De l’impact du matériel sur la création

Voici la page 15  de mon projet en cours, crayonnée sur une planche de format Comics.

Adalou page 15 brouillon Couleurs

Je teste mon nouveau scanner Brother MFC -J6510 à jet d’encre. Quel plaisir de pouvoir scanner mon format de travail, le A3 (11×17 po)! Avec notre ancienne Scanjet qui scannait en format légal, je scannais en sections séparées, et devais reconstituer les pages, un travail long qui me décourageait parfois. Et je surveillais les magasins, pataugeant dans une mer de scanners en format A4.

Les couleurs qu’on voit sont un peu accentuées, car, dans la vraie vie, ces crayonnés très pâles vont disparaître sous le trait d’encre, snif! J’affectione les p’tits crayons bleus et verts.*

J’ai scanné à 200 dpi car ca prend bien de la mémoire! Néanmoins, ça me laisse un souvenir de ces brouillons. Tous les artistes savent que parfois, un trait d’encre malheureux peut déformer le dessin. Ou, dans mon cas, un coup de stylo accidentel lors d’un événement public… Heureusement, l’informatique vient à notre secours!

Ci-bas, le premier brouillon, dessiné dans GIMP avec ma tablette graphique Intuos 4. Avec les répliques ajoutées dans une couche distincte. On peut noter que j’ai fait des modifications dans les deux cases du centre, qui sont devenues deux cases allongées, suggérant le passage du temps.

Adalou page 15 brouillon N&B

Ici on notera que des répliques ont été modifiées aussi. Le perfectionnisme me guette, mais c’est aussi l’instinct. Je voulais mettre les arrières- plans en vedettte. Le décor intérieur  de la maison des parents de l’héroïne était bien loin dans mes préoccupations car, si j’avais dessiné la maison en page 5, je n’avais pas encore dessiné le plan de plancher!

La maison en question (page 5):

Maison exotique

Ce qui fut fait entre le premier et le deuxième brouillon.

Ce serait une question intéressante à discuter, de savoir à quel point le matériel disponible nous influence dans la création. Comme l’illustre la BD autobiographique en fin d’article…

Je me souviens des mauvais stylos billes baveux et des feuilles blanches que j’ai employés pour faire ma première BD en 1975. Voyant ce désastre constellé de pâtés d’encre coagulée, Jacques Hurtubise  m’avait suggéré de travailler à l’encre de Chine sur des feuilles plus grandes.**

Conseil que j’ai scrupuleusement suivi par la suite, menant à des expérimentations plus ou moins malheureuses avec une série de plumes techniques et de petits pots d’encre… Je suis depuis quelques années, accro aux porte-mines.

Dessinatrice en panne de mines

* J’utilise les mines 0.7 mm car je casse trop facilement les mines « non photo blue » de 0.5 mm. Attention, les mines decouleur sont fragiles! Cependant, les porte-mines vendus avec les mines de couleur sont mal concus et les mines cassaient à l’intérieur. J’ai donc utilisé un Steadler 0.7mm, qui ne casse pas les mines.

** J’ai rencontré l’auteur du Sombre vilain lors d’un festival de BD de l’université de Montréal

 

Vous aimez les criminels? Effacez le registre!

Lettre adressée aux députés conservateurs

Bonjour,

Vous êtes des pères et des mères de famille.

Vous faites buriner vos objets de valeur et aimez pouvoir retracer vos bijoux volés. Vous admettez l’importance des cours de conduite automobile et du contrôle de l’alcool au volant. Quand vous renouvelez vos immatriculations de véhicule, vous ne vous sentez pas considéré comme un criminel.

Quand votre médecin personnel vous avertit que vous consommez trop de gras, vous l’écoutez. Vous ne remettez pas sa science en question (1) parce que vous préférez consommer un sac de chips. Quand un jouet dangereux menace la santé des enfants, vous intervenez.

Sauf si ce jouet est une arme à feu : de la simple carabine au fusil semi-automatique de sniper, subitement, vous restez les bras croisés.

Contre les faits établis et vérifiés, contre les criminalistes et les policiers, vous évoquez un «désir de liberté », ou un « sentiment d’être traité comme un criminel ». Bref, tout comme pour le formulaire long du recensement et les peines de prison durcies, à la science, à la raison et aux faits, vous opposez un « feeling ».

Ce « feeling » a été construit de toutes pièces par la propagande des vendeurs d’armes. Aidés par des associations américaines, ils souhaitent protéger les milliards de dollars de la vente annuelle d’armes, d’étuis et de munitions au Canada. Ils font appel aux mêmes ressorts usés, de liberté mêlée de paranoïa et de haine de l’autre, en flattant l’orgueil du vigilante qui dort en nous. (2)

Si au moins votre gouvernement proposait une alternative… mais non. Rien. Aucune limite à l’acquisition d’armes par un individu. Comme une tablette de chocolat. Pas même le burinage obligatoire des armes. Ou un GPS intégré sur les armes. À croire que vous attendez un super-héros.

Je n’ai pas espoir de vous faire changer d’idée, ou vous empêcher de commettre cet autodafé. Il est clair que vous avez vu la Lumière et que la seule raison ne vous fera pas, au minimum, conserver sur le registre les armes d’assaut semi-automatiques, telles que celle utilisée pour le massacre à mon école en décembre 1989 et plusieurs autres actes similaires de vengeance, exercée par un « law-abiding citizen » frustré ou déprimé ou confus

Dans sa vision religieuse du Bien contre le Mal, votre gouvernement va faciliter la vie aux criminels qui pourront ainsi voler les armes aux proprios légitimes, ou acheter des armes et munitions pour en faire un trafic, impossible à retracer. (Oupse! Scusez, on m’a volé mon arme! ) De plus, il va forcer (je dis bien: forcer) des gens autrement très gentils à s’armer pour se défendre… et à tirer avant de poser des questions.

Conjuguées avec vos peines de prisons durcies et vos coupures de soutien social, l’effacement du registre va faire éclore une « petite » criminalité, celle contre laquelle vous sortirez vos gros canons de lutte au crime.

« Petite » criminalité, car elle sera le fait de pauvres types découragés et de jeunes filles privées d’avenir. Leurs accès de violence ou d’autodestruction fera la joie des amateurs de faits divers, faisant rouler notre coûteux système de justice et tous ceux qu’il enrichit. Des armes facile à acheter partout, des prisons bien remplies, des hôpitaux très occupés avec les victimes des traumatismes compléteront cette florissante économie.

Et la grande criminalité, la cupidité organisée profondément incrustée dans nos institutions et la finance? Votre silence est éloquent.

Vous avez donc bouclé la boucle, effacé d’un trait de plume des centaines d’heures de bénévolat que des milliers de citoyens, tout aussi respectueux de loi et d’ordre que vous, ont fait depuis le 6 décembre 1989 (mon 11 septembre à moi), pour tenter de limiter les dégâts.

Mais peut-être que vous recherchez sans vous l’avouer une certaine frénésie, le bruit et la fureur des armes, et le spectacle du crime né de la misère (3). Tant que les étincelles retombent loin de vous.

****

(1) Il serait utile de discuter de la limite de la science que vous acceptez dans votre vie quotidienne vs celle que votre idéologie rejette.

(2)  Et en maintenant la confusion entre une « interdiction » de posséder des armes et un contrôle. Aucun chasseur de ma famille ne se sent mal en allant renouveler son immatriculation de voiture, ou enregistrer son arme.

(3) Le cauchemar décrit dans  The Hunger Games parait terriblement proche.

 

La main invisible

La main invisible

(une courte histoire du marché)

1

Mon père est le troc
ma mère la propriété privée
je suis leur enfant aveugle

ma main invisible
tisse la toile
où se débattent les forts
où s’engluent les faibles
je suis ma propre loi
au-dessus des lois
celle de la jungle

où offre et demande
copulent en toute liberté

Je suis le marché

dans mes veines
circulent l’or l’argent
la myrrhe et l’encens
rivière de désirs en Bourse
dévalant la pente du plus offrant
je couronne des rois éphémères
qui crashent le lendemain

TSX 300
Standard&Poor’s 500
New-York Toronto
Amsterdam Tokyo Londres

J’aime la panique
qui secoue les planchers
quand les moutons de Panurge
galopent vers leur liberté 55
vendent tous en même temps
et se jettent du haut de la falaise

mardi noir de 1929
effondrement de la bulle technique
mercredi des Cendres

Je suis l’entonnoir
de la frénésie boursière
le trou noir de la compétition
le gouffre des bonnes intentions
la glaise des fusions d’entreprises
toujours plus grosses
mariage d’actifs
béni par le Ministre
ferment de richesses
toujours plus concentrées

le capitalisme est mort
vive le monopolisme!

2

Je me souviens
des aventuriers
flottes marchandes lancées
sur les océans du globe
forêts tropicales brûlées
forêts nordiques rasées
fières tribus décimées
traite des fourrures
commerce de diamants
trafic d’esclaves

colonies africaines exsangues
bues jusqu’à la dernière goutte

Je suis le marché
de l’or noir
derricks vampires buvant
le sang épais de la Terre
répandu dans les océans
par les mastodontes flottants
cent Exxon Valdez trébuchant
sur les récifs du nord brisé
cent mille goélands maculés
titubant sur les plages souillées

toujours affamé
je mordrai à bonne dents
dans la chair juteuse de la planète
jusqu’à son noyau liquide
de fer-nickel

que j’aspirerai
avec une longue paille

3

Je suis la ronde joyeuse
des soldes à ne pas manquer
Halloween Noël Boxing Day Pâques
fêtes des mères des pères
des secrétaires alouette
départ de vacances
retour à l’école
entrepôts géants aux soldes calculés
pour écraser les petits commerces
regarde la guerre des prix

mon épicier est devenu
caissier au Mega Mart

Je suis le bidouilleur
des hypothèques branlantes
des taux accordéons
des monnaies volatiles
des maisons perdues
des faillites ordonnées
des familles enchaînées
à leurs cartes de crédit
c’est comme le Titanic
les riches en canot de sauvetage

les pauvres noyés
dans leurs dettes

Je suis le fournisseur
des prisons privées
pleines des corps tombés
entre les mailles du filet
jeté sans conviction
par les gouvernants
castrés endettés en diète
leur déficit ceinturé
par les promoteurs

réfugiés dans leurs quartiers murés
avec garde prétorienne à la clef

Je suis la call-girl
assouvissant les désirs
de la cupidité organisée
trônant au sommet de la pyramide
sans voir sous leur pieds
les enfants des ruelles
vendeurs de drogues
et trotteuses de minuit
fuyant les escadrons de la mort

je parle par la bouche
de vos fusils

Je suis le marché
import-export
du made in China
des self-made men
qui ne sentent pas
les odeurs décrépites
des usines abandonnées
délocalisées déménagées

près des taudis où s’empilent
travailleurs et rats

je suis le Free Trade
bâti sur l’esclavage
et les servitudes héritées
des coupeurs de cannes
celui des zones franches
maquiladoras
mangeuses d’ouvrières
usées jusqu’à la corde
par les journées de quinze heures
leurs poches vides
leur estomac creux
et consommées elles aussi

comme les huit cents roses
écrasées à Ciudad Juarez

je suis le marché
des guerres civiles
en mon nom tombent
les démocraties
vous êtes libérés
proclame le Titan
en installant un tyran
sur le trône criant
sentez-vous bien libres
d’acheter mes biens
au prix que je vous dicte

sinon
(points de suspension)

Je suis la course
au champignon nucléaire
pour faire peur au voisin
lui voler sa place
sur l’échiquier
aux armes citoyens
je suis la course aux munitions
pour mieux trucider son prochain
Je suis la course à l’espace

vite vite trouvons un autre monde
à vider de ses ressources

4

Je suis le marché
de la bonne conscience
de la charité bien ordonnée
qui commence par soi-même
fondations à gogo
dames patronnesses
rois du pétrole anoblis
nababs au bras de starlettes
brillant de tous leurs feux
dans les bals de bienfaisance
écoutez ces évadés fiscaux
chanter la main sur le cœur

we are the world
we are the people

leur main droite distribue
au compte-goutte
la manne aux indigents
leur main gauche
dissout leurs économies
spécule sur leurs rentes
cache leur magot au Bahamas
détruit leurs syndicats
car il faut toujours se garder

une provision de pauvres
à qui faire la charité

Je suis le marché
des preachers
qui vendent l’éternité à rabais
sous une tente rayée
blanche et rouge
qui condamnent les péchés de chair
qui pardonnent les péchés véniels
moyennant espèces sonnantes
celui des born-again Christians
qui ont oublié le Christ
mais pas le cash

praise the Lord !
vous irez tous au paradis fiscal

Je suis le marché des médias
dont le regard de Big Brother
vous fascine
les feuilles à scandale
qui attisent la haine
envers
ces pelés
ces galeux
ces pouilleux dépouillés
qui tendent la main
mais que fait la police
barrez vos portes
et surtout n’oubliez pas

de donner généreusement
aux dames patronnesses

Je suis le Léviathan
de l’agrobusiness
qui brevette la nature
clone et copie
au nom de la liberté
imposant ses semences
génétiquement merveilleuses
aux familles besogneuses
arrosées de pesticides

5

je suis le marché aveugle
et pourtant j’entends

gémissements de l’ouvrière
sous les coups du contremaître
pleurs étouffés de la fillette
aux doigts saignants
cris des marcheurs
qui défient les gaz
ricanement sec des mitraillettes
dernier soupir
du syndicaliste assassiné
en mon nom encore
tout comme ont disparu

Chico Mendes
Iqbal Masih
Digna Ochoa y Plácido
et tant d’autres

je suis le marché
des volontés qui s’affrontent
de dispute en dispute
ma main devient plus visible
voyez la laine tondue sur votre dos
qu’on vous revend au prix fort
voyez les haillons des ouvrières
des enfants-soldats des parias
voyez sur la grande Toile
ces fils d’araignée qui lient

les humbles tisserandes
à vos robes griffées

je suis le reflet de vos désirs
la somme infinie
de vos gestes
de vos courages
des vos marches
de vos Porto Alegre
de vos imaginations débarrées

pour construire à neuf
des milliards de voix
murmurent tout bas

otro mundo es posible

6

je suis le marché
aux yeux grand ouverts
et je vois
brillant à l’horizon
un étrange New Deal

achat partage
de bon voisinage
pays solidaires
prospérité équitable
maisons vertes
fleurissant partout
abus domptés
nature guérie
la Terre apaisée
la peur vaincue
l’indifférence en fuite
la dignité revenue

étrange
je ne savais pas
que j’avais une âme

et huit milliards de corps

7

Nous sommes le marché
humanité présente et future
force créatrice de l’univers

espace de libertés multiples
lieu d’échanges
odeurs mêlées
épices et fruits
tissus chatoyants
tournoyant aux quatre vents
feux sans artifices
les enfants du village global
courent sautent rient et chantent
sous l’œil joyeux des parents
discussions passionnées
toutes langues confondues

*

Nous sommes le marché

et désormais
nous marchons
ensemble

*

Une version de ce poème a été récitée en public à la Nouvelle-Scène d’Ottawa le 30 septembre 2010, lors du lancement du recueil Haiti je t’aime. la présente version à été remaniée pour l’événement spécial « Occupons Wall Street« 
Pour les curieux, voici la version anglaise ici.

Mon dernier 24-24

J’ai passé la journée de samedi au Mississauga Bookfest, où on fêtait le 20 anniversaire de la bibliothèque centrale.

J’y ai rencontré:

1) un robot de la sympathique équipe Theory 6 fabriqué par des étudiants de  la Rick Hansen Secondary School (quelle aubaine pour une auteure de SF!)

Robot de l'équipe Theory 6

À noter que c’est la machine roulante le robot, pas la mascotte à droite!! Ces étudiants passionnés donnent aussi des ateliers de robotique pour les jeunes les samedis.

Défilé du robot Theory 6 qui tire les chariots

Défilé du robot, on peut voir le gars qui surveille le mouvement à partir de son Apple…

2) notre mairesse Hazel (90 ans) qui a fait  son tour

Hazel faisant sa tournée dehors par un vent à décoiffer les boeuf (ou écorner les boeufs?)

On voit l’hôtel de ville de Mississauga derrière. Ici, une photo plus rapprochée de « Hurricane Hazel ».

Savante folle et la mairesse Hazel Mc Callion

3) et plein d’auteurs locaux sympathiques: écrivains, historiens, poètes… On devait être installés dehors, mais il ventait à détrousser des boeufs, ça fait qu’on a monté les tables à l’intérieur.

Tables Auteurs

Les librairies locales comme Image Collections qui avaient aussi leurs tables de vente. On voit Todd (cheveux longs) et son père qui placent la table. Plus loin, on a un créateur de Celtic Shaman.

Table du Image Collections de Mississauga

Je devrais dire, table de démo, car je n’ai pas vendu un seul album, sauf mes mini-comics à 25 cennes et plus. Le public, à cause du mauvais temps, n’était pas nombreux, car les autres auteurs n’ont pas beaucoup mieux fait.

Par contre, étant la seule francophone du lot, j’ai eu une chouette entrevue avec un journaliste du Métropolitain qui passait par là!

Puis, le soir… retour au Image collections, où le défi 24-24 était déjà commencé depuis midi!

Le 24-24 à huit heures du soir. Tiffany, Carolyn et Paul

Vers 18h, je m’installe donc « pour une petite heure » près d’eux, en me disant que mon mari pourrait venir me chercher si je tombe de fatigue.

Puis, l’inspiration aidant, j’ai trouvé une histoire qui correspond au thème « Species Change » et qui se passe dans l’univers de Chaaas. À dix heures, j’ai dit à mon mari: je passe la nuit! Et là, ça a roulé avec mes fidèles crayons bleus!

Les dessinateurs à sept heures du matin.Tiffany s’est donné à fond, notez les superbes pages couleurs qu’elle a produites!

Le 24-24 à sept heures du matin

Bien sûr, cette fois, je n’ai pas tenté de finir complètement une BD encrée et tout, comme l’an passé. Surout que pour moi, c’était plutôt un 24-18, pour dix-huit heures! Voici une page réalisée au crayon bleu. On peut voir un découpage grossier en-dessous.

Une belle page crayonnée.. avec ma microplanification dessous!

J’ai scénarisé mon histoire, puis réalisé un crayonné assez poussé sur 22 pages, qui sera facile à encrer le temps venu. Todd a pris une photo des pages produites par chaque participant à la fin.

Les auteurs triomphants: Savante folle, Paul et Carolyn (Tiff a du partir plus tôt car elle travaillait ce matin!!!)  Paul est un pur amateur qui n’avait jamais fait de BD de sa vie. Carolyn est une artiste visuelle accomplie qui non plus n’avait pas fait de BD.

Le trio triomphal - Savante folle, Paul, Carolyn (Tiff a du partir plus tôt)

Tiff est une jeune fille bourrée de talents, et on peut voir une part de son oeuvre dans mon compte rendu du 24-24 de l’an dernier. Pour voir le 24-24 de 2009, tenu au même endroit, et rigoler un bon coup, c’est ici!

On peut aussi y voir Todd, qui organise le défi. Il nous a encore  fait jouer des musiques et des extraits bizarroides de TV pour nous tenir éveillés!

 

Bientôt sur vos écrans…

…Ma série SF Les voyages du Jules-Verne, adaptée en version BD sur Webcomic Nation!

Voici l’en-tête, produite avec deux illustrations tirées de mes archives. Le décor provient de mon mini album Ruego, et l’autre est un  essai couleur du personnage d’Armelle Clécy, l’anti-héroïne et narratrice de cette histoire.

Entête provisoire du Webcomic

Ce qui m’aide beaucoup, c’est ma tablette Intuos 4 que j’ai enfin configurée comme un crayon à mine. Et en plus, elle me permet de tracer de belle lignes droites, hourra pour la perspective!

Mon confrère Pascal Colpron (voir son Webcomic sur mes liens à droite) travaille depuis des années avec une tablette et ses dessins ont gardé un trait naturel. Cependant, mes premiers essais ont été plutôt mal contrôlés.

Pour changer, voici le brouillon, qui n’a pas pris trop de temps. Il faut dire que j’ai scénarisé la première partie de la saga.

page 2 sketch

 

Merci…

En ces temps de tristes souvenirs, j’en profite pour remercier humblement tous les pilotes des lignes aériennes que j’ai fréquentés avant lesdits événements, et qui annonçaient, un peu avant l’arrivée: « Ceux qui veulent visiter le cockpit, mettez-vous en ligne! »

Et je me mettais en ligne avec les autres passagers curieux. J’étais touchée de la confiance que ces professionnels mettaient en moi, pour ne pas toucher les pitons rouges, jaunes, bleus… Et c’était un plaisir d’échanger quelques mots avec eux.

Ce fut un temps de confiance qui sans doute mettra beaucoup de temps à revenir, quand la race humaine dans son ensemble aura évolué passé la haine et l’ignorance, ou quand on aura adopté des dirigeables géants…

Ah, quand reviendront les dirigeables...

Je vous remercie, tous et toutes, d’avoir eu confiance que je ne ferais pas de bêtise. Voyager avec vous, c’était traverser  un petit village où tous se connaissaient, ou personne ne barrait sa porte (j’ai connu un peu cela dans un bloc-appartement à Côte-des-Neige, dans mon enfance.)

Je sais comme vous qu’un jour, cette confiance a été brisée. La peur est entrée dans le petit village paisible. La haine, dont j’ai déjà expliqué la mécanique ici, marche avec la peur. C’est un entonnoir qui évacue la pensée, l’amour et l’empathie.

Ce dessin est pour vous.

Il fut réalisé pour la convention Anticipation 2009 de Montréal, et j’ai voulu évoquer une image d’un futur convivial.

(Pour les inquiets: les avions chauve-souris escortent le dirigeable et vont passer par-dessous pour impressionner le public!)

La Terre

Merci !

 

Une page de cerf-volant

Vous vous souvenez du brouillon de page, ce printemps? Revoici la même, encrée et en tons de gris!

Maitresse des vents

C’est un extrait de ma BD « Maîtresse des vents« , publiée dans le numéro 7 du magazine de science-fiction et fantasy  Nexuz3 (édité par Gérard Lévêque) qui vient de sortir. Nexuz3 est disponible dans les librairies spécialisées au Québec. Les BD sont toutes de très bon calibre et méritent le détour!

La page m’a demandé peu de travail pour la mise en tons de gris, parce que j’ai moins « tété » pour dessiner mes blancs et noirs. On remarquera aussi que j’ai enlevé plusieurs cadres, ce qui fait mieux respirer la page. La fonction « dégradé » est très utile, pour donner un effet de profondeur comme dans cette page-ci.

Ceux-celles qui observent le brouillon noteront que j’ai rogné sur le rocher à la fin et légèrement déplacé le cerf-volant qui s’envole.

Maitresse des vents se déroule dans la civilisation de super-jardiniers, plusieurs années avant le cycle de La quête de Chaaas.

***

Une note, la mort  de Jack Layton nous rappelle que le cancer est une maladie révoltante. Pensez-y: un paquet de cellules en désordre parasitent et, trop souvent hélas, tuent des êtres humains intelligents! J’ai donc été touchée par la lettre qu’il a écrite (ou dictée, dans son état de faiblesse) pour les Canadiens.  C’est une excellente idée, et ces mots nous insufflent plein de courage pour faire face aux difficultés.

Cette caricature de Garnotte (journal Le Devoir) est empreinte d’un symbolisme qui fait mouche. Soyons tous des tuteurs droits et généreux pour les jeunes arbres!

Caricature de Garnotte dans le Devoir

Bataille de fourmis au jardin

Cet après-midi, voyant une agitation myrmécéenne sur les dalles, je pensais avoir affaire à un envol nuptial, occasion d’une joyeuse effervescence. Un coup d’oeil rapproché et prolongé a révélé des centaines de petits cadavres qui bordent les grandes pierres plates du jardin.

Un conflit d’une silencieuse sauvagerie se déroule à nos pieds!

Minnie et les fourmis

Vue générale du champ de bataille, cette marée rouge. Notre chatte Minnie n’a pas l’air trop inquiète…

Observation à la loupe

Mon mari observant le tout à la loupe. Le temps était nuageux, donc pas de danger que cet instrument enflamme davantage ce conflit! Gilles n’est pas trop inquiet non plus. (Il n’a pas vu le film « Quand la Marabunta gronde », un classique mettant en vedette des fourmis voraces!)

Une lutte fratricide

Je n’ai pas encore identifié l’espèce (autour de 6 mm de long, région de Toronto). Mon Audubon Society field guide to North american insects and spiders ne recense que huit ou neuf espèces. Fourmi charpentière? Lutte fratricide ou simple communication olfactive?

Pagaille dans les trèfles

Des petites rousses foncées-noires. Peu de différences entre les belligérentes, sinon la taille (?)

Affrontement sans merci sous les trèfles

La bataille des trèfles se poursuit.

Détail des luttes

Détail: même en y regardant de près, ce n’est pas clair, (comme pour bien des  conflits, hélas). Les fourmis victimes se recroquevillent. Des coups de mandibules brisent le mince thorax où sont les organes vitaux.

Mêlée générale  de fourmis mêlées

Une mêlée de fourmis mêlées. Et le tout se déroulait sur moins d’un mètre carré! Ça me rappelle les Fourmis de Bernard Werber…

Bon, où sont passés Minnie et mon mari? Gilles?

Giiiilles?

Sourires d’été

Et le jardin de nous démontrer sa générosité…

Framboisier généreux

Un généreux framboisier… et le dos penché d’une petite voisine qui cueille à pleines mains!

Des Framboises, encore...

Pour vous régaler psychologiquement!

Une belle surprise, qui s’est plantée toute seules parmi mes pivoines…

Véroniques à épis

L’an dernier, je l’avais prise pour une mauvaise herbe, lorsque soudain… au bout de chaque subdivision de ce chandelier vert, une grappe de fleurs mauves a éclos!

Véroniques à épis

Des véroniques à épis (si, si, c’est leur nom selon le petit guide Passion jardins!)

Et, pour finir…

Hémérocalle enflammée

Une hémérocalle que le soleil couchant a enflammée. Elle est si belle qu’elle va devenir mon fond d’écran…

Sur ce, bon été!

Pour fêter l’été

Adalou Page12 brouillon au crayon bleu, accentué avec GIMP

L’été vient d’arriver, à 13h17 chez nous !

Voici une autre page de BD crayonnée, et rendue en tons de bleus foncés après le scan. J’ai laissé les bords de la feuille pour donner une idée du format de travail de 10 par 15 po.

Notez le trait d’encre noir dans le haut de cette page, un petit accident arrivé lors du dernier Free comic Book Day. Heureusement, un petit coup de traitement graphique avec GIMP  et rien n’y paraîtra!

Avis aux amateurs, j’ai gardé la même ligne d’horizon pour les deux premières cases. Entre les deux cases du bas de page, cette ligne monte légèrement. Idéalement, j’aurais  dû la dessiner au même niveau pour donner une impression de continuité.

 

 

Sourires printaniers

Mon cadeau de printemps pour vous reposer l’esprit  : ces quelques fleurs, que vous avez l’autorisation d’utiliser comme fond d’écran!

Fleurs du prunus exotique

Les pâles boutons du Prunus exotique parmi le feuillage rouge vin.

Pensées tendres

Deux pensées tendres déjà disparues

Marguerites

Trois marguerites lumineuses cachées à l’ombre du buisson…

Wisteria Violet

…en face des marguerites, voici des wisterias qui ont attendu 3 ans avant de s’épanouir!

Les petites fleurs bleues

Des petites fleurs bleues timides qui se cachent (je ne suis pas certaine que ce soient des myosotis!)

Pivoines souriantes

Les pivoines en pleine gloire !

Les bonnets

Des fleurs aux « bras » levés qui ont l’air de faire la vague – hourra!  (espèce non identifiée)

Lupins pourpres

Les lupins – et toutes les autres – apprécient le composteur en arrière-plan!

Pour se changer les idées

Maîtresse des vents - Page11 - brouillonUn brouillon de page au crayon bleu et à mine 4H réalisé récemment. Le bleu pâle n’est pas facile à scanner.