux prix littéraires du gouverneur général) apposé sur les Vents de Tammerlan ne suscite chez eux qu’indifférence. Ceux à qui j’adresse la parole vont regarder poliment la couverture, parfois le 4e de couverture, puis s’en aller acheter le dernier succès d’India Desjardins ou de Bryan Perro. Les exposants font d’ailleurs le gros de leurs ventes le jeudi et le vendredi, jour de visite des écoles.

J’ai écrit dans un autre billet qu’il faut comprendre les goûts des jeunes. Ils recherchent une histoire proche d’eux, de leur réalité. Parfois tellement proche que  l’écriture est « dumbed down« , le vocabulaire pauvre, hypersimplifié, calqué sur le texto des tchats… Et cela, je ne peux ni ne veux le faire. Lire la suite →

Mange ton assiette…

La savante folle mange son assiette

Entendu aujourd’hui à la radio: la designer Diane Bisson expose à la galerie Commissaire son projet d’assiettes comestibles.

(Extrait du site de l’université de Montréal)

C’est la vue de poubelles remplies d’assiettes jetables qui a donné à Diane Bisson l’idée de produire de la vaisselle comestible qui fasse partie intégrante du repas. «L’idée de se servir d’un aliment comme support d’un repas n’est pas nouvelle en soi, qu’on pense à la miche de pain vidée ou à la feuille incurvée qui servent de récipients, souligne-t-elle.

Dans mon roman jeunesse  Piège pour le Jules-Verne, publié en 2002, les membres d’équipage mangeaient dans des assiettes-desserts à consistance de stirofoam.

Extrait (se déroulant dans la cantine en apesanteur du vaisseau)

Les mets étaient servis dans des assiettes aux bords repliés pour éviter que la nourriture ne s’envole. Je leur trouvais une consistance fibreuse.

L’espace au centre de la pièce n’était pas gaspillé : des plantes aromatiques en pot flottaient librement autour d’un globe lumineux, traînant de longues chevelures feuillues. Un homme maigre en tablier vert sortit de la cuisine. Manipulant une longue perche terminée par un crochet, il attrapa un pot.

— C’est Sylva Zhou, notre chef cuistot. On a intérêt à l’avoir de notre côté, dit Amber avec un clin d’œil.

Le cuisinier nous salua brièvement. Tout en mâchonnant un steak d’algues, je posai la question qui me chicotait.

— Dites, lieutenant Amber…

— Pas de lieutenant avec moi! coupa-t-il, la bouche pleine. Hors service, c’est Éric.

Je saisis que ce séduisant Apollon savourait aussi ma compagnie.

— Le Commandant… est-il toujours… comme ça?

— Oui, et encore, aujourd’hui, Anton est dans un de ses bons jours. Heureusement, le Cactus nous protège de l’orage.

— Le cactus?

— Le Commandant-en-second Marilina-Josepthe Alfonso, Mari-Jo pour les intimes, le Cactus pour les autres, dit-il avant de croquer son assiette vide.

Après une hésitation, je mordis le bord de la mienne : exquis! un goût de meringue doucement sucrée…

Je voulus croquer ma cuiller : mes dents rencontrèrent un honnête plastique. Quand Amber cessa de rire, il m’expliqua que les ustensiles étaient fondus après chaque usage, puis remoulés.

(Piège pour le Jules-Verne, p. 27-28 )

Je ne suis pas l’unique auteur de SF qui a abordé le sujet. Ayant une sainte horreur du gaspillage, ça fait longtemps que je me promène dans les foodcourts avec mon assiette de camping, ma tasse écologique et mes ustensiles réutilisables.

C’est donc avec soulagement que je  prends connaissance de cette avancée technologique!

Images du salon de Montréal

Ambiance du salon.

Lysette Brochu et son dessinateur Éric Péladeau lors d’ un lancement collectif des éditions du Vermillon.

Yann Martel, à qui j’ai prêté ma BD « séances de signatures » le temps d’aller à la caisse acheter son livre « Mais que lit donc Stephen Harper? »

Élisabeth Vonarburg et René Walling (le vaillant organisateur du congrès Anticipation). Photo à venir.

René a lancé sa petite maison d’édition de livres de qualité, Nanopress, qui publie des auteurs de SF et fantastique moins « commerciaux » (voir Blood out of a Stone par Élisabeth Vonarburg)

Élisabeth Vonarburg et Yves Meynard

Pendant que tout près, Jean-Louis Trudel signait mon exemplaire de _Suprématie_ écrit par Laurent McAllister.

Héloise Coté signant les EXilés chez Alire.

Héloise  est une auteure à découvrir. J’ai acheté son bouquin parce qu’elle m’a ju-ré que c’était de la fantasy sans une once de magie.

Affaire à suivre…

Michèle lit un extrait de l’axe de Koudriss pour le lecturothon de Québec-Wallonie Bruxelles. Lien vidéo

En attendant, voici une photo prise de moi au kiosque du RECF, avec mon livre jeunesse Le potager d’Ysandre. 50 % science-fiction et 50 % fantasy… Oupse, je montre aussi mon livre finaliste aux prix du Gouverneur Général, Les vents de Tammerlan…

Je peux dire qu’être finaliste du prix littéraire jeunesse (textes) du GG n’impressionne pas du tout les jeunes qui courent beaucoup plus les sagas de fantasy, les histoires de coeur avec des vampires « mignons » ou des récits frisant l’autobiographie qui flattent le nombril.

(Nota bene: je comprends parfaitement les adolescent-e-s qui ont besoin, à une étape de leur vie pleine d’incertitudes et d’appréhensions, de se « reconnaitre » dans leurs lectures, de s’identifier à un héros ou une héroine proche de leur quotidien. Mais je n’ai pas emprunté avec mes livres cette voie de la « proximité maximale » pour les rejoindre. )

Francine Allard a été ma bonne marraine-fée pour ma première journée de Salon.

Mira Falardeau, auteure et historienne émérite de BD, avec son coauteur Robert Aird, lance Histoire de la caricature au Québec.

Éric Thériault lancait son album Veena aux 400 Coups, collection Rotor. (photo à venir)

Aussi croisés: Yannick Villedieu et Normand Baillargeon, auteurs de Heureux sans Dieu.  Normand Baillargeon a publié récemment chez Lux le Petit cours d’autodéfense intellectuelle, que je recommande chaudement!
À sa table de dédicace, voici Frédéric Durand, qui a l’air d’un poète  tourmenté. Fans des beaux vampires pâles et cutes, précipitez-vous!

Et, écho du passé, Francois Lévesque vient de gagner, avec Matshi l’esprit du lac, chez Médiaspaul, le prix Cécile-Gagnon pour un premier roman jeunesse! Ca me rappelle de bons souvenirs… Bravo à François, qui dessine lui aussi sur ses signets en attendant sa juste part du public!

Passage à Pénétang

Brumes matinalesNappe de brume matinale de Pénétang… Ça a valu la peine d’arrêter sur le bord de la route!

Murale

Murale sur des silos au port de Pénétanguishene.

Je reviens d’une tournée à Pénétang et Barrie, ayant visité deux écoles de la commission scolaire publique francophone.

Ce fut un défi  stimulant de présenter mon univers de science-fiction à des élèves aussi jeunes que la première année, jusqu’aux préadolescents de la 8e!

Et les élèves de St-Joseph de Pénétang  ont apprécié la présentation sur la crème glacée littéraire. Ils me l’ont bien rendu. Un élève de 8e a particulièrement bien reproduit  la couverture de La quête de Chaaas!

Cartes de remerciements par les élèves

Une belle couverture par un élève de 7-8e

Les cartes, une par classe.

Plonger dans un lac de brume!

Merci encore au Conseil scolaire pour son accueil et à Brigitte pour l’organisation de mon séjour!

Images de Saskatoon

P1060589RiviereRochesPont Le bord rocheux de la rivière Saskatchewan.

Pour la tournée Lire à tous vents, j’ai eu la joie de découvrir la Saskatchewan, particulièrement Saskatoon et Prince-Albert. J’ai peu de photos de Prince-Albert sous la neige, mais j’y ai reçu un acceuil chaleureux de la part du personnel enseignant et des élèves.

La rivière Saskatchewan divise en deux la ville de Saskatoon, fondée  en 1882.

Le bord de la riviere Saskatchewan Réflexion de la rivière  en automne

Saskatoon vient du nom des baies rouges qui y poussaient. Sept ponts ont été construits pour la traverser. On en voit un au loin sur la photo. Lors de mon arrivée, j’ai eu la chance de visiter le musée Mendel qui comporte un beau mini-jardin botanique, et une galerie d’art (photos).

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J’ai été impressionnée par les peintures de James Henderson réalisées entre 1914 et 1930.

Henderson a peint les Indiens de la région, et a été surnommé Celui qui peint les vieux hommes (Wicite Owapi Wicasa: the man who paints the old men).

Galerie Mendel - portraits Portraits de chefs, d’anciens et de paysages de la galerie. Ces visages sont empreints de dignité.

Et, comme pour une rare fois j’avais tout mon temps, j’ai dessiné quelques visages. Le musée offre des petits sièges pliants pour les artistes ou étudiants. Voici un de mes efforts.

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(Devinez lequel sur la murale du musée montrée au lien précédent…)

J’ai visité 6 écoles dans trois conseils scolaires différents. Quelques photos des visites en classe:

P1060592 MicheleNarutoHKelseyWeb Un dessin en 30 secondes à l’école Henry Kelsey, Saskatoon

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Technologie salvatrice ! Le tableau intelligent permet de garder les dessins et les explication en mémoire! (école Holy Cross, de Prince-Albert)

Séance impromptue de signatures après la présentations Séance impromptue de signatures à l’École Sister O’Brien (Ann Gordon O’Brien, une femme qui se dévoua longtemps pour la cause des familles et pour l’éducation en Saskatchewan.  )

Les responsables de la tournée nous ont montré de très beaux édifices, comme l’hotel Bessborough.  Bessborough

En plus du musée Mendel, j’ai découvert de bons restaurants, et je n’ai jamais si bien mangé dans une tournée! J’ai goûté de nouveaux plats. Les liens donnent sur des recettes approximatives.

La salade de poires et de fromage bleu, aspergée de vinaigrette aux baies de Saskatoon est délicieuse, bien équilibrée. Aussi: à mon hôtel Sheraton (plus modeste, mais en face du « Bess »), le restaurant servait une lasagne au Ricotta et à la courge « Buttercup ». Le dessert, une tarte aux baies de Saskatoon (un gout entre les fraises et les cerises de terre).

Les restaurants valent le coup d’oeil, tel ce jardin intérieur aménagé dans un hôtel.  Jardin Interieur

Les vents de Tammerlan, finaliste aux GG

Couverture des vents de Tammerlan

Couverture des vents de Tammerlan

Les vents de Tammerlan,  le second tome de La Quête de Chaaas, est finaliste aux prix littéraires du Gouverneur Général !

Un extrait du site:

« L’envoûtant roman de Michèle Laframboise nous mène hors des sentiers battus de la science-fiction. Tout en conservant les éléments essentiels du genre, l’auteur, grâce à la finesse et à la sensibilité de son texte, poétique par moments, crée des images mouvantes et colorées qui donnent vie à des personnages complexes et attachants. »

Ça faisait longtemps qu’un livre de science-fiction, pleinement assumée, était choisi comme finaliste à ce prix. Les derniers finalistes SF étaient Temps perdu (1984, sous l’ancien nom des Prix du CAC) et Temps Mort (1988), de Charles Monpetit.

C’est une petite victoire pour l’histoire et les personnages attachants des Vents, et surtout une grande victoire pour la science-fiction, pleinement reconnue comme une saveur de la crème glacée littéraire!

24-24

Impression de ma premiere expérience du défi 24-24, dont l’objectif était de dessiner 24 pages en 24 heures, de la scénarisation aux pages finies. L’événement se tenait au Image Collections comic shop, à Mississauga.

Todd giving the themes

Todd, le boss de Image Collections, nous donne les thèmes. Toute ressemblance avec un des personnages de mes romans est pure coincidence…

Des visiteurs nous tiennent compagnie, pondant une page ou deux.

2009_24hVisiteurs17h

Juliette (assise), près de ma tasse SIP. Sont aussi passés: Chris McQuaid de McHozer comics, et Aubry, arrivé plus tard, qui est resté jusqu’à la fin.

J’étais certaine que je tomberais de sommeil avant minuit. Toutefois, l’ambiance, l’occasion de créer sans être dérangé, et la musique de malââââde que Todd faisait jouer, un mélange bizarroïde de sci-fi, humour, country, hard rock, inclassable, nous a gardé éveillés. Je n’ai pas eu besoin de mon sac de couchage!

2009_24hMicheleEtConfreresMatin

Les 4 bien réveillés (Dan, Aubry, Kyle, Michèle). Mais changeons le disk-jockey!

2009_24hMatinZombies

8 h du matin. Nous travaillons fort pour terminer nos pages (photo prise par Todd)

Après midi, dimanche: nous avons réussi!

2009_24hLeResultatFinal

Kyle, Michèle, Daniel, Aubry, tous légèrement zombifiés mais fiers! (Nous nous sommes tous levés le samedi à 8h00 , donc on compte plus de vingt-huit heures d’éveil.)

J’ai dessiné Maitresse des vents, une nouvelle histoire, improvisée, située dans mon univers de SF. Techniquement, j’ai crayonné 22 pages, mais n’en ai encré que 4, 6 avec la couverture et l’arrière.

Et mon impression de ce marathon?

C’était le paradis: créer sans interruption!

The Sunday artist on the Sunday Morning

La savante folle – alias Sunday artist en anglais – le dimanche matin.

Moi, écrire de la S-F?

Le reniement de l'auteure de SF

Le reniement de l'auteure de SF

inspiré par un commentaire de Margaret Atwood, qui assure que ses romans ne sont PAS de la science-fiction.

Un petit mot de la mairesse

Mardi matin, j’ai recu une gentille lettre de la mairesse de Mississauga, Hazel McCallion, qui me félicitait pour mon prix Aurora, soulignant le fait que j’aide à promouvoir l’amour de la lecture chez les jeunes.  Il faut dire qu’un article très court a été publié par le Mississauga News la semaine précédente.

Un extrait

Your science background certainly comes in handy and has enabled you to combine your knowledge and experience in the field with your wonderful imagination and creativity. Ralph Waldo Emerson said it best: « Men love to wonder and that is the seed of science, » and your book have certainly created a world of wonders for readers, transporting them into another realm of endless possibilities.

Notre mairesse est une femme très spéciale et déterminée, et elle a déjà joué dans une ligue de hockey à Montréal.

Née en Gaspésie, elle n’a jamais pu aller à l’université et avait pris un cours de secrétariat! Travaillant pour Kellogg, la secrétaire a déménagé à Toronto ; elle y a rencontré Sam McCallion, qui est devenu son époux pour la vie. Le couple a emménagé sur un terrain près de Streetsville, qui allait faire partie de Mississauga

Manifestant  un intérêt certain pour la chose publique  (rappel: le mot politique vient du grec Politikos (πολιτική), « les affaires de la ville »)  et de la persévérance, elle a été élue mairesse de Streetsville en 1970. Après les fusions municipales de la région de Toronto en 1978, elle devient mairesse de la nouvelle cité de Mississauga. Elle a très vite eu à gérer une catastrophe, le déraillement d’un train causant un déversement de produits chimiques, obligeant l’évacuation de 214 000 citoyens de Mississauga (qui en compte aujourd’hui 700 000).

Hazel a aujourd’hui 88 ans, est mairesse depuis 31 ans. Et elle n’a peur de rien…

C’est le second témoignage d’appréciation que je recoit d’une personne politique concernant mon travail, et c’est encore plus spécial quad ‘est une personne qu’on ne peut s’empêcher d’admirer.

Il est arrivé…

…mon petit dernier!

Axe de KoudrissL’axe de Koudriss, illustration de couverture par Jean-Pierre Normand.

C’est toujours un moment spécial quand je déballe la boite de mes copies d’auteur. On admire la couverture en tons de bleu de Jean-Pierre Normand. On grogne sur des détails (le pôle nord de cette planète est un endroit plutôt chaud et aride), mais l’ensemble est magnifique.

L’axe de Koudriss, 3e tome de la quête de Chaaas publié chez Médiaspaul, arrivera bientôt en librairie!

Personne ne veut quitter la ville-prison de Kour, malgré le climat aride qui règne au pôle nord!  L’excentrique préfet Juunus et son tribun taciturne soutiennent d’anciens pénitents qui ont fondé un village libre. D’étranges malaises affectent le questeur Sirius, puis Chaaas. Y a-t-il un lien avec l’axe de Koudriss, ces brillantes aurores boréales qui cachent une menace mortelle?

On lance l’évacuation. Hélas, craignant une ruse pour les asservir, les villageois ont fui. Parmi eux, la jeune Féli, sur le point d’accoucher… Chaaas les retrouvera-t-il à temps?

Action, humour, danger et réflexion sont à nouveau au rendez-vous!

Orbites croisées à Anticipation

Le congrès Anticipation 2009 a attiré  4000 participants à Montréal. En plus des fans et des amis, j’ai donc eu la chance de croiser les orbites éloignées de plusieurs collègues et faire de belles rencontres.

Les amis francophones:

Jean-Pierre Laigle, qui bon an mal an assiste toujours au congrès Boréal.

Jean-Pierre Laigle, après sa lecture

Jean-Pierre Laigle, après sa lecture, avec la savante folle (photo prise par Georges Bormand). Notez le beau T-shirt Frankenstein caché par la passe du Congrès…

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Stéphanie, Lucas Moreno venu de Suisse, et Sheryl Curtis, de Montréal, traductrice émérite!

Mes photos de Mark Shainblum ne sont hélas pas très belles. Je les lui ai envoyés en privé.

Alain de Bussy a pris ses photos lui-même, et Jean-Claude Duniach.

J’ai hélas raté plusieurs personnes de ma connaissance, dont Joe Mahoney, Paula Johanson, Mehdi Bouhalassa, … J’ai croisi vite-vite Cory Doctorow, pas eu le temps de lui acheter son petit dernier. Et René Walling, ce héros organisateur? Il courait!

Yves en Tuxedo

Yves Meynard en tuxedo prêt pour la cérémonie des Hugos.

JLT dans toute sa prestance, à al fin du congrès BoréalJean-Louis Trudel dans toute sa prestance, à la fin du congrès Boréal.

Jean-Louis a participé à l’organisation du congrès Anticipation, sans oublier le congrès Boréal qui s’est tenu en même temps!

Philippe Aubert-Coté, MarioTessier et Julie Martel

Philippe Aubert-Coté, Mario Tessier et Julie Martel le dernier jour (snif!)

J’ai pris un excellent repas d’adieu au resto la Popessa avec Mario, Claude Pelletier et Alison Sinclair, une auteure de SF venue de Victoria, demeurant à Montréal.

Et un sympatique fan s’est pointé à Boréal, portant un de mes T-Shirts du Comic!

Un fan portant un T-Shirt signé Laframboise

Benjamin portant un T-Shirt du Comic (comité micro-informatique de l’école Polytechnique)  signé Laframboise. La main qui a l’air détachée sur son épaule est la mienne!

Les auteurs d’ailleurs

Larry Niven

Larry Niven, recroisé à Anticipation. Je l’avais vu pour la premier fois à la TorCon3 (convention mondiale à Toronto).

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James Morrow, auteur philosophe à la prose ironique que j’ai récemment découvert. Je commence à avoir quelques rubans accrochés à ma passe du Congrès… dont mon ruban de gagnante du prix Aurora.

James Morrow et son épouse Kathy

James Morrow et son épouse Kathy

Et nos excentriques…

L'éditeur aux gouts éclectiquesDavid Hartwell, éditeur de Tor Books, aux gouts éclectiques. Heureusement que Don Cherry était ailleurs! Et, c’est bien un calmar qui figure sur la cravate???

D’ailleurs voici la veste qui va (peut-être) avec le pantalon… Picture 163dimanche_ElisabethHartwell

Élisabeth Vonarburg avec David Hartwell.

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Les cravates de Monsieur Hartwell, avec son credo vestimentaire.

Credo vestimentaire

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Les lauréats des Hugos

Les petites fuséesLes petites fusées

Un finaliste des Hugos gagne une petite fusée qu’il peut porter sur lui. Devinez l’identité de celui-ci, souvent finaliste…

Frank Wu et son nouveau jouet

Un artiste heureux… dans ses chaussures de robot! Frank Wu et son nouveau jouet, vrrrroum!

Et… Neil Gaiman. J’ai eu en fait fort peu de temps car il était bien entouré et sans doute fatigué! J’ai donc demandé gentiment à une personne de nous poser.

Michèle, Neil Gaiman et sa petite fuséeMichèle, Neil Gaiman et son brillant trophée Hugo

Je veux une petite fusée moi aussi!!!

Un Aurora pour Les Vents

Mon roman Les vents de Tammerlan a remporté le prix Aurora du meilleur roman en français publié au Canada, vendredi soir, lors du congrès Anticipation.

Christian, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée AuroraChristian Taralle, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée Aurora

J’étais tellement sure que l’autre roman finaliste Une fêlure un flanc du monde*, une histoire dans la veine fantastique (que je suis en train de lire et que je publicise sans complexe!) d’Éric Gauthier l’emporterait, que j’ai serré la main d’Élisabeth Vonarburg pour ne pas pleurer. Car ce vendredi avait été fertile en émotions et rebondissements, entre autre, mon Kaffeeklatsch désertique! Quand j’ai entendu prononcer Les vents de Tammerlan, je ne sentais plus mes pieds fatigués d’avoir tant marché dans le Palais des Congrès!

* Le roman d’Éric  a remporté le prix Boréal le dimanche suivant!

Élisabeth et Michèle au banquet des Auroras.Élisabeth et Michèle au début du banquet des prix Aurora.

J’avais aussi deux nouvelles finalistes au Prix, mais c’est « Le Dôme de Saint-Macaire », de Jean-Louis Trudel (Solaris 167) qui a remporté le prix pour la meilleure nouvelle.

En anglais, le roman, Marseguro, d’Edward Willett (DAW Books)  que j’ai lu,  a été lui aussi couronné.

Lauréats des prix AuroraLauréats des prix Aurora. La savante folle est en costume rouge!

de gauche à droite, l’animatrice de la cérémonie, Liana Kerzner, Jean-Louis Trudel, Joel Champetier (revue Solaris), Michèle Laframboise, Karl Johanson (NeoOpsis), Ed Willett.

J’ai bafouillé un peu en recevant mon prix, mais j’ai félicité tous les finalistes.

Le trophée du prix Aurora est heureusement démontable. J’ai pu rapporter la base et les morceaux coupants dans mon sac à dos. Comme je repartirai pour Mississauga en train, avec beaucoup de livres, j’ai laissé le trophée chez mes parents…