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tournée d’auteure

La Savante folle remporte deux prix Aurora-Boréal

Le Congrès Boréal qui se tenait au Cégep Bois de Boulogne, rassemble les amateurs et auteurs de SF francophones. Depuis dix ans, les Prix Aurora-Boréal y sont décernés (séparés des prix anglophones Aurora.) Avant le Congrès, des votes de mise en nomination pour les Prix Boréal sont comptabilisés des œuvres publiées/diffusées en 2023, et le vote final a eu lieu en fin de semaine. Dinaliste dans deux catégories, je n’avais pas beaucoup d’attentes mais… Surprise!

Ma BD Ruego et le blogue de la Savante folle (ici!) ont été récompensés.

Ruego, mock-up 3D

Un grand merci à mes hordes de fans fantastiques qui m’ont décerné le prix Aurora-Boréal 2024 de la meilleure BD, avec Ruego (2023, Echofictions).

Ruego provient d’une nouvelle de Jean-Louis Trude, paru dans Solaris en 1999 (sous le titre Passions étouffées sous la pierre cendreuse), et adaptée par moi-même, avec un peu d’aide graphique de Salvador Dallaire, en 2003 dans le fanzine Zine-Zag 14 et 15; en 2007 en anglais pour un lancement à Windsor; en 2014, une édition limitée en français. Enfin, en 2023, une édition enrichie par une section de croquis et un historique, est publiée par Échofictions.

Mon blogue de la Savante folle est arrivé ex-aequo avec une formidable collègue, Mariane Cayer et son blogue Les lectures de Prospéryne! Le blogue de Prospéryne existe depuis longtemps, et ce n’est pas rien de recenser régulièrement les romans de genre! On a besoin de ces personnes qui prennent le temps de lire et de commenter, car le nombre étourdissant de publications, face à notre temps libre et aux prix des livres, nous empêchent de tout lire.

D’ailleurs, il y avait, seulement en SFF francophone, une pléthore de romans éligibles (dont Rose du désert, David 2023) aux Prix Aurora-Boréal. Je me souviens du temps où on pouvait lire tout ce qui se publiait au Québec en un an. *

Ce fut un moment particulièrement émouvant, car c’est la première fois que je remporte un prix Boréal. En plus du témoignage d’appréciation par mes pair-es, j’y ai gagné de superbes plaques artistiques préparées avec amour par notre grande dame de la SF, Élisabeth Vonarburg. C’est un service que l’écrivaine de Saguenay nous rend chaque année (et non, ce n’est pas de l’IA mais des productions d’artistes 3D).

Mes plaques de prix Boréal, aimablement préparées par Élisabeth Vonarburg. L’insecte est particulièrement impressionnant.


* Avec quelques best-sellers en prime. Le cheval d’orgueil, chronique paysanne très dure de Pierre-Jakez Hélias publiée en France en 1975, avait trôné au sommet du palmarès de La Presse pendant deux ans! Avant Le cheval d’Orgueil, il y avait eu d’autres succès, dont Papillon de Henri Charrières, et Le Parrain de Mario Puzo, les deux sortis en 1969.

Rose du désert… fleurit encore!

Rose du désert, (David) est finaliste au prix AAOF de littérature jeunesse 2024 !

Voici les trois livres finalistes, et des auteures que je lis avec joie! Je recommande chaudement « Pas de chevaux dans ma maison » par Mireille Messier et illustré par Anna Bron. Comme dessinatrice, j’adore les chevaux, et les toiles impressionnantes de Rosa Bonheur, et je l’ai acheté… pour moi!

Être finaliste à un prix littéraire me dit que je n’écris pas dans le… désert!

Le dévoilement aura lieu en fin octobre à Ottawa. Pour plus d’information voir ici:

Images de la When Words Collide

La WWC, qui se tenait au Delta de Calgary du 16 au 18 août dernier, m’a permis de recharger les batteries créatives, et de dire coucou à mes collègues de la plume. Pour les curieux, l’horaire est encore disponible ici

des livres, des livres.... Ma récolte de livres (inclue aussi Scintillation 5) Il en manque quelques-uns dont un de Premee Mohamed, The Butcher in the Forest. et l'antho Carpe Noctem (vendu avec les petits dés. Il doit bien se trouver quelque part... :^)
Ma récolte de livres (incluant aussi Scintillation 5) Il en manque quelques-uns dont un de Premee Mohamed, The Butcher in the Forest. et l’antho Carpe Noctem (vendu avec les petits dés. Il doit bien se trouver quelque part… :^)
Robert Runte. Graeme Cameron (qui publie Polar Borealis à ses frais), Allan Weiss (auteur du recueil Making Rounds) et une courageuse fan-auteure inconnue.
Robert Runte, une autorité sur la SF canadienne; Graeme Cameron (qui en plus de faire un bye-bye, publie Polar Borealis à ses frais), Allan Weiss (auteur du recueil Making Rounds) et une courageuse fan-auteure inconnue.
Michele et Susan Forrest (lancement de Undaunted) 15 août à Calgary
Michele et Susan Forrest (lancement de Undaunted) 15 août à Calgary
Juste pour le fun, l'auteur principal de Undaunted, Dave Sweet, était arrivé équipé!
Juste pour le fun, l’auteur principal de Undaunted, Dave Sweet, était arrivé équipé!
L'éditeur de Undaunted, Mark Leslie, qui se dépatouille depuis des années avec sa maison indépendante Stark Reflections (avec Gilles, Michèle la savante folle, et Susan Forrest co-auteure de Undaunted)
L’éditeur de Undaunted, Mark Leslie, qui se dépatouille depuis des années avec sa maison indépendante Stark Reflections (avec Gilles, Michèle la savante folle, et Susan Forrest co-auteure de Undaunted)
Avec Brenda Carre, rencontrée en 2016 au Anthology Workshop à Lincoln City. Brenda portait une belle veste différente chaque jour de la convention!
Avec Lyn Worthen, qui écrit des thrillers et de la dark fantasy.
Guy Immega, auteur de Super Mother Earth, qui aime la hard-SF!
Guy Immega, auteur de Super Mother Earth, qui aime la hard-SF! J’ai acheté son livre aussi.

La Slush, c’est bon…

Graeme Cameron, Susan Forrest, Michael Martinek, Ella Beaumont. Missing: Rob J. Sawyer. Reader: Kevin Weir.
Graeme Cameron, Susan Forrest, Michael Martinek, Ella Beaumont. Manquant: Rob J. Sawyer (arrivé plus tard). Reader: Kevin Weir.

Le panel le plus utile si vous débutez en écriture, c’est celui appelé « Slush fiction ». Le terme slush provient du grand volume de soumissions que les premiers lecteurs-trices doivent se taper pour en sélectionner une infime partie. J’ai participé au premier mais il s’y trouvaient des auteurs et anthologistes à l’oeil perçant!

Alors les lecteurices expérimenté-es décèlent très vite les tics, les erreurs ou les clichés. Je suis aussi reconnaissante à Rhonda Parrish, Adria Laycraft, Shirlee Smith, Ella Beaumont, Greame Cameron.

Mon exemple favori d’écueil, revenu deux ou trois fois en deux sessions:

– NE débutez PAS une histoire avec un personnage qui se réveille (dans une chambre blanche, encore pire!)

– ÉVITER: le personnage qui regarde, observe trop… ça attire l’attention sur le fait qu’il-elle ne fait rien ou attend!

– Il faut savoir très vite QUI raconte, ou QUI on suit, et le problème à résoudre doit arriver aussi vite.

Les oubliés… tannés d’être tassés sur la bande!

Cait Gordon, Arlene Marks, Madona Sakoff, Rick Overwater, Fiona McTaggart

Trop souvent un auteur introduit un-e personnage secondaire handicapé dans une histoire, surtout pour cocher la case handicap. MAIS le traitement montre que souvent les auteurs n’ont pas la moindre idée de ce que c’est que vivre l’expérience. (Je plaide coupable ici au moins une fois, par contre, dans Les nuages de Phoenix, Blanche est l’héroïne.)

Mon panel préféré, We are the heroes, not the sidekicks: Building worlds and stories in SFF that centre disabled protagonists avec Cait Gordon, l’auteure de ce livre, Cait Gordon and Iris and the Crew tear Through Space et les collègues: Arlene Marks, Madona Sakoff, Rick Overwater, Fiona McTaggart. Je connais moins les autre participants, mais je retiens que peu de personnes marginalisées à cause d’un handicap se reconnaissent dans la fiction.

Et c’est tout aussi enrageant quand la personne qui nous ressemble est juste un sidekick. Ou encore, on « guérit » le handicap de la personne et là, yahooo, tout est beau! Ou bien, le héros sauve une personne qui fait pitié mais, ô surprise de loterie! il s’avère être le « whizkid » talentueux qui va sauver la colonie!

J’ai beaucoup appris, et apprécié cette vision inclusive, pas du tout réductrice des personnes qui ont juste de besoins particuliers d’assistance technique et d’aménagement. Dans l’univers de Cait Gordon, tout est accessible et personne ne se considère « disabled ».

À noter que ça rejoint le piège que vivent bien des athlètes des jeux para-lympiques: pitié ou inspiration.

En cadeau à la fin

Il restait beaucoup de livres de SF à la p’tite librairie sauvage… J’ai donné des livres pour les bénévoles.
En fin de convention, avant notre souper d’au-revoir, tout le monde est content.

Et après un excellent souper avec des collègues qui retournaient le lendemain. Le lendemain, Gilles et moi nous sommes permis une belle promenade dans les parcs de Calgary. Je ne manquais pas de lecture!

Le très beau Heritage Park.

NOTE de fin: je suis hyper-lente pour écrire les compte-rendus de conventions de SF. Dire que dans deux semaines, c’est le Congrès Boréal…

Mes Olympiques

Eh oui, la savante folle fait du sport!

Le week-end du congé civique a été fertile en activité sportives: la Savante folle s’est livrée à de la course à pied (12.5 km dimanche), a fait des trajets en bicyclette (12 km lundi) et de la natation : plus d’une heure de nage lundi dans une piscine publique (illustrée en 5 minutes sur Clip-Studio, record de vitesse).

En fait, plus que ça en comptant les trois jours: 17 km de course à pied, 16 km de bicyclette… J’ai fait un petit effort ne pensant aux JO de Paris, et aux athlètes et leurs familles.

Et je dis BRAVO à tous ceux-celles qui ont atteint les 4e et 5e places!

et les 6e, 7e, … que la chance ait été ou non avec vous! *

Non, vous n’êtes pas au pied du podium, snif, snif c’est donc triste!

Oui, les médias ne voient que l’or, l’or, l’or, au point que les médaillés de bronze ou d’argent sont relégués dans l’ombre.

Oui, parfois on passe à un cheveu d’une victoire, à une chute imprévue d’une médaille.

Vous avez travaillé dur, subissant dans certains cas des pressions mentales insoupçonnées, et l’imprévisible s’est produit.

J’ai écris cet article voici plusieurs années, et c’est encore de mise. Pour vous, j’offrirais une médaille en chocolat!

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* Moi, je serais arrivée 36 millionnième.

À la poursuite de l’Éclipse (2)

La suite des aventures de notre vaine écrivaine et de son patient mari! Au moment où nous avions laissé notre sympathique couple, des nuages venaient de cacher l’azur du ciel, et donc de menacer la vue d’un phénomène aussi céleste que rare.

Les nuages gris dans le ciel Photo de Chris F sur Pexels.com.

MICHÈLE, le nez en l’air, plisse les yeux comme pour faire fuir les nuages, mais peine perdue, le firmament reste indifférent à ses ondes mentales.
MICHÈLE (le nez en l’air) : Grogn! Tous ces nuages vont gâcher notre observation!

GILLES : On ne verra peut-être pas l’éclipse après tout…

MICHÈLE se sent un peu coupable d’avoir insisté pour que le bon mari prenne une journée de congé ce 8 avril. Enfin, notre écrivaine enthousiaste se secoue et décide de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Il y a une raison pour laquelle elle a choisi le jardin botanique de Burlington (Royal Botanical Gardens).

MICHÈLE (tapotant l’épaule du bon mari): : Bon ben, faut voir le bon côté des choses: on a un superbe parc pour se promener et observer les oiseaux en attendant l’heure H. Et puis, même avec les nuages, on va bien s’en apercevoir quand il va faire noir!

Ainsi fut fait. Main dans la main, notre couple de scientifiques amateurs sillonnent les sentiers. Ce 8 avril, une flopée d’oiseaux célébraient le printemps avec leur ramage, tandis que les feuilles encore occupées à bourgeonner nous laissaient voir leur plumage. Plusieurs mésanges poussaient même l’audace à se poser sur les mains tendues des touristes (car bien des Ontariens avaient eu la même idée. )

Le parc compte des marais que l’on traverse à pied sec sur des passages surélevés, et un petit pont qui enjambe un bout de lac plein de cygnes.

Notre couple croise :

1- des naturalistes installés pour prendre des photos des animaux du parc, surtout les oiseaux pour évaluer les réactions.

2- Une famille hamish tout de noir vêtue en train de pique-niquer. On les croirait sortis du XIXe siècle, les femmes en robe longue et bonnet, les hommes en barbe et bretelles (mais équipés des lunettes d’éclipse, quand même, ah, la modernité!)

3- Deux bonhommes d’un certain âge en pick-up peinte F*ck Trudeau! qui se débarquaient un canot pour pêcher au milieu du lac.

4- Un monsieur et son épouse qui avaient chacun un super-canon (Cannon) pour prendre des photos de l’éclipse, ce qui fit regretter à GILLES de n’avoir que son téléphone. Le monsieur nos a laissé gentiment soupeser son appareil, incroyablement léger!

5- une dame plus âgée elle aussi équipée d’un bon appareil, qui photographiait des cygnes (les plus gros oiseaux flottant sur le lac, même les bernaches en ont peur!)

6- Des cygnes, des goélands, des bernaches, de pics, des mésanges, geai bleus, bruants… des oiseaux en veux-tu, en v’là! MICHÈLE se considère particulièrement gâté par ces chants d’oiseaux qui accompagnent leur marche.

Après avoir marché des kilomètres, et collationné sur un banc d’amoureux près des marais, MICHÈLE et GILLES reviennent sur leurs pas vers le petit pont où ils ont repéré des bancs bien orientés. MICHÈLE consulte sa montre.

MICHÈLE (levant le nez vers les nuages): ah maudine, l’éclipse est en cours pis on voit rien!

GILLES (observateur) étonnant car on ne voit pas de diminution de lumière ambiante.

Arrivés au petit pont, la famille amish est encore là, les cygnes aussi. Un cygne trompette, c’est gros en titi, même les bernaches ont l’air de moineau rachitiques à côté! Sur leur plumage d’un jaune moutarde douteux, on distingue des plaques orange vif avec des numéro de bingo B-23. C’est que le parc a aménagé des lacunes pour protéger l’espèce. D’autres oiseaux en profitent aussi, telle une sterne arctique, un oiseaux que je n’avais jamais observé auparavant, en pleine migration.

GILLES et MICHÈLE re-croisent le couple de retraités super-bien équipé côté caméra; ce ne sont plus des objectifs, mais des canons… La dame d’un âge certain, elle aussi suuuper bien équipée demande de partager leur banc. Factoïde intéressant : c’est une charmante bénévole qui a assisté à l’éclosion des cygnes qui pataugent allègrement devant nous.

Alors que GILLES, passionné de photographie, échange avec le couple (parce que le bon mari est moins à jour avec son équipement), MICHÈLE remarque que… les nuages s’éclaircissent!

Vite-vite, elle chausse les lunettes. Et observe cette belle orange entamée malgré le voile de nuages!

Photo de Lucas Pezeta sur Pexels.com (pas chez nous, mais le nuage est réaliste!)

Vite, vite, nous mettons nos lunettes! GILLES se dit qu’il aurait dû apporter son appareil photo, car le téléphone n’est pas terrible pour capture la totalité.

Chose surprenante, il faut attendre qu’il reste un tout petit bout de soleil avant que le soir illusoire ne tombe. Et, les animaux? Eh bien ça ne les a pas énervés du tout! Ce sont les humains qui se sont mis à crier de joie dans l’obscurité.

MICHÈLE (les yeux brillants) : Aaaah, la totalité! On est gâté, je vois Jupiter, là…

En effet, au-dessus de nos amoureux, le ciel assombri s’est piqueté d’étoiles (et d’une couple de planètes que MICHÈLE a vite fait de repérer) tandis que sur le pourtour, régnait un coucher de soleil à 360 degrés.

GILLES: je suis content d’avoir pris congé, finalement…

GILLES et MICHÈLE se donnent un bis furtif.

(Smouck)

Un troupeau de petits nuages galopait dans le ciel, mais aucun pour cacher le couple Lune-Soleil. La sublime bague de diamant que Michèle a observé direct avec ses jumelles… avec les petites protubérances rouges-violettes sur le pourtour!

MICHÈLE: snif!

(Crédit: Deposit Photos/Jim Cumming), parce qu’on n’était pas du tout équipés!

Bref, notre couple a bien profité du parc, et observé l’éclipse pendant une grosse minute et demie. Un moment de bonheur astronomique que MICHÈLE gardera longtemps en mémoire!

Dessin de MICHÈLE fait dans son calepin au crayons de couleur, de mémoire, au retour de cette remarquable expédition. Les rayonnements étaient impressionnants, même si elle s’attendait à de plus grosses protubérances!

À la poursuite de l’Éclipse!

Le 8 avril 2024 au petit matin… Michèle l’astronome enthousiaste, bondit !

MICHÈLE: Gilles, Gilles!

GILLES : Gne gne gne…

MICHÈLE (surexcitée): c’est le grand jour! L’éclipse! L’éclipse!

GILLES (qui est quand même au courant depuis un bon moment): Mais c’est juste cet après-midi…

MICHÈLE (Les bras croisés, incrédule devant la placidité de sa douce moitié): Gilles, tous les hôtels et les places publiques sont bookées depuis une semaine su’le chemin de la totalité*!

MICHÈLE poursuit son explication en finissant de lacer ses chaussures de course.

MICHÈLE: Donc si on arrive au petit parc public que j’ai judicieusement repéré près de Hamilton en après-midi, il ne restera plus de place!

EXPLICATION: MICHÈLE et GILLES ont de la chance de résider dans la grande région de Toronto, laquelle n’est pas tout à fait sur le chemin de la totalité. Par contre, à trente minutes de leur domicile, un petit parc sympa leur offrira un petite minute et demie de totalité.

MICHÈLE: Pas question de s’entasser à Niagara Falls, où il y a déjà un million de personnes qui rendent pour voir la lune occulter le soleil pendant un beau trois minutes. Si on arrive le matin on va être assez à l’avance.

GILLES se lève enfin : ouille! Mes pauvres jambes!

EXPLICATION: MICHÈLE traîne GILLES tous les samedis à une course à pieds, et si le bon mari achève la course, ses muscles sont rancuniers!

Pendant que GILLES finit de déjeuner, MICHÈLE remplit la petite hybride familiale avec tout ce dont ils pourraient avoir besoin: couverture pour pique-nique, sandwiches, boissons, jumelles (pour les oiseaux, pas pour l’astre du jour!) parapluie (on a annoncé 30% de risque, on ne sait jamais…) chaise pliantes, napkins…

MICHÈLE (un peu distraite): ai-je oublié quelque chose?

GILLES arrive avec une enveloppe brune (pas celle des politiciens véreux, une enveloppe d’expédition d’une célèbre compagnie dont MICHÈLE a enrichi le propriétaire) : Les lunettes d’observation?

MICHÈLE: ah, tiens, oui…

MICHÈLE avait bien sûr pris soin de tester lesdites lunettes ISO 12312-2 achetées à prix d’or à une compagnie recommandée par les sites d’astronomie sérieux.

En suivant scru-pu-leu-se-ment les étapes
A- essayer de regarder une chambre à travers: noir total. Si vous distinguez un meuble, attention!
B- Regarder par une fenêtre au-dehors par ciel bleu. Noir total.
C- Va dehors et enfile les lunettes dos au soleil: Noir total.
D- se retourne et cherche le soleil. Tiens, une petite orange perdue dans une immensité noire…

Conclusion, les lunettes d’observation fonctionnent et MICHÈLE ne s’est pas faite avoir par une sinistre contrefaçon!

BREF, en avant dans la petite Ford C-Max hybride vers une nouvelle aventure!

***

Après avoir trouvé un stationnement épatant pour y garer la petite hybride, MICHÈLE et GILLES trimballent les chaises, pique-nique, jumelles, etc… dans le grand jardin botanique de Hamilton. On est encore le matin et il y a peu de visiteurs. En plus, les oiseaux chantent car c’est aussi le printemps, ce qui met notre auteure de fort bonne humeur.

MICHÈLE: Ça regarde bien, Gilles! On va être aux premières loges ici!

Juste à ce moment, un nuage tout floconneux se pointe dans le ciel.

MICHÈLE : Grogne! Ouste!

GILLES (en train de choisir un banc adéquat) : bah, c’est juste un petit nuage de rien du tout.

Les deux s’installent pour lire. Hélas, très vite, le nuage est suivi de plusieurs autres qui s’empilent en une masse aussi grise qu’opaque…

MICHÈLE (levant les yeux du Asimov’s qu’elle lisait): Coudonc, où est le soleil?

(À SUIVRE…)


* Totalité : c’est là qu’on va voir la lune recouvrir complètement le soleil, puis y va faire noir.

…Parfums de SAFRAN

Après le salon de Toronto en début mars, J’ai participé au SAFRAN, le même mois, à St-Catherine’s.

Cette première expérience fut bénéfique à tous les points de vue.

En plus d’être une épice prélevée sur une belle fleur mauve (ma couleur favorite!) le Safran est aussi le SAlon du livre des FRAncophonies du Niagara qui se tenait au First Ontario Performing Arts Center, à St-Catharine’s. Organisé par le Sofifran, un organisme communautaire sans but lucratif, créé en 2007 par des femmes immigrantes francophones, l’événement se tenait tout près de chez moi. J’ai gentiment emprunté le véhicule familial pour y apporter mon matériel d’exposant.

Michèle expliquant à une classe de 7-8e que La SF, c’est du chocolat! Un atelier pour le moins appétissant! (Cette photo est une gracieuseté du site du Safran.

Une exposante communautaire rencontrée au Salon de Toronto, Stéphanie Filippi (à la table de Canadian Parents for French) m’a parlé de l’événement.

— Vous savez qu’il se tient un salon francophone près de Niagara !

— Quand?

— du 21 au 24 mars, c’est le Safran.

Or, on est le 4 mars, dernier jour du Salon de Toronto. Un salon à trois semaines d’avis, c’est vite.

— Est-ce qu’ils acceptent encore des exposants? demandai-je.

Après quelques infos, je contacte le Sofifran, organisme de solidarité en francophones dont j’ignorais tout. Habituée à faire des efforts, j’ai envoyé par courriel mes disponibilités et, à tout hasard, ma photo, bio, ateliers offerts…. Ma présence s’est organisée très vite grâce à Nafée Faïgou, la dynamique directrice du Salon.

On m’a tout de suite acceptée comme exposante et… deux semaines plus tard, j’étais intégrée à la programmation! J’ai donné mon atelier La SF, C’est du chocolat le vendredi matin. J’ai aussi participé à une table ronde avec Mireille Messier, Binta Wague et Karim Siguéré, auteur/éditeur de « Papa lit une histoire ». La table portait sur l’avenir de la littérature jeunesse, où on s’inquiète beaucoup des abus d’usage des IA génératives.

L’autrice jeunesse Mireille Messier, toujours souriante!

Parmi les auteures, Khadydja Ndoye qui est une jeune auteure franco-sénégalaise canadienne passionnée des STEM qu’elle veut rendre plus accessibles aux jeunes filles. Dans son atelier, les enfants construisaient… des mini-robots!

Nafée, est aussi auteure de plusieurs recueils de poésie, dont Evanescences que je me suis procurée. Lélia Young, auteure, poète et nouvelliste, était de la partie et cela faisait longtemps qu’on ne s’était rencontrées.

Paul Savoie, qui a travaillé longtemps pour le salon de Toronto, était le président d’honneur.

J’ai même… récité mon ‘slam de combat‘ le samedi soir!

Après, comme plusieurs auteurs étaient partis en fin d’après-midi, (Lélia, Paul Savoie, Mireille Messier entre autres), Mama Fété, directrice du Sofifran (Solidarité des francophones), et Nafée directrice du Salon, se sont bien occupées de moi. Elles m’ont guidée à travers les affres d’un stationnement étagé (ma hantise!) pour se rendre au restaurant.

Les stationnements étagés très pleins le samedi soir cachent plein de dangers pour notre brave auto hybride: des angles aigus, des courbes serrées, des colonnes de béton, des sens uniques, des conducteurs pressés… Heureusement, Nafée m’a bien guidée avec bonne humeur!

Michèle pose avec  trois sympathiques organisateur-trices du #Safran2024 à @brockuniversity, St-Catharine’s: David Vivian, Nafée Faïgou, et Fété Ngira-Batsare Kimpiobi, « Maman Fété » .

Générosité

J’ai offert une table généreuse, et reçu beaucoup de générosité en retour. J’ai rencontré de nouvelles personnes avides de lecture, dont un professeur qui a raflé presque tout ce qu’il y avait sur ma table!

Les exposants et auteurs ont eu droit à des repas chauds servis sur place par un gentil traiteur.

Merci aux jeunes bénévoles qui m’ont aidée à démonter ma table et refaire mes boîtes en un temps record! Et encore merci pour m’aider à recharger mon matériel dans la brave petite hybride!

Michèle posant fièrement devant sa table Échofictions!

Le prochain salon, à Sudbury au début mai. J’y serai avec mon kiosque Échofictions.

Le printemps ramène la saison des prix!

Comme d’habitude, la saison des prix est déjà là! Les mises en nomination des prix Aurora anglophones se terminent samedi le 6 avril 2024 à minuit. La Canadian SF & Fantasy Association (CSFFA), administre ces prix.

Si vous lisez beaucoup de SF canadienne, je vous encourage à participer aux mises en nominations!

Pour en savoir plus, voir la liste d’œuvres éligibles : https://www.csffa.ca/awards-information/eligibility-lists/ À noter qu’il faut devenir membre de CSFFA (10$) pour mettre une œuvre en nomination et pour le vote final. C’est gratuit si vous êtes déjà membres de SF Canada, sinon il faut débourser 10$. Voir plus bas pour les détails.

Pour les nouvelles en anglais, j’en ai un ‘motton’ qui risquent de diviser les votes comme l’an dernier. Alors, je suggère celles-ci pour les catégories :

BEST short-stories : Kuiper Pancake publié dans Analog, Mai-Juin 2023. Mon commentaire: très, très canadien malgré la Ceinture de Kuiper! 5000 mots de bonne SF dure et croquante!

Vous ha-guissez la hard-SF? Que diriez-vous d’un voyage dans l’époque Renaissance Italienne avec Machiavelli’s Pearl, publiée dans l’anthologie No Secret Better Kept, dirigée par Dayle Dermatis, Soul’s Road Press. La narratrice vous étonnera! Dayle est une formidable autrice de romans historiques, et elle s’y connaît!

BEST Novelettes/novellasTears Down the Wall, Michèle Laframboise (Asimov’s Sept.-Oct. 2023). Mon commentaire : un mystère policier dans un centre-ville où les loyers sont si cher que des travailleurs précaires vivent dans des tentes accrochées verticalement aux buildings. Au matin, les tentes bien agrippées descendent les murs comme des larmes, d’où le titre.

BEST Poem : Dandelions: a Gardening Poem, Michèle Laframboise (Polar Starlight #9, page 9)

Comment voter?

Mon confrère Douglas Smith a, sur sa page d’accueil, une marche à suivre claire (mais en anglais) pour bien s’inscrire. Ses romans valent le détour, surtout The Wolf at the End of the World, que j’ai lu avec délectation, et c’est un nouvelliste consommé!

J’ai mis des liens qui permettent de lire les histoires, sauf pour Tears down the Wall, qui est plus long (Me contacter pour obtenir un fichier), et Machiavelli’s Pearl, que vous pouvez obtenir en soutenant Soul’s Road Press.

Voilà, et bonnes découvertes!

Au Salon du livre de Toronto, on offre du français!

Le salon du livre de Toronto se tenait pour une troisième année d’affilée à l’Université de l’Ontario Français, et cette fois les maisons d’édition étaient bien regroupées dans une pièce accessible au public, séparé de l’espace central par une vitre semi-transparente. L’étape la plus difficile pour une auteure exposante est de charrier tous ses livres la veille, à partir de sa fière petite hybride. Heureusement, j’ai un fan à l’UOF qui a aidé à ouvrir des portes (au sens propre du mot, celles du quai de déchargement!)

Le 29 février, j’ai donné deux animations pour les écoles secondaires, sur la SF c’est du chocolat! Le 29 février ne revient pas souvent une date à savourer comme du chocolat, aussi…

Une table généreuse

Le vendredi 1er mars, le Salon du livre de Toronto ouvrait ses portes au public. Ma table était prête! Elle portait autant de mes livres orphelins (car j’ai perdu deux merveilleux éditeurs, Vents d’ouest et Vermillon), que mes livres, BD et recueils d’Échofictions. Mon petit dernier, le jardin du général, s’y trouvait aussi.

Ça valait la peine d’avoir une table, car j’ai rencontré des amateurs et des classes qui ont bien aimé ma comparaison de la SF avec le chocolat !

Le samedi et dimanche, on n’a pas manqué de public, mais je me suis faite plus de nouveaux ami-es que de ventes. Le dimanche, même avec le bon mari qui gardait ma table, il y a eu nettement moins d’acheteurs. Ce sont les aléas du hasard et du public, car j’avais aussi des activités d’animation.

Le but de ma présence dans un salon, c’est avant tout d’offrir des livres en français, et accessibles pour un public qui peine à en trouver en Ontario. Néanmoins 15 ou16 nouvelles personnes se sont inscrites pour recevoir mes lettres mensuelles d’information (pour s’inscrire, aller ici.)

Les rencontres

Les belles rencontres font la joie des salons, bien plus que les ventes. Une élève est venue me voir pour me dire qu’elle avait aimé Maîtresse des vents, acheté l’an dernier au Salon. Ça fait tellement plaisir!

En plus de mes nouveaux lecteurs, j’ai eu la chance de croiser le sympathique animateur de radio Nicolas Haddad (Y a pas deux matins pareils, de Ici Radio-Canada) qui parlait à mon mari. J’écoute beaucoup la radio le matin, et c’est toujours fascinant de lier une voix à une personne physique! 

La présidente d’honneur de cette 31e édition du Salon du livre de Toronto, Dyane Adam, (présidente fondatrice et gouverneure-émérite du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français) était aussi une sympathique pince-sans-rire, et pas ennuyeuse pour un sou. Ça prend des personnes de cette trempe pour garder notre culture francophone en vie.

Je croise régulièrement aussi le directeur du Salon de Rimouski, Robin Doucet, un salon que j’ai adoré et où je souhaite revenir.

Le soir, le salon offrait des événement-buffets, et j’ai tenu compagnie à Elisabeth, la grand-mère d’Anastasia Baczynskyj, une courageuse qui conserve précieusement des livres jeunesse ukrainiens sauvés de la poubelle. Ceux-ci étaient exposés sur place. Car depuis l’invasion par la Russie, les enfants ukrainiens se voient refuser leur culture et leurs histoires au profit de celles de l’envahisseur.

Mes autres activités

Les activités ont été originale, dont une table ronde sur la bière et littérature animée par le biérologue Mario d’Eer. C’est fascinant de rappeler qu’avant le traitement des eaux potables dont nous bénéficions, les gens n’avaient souvent pas le choix de boire de la bière (à faible taux d’alcool, parfois 1-2%) parce que l’eau n’était pas salubre.

La bière artisanale associée à mes livres de SF était le « Truth Serum » à 6.8%, qui ne laisse aucun arrière-goût. La plus forte bière accompagnait une oeuvre de mon confrère Daniel Marchildon, une à 8,1%. Heureusement que je ne conduisais pas!

On a eu des slams par Mael Pelletier qui parle très vite, sivitequecenestpasfacilededétacherlesmots, ah-lala! Un athlète de la langue parlée! Et j’ai croisé Jimmy, son père, aussi grand et long que son slammeur de fils! j’espère les recroiser au prochain salon de Rimouski.

Mon trésor le plus précieux

Et la plus belle rencontre, c’est une fan qui avait acheté, en 2005, les trois premiers tomes de la série Les voyages du Jules-Verne à Hearst! Et qui a été tellement contente de trouver le dernier tome, qui n’était pas sorti alors.

Pour rappel, les voici : 900 pages d’action et d’aventures, disponibles en version papier auprès de l’auteure! Car hélas la maison d’édition a laissé tomber la collection. C’est donc ma maison Échofictions qui distribue mes livres.

Un autre trésor, ce sont les jeunes bénévoles, et les gentils-organisateurs du Salon.

Un merci à son directeurs Valéry Vlad, son directeur de logistique Jacque Charrette, sans qui rien n’arriverait, et Paul Savoie qui relâche les rênes de la présidence mais va continuer à aider pour les finances. Un hommage à Paul s’est tenu le samedi soir, et il a pu démontrer son talent au piano.

À peine fini ce salon que je me prépare pour celui de Niagara dans une semaine, puis ceux de Québec et de Sudbury…

Maman digne et fière

Ma délicieuse maman de 96 ans s’est envolée le 29 décembre dernier. Elle est partie en douceur comme le ciel qu’elle aimait regarder au-dessus du fleuve. Nous avons eu de la chance mes soeurs et moi de l’avoir eu aussi longtemps avec nous.

Cette belle photo d’elle la montre debout dans toute son élégance, voici quelques années. Elle se tient devant l’hôpital où notre père Jacques Laframboise était alité.

(Les funérailles ont été repoussées au 20 avril, près de la date de son anniversaire, pour ne pas forcer la famille éloignée sur les routes d’hiver. )

Mes parents, heureux près de la nature. Papa lisant, Maman se reposant sur le hamac.

Un grand besoin de lire, lire, lire…

Baie Georgienne, un majestueux coucher de soleil.  Photo prise par Gilles mon mari en 2010

Rimouski, le fleuve

Le fleuve vu depuis la promenade. On voit un bout de l'ile de Saint-Barnabé à droite, l'ilet Canuel au milieu

Le fleuve St-Laurent, vu depuis la promenade. On voit un bout de l’Île de Saint-Barnabé à droite, l’ilet Canuel au milieu.

Le Salon du livre de Rimouski sera mon tout premier salon du livre hors de l’Ontario, comme exposante avec Échofictions.

J’ai pris une bonne résolution pour ne pas attendre trop longtemps avant de publier mes photos et impressions des lieux. Après 7h d’autobus entre Montréal et Rimouski, au cours duquel j’ai pris un tas de photos depuis ma fenêtre de Montérégiennes (le mont St-Bruno, le mont St-Hilaire…) qui se sauvent derrière des arbres, parlé à deux tantes et à ma cousine, la fatigue m’a doucement conduite à ma chambre simple, et le lit très, très moelleux.

murale sur un building

Murale sur un édifice, magnifique. C’est du travail, mais ça vaut la peine!

Voici quelques bons points de la ville, au hasard d’une longue marche après avoir installé le kiosque Échofictions pour le Salon du livre de Rimouski.

  1. Les lumières pour piétons seulement, aux quatre coins. Les habitués traversent en diagonale. C’est systématique aux intersections de laisser un petit 25 secondes JUSTE pour les piétons. Et ce 25 secondes (selon la largeur de la rue à traverser) survient après 4-5 secondes de lumières rouges partout, histoire que des conducteurs-trices pressés soient bien avertis. Pour les plus petites intersections le temps passe à 20 secondes. J’apprécie.
  2. La proximité du fleuve, et la promenade le long du marais salé. En novembre, le vent frrrroid souffle sur les courageux coureurs et coureuses qui s’époumonent. Et les 4 marées par jour, entre l’Île de Barnabé où vécut longtemps un ermite devenu par la suite célèbre. 
  3. J’ai trouvé rue de la Cathédrale une boutique de tissus et couture, qui avait ce que je cherchais depuis longtemps pour réparer mes bas percés.
  4. Une boutique zéro déchets, aussi sur de la Cathédrale.
  5. Une crêperie délicieuse et pas chère (je suis habituée aux prix de l’Ontario).
  6. Plus haut encore, je trouve une librairie de seconde main. J’y entre et engage une conversation avec les libraires.
  7. Sur St-Germain, juste en face de ma chambre, se trouve une tentation, la pâtisserie Finesse d’Alsace, que j’ai échantillonné (dans un pur esprit scientifique bien sûr)
  8. J’entre par hasard dans une sympathique boutique de vêtements, la Chandaillerie, 40 St-Germain Est, Rimouski (à côté de la pâtisserie, quel hasard!) , et je suis conquise. Ils –ou plutôt elles– offrent, tenez-vous bien, des chandails fabriqués au Canada. (Il y a aussi la gamme de trucs faits en Chine comme de charmants petits sacs réutilisables, mais de beaux efforts ont été déployés pour une variété de provenances.) Le gilet que j’ai acheté a été fabriqué par Parkhurst, dans une usine de tricot de Toronto qui existe depuis 1926 ! En fibres de coton/polyester recyclés.
  9. Enfin, les organisateurs et bénévoles du Salon du Livre de Rimouski, qui m’ont bien accueillie ce matin à l’Hôtel Rimouski (j’étais la première exposante qui arrivait!) On trouve mon kiosque Échofictions, au numéro 15. Il aura demandé trois heures de boulot à la Savante folle pour le préparer!

AVANT: kiosque vide avec les boîtes envoyées par Purolator, empilées. Il y a aussi des livres dans ma valise rouge…

mon kiosque vide

APRÈS: Le kiosque, prêt à accueillir des hordes de fans féroces!

kiosque Echofictions, plein

QUAND : 2-5 novembre

OU: Hôtel Rimouski, 225 Boulevard Rene Lepage Est, Rimouski, CA G5L 1P2