Mon premier marathon

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Un marathon c’est comme deux demi-marathons bout à bout. Dimanche dernier, j’ai couru mon premier marathon. 42,2 km.

La première moitié de 21,1 km a été suuuperfacile, record battu, 2h20. C’est après le km 26 que ça c’est gâté…

Le reste de cette BD arrivera – si tout va bien –  après mon retour du Salon du livre du Grand Sudbury!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 95

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Depuis quelques salons, j’ai remarqué qu’on ne signe plus directement en-dessous du gros bloc lumineux de mon distributeur bien-aimé…

Le pire cas d’affaire suspendue au-dessus de ma tête est cette photo prise lors d’un salon de Paris en 2008. Pour l’article qui accompagne la photo, voir ici!

 

Le sentier de Wolfe

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Pis quand je pense que les Anglais avaient monté les canons en pièces détachées!

J’ai couru (et parcouru) le sentier de Wolfe en montant pour m’entraîner, à la suite de mon cousin, marathonien d’expérience. Nous sommes montés depuis l’Anse aux-Foulons, et passé par plein de petits écriteaux qui expliquent par le détail la manœuvre du général Wolfe pour attaquer Québec défendu par Montcalm. Évidemment ce n’était pas asphalté…

(Les deux dirigeants ont perdu la vie lors de cette bataille qui fut selon les chroniqueurs plutôt courte.)  Néanmoins, j’ai pensé aux soldats qui portaient ces lourdes charges et leurs équipements, et aux défenseurs de Québec qui risquaient leurs vies.

C’est toujours facile de dire, longtemps après: « Montcalm aurait dû faire ceci ou cela, il aurait dû attendre les renforts de Bougainville et de Lévis au lieu de faire une sortie… »

Or, sans téléphonie cellulaire, alors que les assiégés de Québec manquaient de tout (Wolfe avait fait brûler les champs et rasé les villages jusqu’à 100 km en aval de la ville), le marquis de Montcalm ne pouvait *savoir* réellement si Lévis et ses volontaires n’avait pas été eux-mêmes décimés,  ni si les guerriers Iroquois alliés des britanniques ne viendraient pas plus tard rejoindre ceux-ci pour former une masse inattaquable.  Alors, il a ordonné une sortie contre une ennemi supérieur en nombre… (1)

Mes amitiés à ma horde de fans féroces, le retour du salon du livre de Québec a été aventureux et mon entrainement pour le marathon du premier mai épuisant, d’où cette BD en retard!

 

 

(1) pp 139-141, Canada-Québec, de Jacques Lacoursière, Jean Provencher et Denis Vaugeois.

 

Grandeurs et misères des courses à pied

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Une hypothèse derrière cette attaque digne du film Les Oiseaux de Hitchcock: je portais une calotte noire et des gants noirs aussi.

C’était la course en hommage à Terry Fox, 18 kilomètres bien sentis!

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 93

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93Entrainement

 

Mon entraînement  sévère limite mon énergie pour d’autres projets.

Le marathon de Mississauga est dans trois semaines…

Une cousine s’invite… chez Galaxies!

Je songeais à faire ma BD hebdomadaire quand ceci est arrivé par la poste. Le dernier numéro de Galaxies comporte ma nouvelle de SF, La cousine Entropie!

C’est ma troisième publication dans cette auguste revue, qui survient peu après ma publication dans Géante Rouge 23.  La cousine Entropie est une histoire de longue haleine, c’est le moins qu’on puisse dire!

Couverture de la revue Galaxies

Couverture de la revue Galaxies 40 – Dossier Cosmanthropie

La nouvelle m’avait été commandée par Jean-Pierre Laigle, qui m’avait envoyé un copieux article sur le thème de la cosmanthropie (que vous retrouverez dans ce numéro).

La cosmanthropie? C’est d’imaginer l’humain colonisant tout le volume de l’espace, hors planète, et sans scaphandre. C’est un trope moins exploité dans la science fiction, à cause des défis. Des interviews d’auteurs ayant abordé le sujet: Jorge Luiz Calife (Schémas de Contact), Laurent Genefort (Les peaux-épaisses) et Linda Nagata (Les marées de Saturne, qu’on lira dans ce numéro).

Je me souviens d’avoir lu avec plaisir les Peaux-Épaisse de Laurent Genefort, mettant en scène des travailleurs génétiquement modifiés pour survivre dans le vide (et honteusement exploités bien entendu). Je lis en ce moment Memory de Linda Nagata, qui est plus un planet-opera.

Un peu comme le Star Dance de Spider et Jeanne Robinson, ouvrage aussi mentionné dans l’article de Jean-Pierre, notable pour la création de l’Homo caelestis.  Jeanne était une danseuse accomplie et très zen, elle nous a quitté, bien à regret mais toujours zen,  voici quelques années, mais la page du projet Star Dance est toujours présente pour nous faire rêver.

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 92

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Des réactions aux attentats de Bruxelles sur  les médias sociaux qui de blâme en blâme s’enveniment et ne résolvent rien. Et quelle joie féroce quand certaines hypothèses renforcent nos préjugés!

Hélas, Facebook est un exutoire trop facile, et contrairement à ce qu’on peut « ventiler » dans notre salon avec des copains, l’auditoire est la planète entière. Ce qui nous démolit à petit feu.

Lors de ma rencontre en Orégon avec des écrivains pros, une directive importante (avec celles en cas de tremblement de terre et de tsunami) était « Don’t discuss politics! » Plusieurs de mes consœurs et confrères professionnels ont choisi de ne plus intervenir sur Internet dans les débats trop « à fleur de peau » (et en plus, aux USA, ils sont en élections!) car ils et elles y ont perdu trop d’amis.

J’aurais moi aussi beaucoup de réflexions à partager sur les origines du fléau du terrorisme, et sur le conditionnement mental qu’on appelle aujourd’hui « radicalisation ». Les prisons mentales poussent partout, même chez les jeunes éduqués ou riches (Patty Hearst, quelqu’un?)

Au début, ça ne prend qu’une petite graine de frustration, nourrie par l’engrais du préjugé. Avec le temps, la prison mentale produit ses fleurs du mal, des fruits de haine sucrée  qui procurent un hit de jouissance mentale, un gonflage d’ego aux stéroïdes de la « bonne » cause.

Je pourrais aussi parler des empoisonneurs de sources médiatiques qui sèment à tout vent des graines de colère. Qui appellent à mots couverts au lynchage d’une communauté ou d’une ethnie simplement parce que des assassins obscurantistes y auraient été recrutés.

Je pourrais vous parler des fabricants d’armes lourdes qui font des affaires d’or, tant avec les États qui veulent se protéger qu’avec les groupes terroristes.

Je suis passée proche de ne pas mettre de nombre devant cette BD hebdomadaire sur les tables de dédicaces. Mais les enjeux concernent tous les auteurs. J’ai entendu les pires insultes cette semaine, et plusieurs de mes amis sur Facebook ont laissé leur réserve au vestiaire.

Nous, les créateurs et créatrices de BD, magiciens d’images, quelle que soit la taille de notre public, avons la responsabilité de ne pas enflammer le débat avec des appels à la haine simplistes.

Écrire, c’est donner à rêver, à entrevoir un avenir différent du capitalisme axé sur la peur qu’essaient de nous imposer les puissants. C‘est nourrir l’imagination pour aider à construire, par  l’éducation et le respect, un monde plus convivial.

 

Pommes de rue

PommesDeRues

 

Un tout petit événement dans un mer d’actualités.

Mon pommier sauvage n’est pas le seul être généreux de la planète à disparaître, sa vie tranchée. Mais, en souvenir de ses petits cadeaux imparfaits, ce petit poème en BD lui dit merci.

45 ans plus tôt, avant la construction de notre développement domiciliaire, une ferme occupait le territoire, avec des champs, un verger et un grand lac. Les pommiers sauvages étaient parsemé, ici et là, dans le parc entourant le lac et les rues du quartier.

(Pour les curieux, le découpage rond de la 4e case est le nez de mon mari, un soutien constant dans mes aventures graphiques et littéraires!)

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 91

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J’ai eu cette expérience d’entraînement en collines pour la course à pied (L’instructeur nous fait travailler fort!) Ça m’a rappelé le temps ou j’écrivais Piège pour le Jules-Verne, qui est par la suite de venu une série de 3, puis de quatre livres de SF —  Les voyages du Jules-Verne.

Chaque tome est une surprise, et plus j’avançais, plus il fallait veiller à la cohérence du tout!

Retraite en Orégon

La savante folle se trouve présentement dans la petite ville de Lincoln City en Oregon, et participe à une rencontre d’écrivains de science-fiction.

C’est une retraite fort productive, puisque j’ai déjà vendu trois textes pour une anthologie. Motus tant que le contrat n’est pas signé.

Quelques photos pour vous consoler de l’absence de BD cette semaine.

La côte Pacifique ... Pas trop!

La côte. On on nous a mis en garde contre des vagues traîtresses. Donc la savante folle n’a pas apporté son costume de bain.

 

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La route qui descend vers la plage.

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Pas habituée de voir cette pancarte en joggant…

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La sympathique auberge historique ou les écrivains sont logés.

 

 

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 90

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Les livres sont comme des bateaux. Les lecteurs nagent d’une lecture à l’autre, et certains bateaux sont plus abordables que d’autres. (Hé, comment ça se fait que mon roman si bien écrit ne trouve pas ses lecteurs?) C’est le cas pour mes romans de science-fiction, et j’ajoute souvent des lexiques!

Votre tâche d’écrivaine est donc, paradoxalement,  de rendre votre bateau plus abordable pour un nageur!

*  *  *

L’auteure en déplacement se doit de ne rien oublier! Je pars pour une rencontre d’écrivains en Orégon pour une anthologie. Pendant six semaines, il y avait un texte littéraire à écrire sur un sujet imposé, et le dernier mois, ben… il fallait tous les lire! Pire que ma participation une année dans le jury d’un prix de SF avec 203 textes à lire, là, j’en avais 260!

Les déplacements et événements spéciaux se multiplient parfois, et comme dit une sage auteure (K. K. Rusch, que je vais avoir la chance de rencontrer samedi prochain), réfléchissez avant de dire bêtement: « Je veux être aussi populaire que J. K. Rowling! »

Car être populaire veux dire… très occupée à faire plein d’autres chose que d’écrire!

Mon personnage d’auteure au nez pointu envie souvent les hordes de fans féroces, les entrevues télévisées, les conférences, les conventions de SF, tec…  mais, en réalité, toutes ces activités mangent du temps. Les fans peuvent demander beaucoup d’un auteur.  J’ai commencé seulement cette année à « slacker » sur les Salons du livre.

Quand on se voit offrir de participer à des événements, c’est bon de faire le test WIBBOW (WIBBOD pour les dessinateurs): Would I Be Better-Off Writing (Drawing)?

 

Le Laframboise nouveau est arrivé!

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Mon 17e roman arrive sur les tablettes le 24 février, juste à temps pour le Salon de l’Outaouais.

Julien, surnommé le Pissenlit par la bande des Scorpions qui font la pluie et le beau temps à son école secondaire, n’a pas la vie facile, malgré l’amitié des jumelles Sophie et Amélie.

Un matin, il ramasse un gant solitaire sur le trottoir enneigé. En l’enfilant, il ressent une confiance nouvelle… et une ambition digne de celle de Jules-César. Les Scorpions (Octave, Léo et Ludovic) et le populaire Marc-Antoine n’ont qu’à bien se tenir!

Intimidation, ambition, popularité, pouvoir, amitié, rédemption se donnent rendez-vous dans Le gant (chez Vents d’Ouest), qui explore les racines de la corruption.

La couverture, qui s’inspire d’un thème gréco-romain, est de Laurine Spehner: on remarquera les tons dominants d’or et de violet-pourpre.

***

Pour la première fois depuis 15 ans, je manque le salon de l’Outaouais, mais je compte me reprendre l,an prochain.  Je serai cependant présente au Salon de Québec 2016!

La raison de mon absence du SLO est une rencontre d’auteurs de science-fiction et fantastique en Oregon, du 27 février au 6 mars prochain. Cette rencontre aura été précédée d’un exercice soutenu d’écriture. Pendant 6 semaines, il fallait créer en 6 jours une nouvelle littéraire, sur un thème et avec un genre imposé!

Jusqu’à présent j’ai pu maintenir ma production de bande-dessinée ET mon écriture, ET mon entrainement en vue de mon premier marathon. Cette semaine, un vilain rhuBe a réduit mon temps libre.

Congé de BD !

RhuBe