Archives de Catégorie: Écriture

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 96

Parfois on a des questions embêtantes dans les salons! la plus fréquente est "Où sont les toilettes?"

 

Je souhaite un bel été à tous les enseignant-e-s et leurs élèves qui ont fait escale à ma table! 

Et oui, c’est bien le numéro 96 de la série, car une distraction malencontreuse et quelques gags de course à pied sans rapport direct avec les tables de signatures m’ont fait passer le no 95 avant le 94!! 

Mon premier marathon

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Un marathon c’est comme deux demi-marathons bout à bout. Dimanche dernier, j’ai couru mon premier marathon. 42,2 km.

La première moitié de 21,1 km a été suuuperfacile, record battu, 2h20. C’est après le km 26 que ça c’est gâté…

Le reste de cette BD arrivera – si tout va bien –  après mon retour du Salon du livre du Grand Sudbury!

Une cousine s’invite… chez Galaxies!

Je songeais à faire ma BD hebdomadaire quand ceci est arrivé par la poste. Le dernier numéro de Galaxies comporte ma nouvelle de SF, La cousine Entropie!

C’est ma troisième publication dans cette auguste revue, qui survient peu après ma publication dans Géante Rouge 23.  La cousine Entropie est une histoire de longue haleine, c’est le moins qu’on puisse dire!

Couverture de la revue Galaxies

Couverture de la revue Galaxies 40 – Dossier Cosmanthropie

La nouvelle m’avait été commandée par Jean-Pierre Laigle, qui m’avait envoyé un copieux article sur le thème de la cosmanthropie (que vous retrouverez dans ce numéro).

La cosmanthropie? C’est d’imaginer l’humain colonisant tout le volume de l’espace, hors planète, et sans scaphandre. C’est un trope moins exploité dans la science fiction, à cause des défis. Des interviews d’auteurs ayant abordé le sujet: Jorge Luiz Calife (Schémas de Contact), Laurent Genefort (Les peaux-épaisses) et Linda Nagata (Les marées de Saturne, qu’on lira dans ce numéro).

Je me souviens d’avoir lu avec plaisir les Peaux-Épaisse de Laurent Genefort, mettant en scène des travailleurs génétiquement modifiés pour survivre dans le vide (et honteusement exploités bien entendu). Je lis en ce moment Memory de Linda Nagata, qui est plus un planet-opera.

Un peu comme le Star Dance de Spider et Jeanne Robinson, ouvrage aussi mentionné dans l’article de Jean-Pierre, notable pour la création de l’Homo caelestis.  Jeanne était une danseuse accomplie et très zen, elle nous a quitté, bien à regret mais toujours zen,  voici quelques années, mais la page du projet Star Dance est toujours présente pour nous faire rêver.

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 92

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Des réactions aux attentats de Bruxelles sur  les médias sociaux qui de blâme en blâme s’enveniment et ne résolvent rien. Et quelle joie féroce quand certaines hypothèses renforcent nos préjugés!

Hélas, Facebook est un exutoire trop facile, et contrairement à ce qu’on peut « ventiler » dans notre salon avec des copains, l’auditoire est la planète entière. Ce qui nous démolit à petit feu.

Lors de ma rencontre en Orégon avec des écrivains pros, une directive importante (avec celles en cas de tremblement de terre et de tsunami) était « Don’t discuss politics! » Plusieurs de mes consœurs et confrères professionnels ont choisi de ne plus intervenir sur Internet dans les débats trop « à fleur de peau » (et en plus, aux USA, ils sont en élections!) car ils et elles y ont perdu trop d’amis.

J’aurais moi aussi beaucoup de réflexions à partager sur les origines du fléau du terrorisme, et sur le conditionnement mental qu’on appelle aujourd’hui « radicalisation ». Les prisons mentales poussent partout, même chez les jeunes éduqués ou riches (Patty Hearst, quelqu’un?)

Au début, ça ne prend qu’une petite graine de frustration, nourrie par l’engrais du préjugé. Avec le temps, la prison mentale produit ses fleurs du mal, des fruits de haine sucrée  qui procurent un hit de jouissance mentale, un gonflage d’ego aux stéroïdes de la « bonne » cause.

Je pourrais aussi parler des empoisonneurs de sources médiatiques qui sèment à tout vent des graines de colère. Qui appellent à mots couverts au lynchage d’une communauté ou d’une ethnie simplement parce que des assassins obscurantistes y auraient été recrutés.

Je pourrais vous parler des fabricants d’armes lourdes qui font des affaires d’or, tant avec les États qui veulent se protéger qu’avec les groupes terroristes.

Je suis passée proche de ne pas mettre de nombre devant cette BD hebdomadaire sur les tables de dédicaces. Mais les enjeux concernent tous les auteurs. J’ai entendu les pires insultes cette semaine, et plusieurs de mes amis sur Facebook ont laissé leur réserve au vestiaire.

Nous, les créateurs et créatrices de BD, magiciens d’images, quelle que soit la taille de notre public, avons la responsabilité de ne pas enflammer le débat avec des appels à la haine simplistes.

Écrire, c’est donner à rêver, à entrevoir un avenir différent du capitalisme axé sur la peur qu’essaient de nous imposer les puissants. C‘est nourrir l’imagination pour aider à construire, par  l’éducation et le respect, un monde plus convivial.

 

Retraite en Orégon

La savante folle se trouve présentement dans la petite ville de Lincoln City en Oregon, et participe à une rencontre d’écrivains de science-fiction.

C’est une retraite fort productive, puisque j’ai déjà vendu trois textes pour une anthologie. Motus tant que le contrat n’est pas signé.

Quelques photos pour vous consoler de l’absence de BD cette semaine.

La côte Pacifique ... Pas trop!

La côte. On on nous a mis en garde contre des vagues traîtresses. Donc la savante folle n’a pas apporté son costume de bain.

 

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La route qui descend vers la plage.

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Pas habituée de voir cette pancarte en joggant…

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La sympathique auberge historique ou les écrivains sont logés.

 

 

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 90

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Les livres sont comme des bateaux. Les lecteurs nagent d’une lecture à l’autre, et certains bateaux sont plus abordables que d’autres. (Hé, comment ça se fait que mon roman si bien écrit ne trouve pas ses lecteurs?) C’est le cas pour mes romans de science-fiction, et j’ajoute souvent des lexiques!

Votre tâche d’écrivaine est donc, paradoxalement,  de rendre votre bateau plus abordable pour un nageur!

*  *  *

L’auteure en déplacement se doit de ne rien oublier! Je pars pour une rencontre d’écrivains en Orégon pour une anthologie. Pendant six semaines, il y avait un texte littéraire à écrire sur un sujet imposé, et le dernier mois, ben… il fallait tous les lire! Pire que ma participation une année dans le jury d’un prix de SF avec 203 textes à lire, là, j’en avais 260!

Les déplacements et événements spéciaux se multiplient parfois, et comme dit une sage auteure (K. K. Rusch, que je vais avoir la chance de rencontrer samedi prochain), réfléchissez avant de dire bêtement: « Je veux être aussi populaire que J. K. Rowling! »

Car être populaire veux dire… très occupée à faire plein d’autres chose que d’écrire!

Mon personnage d’auteure au nez pointu envie souvent les hordes de fans féroces, les entrevues télévisées, les conférences, les conventions de SF, tec…  mais, en réalité, toutes ces activités mangent du temps. Les fans peuvent demander beaucoup d’un auteur.  J’ai commencé seulement cette année à « slacker » sur les Salons du livre.

Quand on se voit offrir de participer à des événements, c’est bon de faire le test WIBBOW (WIBBOD pour les dessinateurs): Would I Be Better-Off Writing (Drawing)?

 

Le Laframboise nouveau est arrivé!

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Mon 17e roman arrive sur les tablettes le 24 février, juste à temps pour le Salon de l’Outaouais.

Julien, surnommé le Pissenlit par la bande des Scorpions qui font la pluie et le beau temps à son école secondaire, n’a pas la vie facile, malgré l’amitié des jumelles Sophie et Amélie.

Un matin, il ramasse un gant solitaire sur le trottoir enneigé. En l’enfilant, il ressent une confiance nouvelle… et une ambition digne de celle de Jules-César. Les Scorpions (Octave, Léo et Ludovic) et le populaire Marc-Antoine n’ont qu’à bien se tenir!

Intimidation, ambition, popularité, pouvoir, amitié, rédemption se donnent rendez-vous dans Le gant (chez Vents d’Ouest), qui explore les racines de la corruption.

La couverture, qui s’inspire d’un thème gréco-romain, est de Laurine Spehner: on remarquera les tons dominants d’or et de violet-pourpre.

***

Pour la première fois depuis 15 ans, je manque le salon de l’Outaouais, mais je compte me reprendre l,an prochain.  Je serai cependant présente au Salon de Québec 2016!

La raison de mon absence du SLO est une rencontre d’auteurs de science-fiction et fantastique en Oregon, du 27 février au 6 mars prochain. Cette rencontre aura été précédée d’un exercice soutenu d’écriture. Pendant 6 semaines, il fallait créer en 6 jours une nouvelle littéraire, sur un thème et avec un genre imposé!

Jusqu’à présent j’ai pu maintenir ma production de bande-dessinée ET mon écriture, ET mon entrainement en vue de mon premier marathon. Cette semaine, un vilain rhuBe a réduit mon temps libre.

Congé de BD !

RhuBe

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 87

 

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Problèmes et problématique, avec une pensée émue pour l’Office de la langue française et le sympathique Guy Bertrand

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 86

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Soumettre des textes fait partie de la vie d’écrivain-e!

Un petit kudos pour David G. Hartwell, éditeur de Tor Books qui nous a subitement quittés. David venait régulièrement aux conventions au Canada (au Boréal 2010 et au AdAstra 2014 quand je l’ai vu) et nous encourageait à lui soumettre des manuscrits. Les miens sont restés coincés à jamais quelques part dedans la « slush pile », mais bon j’ai quand même publié 17 romans en français.

Ses cravates exubérantes mettaient du piquant dans les rencontres! Ci-dessous, David Hartwell au Congrès Anticipation qui a gentiment posé pour la Savante folle, près d’une exposition de ses cravates!

Un salon de Toronto à l’ombre de Champlain

Et dont j’ai eu la joie de créer l’illustration de l’affiche que voici, célébrant 400 ans de présence francophone en Ontario.

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Une meilleure résolution viendra plus tard.

Mes grandes joies lors de ce salon du livre.

Mercredi soir j’ai assisté à une pièce de théâtre par le Théâtre français de Toronto grâce à Guy Mignault qui connaissait le chemin! Ca faisait des années que je me promettais d’y aller. La pièce, Un neurinome sur une balançoire, est écrite et interprétée par Alain Doom. Un long et parfois confus voyage vers la guérison, physique et spirituelle. Avec de l’humour, et une mise en scène binaire que mon œil d’artiste à apprécié.

Une autre joie est de retrouver Doreen,  98 ans, une habituée du Cora au déjeuner, pour une 4e année consécutive. Elle se souvient de moi et à complété sa collection de signets.

Ma troisième joie, ce soir, a été de participer aux lectures littéraires. J’y ai lu un extrait de mon 16e roman de science-fiction, dans l’univers dystopique des clowns vengeurs. L’humour était au rendez-vous. Merci à Paul Savoie de m’avoir inclue.

Et de rencontrer, en plus de tous mes consoeurs/frères d’écriture ( clin d’œil à ma bonne marraine-fée ici), une personne qui a toujours été une voix: Zachary Richard! Il a lu de ses poèmes très « punchés ».

Et un collègue de BD m’a donné une idée pour un prochain gag des tables de dédicaces!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 81

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Des fois, les gaffes se mêlent aux dédicaces.

Hé oui en noir et blanc et à suivre, car la savante folle st coincée en sandwiche entre deux salons du livre!

Et voici les livres en question!
Le Jeu du Démiurge, de Philippe-Aubert Coté

et d’Yves Meynard, Les marches de la Lune morte

 

Avouez que les palettes de couleurs se rapprochent assez pour les confondre à la fin d’une dure journée de signatures!

Les escargots artistes

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Haïku d'automne en BD par Michèle Laframboise

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Cette semaine, j’ai été inspirée par les Haïkus en BD réalisés par la classe de Salgood Sam (son site d’artiste Dynamic Drawing est une ressource indispensable). Voici donc mon haïku, inspiré d’une course à pied récente..