Rions un peu, cette nouvelle est inspirée par une sympathique âme de la SF francophone, « matante » Valérie! Et là, y a du vaisseau spatial et une concierge spéciale!
Gentrification (2025) Galaxies 90
Cette nouvelle aborde la gentrification et la violence envers les pauvres sous un angle fantastique. Une vieille artiste s’acharne sur une dernière toile, sachant son immeuble condamné pour faire place à des condos de luxe… Hommage à Cindy Milstein, activiste contre la gentrification abusive.
Et oui, je suis sensible à cette couverture de SF car une de mes nouvelles (La cousine Entropie) a été comparée à l’écriture de Olav Stapledon. Snif. (Le numéro est encore officiellement en précommande.)
Le premier avril au matin, j’apprenais qu’une de mes collègues a été emportée par un cancer, la veille. Par les médias sociaux, et je me compte chanceuse de ne pas voir passer cette perte une semaine plus tard.
Nancy Kilpatrick écrivait de l’horreur vampirique, que je lis peu, mais je suivais sa lettre mensuelle. Elle y avait toujours de bonnes anecdotes historiques sur la signification des dates. J’ai goûté à sa plume, sa voix littéraire avec le premier roman des Trônes de sang (de l’horreur très « adulte », z’êtes prévenus!) lu en anglais sous le titre Revenge of the Vampir King. Je l’avais rencontrée en salon, et j’avais communiqué avec elle pendant la Covid, quand elle avait déménagé à Montréal. (Un hiver, elle avait du trouble avec son frigidaire, le chauffage, problèmes familiers…)
Nancy Kilpatrick, photo provenant de son site WordPress, crédits inconnus.
Donc voici deux jours, pouf! Plus de Nancy.
Sa plume s’est envolée.
Plus d’occasion de la voir aux salons. Ce n’était pas la plus âgée de mes consœurs-frères, mais ça me fait un petit pincement au cœur. Comme autrice de SF et parfois d’horreur, je garde une conscience aigue du temps qui passe. Impossible d’ignorer la grande horloge qui fait tic-tac, tic-tac.
Nancy n’a pas pipé mot sur sa santé, mais elle a cessé d’envoyer sa lettre mensuelle en juin 2024. Dans sa dernière lettre aux fans, elle écrivait : For a variety of reasons, I will not be sending a Newsletter out monthly. I will send a more irregular Newsletter out when I have anything new to say or to promote something that you might find of interest. On peut retrouver ses lettres mensuelles archivées sur Mailchimp ici.
Quand j’étais plus jeune, je croyais, un peu naïvement, que les écrivains d’horreur n’avaient pas d’empathie. Eh bien je me gourais. On peut mesurer l’humanité et la maturité de Nancy Kilpatrick en lisant son blog, où dans le dernier article de 2020, elle partage la douleur de perdre une grande amie.
Au moins, Nancy Kilpatrick laisse bien des histoires derrière elle… Voir le catalogue de ses livres traduits en français chez ALIRE
Je partage ma tristesse avec vous mes fans et collègues, pour rappeler que vous comptez à mes yeux. Je ne vous prends par pour acquis, même si je ne vous parle pas tous les jours. J’apprécie et lis vos courriels (vous n’êtes pas des milliers, donc je peux me le permettre!) et je suis toujours contente de vous voir en personne aux événements où je me déplace.
Merci d’être encore ici. Si cet article vous touche, je suggère une action tout-de-suite-là, en sa mémoire : téléphonez à une personne que vous n’avez pas vue depuis longtemps. Ou envoyez-lui un courriel, comme une fleur.
Vous souvenez-vous des poêles non-collantes en Teflon, commercialisé en 1954 ?
Oh joie, comme cela simplifiait la vie… Sans qu’on s’en doute, la compagnie avait caché les études sur les effets toxiques de ces PFOAs* … Et ça a pris plus de 60 ans pour s’en rendre compte!
Ma consoeur écrivaine Nina Monteanu, auteure du roman A Diary in the Age of Water, a aussi écrit cet article aussi troublant que recherché sur les micro-plastiques, et un cover-up d’une pollution qui a détruit des vies pendant 67 ans! C’est un 10 minutes de lecture qui en vaut la peine!
Cet article rapporte en détail ces 60 ans de cover-up of des effets délétères des PFOAs par la compagnie DuPont. Les PFOAS ont en plus contaminé les employés sur les lignes de montage, la nappe phréatique municipale…
AVERITSSEMENT: c’est un article à vous glacer le sang. Dire que j’ai cuisiné en toute innocence pendant plus de 25 ans avec une poêle non-collante enrobée de PFOAs Inutile de dire que j’ai jeté, hélas, cette fidèle poêle fabriquée avant qu’on bannisse le Teflon en 2013. C’est triste car aucun dirigeant de cette entreprise n’a été puni.
J’utilise maintenant une poêle Paderno. avec un coeur d’aluminium enrobé d’acier inox à trois couches. Et il y a aussi ces hybrides non-collante, avec motifs en grillage d’acier et sans PFOA. On peut y frotter des spatules de métal sans problème!
Ma caricature montre que les microplastiques se cachent partout, y compris dans nos vêtements issus de l’industrie du pétrole. À chaque lavage, ces polyesters et nylons relâchent des PFOAs dans l’eau. Un autre problème qui va nous donner des maux de tête, et des compagnies qu’il faudra encore tenir à l’oeil!
C’est la morale de cette histoire: comme citoyen-ne, ne jamais tenir pour acquis que les entreprises privées vont se modérer par elles-mêmes.
Quelques sources utiles:
* PFOA : Perfluorooctanoic Acid / perfluorooactanates, intégrés dans le Teflon
Équipée de son guide Sibley, de son chapeau d’exploratrice et de ses fidèles jumelles, Amanda Byrd poursuit les volatiles les plus insaisissables, aidant parfois une âme en peine. Pour la première fois, l’intrépide observatrice doit amener sa turbulente petite-nièce en excursion, en ce jour si tranquille de SuperBowl…elle qui préfère de loin voir un Superb Owl!
Humour et humanisme pour les amateurs d’ornithologie!
Le jour du “Superb Owl”
Une aventure de l’intrépide Lady Byrd!
Notre guide pointa du doigt en silence une des foisonnantes branches d’épinette couvertes de neige. Je n’eus pas longtemps à chercher pour découvrir le résident, son plumage crème moucheté de caramel se confondant avec le décor, et sa face un grand cœur pale marqué par les deux billes sombres de ses yeux. Cet oiseau nocturne faisait de son mieux pour éviter la violente lumière du jour.
C’était rare de voir une chouette rayée de si près, par un après-midi de février : elle se perchait à une douzaine de pieds du chemin que notre groupe d’amateurs suivait. Sa taille, environ 22 pouces de la tête à l’empennage de sa queue, faisait que je pouvais me dispenser de mes Bushnell 8×42 pour le regarder. Il me semblait que je pourrais étendre le bras pour caresser le duvet sur sa tête ronde.
Non pas que je me permette un geste aussi impoli devant ma petite nièce! Mais la première petite-fille de ma sœur n’éprouvait pas la même retenue. Elle porta ses mitaines rouges en coupe devant sa bouche, ses yeux bruns brillant de malice.
— Hou, hooou! fit-elle.
Un œil sombre comme un abysse cligna sous une paupière crème. La chouette pivota sa tête comme une tour de tank pour investiguer la source du bruit.
La plupart des chouettes et hiboux avaient des iris colorés d’un vif orange ou doré autour de pupilles rondes. La chouette rayée avait des yeux d’obsidienne, du verre noir, les iris invisibles.
Cet oiseau nocturne ne bénéficiait pas d’yeux fendus comme ceux des chats pour minimiser la lumière entrante, aussi protégeait-il ses rétines sensibles en baissant les paupières.
Ses paupières duveteuse à demi-fermées lui donnaient un air de sagesse débonnaire ou d’ennui fatigué. Certains oiseaux comme le grand hibou montrent de superbes projections qui ressemblent à des oreilles pointues, mais ce ne sont en réalité que des plumes. Celles de la chouette barrée sont aplaties contre sa tête.
Le mouvement de la chouette excita davantage la petite Mona.
— On dirait une boule de crème glacée au caramel avec des noix!
Je frissonnai.
On peut toujours compter sur les enfants pour parler de crème glacée en plein hiver, songeai-je.
Les couleurs de cet oiseau me rappelaient plutôt ce pull de laine trop grand qu’une de mes tantes adorées avait tricoté pour moi (elle avait oublié que les années d’adolescence étaient aussi des années de croissance.) Ce pull avait été blanc cassé avec des motifs brun clair, complètement à l’opposé des couleurs festives favorisées lors des années 1960.
Je l’avais porté pour un temps, pour faire plaisir à ma tante, et comme camouflage pour observer les oiseaux. Éventuellement, les mites le découvrirent. Ma mère défit la laine et se tricota un foulards chaud avec.
Des décennies plus tard, je portais ce même foulard pour mes excursions d’hiver; ses teintes peu agressives faisaient moins peur aux oiseaux.
J’aspirai l’air frisquet à travers le foulard. Les basses températures m’empêchaient de sentir pleinement l’odeur des pins et la neige fraîchement tombée, mais la vieille laine était imprégnée de la patience de ma mère. Je portais aussi un sac à dos plus lourd avec une bouteille thermos et une collation.
Au moins, c’était une formidable activité d’aller compter les oiseaux un dimanche de « Superb Owl », comme nous l’appelions. L’habitude de sortir voir les oiseaux en ce dimanche particulier avait été lancée dans les années 1990 par une passionnée d’ornithologie et depuis, beaucoup d’amoureux des oiseaux avaient découvert à quel point ce dimanche était calme, tant dans les bois que les parcs urbains. Les foules de promeneurs se tarissaient en ce jour.
En ce moment, mon neveu, de même que la moitié de la population des États-Unis, se vautrait sur son divan en regardant des joueurs de football aussi colorés que des oiseaux qui se disputaient une incroyable somme d’argent. Même les commerciaux coûtaient jusqu’à plusieurs millions de dollars.
Ce qui veut dire que, le jour du SuperBowl, notre petit groupe d’amateurs avait à lui seul tout ce grand parc situé près d’Albany, NY, et ses multitudes d’oiseaux, incluant nos discrètes, superbes chouettes.
— Hou, hooou!
Du moins, si un de nous arrêtait d’effrayer les oiseaux avec son enthousiasme débordant.
**Avertissement**: article hyper-court de promotion !
Tous les mois de novembre ramènent la Savante folle au Salon de Montréal.
Voici, en une image, mon horaire de signatures: je vais être collée sur la scène de Radio-Canada au REFC (en rouge), et sur l’entrée au kiosque Solaris (en violet) !
Les livres que je signe:
Les revues Solaris dans lesquels j’ai publié un texte. Nouvelles
Rose du désert, (Pris AAOF 2024) suit une héroïne qui voit tout en noir! Il faut dire que son déficit d’attention et les défis cognitifs de son « cerveau capricieux » ne l’aident pas beaucoup à se faire des amis… à découvrir pour la voix narrative d’une adolescente « aro-ace« .
Le secret de Paloma (Prix Trillium 2023), présente une colonie qui survit tant bien que mal. Alouette vient de perdre sa meilleure amie, et cherche à comprendre ce qui a pu pousser Paloma à s’enfoncer dans le désert.
Il devrait rester aussi des Projet Ithuriel (2012), roman d’anticipation sociale dans une ville dévastée par l’ère des « choix difficiles », où tout est privatisé…
Je sais que les USA sont en pleine élection, mais ici, la Savante folle a appris que sa proposition de Reconversion d’édifices abandonnés en logements écologiques a été acceptée à 71,3 % au dernier congrès du Parti Vert du Canada, et s’intègre dans le programme officiel.
C’est une démanche entreprise depuis juillet 2023, et qui a été fort exigeante, surtout que cette année et a été occupée par les ennuis de santé, et le décès, de ma belle maman. La recherche de documents d’appui, puiser dans mon ancienne spécialité, expliquer en session zoom les avantages, répondre aux objections, amender le libellé… a pris beaucoup d’énergie.
Pas étonnant que beaucoup d’entre nous trouvent que la démocratie c’est trop dur… et manifester avec une pancarte, plus simple! L’exercice démocratique s’est fait avec le concours d’une plate-forme qui facilite les prises de décisions: We Decide.
La proposition concerne de nombreuses usines et centres commerciaux laissés à l’abandon au cœur des villes, pendant que la crise du logement empire. Pour en savoir plus, aller ici: les liens vers le documents d’appuis sont aussi donnés.
Ouf, c’est l’automne, un Salon n’attend pas l’autre. Après les deux prix reçus au Congrès Boréal en septembre, je courais au Salon Steampunk de la Capitale (dont je préparais l’article) avec une ambiance électrisante. Je retourne à Ottawa pour la Can*Con, la convention canadienne de SF, où j’aurai une table de vente pour Échofictions.
Et à peine revenue du Salon Steampunk, en voici un autre beau prix qui arrive!
Un beau vendredi
L’AAOF et le Salon du livre Afro-Canadien à Ottawa m’ont fait une belle surprise. En effet, j’ai eu la joie d’être lauréate du prix de littérature jeunesse de l’AAOF pour Rose du désert, une histoire dans laquelle j’ai mis beaucoup de temps et de réflexion, qui aborde la neurodiversité, l’entraide, et le pardon.
Je suis reconnaissante aux éditions David, car le travail de révision littéraire s’active à rendre plus accessible l’histoire qui a longtemps bouillonné dans la tête de l’auteure!
Le Prix de littérature jeunesse AAOF est financé par l’entremise du Fonds Françoise-et-Yvan-Lepage (AAOF) de la Fondation franco-ontarienne, à qui je dois ma gratitude. (J’ai rencontré Françoise Lepage et garde un beau souvenir d’elle.
Un extrait des commentaires des membres du jury (que je remercie aussi) :
Fougueuse, Rose affronte les nombreux défis qui s’enchaînent, découvrant ainsi ses forces et celles de sa communauté où chaque individu est appelé à jouer un rôle. L’autrice réussit magistralement à présenter la voix de Rose, un personnage authentique, à la fois fort et vulnérable. Sa plume habile nous offre un récit captivant, débordant d’imagination.
L’héroïne est une narratrice avec une voix teintée de pessimiste et d’ironie. Pour les curieux-ses, voici la page du livre Rose du désert au REFC. (Une portion du montant du prix doit être consacrée à la promotion du livre.)
Mon entrevue au lendemain du prix, à Échelle humaine, Ici Radio-Canada.
Les amies finalistes
Parfois les prix effacent les finalistes de la mémoire des gens, ou les médias les oublient, alors j’en profite pour vous encourager à découvrir Mireille Messier (Pas de chevaux dans la maison, biographie de Rosa Bonheur illustrée par Anna Bron, éditions Orca) et Claudia Lahaie (Les voies du Slam, éditions David, qui suit trois ados aux parcours différents mais unis par l’amour du slam).
Par les temps qui galopent (hihi!) il faut prendre la parole et s’exprimer sur les joies de la lecture. Les auteurs ne sont pas en concurrence, mais en « coopétition », car on s’entraide pour se faire connaître.
Je lis de tout et le partage sur mes blogs et dans mes lettres. Personne ne peut, bien entendu, lire tous les livres qui se publient, mais je fais rayonner autant que je le peux les livres que j’ai aimé, afin que leurs pages réchauffent les coeurs qui en ont le plus besoin.
Avant de poursuivre, un mot pour préciser que la capitale de ce titre est… Aylmer, jadis pressentie comme capitale dans les années 1800 en tant que grand centre urbain.
On a eu droit à une bière artisanale Steampunk, la Kraken, et un recueil de nouvelles sur le thème du Salon, 20 000 lieues par les chemins d’eau. (J’ai malheureusement manqué la tombée mais je me reprendrai.) C’est un festival très vivant et dynamique.
Et avec une bière édition spéciale Steampunk, brassée localement à Montebello, la Kraken!
J’ai répondu à l’invitation des organisateurs, dont Dominique Dufour, président de SteampunkPQ, qui a organisé mes conférences sur le thème du chocolat.
En passant, il y avait un sympathique chocolatier présent de Montebello. Inutile de dire que je me suis procurée des tablettes de dégustation!
Et du chocolat
Merci à la boutique Chocomotive de Montebello, présente avec d’excellents chocolats à déguster. J’explique souvent que la science-fiction, c’est du chocolat. Voir ici et ici. Ça m’a inspirée puisqu’une de leurs offres réunit des chocolats noir, blanc, au lait, et Ruby (une nouvelle espèce!)
En effet, il y a une grande liberté dans l’agencement du sucre et du cacao pour obtenir du chocolat noir (plus de cacao), blanc (plus de beurre de cacao), au lait, et même une nouvelle espère, le chocolat Ruby, qui est rose, obtenu à partir de fèves de cacao naturellement fruitées. Ce n’est donc pas un chocolat aux fraises!
Eh bien, il y a de la science-fiction très dure comme celle-ci où les idées et les concepts se disputent la vedette, et aussi, de la SF moins pointue mais tout autant intéressante quand on ajoute dans notre recette un peu de sucre et de saveurs. On a de la romance SF, des policiers du futur, des comédies de SF. L’humour, l’aventure et des personnages attachants aident à faire passer les idées!
Les cageux, héros méconnus
Mes moments favoris: découvrir des trucs historiques dont j’ignorais tout. Comme l’histoire méconnue des « Cageux », des bûcherons hardis qui naviguaient sur la rivière des Outaouais et le St-Laurent, pour convoyer d’immenses plateformes faites de planches et s autres) Le célèbre Jos Montferrand (1802-1864) a non seulement été bûcheron, mais aussi maître de cage, dirigeant un contingent de rameurs.
Car ce qu’on appelle des cages n’ont rien à voir avec des prisons! C’étaient d’immense radeaux faits du bois coupé et équarri qu’on envoyait en Angleterre, avec des billots et des troncs que qualité moindre qui soutenaient les autres, et eux étaient revendus à Québec. Le radeau pouvait mesurer jusqu’à 500 m de long, et les raftmen manipulaient des rames longues comme ma cour arrière pour le diriger!
logo de la Maison des Cageux
Isabelle Regout et Alexandre Pampalon ont présenté des photos étonnantes, car j’ignorais tout des raftmen (à part la chanson), et n’avais vu que les fameux billots libres qui flottaient sur l’eau. Ils ont emporté en démonstration un morceau de cage flottante, fonctionnelle! Il va sans dire que c’était une opération remplie de danger, et un radeau pouvait se désagréger sous la force des courants et des rapides. Pour en savoir, plus, voir la maison des Cageux, à Lanoraie.
Signer avec des amis
Joelle Rivard, Claude Bolduc et moi signions nos livres pour les Six Brumes. Je dois beaucoup à Joe Rivard qui m’a donné des lifts, car Aylmer n’est pas le centre-ville de Gatineau, avec les trains de banlieue!
Et merveille, des FANS déjà abonnés à ma lettre mensuelle m’ont trouvée aux galeries d’Aylmer, et sont repartis avec mes recueils de nouvelles!
Et la richesse visuelle
Sans compter toutes les personnes qui par leurs atours ont fait de cet événement une réussite.
Un fier gentleman ! Deux ladies qui portent bien leur toilettes à thème marin! La belle mécanique, plaisir des yeux!
J’ai rencontré le sympathique Pascal Aubut, alias Honza Harmonicus, auteur et conteur steampunk; et Atomic Kitty Studio, à qui j’ai acheté un sac artisanal, et de sympathiques pirates qui savaient amuser les enfants.
Batailler avec des épées
Non mais que serait un festi Steampunk sans démonstration de combat ?
Nos escrimeurs s’activent avec des épées en fer (gauche) et en polymère (droite). Chose surprenante, elles ont le même poids (j’ai vérifié).
La savante folle a manqué les duels d’ombrelles, mais elle a gentiment profité de l’occasion pour une introduction à l’épée. Ayant jadis fait deux sessions d’escrime classique (sabre) au Cepsum, je pensais à l’avance: ouille, mes pauvres genoux!
Heureusement, les techniques du combat de type médiéval épargnent mes genoux. C’est fou tous les trucs contre-intuitifs, comme se servir du pommeau et la garde pour dévier les attaques. C’était tout en lenteur par prudence, avec des épées en plastique, lourdes. Et oui, le mythe des épées lourdes du Moyen-âge en prend un coup aussi.
La savante folle s’est bien amusée. Le gros plaisir du Steampunk, en plus d’acheter des accessoires et des livres, c’est de se faire prendre en photo !
Le Congrès Boréal qui se tenait au Cégep Bois de Boulogne, rassemble les amateurs et auteurs de SF francophones. Depuis dix ans, les Prix Aurora-Boréal y sont décernés (séparés des prix anglophones Aurora.) Avant le Congrès, des votes de mise en nomination pour les Prix Boréal sont comptabilisés des œuvres publiées/diffusées en 2023, et le vote final a eu lieu en fin de semaine. Dinaliste dans deux catégories, je n’avais pas beaucoup d’attentes mais… Surprise!
Ma BD Ruego et le blogue de la Savante folle (ici!) ont été récompensés.
Un grand merci à mes hordes de fans fantastiques qui m’ont décerné le prix Aurora-Boréal 2024 de la meilleure BD, avec Ruego (2023, Echofictions).
Ruego provient d’une nouvelle de Jean-Louis Trude, paru dans Solaris en 1999 (sous le titre Passions étouffées sous la pierre cendreuse), et adaptée par moi-même, avec un peu d’aide graphique de Salvador Dallaire, en 2003 dans le fanzine Zine-Zag 14 et 15; en 2007 en anglais pour un lancement à Windsor; en 2014, une édition limitée en français. Enfin, en 2023, une édition enrichie par une section de croquis et un historique, est publiée par Échofictions.
Mon blogue de la Savante folle est arrivé ex-aequo avec une formidable collègue, Mariane Cayer et son blogue Les lectures de Prospéryne! Le blogue de Prospéryne existe depuis longtemps, et ce n’est pas rien de recenser régulièrement les romans de genre! On a besoin de ces personnes qui prennent le temps de lire et de commenter, car le nombre étourdissant de publications, face à notre temps libre et aux prix des livres, nous empêchent de tout lire.
D’ailleurs, il y avait, seulement en SFF francophone, une pléthore de romans éligibles (dont Rose du désert, David 2023) aux Prix Aurora-Boréal. Je me souviens du temps où on pouvait lire tout ce qui se publiait au Québec en un an. *
Ce fut un moment particulièrement émouvant, car c’est la première fois que je remporte un prix Boréal. En plus du témoignage d’appréciation par mes pair-es, j’y ai gagné de superbes plaques artistiques préparées avec amour par notre grande dame de la SF, Élisabeth Vonarburg. C’est un service que l’écrivaine de Saguenay nous rend chaque année (et non, ce n’est pas de l’IA mais des productions d’artistes 3D).
Mes plaques de prix Boréal, aimablement préparées par Élisabeth Vonarburg. L’insecte est particulièrement impressionnant.
* Avec quelques best-sellers en prime. Le cheval d’orgueil, chronique paysanne très dure de Pierre-Jakez Hélias publiée en France en 1975, avait trôné au sommet du palmarès de La Presse pendant deux ans! Avant Le cheval d’Orgueil, il y avait eu d’autres succès, dont Papillon de Henri Charrières, et Le Parrain de Mario Puzo, les deux sortis en 1969.
Rose du désert, (David) est finaliste au prix AAOF de littérature jeunesse 2024 !
Voici les trois livres finalistes, et des auteures que je lis avec joie! Je recommande chaudement « Pas de chevaux dans ma maison » par Mireille Messier et illustré par Anna Bron. Comme dessinatrice, j’adore les chevaux, et les toiles impressionnantes de Rosa Bonheur, et je l’ai acheté… pour moi!
Être finaliste à un prix littéraire me dit que je n’écris pas dans le… désert!
Le dévoilement aura lieu en fin octobre à Ottawa. Pour plus d’information voir ici: