Archives de Catégorie: Art

Un salon de Toronto à l’ombre de Champlain

Et dont j’ai eu la joie de créer l’illustration de l’affiche que voici, célébrant 400 ans de présence francophone en Ontario.

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Une meilleure résolution viendra plus tard.

Mes grandes joies lors de ce salon du livre.

Mercredi soir j’ai assisté à une pièce de théâtre par le Théâtre français de Toronto grâce à Guy Mignault qui connaissait le chemin! Ca faisait des années que je me promettais d’y aller. La pièce, Un neurinome sur une balançoire, est écrite et interprétée par Alain Doom. Un long et parfois confus voyage vers la guérison, physique et spirituelle. Avec de l’humour, et une mise en scène binaire que mon œil d’artiste à apprécié.

Une autre joie est de retrouver Doreen,  98 ans, une habituée du Cora au déjeuner, pour une 4e année consécutive. Elle se souvient de moi et à complété sa collection de signets.

Ma troisième joie, ce soir, a été de participer aux lectures littéraires. J’y ai lu un extrait de mon 16e roman de science-fiction, dans l’univers dystopique des clowns vengeurs. L’humour était au rendez-vous. Merci à Paul Savoie de m’avoir inclue.

Et de rencontrer, en plus de tous mes consoeurs/frères d’écriture ( clin d’œil à ma bonne marraine-fée ici), une personne qui a toujours été une voix: Zachary Richard! Il a lu de ses poèmes très « punchés ».

Et un collègue de BD m’a donné une idée pour un prochain gag des tables de dédicaces!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 81

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Des fois, les gaffes se mêlent aux dédicaces.

Hé oui en noir et blanc et à suivre, car la savante folle st coincée en sandwiche entre deux salons du livre!

Et voici les livres en question!
Le Jeu du Démiurge, de Philippe-Aubert Coté

et d’Yves Meynard, Les marches de la Lune morte

 

Avouez que les palettes de couleurs se rapprochent assez pour les confondre à la fin d’une dure journée de signatures!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 80

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Les escargots artistes

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Haïku d'automne en BD par Michèle Laframboise

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Cette semaine, j’ai été inspirée par les Haïkus en BD réalisés par la classe de Salgood Sam (son site d’artiste Dynamic Drawing est une ressource indispensable). Voici donc mon haïku, inspiré d’une course à pied récente..

Encore un peu de patience…

Et un salon du livre qui approche, lancement du 16e roman....

Avec le salon du livre qui approche et le lancement du 16e roman… Ça ne laisse pas beaucoup de temps pour les gags de dédicaces! Courage, j’ai bel et bien l’intention de me rendre à 100 !

Y a pas juste les feuilles qui tombent à l’automne…

Quand les événements heureux ou malheureux conspirent pour gonfler les journées de travail, ce blog en souffre!

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Trois très beaux contrats (écriture et illustrations) et un atelier en ligne me tiennent très occupée cet automne. Les dates de tombée rapprochées menacent ma participation aux 24 heures de la BD cette année.

En plus, des événements heureux ou malheureux ont conspiré pour gonfler mes journées: ce blog en a souffert… Mais j’irai au Salon du livre de Montréal rencontrer mes hordes de fans féroces pour signer mon tout dernier roman!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 78

.Il faut savoir ce qu'on veut conserver au juste!  Voici donc un aperçu de mes valeurs!

 

Réflexion politique en fin d’élections. Que veux-je conserver?

L’environnement, car sans planète habitable, pas d’économie viable!

La diversité sociale autant que biologique, garante de survie à long terme.

La science et l’éducation, car on aura besoin de toutes les têtes pour résoudre les problèmes surgis du passé, pour faire face aux défis qui nous attendent. (Non, y a pas de piranhas dans le fleuve St-Laurent , mais bien d’autres bébittes exotiques telles que la carpe asiatique menacent ces lieux.)

L’appui aux artistes, aux revues et aux organismes culturels, car sans créativité, sans imagination, où va-t-on?

Artiste "du dimanche" en conserve

Je veux un diffuseur culturel tel que @CBCRadioCanada, car aucun futur « organe officiel du Parti » ne le remplacera ad mari usque ad mare. (Et comme franco-ontarienne, vivant en milieu minoritaire, Radio-Canada est notre bouée francophone! Je suis donc @AmisRadioCanada)

Je suis conservatrice de la dignité humaine, de l’honnêteté, de la liberté des femmes de choisir leur vie.

Je veux retrouver le sens premier de religion, reli+ ion, « relier tout »: construire des ponts entre les gens, multiplier les pains plutôt que les clôtures.

Une BD électorale ici

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 77

Qu'est-ce qu'on dit vraiment quand on parle de payeurs de taxes?

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Le citoyen porte-monnaie!

Ceux qui parlent des « payeurs de taxes », en plus de considérer les gens comme des porte-feuilles sur pattes,  excluent de leur discours un grand nombre de personnes qui contribuent positivement à la société.

Entre autres :

– trop pauvres pour payer des impôts sur leurs revenus (un sans domicile fixe)

– les travailleurs à petit salaire qui paient quand même un 13% de taxes sur les achats (sauf la nourriture et certains biens) ce qui est à peine moins que bien des grandes entreprises (nominalement taxées à 15%) !

– et qui paient les frais cachés sur de nombreux services (et qui paieront plus avec les privatisation!)

– Les personnages âgées qui ont travaillé toute leur vie pour des rentes rendues insignifiantes par des compagnies qui ont joué au casino avec?

– les enfants et les jeunes.

– les grandes compagnies et leurs PDG qui envoient subtilement leurs profits dans les paradis fiscaux! Un problème qui a pourtant des solutions, comme le montre ce court document (15 pages) du Réseau pour une justice fiscale!

Ne réveillez pas les sous qui dorment!

On a plus de 680 milliards de dollars qui dorment au fond des comptes, et cela ne date pas d’hier comme le montre cet article de 2013 du site de Canadian Business, sans être réinvestis.

Et l’effet trickle down n’est toujours pas au rendez-vous (illustration éloquente ici, avec un article qui tape sur le clou!)

Mon dada personnel, c’est l’équivalent des taxes qu’on paie au privé: tous les prix bricolés, les super-rabais de 25% sur un prix artificiellement élevé…

La question se pose: pouvons-nous parler d’économie sans devenir des porte-monnaies ambulants?

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 75

.Tous les ennuis d'un rhume d'automne - par Michèle Laframboise

Les grippes et rhumes, l’effroi du travailleur autonome! C’est une des plus minimalistes des BD de la série, étant donné mon état. Et je pense bien avoir attrapé une grippe dont un rhume a par la suite profité!

Suivez les sages conseils de ce  site (Canada), ou de celui-ci (Québec). En attendant que le vaccin contre la grippe saisonnière soit prêt, lavez-vous bien les mains!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 74

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Qu’est-ce que « l’Économie » sinon la trace matérielle de nos vies? Pourquoi ce mot est-il répété comme un mantra pour régler nos problèmes?

Croissance? Récession? La richesse supplémentaire créée par la population semble se concentrer entre quelques mains. Les plus habiles tirent leur épingle du jeu, en spéculant sur tout.  Sur la nourriture, les monnaies, les hypothèques, les dettes nationales qui gonflent à un rythme fou… Et des grandes fortunes s’évaporent dans les paradis fiscaux!

Les écrivains, pour la plupart, sont des êtres économes, très économes. Nous vivons avec peu de ce choses, consommons peu, à l’exception des livres… Une analyse à courte vue nous jugerait comme de bien mauvais Homo economicus!

Quand on partage un outil, qu’on rend un service sans contrepartie, qu’on donne par notre présence et nos mots, ça ne se comptabilise pas sur le PIB (produit intérieur brut). Nous sommes les fantômes qui font rouler la mécanique économique!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 73

..Les degrés de déception professionnelle

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Les déceptions sont inévitables. Aussi bien s’y préparer.

Le premier degré de l’échelle des déceptions professionnelle est classique, impersonnel: une réponse à une demande de bourse.

Le 2e degré de déception est plus intense,  si on soupçonne (à tort ou à raison) de la malhonnêteté dans le choix.

Le 3e degré, c’est quand le projet pour lequel notre soumission est refusée émane de gens ou d’artistes qu’on connaît et qui nous connaissent. Là, ça fait mal!

Le 4e degré, c’est quand vous apprenez par les médias que le super-projet-top-visibilité organisé par des confrères qui ne retournent pas vos appels/courriels ira de l’avant… sans vous. Ici, c’est le mur du silence qui prépare le choc final.

Le 4e degré tel que décrit est arrivé assez tôt dans ma carrière naissante. L’impact a été dévastateur. Le doute est entré dans ma vie d’artiste. Je n’ai jamais retrouvé la même confiance en mon art, mes capacités. Je suis devenue invisible. 

Ça a pris des dizaines d’années et une nouvelle génération d’auteur-e-s pour que j’arrive à me débarrasser de mon complexe de l’imposteur. Dessiner cette BD et me mettre à nu a été très difficile.

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Suggestions our bien gérer votre déception professionnelle:

NE PAS répondre ou réagir avant de laisser passer 24 heures.

NE PAS nommer en public l’organisme, exprimer sa colère en public, partager sur les médias sociaux son statut de victime. Accuser l’organisme de discrimination ajoute de nombreux problèmes : ceux qui se sentent visés nieront de toute façon (sans oublier le potentiel trollique élevé dès qu’on mentionne la chose). Et si le choix était parfaitement innocent, vous nuisez à l’organisme.

A FAIRE : tout défoulement en privé qui fait du bien. Un exercice physique la course, du jardinage, grimper dans les rideaux… permet d’évacuer le trop plein d’énergie. Après, détente: lire un bon roman, chocolat et crème glacée.

ET: travailler sur le prochain projet!

Le seul moyen constructif que j’ai trouvé pour ma plus récente déception cette semaine, c’est de scénariser cette BD. Le lendemain, au lieu de me morfondre, j’ai écrit deux nouvelles de science fiction complètes. L’un a été écrite en 20 minutes et envoyée en soumission dans la demi-heure suivante.

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 71

Inspiration capricieuse!

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Quand je prends trop de temps pour me préparer… l’inspiration file! Mais que cela ne vous arrête pas : la création demande de la discipline!