Les beaux Salons (Dieppe)

Une vue de la rivière Petitcodiac, avec des nuages tourmentés au-dessus.

La Savante folle revient de son beau salon du livre de Dieppe, du 23 au 26 octobre. Là, je signais pour mon éditeur, mais j’avais consigné quelques livres à la librairie acadienne.

Merci à la belle équipe, Morgane Bonamy, Audrey et aux bénévoles dévoués dont Camille, Karine, Stephane, Oscar qui nous conduisaient aux écoles pour donner les ateliers.

Un Salon animé

Je n’ai pas beaucoup de photos du salon mais de beaux souvenirs des classes dans les écoles francophones que j’ai visitées. Ci-dessous, ma table à la librairie acadienne.

La librairie Acadienne m’a fait une belle table, et aura en boutique mes livres pour la vente!

J’ai aussi donné un atelier surplace, la crème glacée littéraire, qui est tout sauf ennuyeux. C’est ma façon d’encourager les jeunes à lire.

Priska Poirier est charmante et a pris une bonne photo de moi quand je tenais son livre. J’avais la bonne couleur d’ongles pour aller avec la couverture!

J’ai un roman historique de Sonia Alain que j’ai hâte de commencer! Oui j’écris de la SF, mais je lis énormément de livres historiques!

Ici, une photo avec Sonia à gauche, et Maryse qui est une femmes d’affaires bien outillée, et conjointe de Martial Grisé. (Mon amie poétesse Lélia Young et moi avons d’ailleurs acheté deux beaux carnets de notes à leur kiosque!)

J’ai rencontré aussi une professeure impliquée dans une organisation venant en aide aux gens sur le spectre de l’autisme, qui a apprécié mon roman Rose du désert.

Et par hasard, une ancienne scoute! Car j’avais visité les Castors de Dieppe en 2007. Tous ces petites sont des adultes aujourd’hui, auxquel-les je souhaite le meilleur!

J’ai eu la joie de relever le défi de dessin en direct avec Réal Godbout, sur thème imposé! Je fais raremen cet exercice, mais Réal est un pro et moi aussi, ça fait qu’on s’est bien débrouillés, avec une grenouille sur une citrouille zombie!

Le spectacle de la fin a réuni de belles voix pour chanter des airs d’animés en japonais. C’était très motivant.

Une jeune chanteuse en cosplay. Derrière elle, une illustration de Manga
Une jeune chanteuse en cosplay, lors de la cloture du Salon du Livre.

(Dans les mauvaises nouvelles, le Otaku Lounge de Montréal vient de fermer ses portes, C’était vraiment un bel espace pour lire et apprendre à dessiner. )

À la fin, avant de nous reconduire à l’aéroport, Oscar nous a fait passer dans les beaux endroits de Dieppe au bord de la Petitcodiac, (alias la rivière Chocolat dont les marées sont impressionnantes ) et nous a montré les monuments consacré au Grand Dérabngement (la déportations des Acadiens) de 1755.

Je voulais tellement voir cette rivière de près! Ça comble mon petit coeur d’amoureuse de la nature. Et, de la nature, il y en a! Quand on séjourne dans une ville pour un Salon, ça fait du bien de regarder autour, de humer l’air, de marcher dans la ville.

Un estomac bien rempli

J’ai découvert le restaurant Chez Archibald, que je recommande chaudement. Ambiance tranquille, et il y avait un dessert passe-partout de pouding au riz qui terminait bien mes journées! En face de notre hôtel (merci à Morgane pour les bonnes chambres), il y avait aussi une patisserie où on pouvait manger une soupe maison. Et pour me dépanner au Salon, il y avait moyen d’acheter pour 10$ deux pizzas (en fait, une petite pizza et un pain à l’ail rond) lesquels se mangent très bien le lendemain!

Un carnet bien rempli

Ce que j’aime faire dans un Salon, c’est, quand j’ai une belle conversation avec le public, de faire signer la personne dans mon « cahier d’honneur » (mon calepin d’écrivaine). Mes notes de travail sont au crayon à mine, donc je donne un stylo de couleur à mes fans pour signer et laisser un petit mot!

C’est aussi ce que j’ai fait à Rimouski et Toronto!

Ces petits mots me font de beaux souvenirs ensuite!

un beau calepin (Pexels.com)
Un beau calepin qui attend des signatures… (Photo de Monstera Production sur Pexels.com) Je ne photographie pas mes carnets, alors imaginez votre signature dedans!

Maragi’s Secret publié en Chine!

Le numéro de novembre de Science Fiction World!

Maragi’s Secret vient de sortir en Chine dans le numéro de novembre de Science Fiction World!

La superbe illustration respecte grosso modo le texte de la novella, avec même les albatros bien dessinés et le bord de la ville flottante. (Côté aéronautique, feu mon papa dirait que le ballon n’est pas assez volumineux, mais il ne faut pas trop en demander!)

Pour la graphie du titre, je reconnais la première syllable (ma) mais mon mandarin est loin, loin, loin… j’ai visité quelques villes en Chine en 1992. J’y ai fait de belles rencontres, et gardé une amitié durable. Je reconnais aussi le mot Canada

Jia-na-da
Jia-na-da

Mon nom en chinois est plutôt long:

米歇尔 · 拉弗朗布瓦斯
Mǐ xiē ěr·lā fú lǎng bù wǎsī
Mǐ xiē ěr · lā fú lǎng bù wǎsī

C’est très spécial, parce que ça faisait quelques années que je tentais de soumettre une nouvelle. Et là, c’est SF World qui m’a contactée par le formulaire de contact de mon site pro (michele-laframboise.com). L’univers présenté dans la novella, publiée dans Asimov’s l’an dernier, a tapé dans l’œil de la rédactrice en chef, et la traduction s’est faite rondement après signature du contrat.

Maragi’s Secret a aussi fait quelques vagues, récoltant de bonnes impression par les lecteurs d’Asimov’s. L’un d’eux a même écrit un petit mot gentil, ce qui n’arrive pas si souvent! Je suis contente de découvrir mes fans anglophones.

Pour les francophones, il va sans dire que la novella traduite en français, Le secret de Maragi, sort aussi cet automne chez Échofictions. Le livre papier sera disponible au Salon du livre de Rimouski.

La couverture de Science Fiction World ici (SF plus générique, là):

La couverture du SF World


#steampunk #climateSF #dirigeables #SFWorld #sciencefiction #traduction

Jane Goodall, toujours présente

Une photo, page d'accueil de l'Institut Jane Goodall.
La page d’accueil de l’Institut Jane Goodall aujourd’hui 2 octobre

Elle est partie avec octobre, avec l’automne.

J’ai eu la joie d’écouter et de voir Jane en personne à Toronto, le 3 septembre dernier. Voici mon lien vers l’article en anglais, que je n’ai pas encore traduit.

Un trio gagnant

En s’occupant des chimpanzés en danger, Jane avait compris qu’il fallait aussi s’occuper des populations qui vivent dans le même milieu –souvent ignorées par les scientifiques– et les faire participer activement à l’amélioration de leur environnement.

C’est un trio gagnant-gagnant qui a fait ses preuves sur plus de trente ans, et lors de sa présentation Jane avait donné des exemples, tels que la colline de Gombe dont la forêt autour avait été rasée. Un effort de replanter des arbres a ramené, peu à peu les gens, l’eau et les animaux dans le milieu.

Pour les ami-es de la nature, l’Institut Jane Goodall poursuit son travail incessant. Roots and Shoots encourage les enfants à construire par des actions écologiques un meilleur avenir.

Une hécatombe silencieuse : nos frênes freinés

Cette hécatombe est silencieuse, comme le sont les silhouettes dégarnies des frênes qui défilent avec le paysage depuis ma fenêtre de train.

Cette population de frênes en groupe serré était plus vulnérable...
Cette population de frênes en groupe serré était plus vulnérable… photo prise par la Savante folle du train entre Toronto et Montréal.

Depuis plusieurs années, la population de frênes d’Amérique du nord est assassinée de l’intérieur par un mignon coléoptère aux élytres vert bouteille, Agrilus planipennis. L’agrile du frêne se nourrit des feuilles du frêne. Hélas, la femelle y pond ses oeufs. Ce sont les larves qui mangent le délicieux cambium, (la zone entre le tronc et l’écorce, où circule la sève). Et creusent un trou pour quitter l’arbre, au terme de leur développement. Les films de SF avec des « Aliens » qui sortent de l’estomac de leur hôte n’ont rien inventé. En fait, il ne manque pas d’inspiration avec d’autres parasites du monde des insectes.

Une larve ne suffit pas à tuer un arbre, mais un millier vont causer la mort de l’arbre en quelques années. Un scénario parfait pour une dystopie, qu’on a déjà vécu avec les Ormes d’Amérique infestés par un champignon (Ophiostoma spp.) transporté par un insecte, le scolyte. Quelques ormes ont résisté, mais il a fallu hybrider des espèces pour obtenir des individus résistants au champignon. Ces nouveaux hybrides sont loin d’avoir le port altier de nos bons vieux ormes d’Amérique…

Ces tunnels artistiques et mortels. Photo tirée de la page du gouvernement de l’Ontario.

Les frênes sur notre petit terrain sont aussi en train d’agoniser. Eux aussi sont grugés de l’intérieur, et on ne peut que les regarder dépérir…

Ça ressemble à la lente corruption d’une société. Les agriles sont des coléoptères qui agissent pout survivre. Les ultra-riches qui creusent les fondations de notre civilisation et depuis leur cage dorée, nous regardent dépérir collectivement en sirotant leur champagne.

Mais rien ne « frêne » la cupidité humaine, on dirait…


Pour en savoir plus

L’émission Moteur de recherche a produit des reportages sur la lutte à l’agrile du frêne. La génomique nous offrirait de l’espoir, des marqueurs génétiques pour identifier la présence de l’agrile sur un arbre. Pour écouter ce reportage récent.

Pour en savoir plus, site du gouvernement du Canada, page de l’agrile du frêne.

Pour voir les dégâts sous l’écorce, aller sur le site de l’Ontario.

Le site du Jardinier Paresseux sur le sujet (non, c’est pas tiré de ma séris de SF !)

Un frêne dégarni
Un fantôme de frêne. Photo prise depuis un train.

Une pluie bienfaisante

pluie de contrats!

Trois contrats en deux semaines pour des publications, petites et grandes.

Un roman historique, une novella de SF traduite et une nouvelle policière historique, les trois à paraître en 2026. Je ne compte pas deux autres contrats signés cet été plus tôt pour des textes de SF courts.

D’où la reprise de ce gag, en fin d’été. Ce qui a changé, c’est que tous ces contrats n’arrivent plus sous forme papier…

Kayak sur la rivière Sauble Falls

Cet été, j’ai délaissé mon sous-sol frais pour monter au nord de l’Ontario avec le bon mari. Le contact avec la nature nous fait un bien immense. Et nous sommes retourné à Sauble Beach un charmant petit établissement sympa qui offre des chambres avec kitchenettes, et un usage à volonté de leurs kayaks, canots, planches, bicyclettes… et la plage, qui s’appelle désormais Saugeen Beach pour marquer l’appartenance de cette plage aux Premières Nations.

Michèle dans son élément !
la savante folle en kayak, photo prise l’an dernier

La rivière au petit matin est un endroit idéal pour observer les habitants ailés. Il n’y a pas de chalets mur à mur et une partie des rives ont été laissées tranquilles, colonisées par les pins rouges et les cèdres.

miroir parfait de l'eau
Au matin, la rivière est un miroir parfait!

Les grosses accumulations de plantes euthrophisantes notées l’an dernier ont été nettoyées, ce qui rend la navigation agréable pour tous. Et la Savante folle a finalement acquis des jumelles 8×42 de bonne qualité, ce qui facilite l’identification!

Les suspects habituels:

cormoran grincheux
Ce cormoran me snobe !

Les cormorans foncés, faciles à effaroucher.
les bernaches, Brenta canadensis, elles sont partout!
les canards mallard et leurs nichées qui ont la priorité !

la famille de canards passe
coin, coin, coin, laissez-nous passer!


les merles d’Amérique
les quiscales (anciens mainates bronzés)
les geais bleus bien criards aussi

les goéland à bec cerclé qui sont partout, partout! Ils n’ont as peur des humains mais il ne faut faut pas trop s’approcher pour la photo…

goéland irrité

Les goélands argentés, plus gros et moins grégaires, se tenaient plus en amont de la rivière.

Les sternes communes (Sterne pierregarin est le nom officiel) aux ailes pointues et au vol plein de vivacité. Pas de photo, hélas. Mais cette belle histoire, car l’espèce n’est pas si commune et est en déclin autour des grands Lacs.

Les découvertes:

Les martins-pêcheurs. Cet oiseau est fort peu discret. Il s’envole en chialant très fort quand une kayakeuse innocente passe trop près. Mon mari les confondait avec des geais bleus à cause des couleurs similaires. Mais quand on a vu la grosse tête ébouriffée d’un martin-pêcheur, impossible de les confondre. Le vol, aussi, est agité avec les ailes qui battent fort. Ils traversent souvent la rivière pour se poser sur une branche en hauteur, en attendant que ces fatiguants d’humains s’en aillent!

Le bruant chanteur : aaah, ce petit oiseau si discret et difficile à apercevoir quand il chante, bien caché par les feuilles des arbres… Le matin, il sautille au sol, en quête de graines. C’est un rare moment.

L’urubu (Turkey vulture) se perche sur des branches d’arbre en hauteur.

Le pir…, le pyg…, enfin, l’aigle à tête blanche qui est le symbole de l’ « Ontario du sud » survole parfois la rivière. Impossible de le manquer avec son envergure. Je déteste, j’exècre le nouveau nom de Pigargue à tête blanche (genre Haliaeetus) même si je comprends les raisons du changement de nomenclature.

Le Balbuzard pêcheur (osprey) Pendant mon séjour, un joyeux trio (groupe familial?) fréquentait la rivière. Les jeunes criaient beaucoup mais je n’ai pas pu repérer leur nid dans les conifères touffus. C’est spectaculaire de voir la méthode de pêche car le balbuzard repère les poissons de haut. Alors, quand la rivière est bien lisse au petit matin, sans la moindre vaguelette, il plonge!

La grande aigrette qui, toute blanche, se penche sur l’onde pour y ravir une petite proie. En pagayant près des bords, je vois beaucoup de petite poissons.

Grande aigrette, photo de 2024
Grande aigrette, photo de 2024

Le grand héron qui partage ce même territoire et lui, si mon kayak passe trop près, s’envole avec un air profondément ennuyé de se faire déranger! Mes photos sont hélas mauvaises.

Les bestioles!

La loutre se montre le bout du museau en faisant ses rondes d’inspection des bords de l’eau, de bon matin.

Des tortues peintes (painted turtles) grimpées sur des arbres morts pour se chauffer la coquille!

Et une grosse tortue serpentine (snapping turtle) se coule lentement contre les algues du fond de l’eau, avec sa longue queue hérissée de petites pointes.

Et des chaussures!

Les visiteurs qui vont voir ou se tremper aux chutes y perdent souvent des sandales. Donc voici une photo de l’arbre à gougounes, que des vacanciers laissent en hommage quand d’aventure ils ou elles en trouvent une qui flotte… ce qui m’est arrivé.

L'arbre à gougounes, en amont des chutes de Sauble Falls!
L’arbre à gougounes, en amont des chutes de Sauble Falls!

Des vacances reposantes

Ce séjour a aussi été l’occasion de rencontrer de bonnes personnes qui reviennent à cet endroit année après année. Kayak, nage, promenade, bicyclette et… lecture !

Car la ville de Sauble Beach compte beaucoup de ce que j’appelle des « bibliothèques sauvages » où on prend et laisse un livre! Évidemment, on y trouve beaucoup de bestsellers de Nora Roberts et James Patterson (pour ma part j’ai un faible pour les Jack Reacher de Lee Child), mais des perles s’y cachent. C’est ainsi que j’ai mis la main l’an dernier sur une biographie de Michelle Obama qui se lit très bien malgré ces temps difficiles.

J’aime beaucoup aussi rêvasser en regardent les chalets au bord de la rivière… l’un d’eux a un petit kiosque perché bien haut qui me semble un endroit idéal pour écrire! Ah, le luxe, pour moi qui travaille depuis notre sous-sol !

Un beau petit pergola pour écrire
Un endroit de rêve pour écrire!

Les joies du recyclage (1)

Je garde un bon souvenir de Grand-Maman Laframboise, qui faisait de si bon gâteaux des anges… Elle était un ange, d’ailleurs. Alors, que je vois une belle boîte de carton avec des mini gâteaux éponge dedans, j’achète!

Michèle veut recycler ses emballages. mais ceux-ci sont composites, donc une partie va aux déchets!

Hélas, j’ai eu une mauvaise surprise en coulant recycler les contenants de ces délicieux petits gâteaux! Dans ma ville, on accepte les cartons souillés au compostage et le papier carton propre au recyclage. Mais… pas les matériaux composites!

Pour en savoir plus sur ce qui est recyclable ou compostable:

Politique de gestion/recyclage des déchets de la Région de Peel

Ville de Montréal et Le nouveau centre de tri : https://www.eeq.ca/communique-de-presse/lest-de-lile-de-montreal-inaugure-son-nouveau-centre-de-tri

Recyc-Québec : https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/

Voilà… et continuez à ramasser les cannettes d’aluminium à terre !

L’aluminium est un métal précieux, léger, malléable, facile à recycler. Une merveille, donc, mais les réserves de minerai, elles, vont s’épuiser… Notre économie a donc intérêt à encourager les usines de recyclage de métaux!

Vive l’été! La Savante folle aux oiseaux…

Michèle Laframboise reconnaît tous les chants d'oiseau, sauf un....

J’aime bien écouter les oiseaux en lisant dans mon jardin. Et l’été, cette belle saison généreuse, me gâte!

Un chemin d'été....

Que vos chemins vous mènent à la joie!

(Ou à un bon cornet de cème glacée!)

Dédicaces parmi les plantes… à Blooming Boulevards!

Parfois, la vie fait bien les choses.

J’ai toujours aimé jardiner, et raconter des histoires de Jardiniers aussi. Et je me préoccupe depuis toujours de diversité biologique, alors que nos plantes indigènes sont délogées en ville par des plantes exotiques envahissantes.

Une de mes voisines au pouce vert avait aménagé un jardin de plantes indigènes et j’avais un oeil dessus! Elle m’a expliqué que l’organisme Blooming Boulevards l’a guidée pour ce faire. J’hésitais depuis deux ans, mais cette fois en avril je me suis lancée!

Mon jardin de plantes vivaces indigènes. Il a fallu enlever du gazon pour les planter!

J’ai fait connaissance avec l’organisme Blooming Boulevards qui font la promotion de jardins écologiques. Car comme on joue dans les emprises de la ville, il faut demander la permission pour aménager la bordure… Jeanne et Wayne m’ont aidée à tracer un plan, et remplir les formulaires. Or, quand le couple a appris que j’étais dessinatrice et auteure, et qu’en plus mes thèmes tournaient autour des jardins, ils m’ont invitée à tenir une table à leur vente annuelle!

Une ambiance festive

J’ai passé un merveilleux week-end à placoter avec des amateurs-trices de plantes à la vente annuelle de Blooming Boulevard annual le 31 mai dernier. Il faisait frais le 31, et plus chaud le premier juin. J’ai aussi beaucoup appris d’aspects pratiques sur les plantes indigènes, qui aident les abeilles sauvages et les papillons.

Allure du site la veille (gracieuseté de BB). Ma table a été aménagée près des chaises.

Je suis habituée aux salons du livre où le public passe sans jeter un coup d’oeil à ma table. Mais à la vente annuelle de Blooming Boulevards, j’étais une auteure locale en vue, et les visiteurs étaient intrigués.

Ci-dessous, ma table de dédicace près des plantes. Le samedi j’avais moins de place car il y avait bien des étagères, mais à mesure que les plantes partaient, de la place s’est faite!

Ma table le dimanche.
Ma table le dimanche.

Ma civilisation de super-jardiniers (Maîtresse des vents et Le jardin du général) ont trouvé leurs lecteurs, ainsi que les aventures ornithologique de Lady Byrd et aussi ma police d’escargots ! Des nouveaux lecteurs aimaient aussi la SF, donc bien des livres se sont envolés! En plus, je me donnais la peine de faire de belles dédicaces en couleurs!

Une dédicace de Maîtresse des vents au crayon couleur!

Un événement non-littéraire mais fructueux

Pour un événement non-littéraire et près de chez moi, ce fut très fructueux. Des personnes sont revenues le dimanche pour mes livres. C’est très rare que je vende la moitié de mes livres apportés, et c’est ce qui est arrivé. Mais surtout, j’ai récolté de nouvelles amitiés, ce qui est fort précieux!

De mon côté, j’ai découvert des personnes formidables et un environnement chaleureux. Dédicacer en plein air, ça fait du bien à mon âme d’artiste!

Et parmi les amateurs de jardins, se trouvent des écrivains en herbe aussi, comme Catherine qui fréquente un groupe d’écriture! (Ellle m’a gentiment donné la permission de poster sa photo)

Merci donc à Jeanne et Wayne, et aux sympathiques bénévoles de Blooming Boulevards!

Pour en savoir plus sur Blooming Boulevard (région de Toronto!): https://www.bloomingboulevards.org/about

Sudbury, sous son grand ciel bleu

Le bon mari qui observe le gros « 5 cenne » (Musée de la Terre dynamique, Sudbury) sous un grand ciel bleu…

Grand ciel bleu par ici était le thème au 3e salon du livre du Grand Sudbury, en 2008. Grand ciel bleu par ici est tiré d’un recueil de Robert Dickson, poète de Sudbury que nous n’oublions pas .

La première fois que j’ai séjourné au Salon de (ou la seconde?), j’ai eu la chance de rencontrer Robert Dickson, qui était très sympathique. Un anglophone qui choisit de faire sa carrière en français, c’était plutôt rare!

C’était mon 2e séjour la-bas et j’ai eu le temps de découvrir la ville à pied, de marcher sous l’immense soucoupe qui domine la ville, un réservoir d’eau fort utile en temps de panne de courant.

En revenant, comme exposante et auteure, avec le bon mari qui tenait le kiosque Échofictions, je revu ce beau ciel bleu. Et la soucoupe, qui a pris des belles couleurs la nuit! Je suis contente que la ville ait gardé cette marque de terrain au sommet de la colline. J’aurais aimé prendre une photo, mais… pas toujours le réflexe!

Les petites récompenses!

Le kiosque Échofictions, bien placé près de l’entrée. (Photo prise pendant une activité dans le petit café.)

Un salon, c’est un bouquet de rencontres et de discussions avec de nouvelles personnes, qui ont parcouru une bonne distance pour se rendre au Salon. Sudbury est une ville étalée entre les mines.

Les petits Salon font les grandes surprises. Ma grande joie, c’est que des les personnes reviennent à mon kiosque pour me dire qu’elles ou un membre de leur famille a aimé un livre acheté l’an passé, et ont hâte de découvrir une autre de mes histoires!

Je viens à Sudbury comme auteure depuis 2004, et comme exposante depuis 2022, puis 2024 quand le Salon est passé aux années, donc ça crée une fidélité chez le public.

J’avais des recueil de SF et des BD qui se sont avérés populaires, mais la palme est revenue aux séries complète, les Voyages du Jules-Verne (un space-opéra avec de l’humour), et La quête de Chaaas (space-opéra jeunesse dans l’empire des Jardiniers.)

J’avais écrit La Quête spécialement pour des garçon déprimés, pour les faire voyager ailleurs, avec un ado d’une autre peuple qui vit aussi des épreuves, dictées par sa culture des Jardiniers. Chaaas (son nom veut dire « feu de la terre ») découvre les injustices qui se cachent derrière les beaux jardins, et vient en aide à des jeunes et des adultes mal pris, souvent au péril de sa vie. Chaaas, impulsif, a tendance à se lancer dans le danger, mais il peut compter sur l’appui d’adultes plus pondérés de son entourage.

Cette série s’est mérité un prix et des nominations méritoires (aux Prix du GG et aux Trillium).

Les belles rencontres

Les classes des écoles rencontrées jeudi et vendredi m’ont offert de beaux moments, surtout que les élèves se sont bien préparés à mon atelier sur la crème glacée littéraire! Rouler d’une ville à l’autre m’a rappelé mes tout premiers déplacements comme autrice-animatrice. Merci aux élèves et professeurs de l’Alliance St-Joseph de Chelsmford, de St-Charles Borromée à St-Charles, et de Notre Dame de la Merci à Coniston! Merci aux élèves qui m’ont offert de beaux dessins de cornets de crème glacée (et que je n’ai pas encore placé, d’où une photo libre de droit!)

Au Salon, j’ai revu Mireille Messier, qui a la joie d’être finaliste aux prix Trillium avec son dernier livre jeunesse, et les gens du REFC que je commence à connaître! Je revois aussi Patrick Breton, un vieil ami scout impliqué dans la Place des Arts. Notre amitié remonte à janvier 2007, quand je suis monté à Sudbury pour une conférence à la défunte Librairie.

J’ai assisté à quelques tables rondes, comme traduire en territoire autochtone. « La traduction est un voyage qui nous porte vers des voix, des communautés, des réalités autres. … comment évoquer par écrit des espaces et des réalités aux territoires autochtones. Avec  Waubgeshig RiceRémi LabrecqueCharles Bender, animée par Sonya Malaborza.

Ensuite, je rencontre des gens matures comme Marcel Pitikwew, survivant des pensionnats qui explique dans sa présentation la violence internalisée, et le long chemin vers la guérison. Dans la vie, il s’occupe des gens maganés par la vie, qui deviennent violents envers eux-mêmes. Ils et elles boivent, à cause de l’infestation de vieilles blessures liées aux mauvais traitements subis dans les pensionnats. C’est un aspect auquel je n’avais pas pensé, la contamination de la violence internalisée.

La guérison passe par le pardon, et le titre de son petit livre. Atcakoc, le pardon (Prise de parole, 2025)

Couverture de Atcakoc, le pardon. Prise de parole, 2025) par Marcel Pitikwew

Et sur le chemin du retour je peux m’arrêter chez une consoeur écrivaine, que je manquais depuis deux ans! (Un Salon c’est très prenant.)

Pour plus d’information voir le site du Salon, page de la programmation. Et il y a quelques autres photos!

Un grand merci à Geneviève Leblanc et aux bénévoles du Salon!

Une belle surprise de mai!

Juste avant de filer pour le Salon du livre du Grand Sudbury, la Savante folle est à nouveau finaliste aux prix Trillium, avec son roman Rose du désert!

Couverture de Rose du désert

Le récit débute quelques temps après les événements du Secret de Paloma.

La Rose du titre déteste tout, et tout le monde : Alouette-la-parfaite, Paruline-la-coquette, William-le-pelucheur, la rivière à sec, les corvées, et son propre « cerveau capricieux » qui papillonne d’une idée à l’autre… et peine en mathématiques !

Convaincue que le Rideau en chépasquoinium va les lâcher, Rose s’enferme dans une solitude farouche que même Paruline, qui tente de se rapprocher d’elle, ne peut percer. Or, des incidents se produisent et la sécheresse s’aggrave. Rose devra surmonter ses lacunes et faire un pas vers les autres pour trouver des solutions.

Une histoire captivante qui explore la neurodivergence, le pardon, la volonté et la force de la communauté.

Voici le vidéo tout en joyeuse musique!

La remise des prix aura lieu le 18 juin à la Librairie Centrale de Toronto.

La Savante folle raffole être finaliste à des prix littéraires car ça lui confirme que ses histoires touchent un public. Un livre émerge un peu comme une île de la mer qui devient alors plus visible pour les bateaux qui naviguent dans les environs.

Je ne connais pas tous les autres finalistes, sauf Mireille Messier qui persiste et signe de beaux récits jeunesse, Aristote Kavungu qui verse dans la réflexion historique et Didier Leclerc qui présente aussi un roman historique et, comme moi, porte un chapeau distinctif!

Pour découvrir Rose, Paruline, Moineau et les autres, allez vous procurer l’ouvrage en librairie, ou sur le site du REFC. La version électronique est aussi disponible mais c’est plus amusant de signer la version papier. Après la solitude de l’écriture, renconter ses fans est rafraichissant!

Et zou! Je cours au Salon de Sudbury!

L'auteure courant faire signer ses albums de BD par d'autres auteur-e-s!

Allez voter!

J’ai voté en avance. Pourquoi? Lire la raison plus bas.

Le fan qui brigue vos suffrages...
Ce gag des tables de dédicace date un peu mais reste d’une cruciale actualité!

J’ai répondu récemment à un éditorialiste du Devoir, Jean-François Lisée (dont j’apprécie normalement l’esprit vif) qui conspuait cette fois les gens qui ont voté en avance! Sous cette image d’un vote, le vôtre j’espère, voici mon coup de tête.

(Photo de Element5 Digital sur Pexels.com)

Rester dans son cocon, c’est prendre position

On ne peut plus rester « neutre » dans son cocon face aux luttes pour conserver une planète habitable, une société où il fait bon vivre pour tout le monde.

Se proclamer « au-dessus de la mêlée », c’est prendre le parti de rester mêlé-e dans sa tête et ses actions.

C’est aussi, accessoirement, accepter la main-mise des spéculateurs et des oligarques sur notre démocratie. J’ai lu et écrit suffisamment de dystopies comme autrice de SF pour avoir une bonne idée du prix à payer quand on se retire de la « mêlée ».

Donc, encore une fois, allez voter, même en conspuant notre système uninominal à un tour. La représentation proportionelle compensée offriraitune meilleure fidélité aux voeux de la population.

Plus que de glisser un bulletin dans une urne, choisissez un champ de préférences pour vous impliquer. Même un tout petit service, une présence à une assemblée, un mot gentil, planter des fleurs, modifier vos habitudes, réduire les médias sociaux toxiques, fera avancer la cause du bien commun.

Et un dernier gag pour la route?

Quand les politiciens sollicitent nos votes,
Un autre gag sur le vote qui date de 2011, du temps de Harper (d’où la dernière réplique).

Infos utiles

Pour trouver votre lieu de vote, voir le site d’Élections Canada

Pas encore certain ou certaine de vos affiliations? Consultez la boussole électorale de Radio-Canada.