Rions un peu, cette nouvelle est inspirée par une sympathique âme de la SF francophone, « matante » Valérie! Et là, y a du vaisseau spatial et une concierge spéciale!
Gentrification (2025) Galaxies 90
Cette nouvelle aborde la gentrification et la violence envers les pauvres sous un angle fantastique. Une vieille artiste s’acharne sur une dernière toile, sachant son immeuble condamné pour faire place à des condos de luxe… Hommage à Cindy Milstein, activiste contre la gentrification abusive.
Et oui, je suis sensible à cette couverture de SF car une de mes nouvelles (La cousine Entropie) a été comparée à l’écriture de Olav Stapledon. Snif. (Le numéro est encore officiellement en précommande.)
Lancés sur les traces de mystérieux attaquants, un détachement de trois armées alliées débarque sur un monde désertique, Ruego. Là, les extra-terrestres ont laissé une ville dévastée où survivent des naufragés depuis des siècles…
La genèse de Ruego
Auteur prolifique, Jean-Louis Trudel a développé au cours des années un riche univers de SF, qui a généré des dizaines de romans et de nouvelles. Son blogue, Culture des Futurs, aborde avec rigueur des problèmes liés à la science et la société (culturedesfuturs.blogspot.com) La première incarnation de Ruego s’intitulait Passion étouffées sous la pierre cendreuse, nouvelle de SF publié dans la revue Solaris 130 en 1999.
L’adaptation en BD
Il y avait une grande richesse dans cette nouvelle de Jean-Louis Trudel. Sous les allures de space-opéra militaire, Ruego pose les questions sur la colonisation et les rapports humains, la communications décalée, l’incompréhension… aux conséquences explosives.
Avec la permission de l’auteur et l’aide précieuse de Salvator Dallaire pour la mise en page, j’ai adapté la nouvelle en une BD de 18 pages. Le court space-opéra fut publié dans le fanzine Zine Zag 14 et 15, en 2003-2004.
Plus tard, j’ai redécoupé pour faire une version de 24 pages, avec une reliure brochée. Ces exemplaires étant écoulés lors de festivals BD. Cela a pris quelques années avant de faire un nouveau montage, en tons de gris et de faire imprimer chez Rapido-Livres à Montréal. Le space-opéra Ruego est donc la toute dernière parution de la collection Sunday Artist Studio de Échofictions.
Comme le montre l’extrait ci-dessus, c’est une histoire plus mature, en tons de gris. Une section sur l’histoire de cette adaptation et des croquis complètent la BD.
Le lancement a eu lieu lors du dernier FBDM sur la rue St-Denis, et les copies papier se sont envolées! Des versions électroniques seront mises en ligne bientôt.
Ruego, Echofictions, 46 pages N&B ISBN 978-1-990824-12-8 reliure allemande
Je cours beaucoup, ces temps-ci, et je signe beaucoup aussi. Ah, le doux bruissement du papier en signant un contrat. Ils sont désormais électroniques, mais l’un d’eux est spécial… et il fut signé à la date montrée sur l’illu.
Asimov’s a dit oui!
C’est le contrat (électronique) de ma nouvelle accepté pour le numéro Septembre-Octobre 2021 du magazine de SF Asimov’s ! La nouvelle du numéro d’automne d’Asimov’s est déjà montée, et sortira à la mi-août. Déjà, le numéro de Mars-avril annonçait la couleur !
C’est très spécial, car c’est la réalisation d’une promesse faite à mon père sur son lit d’hôpital en 2014, que je serais un jour publiée dans ce magazine de SF. Cette science fiction pleine de fusées de de robot à laquelle il m’avait initiée quand j’étais enfant…
Mais, entretemps…
Analog a dit oui aussi!
Et oui, deux semaines plus tôt, le magazine de science-fiction dure, dure, dure Analog a accepté une nouvelle bien juteuse intitulée Rare Earths Pineapple.
Le contrat a été signé voici trois semaines, et la paie est rentrée aussitôt! Publication à venir.
Et OnSpec!
OnSpec, publié en Alberta, est une revue de SF canadienne publiée par des femmes fantastiques que je connais, Barb et Diane. C’est une belle victoire après presque 16 ans de soumissions qui passent de maladroites à potables, puis à meilleures, de paraître dans cette revue. Il aura fallu beaucoup de patience! Certaines années, j’avais manqué la tombée, arg!
Avec l’acceptation par le magazine On Spec, je me sens comme le cheval Secretariat avec un triplé de magazines très difficiles d’accès! Surtout après un an de défi d’écrire une nouvelle par semaine pour 52 semaines ! J’y reviendrai dans une prochaine chronique.
Et Solaris 218!
Je pourrais parler d’un « quadruplé » avec Solaris, un magazine francophone, mais ma première publication dans ce magazine date de 2002… Si on excepte des Bd publiées bien avant!
Tout frais des presses!
Et dans des Galaxies éloignées
Une nouvelle, en français, est en révision pour le numéro 72 de Galaxies, Sexe et genre en SF.
Il s’agit d’une incursion dans mon univers des Voyages du Jules-Verne, longtemps avant…
Ça fait beaucoup de nouvelles à annoncer d’un coup. Mais songez que les refus ont été pas mal nombreux aussi. D’un coup, on dirait que tout déboule, comme un barrage qui cède. Pas d’un coup, mais peu à peu.
Pour terminer, à nouveau, je vous demande de prendre soin de vous malgré la fatigue morale, et de garder à la fois vigilance et confiance!
Voici ma dernière parution, l’été dernier, arrivée à temps pour ma fête. Le titre: Dernières vacances de la femme-termite, dans le magazine Solaris 215. Une histoire qui va vous gruger longtemps par en-dedans!
Ceci complète mes parutions anglophones Cousin Entropy, à Future SF Digest et Ganymede’s Lamps, at Luna Station Quarterly. Vous êtes chanceux, venez goûter à ma fiction!
Et si vous aimez, laissez un petit obole aux éditeurs et éditrices! Les temps sont durs et ils en ont bien besoin!
Ma nouvelle Un voeu sur l’Araignée est de la SF bien dure (toc-toc!) mais je suis bien entourée par un récit punché d’anticipation féministe très paradoxal de Luc Dagenais, et des auteur-e-s de talent (dont je n’ai pas fini de lire tous les textes). J’ai eu droit à une illustration de Laurine Spehner, une dessinatrice que j’admire (la revue l’a imprimée dans le mauvais sens, cependant!)
Un voeu sur l’araignée explore la réalité d’être un jeune vivant dans un vaisseau-génération. Mes p’tits neurones d’auteure de SF ont eu bien du plaisir à jouer avec les détails de la vie, comme celui-ci:
« les objets traversaient un cycle de naissances, de morts et de renaissances qui leur conféraient une teinte morne variant du vert moisi au brun poussière. »
Élisabeth Vonarburg nous offre un témoignage-réflexion émouvant sur Ursula K. Le Guin. Merci Élisabeth de nous rappeler sa mémoire. Pour mémoire, voici le lien qu’Élisabeth nous offre, Ursula lisant un texte en 2007 (pas d’image, environ 8 minutes) « She unnamed them ». Beaucoup d’humour, quand on comprend qui est ce « she« .
J’étais en camping au nord d’Oshawa avec les scouts. Les jeunes étaient tellement excités le vendredi soir qu’ils se sont calmés vers minuit…
Au milieu de la nuit, une petite pluie m’a réveillée en tapotant doucement ma tente. Au matin, il faisait soleil…
En revenant du camp le dimanche, j’ai appris que mon confrère et ami Joël Champetier, que je savais malade, était décédé au milieu de cette même nuit. C’est une coïncidence poétique qui me fera toujours penser à lui. J’ai eu la chance de lui parler lors du dernier congrès Boréal, par Skype. Technologie salvatrice…
Joel et sa compagne Valérie ont été un soutien moral pour une grande partie de la communauté des écrivains de genre. Fier tenant de cette « para » ou « sous-littérature » longtemps snobée par une certaine classe de littéraires, Joel a écrit des romans audacieux sans se soucier de récolter les honneurs ou une place à l’académie française.
Écrivain de genre, il n’avait pas ce genre d’Ego.
Sa fiction a tracé des chemins où il est agréable de se promener.