Archives de Catégorie: Science-fiction

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 89

89CreationPauvrete

Ce qui termine la démo de la création de richesses… ou non! Et de quelle fa^con les grandes concentration de fortunes peuvent nuire au reste des citoyens.

Encore une fois, j’ai caché quelques outils de dessinatrice dans ce trône devenu familier… À vous de les trouver!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 86

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86Deadlines

Soumettre des textes fait partie de la vie d’écrivain-e!

Un petit kudos pour David G. Hartwell, éditeur de Tor Books qui nous a subitement quittés. David venait régulièrement aux conventions au Canada (au Boréal 2010 et au AdAstra 2014 quand je l’ai vu) et nous encourageait à lui soumettre des manuscrits. Les miens sont restés coincés à jamais quelques part dedans la « slush pile », mais bon j’ai quand même publié 17 romans en français.

Ses cravates exubérantes mettaient du piquant dans les rencontres! Ci-dessous, David Hartwell au Congrès Anticipation qui a gentiment posé pour la Savante folle, près d’une exposition de ses cravates!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 85

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Eh oui, on écoute des X-Files!

Cette BD a posé un gros défi technique avec les ombres! La course Résolution Run existe, c’est la chaîne de boutiques de sports Running Room (Le Coin des Coureurs) qui organise des activités pour les sportifs (et les courses bi-hebdomadaires sont gratuites).

Surtout l’hiver, c’est facile de glisser et de tomber, donc courir en groupe est plus sécuritaire et motivant. Les écrivain-e-s et artistes stressés tendent à négliger l’exercice physique, ce qui est un mauvais calcul. 

 

Un petit brouillon pour finir 2015 en beauté

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Pour mes fans, le projet spécial achève!

La page 43 de Maîtresse des vents… en attendant la sortie de mon 17e roman!

Jardiner en plein hiver!

JardinageDecembre

C’est le solstice d’hiver. Ah bon?
Ici  dans la région de Toronto, il fait assez  chaud pour jardiner!

Pour en savoir plus:  mon article sur les changements climatiques…

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 82

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Authentique, sauf pour les livres oubliés à terre. On n’aurait jamais fait un coup pareil à Jean (l’éditeur de Alire qui publie les oeuvres de Patrick Senécal et d’excellents ouvrages de science-fiction)!

Beaucoup de lecteurs du Salon de Montréal portaient une fausse  (ou vraie!) moustache « Movember » pour sensibiliser au cancer de la prostate et à d’autres cancers et problèmes de santé des hommes en général.

On apprend chaque page de BD, aussi, ce qu’il y a de plus beau dans la BD est le motif de la blouse de Philippe!

Pour le reste, je découvre certains raccourcis graphiques, et que le perfectionnisme est l’ennemi de la productivité!

 

 

Un salon de Toronto à l’ombre de Champlain

Et dont j’ai eu la joie de créer l’illustration de l’affiche que voici, célébrant 400 ans de présence francophone en Ontario.

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Une meilleure résolution viendra plus tard.

Mes grandes joies lors de ce salon du livre.

Mercredi soir j’ai assisté à une pièce de théâtre par le Théâtre français de Toronto grâce à Guy Mignault qui connaissait le chemin! Ca faisait des années que je me promettais d’y aller. La pièce, Un neurinome sur une balançoire, est écrite et interprétée par Alain Doom. Un long et parfois confus voyage vers la guérison, physique et spirituelle. Avec de l’humour, et une mise en scène binaire que mon œil d’artiste à apprécié.

Une autre joie est de retrouver Doreen,  98 ans, une habituée du Cora au déjeuner, pour une 4e année consécutive. Elle se souvient de moi et à complété sa collection de signets.

Ma troisième joie, ce soir, a été de participer aux lectures littéraires. J’y ai lu un extrait de mon 16e roman de science-fiction, dans l’univers dystopique des clowns vengeurs. L’humour était au rendez-vous. Merci à Paul Savoie de m’avoir inclue.

Et de rencontrer, en plus de tous mes consoeurs/frères d’écriture ( clin d’œil à ma bonne marraine-fée ici), une personne qui a toujours été une voix: Zachary Richard! Il a lu de ses poèmes très « punchés ».

Et un collègue de BD m’a donné une idée pour un prochain gag des tables de dédicaces!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 81

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Des fois, les gaffes se mêlent aux dédicaces.

Hé oui en noir et blanc et à suivre, car la savante folle st coincée en sandwiche entre deux salons du livre!

Et voici les livres en question!
Le Jeu du Démiurge, de Philippe-Aubert Coté

et d’Yves Meynard, Les marches de la Lune morte

 

Avouez que les palettes de couleurs se rapprochent assez pour les confondre à la fin d’une dure journée de signatures!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 66

On poursuit sur la lancée des hyperboles... avec un peu de physique théorique! Texte et dessins par Michèle Laframboise

Merci à Pascal Colpron (l’éternité), Robin Dumont (les cheveux) et André Lavoie (il fait moins mille) pour les propositions! Et j’ai emprunté le petit extraterrestre visiteur du fanzine Le Bob.

La matière qui tombe dans un trou noir va se trouver considérablement chauffée, elle émet un fort rayonnement X.  Dans l’image de la PT Cruiser dans l’espace se trouve une binaire X similaire à Cygnus X1, une étoile binaire dont le compagnon est un trou noir.

La température moyenne de l’espace est de 3 Kelvin. L’image du rayonnement fossile est au centre de la BD.  C’est évidemment la NASA qu’il faut remercier…

Nos observations du rayonnement diffus de l’univers,se raffinent avec la portée des télescopes spatiaux.

Le scénario de l’expansion de l’Univers depuis le Big Bang jusqu’à nos jours Le scénario de l’expansion de l’Univers depuis le Big Bang jusqu’à nos jours. NASA .

Pour les notions de physiques avancées (sans mes quelques exagérations sur la forme de l’univers) voir le livre The Universe in a Nutshell par Stephen Hawking. Un rayonnement de trou noir en évaporation porte son nom.

Trous noirs supermassif (yé qu’on aime ça en parler!)

Trous noirs stellaire (plus petit)

Une liste des télescopes spatiaux.

Ne nous inquiétons pas pour le Big Crunch, on a le temps de voir venir… si ça se produit!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 65

Les changements climatiques expliqués avec un verre d'eau!   Texte et dessins par Michèle Laframboise

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Pour en savoir plus :

Pour comprendre nos attentes irréalistes vis-à-vis la science façonnées par le cinéma et la culture du « tout-tout-de-suite »: Pollution et climat: du cinéma à la démarche scientifique.

Pour un usage utile du pétrole (et pour sauver les pétrolières!), voir une solution au casse-tête arctique; pour répondre à des positions « climato-sceptiques » voir La Terre est une balançoire. Pour une carte de la circulation thermohaline (Le Gulf Stream entre autre) , et les impacts éventuels d’un arrêt de cette circulation (résumé: on ne veut pas que ça arrive).

Pour un article plus fouillé sur le Gulf Stream, voir le résumé d’un article publié en 2015 par Jaime B. Palter, du Department of Atmospheric and Oceanic Sciences de l’université McGill : The Role of the Gulf Stream in European Climate (Annual Review of Marine Science Vol. 7: 113-137) 

Pas besoin de faire une tempête dans un verre d’eau: la vraie démonstration, c’est la planète qui va la fournir… dès que les derniers glaciers auront fini de fondre.

le verre à moitié plein ou à moitié vide? Texte et dessins par Michèle Laframboise

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 60

Quand passe l'efface... surles héroines de Marvel!  texte, dessins et indignation de Michèle Laframboise

Vous êtes une héroine, compétente, pleine de caractère, cool: Disney vous efface!

J’ai vu Age of Ultron, le dernier film Avenger avec amusement, et applaudi les scènes avec Black Widow (jouée par Scarlet Johansson). Quel plaisir de voir BW sauter du Quinjet et récupérer le bouclier « oublié » par Iron Man, avec de superbes effets.

Puis j’ai lu ceci et cela: on a effacé  Black Widow de sa superbe scène en moto dans les produits dérivés! Non seulement efface: remplacée par Capitaine America aux guidons du rutilant véhicule.

Réponse d’un relationniste de Disney (traduction approx. par la savante folle): « On a un public féminin déjà conquis avec les princesses. L’acquisition de Marvel visait à augmenter notre public masculin. » Hasbro et Mattel : silence gêné.

J’ai grandi avec Disney et ses princesses qui peu à peu acquièrent de l’autonomie, mais cette dichotomie des publics vises (filles-garçons) par les jouets/figurines de Disney révèle l’influence des actionnaires à courte vue. C’est le sexisme qu’on est tellement habitué-es de voir qu’on le voit plus… Mais, là, plein des gars le voient aussi, et sont agacés par cette absence et le message que ça envoie aux jeunes. Ils sont illustrés ci-haut par ma gang des copains geeks des Otaku Ladies, incluant mon mari.

Un tweet (en fait trois que j’ai recollés)  l’a bien résumé (hashtag=#wheresNatasha )

« What really burns me re: erasing female superheroes, whether Gamora or Widow or Scarlet Witch, etc:
1) it tells girls they’re not worthy  and
2) it tells boys that girls are to be ignored & erased. B/c seriously, like there aren’t little boys out there who love Black Widow? « 

 L’effacement ne date pas d’hier

Les régimes totalitaires effacaient des portraits officiels les images des politician-nes tombés en disgrâce. Quant aux textes, vous connaissez le dicton « Les livres d’histoire sont écrits par les vainqueurs »… La femme de Mao avait subi ce traitement. Mais ce ne sont pas que les vilains communisss qui s’y sont livrés.

Dans une photo en 1939 de Lyon Mackenzie King avec la Reine Elizabeth Bowes-Lyon (la mère d’Élisabeth II), on  a effacé le roi Georges VI parce que l’impact du PM en campagne aurait été moins fort avec un autre mâle alpha sur la photo!

L’effacement des superhéroïnes de Marvel…

Les habitudes acquises persistent, même en moi. J’ai grandi dans les années 1970 avec des BD et des romans écrits à disons 99% par une seule sorte de personne originaire d’un ou deux pays (France et USA; au Québec, ça commençait…) 

L' »humain par défaut » est l’homme.  Un auteur qui met en scène un gars dans son roman ou sa BD touche à l’universel. S’il met en scène une femme, on débarque de l’universel vers le particulier. (Les écrivains qui font preuve d’empathie sont très bons. Je vous mets au défi de lire du Wally Lamb pis de pas pleurer!) 

Et si c’est en plus une auteure qui met en scène une femme/ fille/ vieillarde/ maman ourse (tiens, ça me rappelle ce comic de Predator! écrit et dessiné par deux gars), etc… alors là on oublie l’universel pour tomber dans les « histoires de filles » sans intérêt!

Enfin, pour nous consoler, voici ce qu’une artiste a créé avec les princesses Disney!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 54

Le fan qui déteste la SF - D de Michèle Laframboise avec l'aide amicale de Jeanne-A. Debats

Ce gag me tient particulièrement à cœur car il concerne ma saveur favorite de crème glacée littéraire, la SF. Et oui, pour écrire de la science -fiction, il faut être non seulement passionné-e, mais savoir expliquer la chose avec patience à notre public adoré qui associé ces mots avec toutes sortes de choses comme les gros blockbusters au cinéma.

Et oui, il y a envers les genres un petit snobisme intellectuel de la littérature « blanche » qui heureusement commence à s’estomper.

En fin d’article, j’ai placé un dessin fait très vite en 2012 pour capturer le sentiment d’émerveillement qui m’a envahie lors de mes premières lectures de science fiction. C’était la seule sorte de littérature qui ma fascinait, pendant qu’on étudiait en classe des auteurs français morts depuis longtemps. C’est longtemps après que j’ai ré-apprivoisé ces auteurs dit classiques (et découvert, glissées parmi ces grands, des écrivaines).

Il manque de nombreuses répliques, donc je vous recommande de visiter le blog de Jeanne-A. Debats, une consœur qui n’a pas froid aux yeux! Quelques répliques originent du salon du livre de Paris qui vient de se terminer.  Lors de mon passage là-bas, en 2008, on m’avait aussi servi  « Oh vous savez, je ne lis pas de fiction, c’est irréel! »

Les « calmars bavards » (talking squids) sont une récente tradition en   littérature canadienne, né d’une boutade de Margaret Atwood, qui a écrit de la bonne SF d’anticipation et post-apocalyptique, mais ne voulait pas à, une certaine époque, y être associée. Les choses ont changé depuis  et madame Atwood ne rougit plus de la chose. Un site ironique avait cependant été monté (UPDATE 2022: il n’existe plus), chapeauté par une très bonne nouvelle mettant en scène des calmars dans l’espace, Sheena 5 par Stephen Baxter.

Je termine en signalant que, pour la première fois depuis 10 ans, je ne serai pas au Salon du livre de Québec / FBDFQ, à cause d’un délai dans la production de mon 16e roman. À la place, je serai au nord de Toronto, au congrès de science fiction Ad-Astra.

Portrait de l'auteure découvrant la SF dans la bibliothèque de son père.