Archives de Catégorie: Événement

tournée d’auteure

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 92

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Des réactions aux attentats de Bruxelles sur  les médias sociaux qui de blâme en blâme s’enveniment et ne résolvent rien. Et quelle joie féroce quand certaines hypothèses renforcent nos préjugés!

Hélas, Facebook est un exutoire trop facile, et contrairement à ce qu’on peut « ventiler » dans notre salon avec des copains, l’auditoire est la planète entière. Ce qui nous démolit à petit feu.

Lors de ma rencontre en Orégon avec des écrivains pros, une directive importante (avec celles en cas de tremblement de terre et de tsunami) était « Don’t discuss politics! » Plusieurs de mes consœurs et confrères professionnels ont choisi de ne plus intervenir sur Internet dans les débats trop « à fleur de peau » (et en plus, aux USA, ils sont en élections!) car ils et elles y ont perdu trop d’amis.

J’aurais moi aussi beaucoup de réflexions à partager sur les origines du fléau du terrorisme, et sur le conditionnement mental qu’on appelle aujourd’hui « radicalisation ». Les prisons mentales poussent partout, même chez les jeunes éduqués ou riches (Patty Hearst, quelqu’un?)

Au début, ça ne prend qu’une petite graine de frustration, nourrie par l’engrais du préjugé. Avec le temps, la prison mentale produit ses fleurs du mal, des fruits de haine sucrée  qui procurent un hit de jouissance mentale, un gonflage d’ego aux stéroïdes de la « bonne » cause.

Je pourrais aussi parler des empoisonneurs de sources médiatiques qui sèment à tout vent des graines de colère. Qui appellent à mots couverts au lynchage d’une communauté ou d’une ethnie simplement parce que des assassins obscurantistes y auraient été recrutés.

Je pourrais vous parler des fabricants d’armes lourdes qui font des affaires d’or, tant avec les États qui veulent se protéger qu’avec les groupes terroristes.

Je suis passée proche de ne pas mettre de nombre devant cette BD hebdomadaire sur les tables de dédicaces. Mais les enjeux concernent tous les auteurs. J’ai entendu les pires insultes cette semaine, et plusieurs de mes amis sur Facebook ont laissé leur réserve au vestiaire.

Nous, les créateurs et créatrices de BD, magiciens d’images, quelle que soit la taille de notre public, avons la responsabilité de ne pas enflammer le débat avec des appels à la haine simplistes.

Écrire, c’est donner à rêver, à entrevoir un avenir différent du capitalisme axé sur la peur qu’essaient de nous imposer les puissants. C‘est nourrir l’imagination pour aider à construire, par  l’éducation et le respect, un monde plus convivial.

 

Pommes de rue

PommesDeRues

 

Un tout petit événement dans un mer d’actualités.

Mon pommier sauvage n’est pas le seul être généreux de la planète à disparaître, sa vie tranchée. Mais, en souvenir de ses petits cadeaux imparfaits, ce petit poème en BD lui dit merci.

45 ans plus tôt, avant la construction de notre développement domiciliaire, une ferme occupait le territoire, avec des champs, un verger et un grand lac. Les pommiers sauvages étaient parsemé, ici et là, dans le parc entourant le lac et les rues du quartier.

(Pour les curieux, le découpage rond de la 4e case est le nez de mon mari, un soutien constant dans mes aventures graphiques et littéraires!)

Retraite en Orégon

La savante folle se trouve présentement dans la petite ville de Lincoln City en Oregon, et participe à une rencontre d’écrivains de science-fiction.

C’est une retraite fort productive, puisque j’ai déjà vendu trois textes pour une anthologie. Motus tant que le contrat n’est pas signé.

Quelques photos pour vous consoler de l’absence de BD cette semaine.

La côte Pacifique ... Pas trop!

La côte. On on nous a mis en garde contre des vagues traîtresses. Donc la savante folle n’a pas apporté son costume de bain.

 

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La route qui descend vers la plage.

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Pas habituée de voir cette pancarte en joggant…

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La sympathique auberge historique ou les écrivains sont logés.

 

 

 

Le Laframboise nouveau est arrivé!

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Mon 17e roman arrive sur les tablettes le 24 février, juste à temps pour le Salon de l’Outaouais.

Julien, surnommé le Pissenlit par la bande des Scorpions qui font la pluie et le beau temps à son école secondaire, n’a pas la vie facile, malgré l’amitié des jumelles Sophie et Amélie.

Un matin, il ramasse un gant solitaire sur le trottoir enneigé. En l’enfilant, il ressent une confiance nouvelle… et une ambition digne de celle de Jules-César. Les Scorpions (Octave, Léo et Ludovic) et le populaire Marc-Antoine n’ont qu’à bien se tenir!

Intimidation, ambition, popularité, pouvoir, amitié, rédemption se donnent rendez-vous dans Le gant (chez Vents d’Ouest), qui explore les racines de la corruption.

La couverture, qui s’inspire d’un thème gréco-romain, est de Laurine Spehner: on remarquera les tons dominants d’or et de violet-pourpre.

***

Pour la première fois depuis 15 ans, je manque le salon de l’Outaouais, mais je compte me reprendre l,an prochain.  Je serai cependant présente au Salon de Québec 2016!

La raison de mon absence du SLO est une rencontre d’auteurs de science-fiction et fantastique en Oregon, du 27 février au 6 mars prochain. Cette rencontre aura été précédée d’un exercice soutenu d’écriture. Pendant 6 semaines, il fallait créer en 6 jours une nouvelle littéraire, sur un thème et avec un genre imposé!

Jusqu’à présent j’ai pu maintenir ma production de bande-dessinée ET mon écriture, ET mon entrainement en vue de mon premier marathon. Cette semaine, un vilain rhuBe a réduit mon temps libre.

Congé de BD !

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Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 85

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Eh oui, on écoute des X-Files!

Cette BD a posé un gros défi technique avec les ombres! La course Résolution Run existe, c’est la chaîne de boutiques de sports Running Room (Le Coin des Coureurs) qui organise des activités pour les sportifs (et les courses bi-hebdomadaires sont gratuites).

Surtout l’hiver, c’est facile de glisser et de tomber, donc courir en groupe est plus sécuritaire et motivant. Les écrivain-e-s et artistes stressés tendent à négliger l’exercice physique, ce qui est un mauvais calcul. 

 

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Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 84

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Jardiner en plein hiver!

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C’est le solstice d’hiver. Ah bon?
Ici  dans la région de Toronto, il fait assez  chaud pour jardiner!

Pour en savoir plus:  mon article sur les changements climatiques…

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 83

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Ce genre d’accident arrive dans les salons… ils sont heureusement limités par les stands de BD sur table haute! Je remercie Yves Bourgelas qui a suggéré le thème!

Ces semaines sont très chargées… d’où le retard! Les tons de gris vont se rajouter d’ici Noël!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 82

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Authentique, sauf pour les livres oubliés à terre. On n’aurait jamais fait un coup pareil à Jean (l’éditeur de Alire qui publie les oeuvres de Patrick Senécal et d’excellents ouvrages de science-fiction)!

Beaucoup de lecteurs du Salon de Montréal portaient une fausse  (ou vraie!) moustache « Movember » pour sensibiliser au cancer de la prostate et à d’autres cancers et problèmes de santé des hommes en général.

On apprend chaque page de BD, aussi, ce qu’il y a de plus beau dans la BD est le motif de la blouse de Philippe!

Pour le reste, je découvre certains raccourcis graphiques, et que le perfectionnisme est l’ennemi de la productivité!

 

 

Un salon de Toronto à l’ombre de Champlain

Et dont j’ai eu la joie de créer l’illustration de l’affiche que voici, célébrant 400 ans de présence francophone en Ontario.

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Une meilleure résolution viendra plus tard.

Mes grandes joies lors de ce salon du livre.

Mercredi soir j’ai assisté à une pièce de théâtre par le Théâtre français de Toronto grâce à Guy Mignault qui connaissait le chemin! Ca faisait des années que je me promettais d’y aller. La pièce, Un neurinome sur une balançoire, est écrite et interprétée par Alain Doom. Un long et parfois confus voyage vers la guérison, physique et spirituelle. Avec de l’humour, et une mise en scène binaire que mon œil d’artiste à apprécié.

Une autre joie est de retrouver Doreen,  98 ans, une habituée du Cora au déjeuner, pour une 4e année consécutive. Elle se souvient de moi et à complété sa collection de signets.

Ma troisième joie, ce soir, a été de participer aux lectures littéraires. J’y ai lu un extrait de mon 16e roman de science-fiction, dans l’univers dystopique des clowns vengeurs. L’humour était au rendez-vous. Merci à Paul Savoie de m’avoir inclue.

Et de rencontrer, en plus de tous mes consoeurs/frères d’écriture ( clin d’œil à ma bonne marraine-fée ici), une personne qui a toujours été une voix: Zachary Richard! Il a lu de ses poèmes très « punchés ».

Et un collègue de BD m’a donné une idée pour un prochain gag des tables de dédicaces!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 81

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Des fois, les gaffes se mêlent aux dédicaces.

Hé oui en noir et blanc et à suivre, car la savante folle st coincée en sandwiche entre deux salons du livre!

Et voici les livres en question!
Le Jeu du Démiurge, de Philippe-Aubert Coté

et d’Yves Meynard, Les marches de la Lune morte

 

Avouez que les palettes de couleurs se rapprochent assez pour les confondre à la fin d’une dure journée de signatures!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 80

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