Archives de Tag: Science-fiction

Images de Saskatoon

P1060589RiviereRochesPont Le bord rocheux de la rivière Saskatchewan.

Pour la tournée Lire à tous vents, j’ai eu la joie de découvrir la Saskatchewan, particulièrement Saskatoon et Prince-Albert. J’ai peu de photos de Prince-Albert sous la neige, mais j’y ai reçu un acceuil chaleureux de la part du personnel enseignant et des élèves.

La rivière Saskatchewan divise en deux la ville de Saskatoon, fondée  en 1882.

Le bord de la riviere Saskatchewan Réflexion de la rivière  en automne

Saskatoon vient du nom des baies rouges qui y poussaient. Sept ponts ont été construits pour la traverser. On en voit un au loin sur la photo. Lors de mon arrivée, j’ai eu la chance de visiter le musée Mendel qui comporte un beau mini-jardin botanique, et une galerie d’art (photos).

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J’ai été impressionnée par les peintures de James Henderson réalisées entre 1914 et 1930.

Henderson a peint les Indiens de la région, et a été surnommé Celui qui peint les vieux hommes (Wicite Owapi Wicasa: the man who paints the old men).

Galerie Mendel - portraits Portraits de chefs, d’anciens et de paysages de la galerie. Ces visages sont empreints de dignité.

Et, comme pour une rare fois j’avais tout mon temps, j’ai dessiné quelques visages. Le musée offre des petits sièges pliants pour les artistes ou étudiants. Voici un de mes efforts.

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(Devinez lequel sur la murale du musée montrée au lien précédent…)

J’ai visité 6 écoles dans trois conseils scolaires différents. Quelques photos des visites en classe:

P1060592 MicheleNarutoHKelseyWeb Un dessin en 30 secondes à l’école Henry Kelsey, Saskatoon

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Technologie salvatrice ! Le tableau intelligent permet de garder les dessins et les explication en mémoire! (école Holy Cross, de Prince-Albert)

Séance impromptue de signatures après la présentations Séance impromptue de signatures à l’École Sister O’Brien (Ann Gordon O’Brien, une femme qui se dévoua longtemps pour la cause des familles et pour l’éducation en Saskatchewan.  )

Les responsables de la tournée nous ont montré de très beaux édifices, comme l’hotel Bessborough.  Bessborough

En plus du musée Mendel, j’ai découvert de bons restaurants, et je n’ai jamais si bien mangé dans une tournée! J’ai goûté de nouveaux plats. Les liens donnent sur des recettes approximatives.

La salade de poires et de fromage bleu, aspergée de vinaigrette aux baies de Saskatoon est délicieuse, bien équilibrée. Aussi: à mon hôtel Sheraton (plus modeste, mais en face du « Bess »), le restaurant servait une lasagne au Ricotta et à la courge « Buttercup ». Le dessert, une tarte aux baies de Saskatoon (un gout entre les fraises et les cerises de terre).

Les restaurants valent le coup d’oeil, tel ce jardin intérieur aménagé dans un hôtel.  Jardin Interieur

Les vents de Tammerlan, finaliste aux GG

Couverture des vents de Tammerlan

Couverture des vents de Tammerlan

Les vents de Tammerlan,  le second tome de La Quête de Chaaas, est finaliste aux prix littéraires du Gouverneur Général !

Un extrait du site:

« L’envoûtant roman de Michèle Laframboise nous mène hors des sentiers battus de la science-fiction. Tout en conservant les éléments essentiels du genre, l’auteur, grâce à la finesse et à la sensibilité de son texte, poétique par moments, crée des images mouvantes et colorées qui donnent vie à des personnages complexes et attachants. »

Ça faisait longtemps qu’un livre de science-fiction, pleinement assumée, était choisi comme finaliste à ce prix. Les derniers finalistes SF étaient Temps perdu (1984, sous l’ancien nom des Prix du CAC) et Temps Mort (1988), de Charles Monpetit.

C’est une petite victoire pour l’histoire et les personnages attachants des Vents, et surtout une grande victoire pour la science-fiction, pleinement reconnue comme une saveur de la crème glacée littéraire!

24-24

Impression de ma premiere expérience du défi 24-24, dont l’objectif était de dessiner 24 pages en 24 heures, de la scénarisation aux pages finies. L’événement se tenait au Image Collections comic shop, à Mississauga.

Todd giving the themes

Todd, le boss de Image Collections, nous donne les thèmes. Toute ressemblance avec un des personnages de mes romans est pure coincidence…

Des visiteurs nous tiennent compagnie, pondant une page ou deux.

2009_24hVisiteurs17h

Juliette (assise), près de ma tasse SIP. Sont aussi passés: Chris McQuaid de McHozer comics, et Aubry, arrivé plus tard, qui est resté jusqu’à la fin.

J’étais certaine que je tomberais de sommeil avant minuit. Toutefois, l’ambiance, l’occasion de créer sans être dérangé, et la musique de malââââde que Todd faisait jouer, un mélange bizarroïde de sci-fi, humour, country, hard rock, inclassable, nous a gardé éveillés. Je n’ai pas eu besoin de mon sac de couchage!

2009_24hMicheleEtConfreresMatin

Les 4 bien réveillés (Dan, Aubry, Kyle, Michèle). Mais changeons le disk-jockey!

2009_24hMatinZombies

8 h du matin. Nous travaillons fort pour terminer nos pages (photo prise par Todd)

Après midi, dimanche: nous avons réussi!

2009_24hLeResultatFinal

Kyle, Michèle, Daniel, Aubry, tous légèrement zombifiés mais fiers! (Nous nous sommes tous levés le samedi à 8h00 , donc on compte plus de vingt-huit heures d’éveil.)

J’ai dessiné Maitresse des vents, une nouvelle histoire, improvisée, située dans mon univers de SF. Techniquement, j’ai crayonné 22 pages, mais n’en ai encré que 4, 6 avec la couverture et l’arrière.

Et mon impression de ce marathon?

C’était le paradis: créer sans interruption!

The Sunday artist on the Sunday Morning

La savante folle – alias Sunday artist en anglais – le dimanche matin.

Moi, écrire de la S-F?

Le reniement de l'auteure de SF

Le reniement de l'auteure de SF

inspiré par un commentaire de Margaret Atwood, qui assure que ses romans ne sont PAS de la science-fiction.

Un petit mot de la mairesse

Mardi matin, j’ai recu une gentille lettre de la mairesse de Mississauga, Hazel McCallion, qui me félicitait pour mon prix Aurora, soulignant le fait que j’aide à promouvoir l’amour de la lecture chez les jeunes.  Il faut dire qu’un article très court a été publié par le Mississauga News la semaine précédente.

Un extrait

Your science background certainly comes in handy and has enabled you to combine your knowledge and experience in the field with your wonderful imagination and creativity. Ralph Waldo Emerson said it best: « Men love to wonder and that is the seed of science, » and your book have certainly created a world of wonders for readers, transporting them into another realm of endless possibilities.

Notre mairesse est une femme très spéciale et déterminée, et elle a déjà joué dans une ligue de hockey à Montréal.

Née en Gaspésie, elle n’a jamais pu aller à l’université et avait pris un cours de secrétariat! Travaillant pour Kellogg, la secrétaire a déménagé à Toronto ; elle y a rencontré Sam McCallion, qui est devenu son époux pour la vie. Le couple a emménagé sur un terrain près de Streetsville, qui allait faire partie de Mississauga

Manifestant  un intérêt certain pour la chose publique  (rappel: le mot politique vient du grec Politikos (πολιτική), « les affaires de la ville »)  et de la persévérance, elle a été élue mairesse de Streetsville en 1970. Après les fusions municipales de la région de Toronto en 1978, elle devient mairesse de la nouvelle cité de Mississauga. Elle a très vite eu à gérer une catastrophe, le déraillement d’un train causant un déversement de produits chimiques, obligeant l’évacuation de 214 000 citoyens de Mississauga (qui en compte aujourd’hui 700 000).

Hazel a aujourd’hui 88 ans, est mairesse depuis 31 ans. Et elle n’a peur de rien…

C’est le second témoignage d’appréciation que je recoit d’une personne politique concernant mon travail, et c’est encore plus spécial quad ‘est une personne qu’on ne peut s’empêcher d’admirer.

Il est arrivé…

…mon petit dernier!

Axe de KoudrissL’axe de Koudriss, illustration de couverture par Jean-Pierre Normand.

C’est toujours un moment spécial quand je déballe la boite de mes copies d’auteur. On admire la couverture en tons de bleu de Jean-Pierre Normand. On grogne sur des détails (le pôle nord de cette planète est un endroit plutôt chaud et aride), mais l’ensemble est magnifique.

L’axe de Koudriss, 3e tome de la quête de Chaaas publié chez Médiaspaul, arrivera bientôt en librairie!

Personne ne veut quitter la ville-prison de Kour, malgré le climat aride qui règne au pôle nord!  L’excentrique préfet Juunus et son tribun taciturne soutiennent d’anciens pénitents qui ont fondé un village libre. D’étranges malaises affectent le questeur Sirius, puis Chaaas. Y a-t-il un lien avec l’axe de Koudriss, ces brillantes aurores boréales qui cachent une menace mortelle?

On lance l’évacuation. Hélas, craignant une ruse pour les asservir, les villageois ont fui. Parmi eux, la jeune Féli, sur le point d’accoucher… Chaaas les retrouvera-t-il à temps?

Action, humour, danger et réflexion sont à nouveau au rendez-vous!

Orbites croisées à Anticipation

Le congrès Anticipation 2009 a attiré  4000 participants à Montréal. En plus des fans et des amis, j’ai donc eu la chance de croiser les orbites éloignées de plusieurs collègues et faire de belles rencontres.

Les amis francophones:

Jean-Pierre Laigle, qui bon an mal an assiste toujours au congrès Boréal.

Jean-Pierre Laigle, après sa lecture

Jean-Pierre Laigle, après sa lecture, avec la savante folle (photo prise par Georges Bormand). Notez le beau T-shirt Frankenstein caché par la passe du Congrès…

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Stéphanie, Lucas Moreno venu de Suisse, et Sheryl Curtis, de Montréal, traductrice émérite!

Mes photos de Mark Shainblum ne sont hélas pas très belles. Je les lui ai envoyés en privé.

Alain de Bussy a pris ses photos lui-même, et Jean-Claude Duniach.

J’ai hélas raté plusieurs personnes de ma connaissance, dont Joe Mahoney, Paula Johanson, Mehdi Bouhalassa, … J’ai croisi vite-vite Cory Doctorow, pas eu le temps de lui acheter son petit dernier. Et René Walling, ce héros organisateur? Il courait!

Yves en Tuxedo

Yves Meynard en tuxedo prêt pour la cérémonie des Hugos.

JLT dans toute sa prestance, à al fin du congrès BoréalJean-Louis Trudel dans toute sa prestance, à la fin du congrès Boréal.

Jean-Louis a participé à l’organisation du congrès Anticipation, sans oublier le congrès Boréal qui s’est tenu en même temps!

Philippe Aubert-Coté, MarioTessier et Julie Martel

Philippe Aubert-Coté, Mario Tessier et Julie Martel le dernier jour (snif!)

J’ai pris un excellent repas d’adieu au resto la Popessa avec Mario, Claude Pelletier et Alison Sinclair, une auteure de SF venue de Victoria, demeurant à Montréal.

Et un sympatique fan s’est pointé à Boréal, portant un de mes T-Shirts du Comic!

Un fan portant un T-Shirt signé Laframboise

Benjamin portant un T-Shirt du Comic (comité micro-informatique de l’école Polytechnique)  signé Laframboise. La main qui a l’air détachée sur son épaule est la mienne!

Les auteurs d’ailleurs

Larry Niven

Larry Niven, recroisé à Anticipation. Je l’avais vu pour la premier fois à la TorCon3 (convention mondiale à Toronto).

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James Morrow, auteur philosophe à la prose ironique que j’ai récemment découvert. Je commence à avoir quelques rubans accrochés à ma passe du Congrès… dont mon ruban de gagnante du prix Aurora.

James Morrow et son épouse Kathy

James Morrow et son épouse Kathy

Et nos excentriques…

L'éditeur aux gouts éclectiquesDavid Hartwell, éditeur de Tor Books, aux gouts éclectiques. Heureusement que Don Cherry était ailleurs! Et, c’est bien un calmar qui figure sur la cravate???

D’ailleurs voici la veste qui va (peut-être) avec le pantalon… Picture 163dimanche_ElisabethHartwell

Élisabeth Vonarburg avec David Hartwell.

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Les cravates de Monsieur Hartwell, avec son credo vestimentaire.

Credo vestimentaire

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Les lauréats des Hugos

Les petites fuséesLes petites fusées

Un finaliste des Hugos gagne une petite fusée qu’il peut porter sur lui. Devinez l’identité de celui-ci, souvent finaliste…

Frank Wu et son nouveau jouet

Un artiste heureux… dans ses chaussures de robot! Frank Wu et son nouveau jouet, vrrrroum!

Et… Neil Gaiman. J’ai eu en fait fort peu de temps car il était bien entouré et sans doute fatigué! J’ai donc demandé gentiment à une personne de nous poser.

Michèle, Neil Gaiman et sa petite fuséeMichèle, Neil Gaiman et son brillant trophée Hugo

Je veux une petite fusée moi aussi!!!

Un Aurora pour Les Vents

Mon roman Les vents de Tammerlan a remporté le prix Aurora du meilleur roman en français publié au Canada, vendredi soir, lors du congrès Anticipation.

Christian, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée AuroraChristian Taralle, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée Aurora

J’étais tellement sure que l’autre roman finaliste Une fêlure un flanc du monde*, une histoire dans la veine fantastique (que je suis en train de lire et que je publicise sans complexe!) d’Éric Gauthier l’emporterait, que j’ai serré la main d’Élisabeth Vonarburg pour ne pas pleurer. Car ce vendredi avait été fertile en émotions et rebondissements, entre autre, mon Kaffeeklatsch désertique! Quand j’ai entendu prononcer Les vents de Tammerlan, je ne sentais plus mes pieds fatigués d’avoir tant marché dans le Palais des Congrès!

* Le roman d’Éric  a remporté le prix Boréal le dimanche suivant!

Élisabeth et Michèle au banquet des Auroras.Élisabeth et Michèle au début du banquet des prix Aurora.

J’avais aussi deux nouvelles finalistes au Prix, mais c’est « Le Dôme de Saint-Macaire », de Jean-Louis Trudel (Solaris 167) qui a remporté le prix pour la meilleure nouvelle.

En anglais, le roman, Marseguro, d’Edward Willett (DAW Books)  que j’ai lu,  a été lui aussi couronné.

Lauréats des prix AuroraLauréats des prix Aurora. La savante folle est en costume rouge!

de gauche à droite, l’animatrice de la cérémonie, Liana Kerzner, Jean-Louis Trudel, Joel Champetier (revue Solaris), Michèle Laframboise, Karl Johanson (NeoOpsis), Ed Willett.

J’ai bafouillé un peu en recevant mon prix, mais j’ai félicité tous les finalistes.

Le trophée du prix Aurora est heureusement démontable. J’ai pu rapporter la base et les morceaux coupants dans mon sac à dos. Comme je repartirai pour Mississauga en train, avec beaucoup de livres, j’ai laissé le trophée chez mes parents…

La science-fiction à l’école

En cette première journée du congrès Anticipation, se tenait un atelier spécial sur l’enseignement des sciences et la SF.

Animé par Julie Czerneda, auteure de mérite, biologiste de formation ayant longtemps enseigné les sciences, l’atelier se déroulait dans les deux langues. Il est malheureux que les professeurs du Québec étant en vacances, fort peu ont assisté à cet atelier.

Julie Czerneda et Michèle, lors de l’atelier

Julie Czerneda et Michèle, lors de l'atelier

Éric Gauthier a donné une présentation sur ses expériences avec les élèves au secondaire. J’ai présenté mon atelier sur la crème glacée littéraire destinée au primaire ou secondaire, et le sympathique Phillippe Colin nous a enrôlé pour jouer des sketches tirés de contes de science-fiction, qu’il montre au primaire. Francine Pelletier et Christian, l’époux de Danielle Martinigol, se sont prêtés à cette expérience.  On comprend que les petits en redemandent!

Les volontaires pour le sketch

Les volontaires pour le sketch: Christian et Francine, reprenant Robbie le robot, d’Isaac Asimov. Costumes fourni par l’animateur!

Ingénieux Philippe Colin

Ingénieux Philippe Colin!

Quelques notes

Julie Czerneda utilise la SF, une ressource mal connue, pour présenter la démarche scientifique aux jeunes et pour développer leur imagination. Entourés de publicités revêtant les atours de la science, il faut que les élèves voient la science comme quelque chose qui les aide à comprendre l’univers qui les entoure.

« Que la science soit pour les jeunes tout aussi importante que la marque de  rouge à lèvres que les vedettes préfèrent. »

Julie constate la pauvreté des bibliothèques scolaire en livres de SF accessibles: des ouvrages plus courts, des nouvelles. Le projet « About SF » recense des livres accessible pour les jeunes adultes. Un exercice en classe est de rédiger un texte sur les conséquences d’une technologie.

Pour Jean Pettigrew, éditeur de la maison Alire, la SF est la seule littérature qui pousse les idées à leur maximum.  Pour lui, la SF est tournée vers l’univers, l’extérieur, vers une réflexion sur l’avenir de l’humanité, tandis que la littérature mimétique est davantage tournée vers l’intérieur (triangle amoureux, etc.)

George Henri Cloutier, enseignant au CEGEP retraité, a fait l’expérience de faire lire un livre de SF, _Shambleau_ à ses élèves.  Cependant, les filles avaient du mal à s’identifier à la SF de cette époque (avec le sexisme ambiant) que reflète la série de nouvelles signées par Catherine L. Moore. En offrant un choix de genres aux jeunes (polar, SF ou classique), les proportions restent les mêmes. Plus de garçons choisissent la SF, les filles du classique… Il est bon de ne pas imposer un livre de SF, car cela amoindrit la mesure de liberté, de révolte et d’évasion que la SF a été pour toute une génération.

Julie mentionne que la SF procure des aventures agréables, et passé la puberté des lecteurs, on peut aborder des sujets plus lourds de conséquences, comme la destruction du monde, etc. (Un panel ultérieur aborde la facon d’écrire de la SF « pour les jeunes », et les problèmes de représentation de violence ou sexualité explicite..)

Danielle Martinigol rencontre souvent des profs aiment ses livres, mais détestent la SF. Le terme science-fiction rebute les enseignant-e-s.  Elle souligne que les jeunes en France lisent de la SF jusqu’à 14-15 ans, mais que la pression élevée d’étude pour le « bac » au lycée fait que les lectures en-dehors des « classiques » diminuent. Si les jeunes redécouvrent les genres, ce sera au niveau universitaire…

Jean-Louis Trudel présente sa mallette à thème scientifique, une initiative de bibliothécaires, contenant de livres de fiction et non fiction pour faire découvrir les sciences. Chaque mallette exploite un thème: écologie, astronomie, physique, génétique…

Un participant pose la question, pourquoi une telle connotation négative de la SF? Parce que les professeurs employaient souvent des textes de SF pour illustrer des erreurs ou des abus de la science (exemple, Soleil vert), ce qui peut rebuter des jeunes.

Bref, le premier contact des jeunes avec la science-fiction doit être piloté avec finesse.

J’ai donné une agréable entrevue à Anne-Sophie Blondin, des Années lumière à Radio-Canada.  J’y explique que la SF est une saveur moins bien connue de la crème glacée littéraire…

Poésie magnétique

Finalement la Quête de Chaaas n’a pas remporté le prix Trillium, demeurant finaliste, mais j’ai rencontré de nouvelles et merveilleuses personnes. Et gagné un bel ensemble de poésie magnétique!

Certains prix littéraire sont centrés sur les gagnants en oubliant les autres dès l’annonce des vainqueurs. Ce n’est pas le cas des prix Trillium, organisés par la SODIMO (Société de développement des médias de l’Ontario). Les organisateurs ont tout fait pour que les finalistes se sentent respectés et considérés comme des membres actifs de la société (au lieu du cliché dorénavant célèbre de l' »Artiste du dimanche en conserveArtiste du dimanche« .

Ma mère, qui s’est tapée plus de cinq heures de train depuis Montréal, pour assister aux lectures, a été enchantée de son expérience.
Ma mère, moi-même et Daniel Marchildon, un des finalistes "adultes"

Ma mère, moi-même et Daniel Marchildon, un des finalistes « adultes », auteur de L’eau de vie.

Michèle avec Mireille MessierMichèle avec Mireille Messier, auteure jeunesse, un peu après les lectures publiques du 15 juin.

Par hasard, nous portons deux pendentifs réalisés par des artistes locaux. Le mien (qui ressemble à une planète), a été fabriqué par Kimber Lee, de Mississauga.

Tous les finalistes ont reçu, une petite boite de mots magnétiques tirées des 17 livre en lice.
Magnetic poetry, from the 17 books in the Trillium shortlistPoésie magnétique. Quel plaisir de lire « Chaaas » sur mon frigidaire! Les autres belles phrases étranges sont de mon mari.

Et le jeudi suivant… je reçois ceci:

Lettre de félicitations de mon député provincialLettre de félicitations de mon député provincial de Mississauga-Streetsville, Bob Delaney, très officielle. (Si vous savez que son chat s’appelle Obi-Wan, vous comprendrez qu’il n’est pas étranger à la SF populaire. Si, si, il se promène parfois avec!)

Devant, on voit la petite boite de poésie magnétique toute enrubannée.

Comme auteure dont l’oeuvre subit souvent le silence des médias (titre d’un célèbre livre de Colette Beauchamp), ces témoignages d’appréciation me font chaud au coeur, tous politiciens qu’ils soient!

J’ai écrit une lettre de remerciement à la Sodimo, dont voici un extrait.

« Comme auteure de science-fiction, ma responsabilité sociale est de voir loin, de penser en avant, vers les défis qui nous attendent alors que nous devrons faire face aux conséquences de nos choix présents. Présenter aux jeunes les saveurs de la crème glacée littéraire pour les encourager la lire, à apprendre et à persévérer, constitue une tâche motivante. « 

Mon roman de science-fiction finaliste aux prix Trillium 2009

Mon roman La Quête de Chaaas retrouve parmi les 17 livres finalistes aux prestigieux prix  Trillium 2009. (Voir le  communiqué de mon éditeur Médiaspaul.)

Organisés par la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO), ces prix récompensent l’excellence littéraire en Ontario.
Ca fait toujours un petit velours quand un roman de genre, la Science-fiction dans mon cas, se classe finaliste pour un prix de littérature générale.

La Quête de Chaaas explore avec audace l’univers d’un adolescent qui cherche à se faire une place au soleil dans une civilisation de super-jardiniers. Volé, puis laissé pour mort dans le désert glacé où se déroule la quête des cosses d’azan, Chaaas jure de faire payer le coupable. Mais une graine de hasard s’en mêle…

Des lectures publiques et le gala de remise des prix auront lieu les 15 et 16 juin prochains, à Toronto.

Une solution au casse-tête arctique

La banquise arctique rétrécit comme une peau d’âne, symptômes de changements climatiques qui affectent aussi le reste du monde.

Protéger le milieu arctique et ses habitants est un casse-tête pour les gouvernements et les organisations écologistes car il y a  deux problèmes en même temps:

1- la disparition de la banquise arctique nuit aux ours polaires qui ne peuvent plus se reposer, et aux phoques qui ne peuvent plus y mettre bas. Ceci sans parler des autres espèces, dont un crustacé, le copépode (dont se nourrit la morue arctique), et une migration de saumons du Pacifique sur le territoire de la morue arctique… De plus, la banquise contrôlerait le relargage du mercure dans l’atmosphère.

Ours polaire - Wikipedia

2- le réchauffement climatique lié à l’albedo de la mer libre de glace. Les eaux libres de glace, plus sombres, absorbent davantage la lumière solaire que la glace très blanche de la banquise qui joue le rôle de miroir. Le réchauffement de ces eaux nuirait à la circulation du courant Gulf Stream.

Observations sur la banquise arctique

Ainsi, plus la banquise se réduit, plus l’océan Arctique se réchauffe rapidement. Réchauffement relatif, car cette grande masse d’eau très froide, au lieu de rester sous forme de banquise, exerce un impact sur la météo. On mentionne souvent la « masse d’air arctique » en météo.

Voici donc une proposition, réalisable avec nos moyens techniques actuels pour contrer l’effet de serre. C’est même pas de la science-fiction, et enfin, un usage utile du pétrole!

La solution au réchauffement polaire!

La solution au réchauffement polaire!

La solution la moins coûteuse possible serait d’établir un sandwich de polymère assez épais et léger pour:

– flotter sur la mer salée

– soutenir le poids d’un ours polaire (ou d’une motoneige) qui se promène dessus

– résister à la corrosion marine

– Résister à l’usure (et aux griffes!)

– Comporter des ouvertures aléatoires pour que les phoques puissent respirer en surface.

– Capables de s’ancrer les unes aux autres comme les pièces d’un casse-tête.

– biodégradable à  long terme, pour ne pas rajouter à la pollution dans la chaîne alimentaire… Le long terme étant une trentaine d’années.

À déterminer:

– la surface de banquise artificielle nécessaire pour augmenter l’albédo, pour qu’un effet climatique soit observable à moyen terme.

– le coût de production par unité de surface.

– Le nombre de sous-marins russes ou américains qui abîmeraient la banquise en y émergeant. D’où l’utilité d’un système en pièces de casse-tête, ménageant des aires libres.

– l’épaisseur de la couche d’eau d’embruns qui gèlerait par-dessus cette banquise artificielle.

Dans la BD, j’ai imaginé un sandwich de polymères avec des polystyrènes expansés récupérés. Ce n’est toutefois pas la meilleure solution car cela nuirait au milieu en se dégradant.  Un plastique emprisonnant de nombreuses bulles d’air pourrait flotter en gardant une résistance acceptable. Les parcelles pourraient se séparer pour permettre le passage des bateaux.

On pourrait laisser flotter plusieurs grands îlots, qui se rejoindraient selon les courants. Éventuellement, cette fausse banquise finirait par se désagréger, mais cela prendrait une trentaine d’années. Elle aura eu le temps de faire oeuvre utile…

Et ce serait une avenue utile pour l’industrie pétrolière, car la construction va exiger une immense volume de pétrole transformé en polymère.  Faut l’utiliser, pas le brûler!