Mange ton assiette…

La savante folle mange son assiette

Entendu aujourd’hui à la radio: la designer Diane Bisson expose à la galerie Commissaire son projet d’assiettes comestibles.

(Extrait du site de l’université de Montréal)

C’est la vue de poubelles remplies d’assiettes jetables qui a donné à Diane Bisson l’idée de produire de la vaisselle comestible qui fasse partie intégrante du repas. «L’idée de se servir d’un aliment comme support d’un repas n’est pas nouvelle en soi, qu’on pense à la miche de pain vidée ou à la feuille incurvée qui servent de récipients, souligne-t-elle.

Dans mon roman jeunesse  Piège pour le Jules-Verne, publié en 2002, les membres d’équipage mangeaient dans des assiettes-desserts à consistance de stirofoam.

Extrait (se déroulant dans la cantine en apesanteur du vaisseau)

Les mets étaient servis dans des assiettes aux bords repliés pour éviter que la nourriture ne s’envole. Je leur trouvais une consistance fibreuse.

L’espace au centre de la pièce n’était pas gaspillé : des plantes aromatiques en pot flottaient librement autour d’un globe lumineux, traînant de longues chevelures feuillues. Un homme maigre en tablier vert sortit de la cuisine. Manipulant une longue perche terminée par un crochet, il attrapa un pot.

— C’est Sylva Zhou, notre chef cuistot. On a intérêt à l’avoir de notre côté, dit Amber avec un clin d’œil.

Le cuisinier nous salua brièvement. Tout en mâchonnant un steak d’algues, je posai la question qui me chicotait.

— Dites, lieutenant Amber…

— Pas de lieutenant avec moi! coupa-t-il, la bouche pleine. Hors service, c’est Éric.

Je saisis que ce séduisant Apollon savourait aussi ma compagnie.

— Le Commandant… est-il toujours… comme ça?

— Oui, et encore, aujourd’hui, Anton est dans un de ses bons jours. Heureusement, le Cactus nous protège de l’orage.

— Le cactus?

— Le Commandant-en-second Marilina-Josepthe Alfonso, Mari-Jo pour les intimes, le Cactus pour les autres, dit-il avant de croquer son assiette vide.

Après une hésitation, je mordis le bord de la mienne : exquis! un goût de meringue doucement sucrée…

Je voulus croquer ma cuiller : mes dents rencontrèrent un honnête plastique. Quand Amber cessa de rire, il m’expliqua que les ustensiles étaient fondus après chaque usage, puis remoulés.

(Piège pour le Jules-Verne, p. 27-28 )

Je ne suis pas l’unique auteur de SF qui a abordé le sujet. Ayant une sainte horreur du gaspillage, ça fait longtemps que je me promène dans les foodcourts avec mon assiette de camping, ma tasse écologique et mes ustensiles réutilisables.

C’est donc avec soulagement que je  prends connaissance de cette avancée technologique!

Poème

“14”

14 petites chambres

Ce soir sont restées vides

Quatorze livres sont demeurés ouverts

Leurs pages encore blanches arrachées par le vent d’hiver
_

Quatorze filles

Jeunes, vaillantes, capables

Sont tombées au nom d’une guerre

Qu’aucune femme ne souhaitait


Quatorze êtres humaines,

Fauchées quelques minutes

Après que j’aie poussé la porte glacée

Sinon ma chambre elle aussi serait restée vide

_
Quatorze rêves

Ne se réaliseront pas ici

Lettres d’amour inachevées

Permettez-moi, amies inconnues, d’y répondre.

Écrit le 7 décembre 1989 au matin

La Terre est une balançoire

Terre Ca fait 40 ans qu’on parle de « pollution« , d’écologie puis d’environnement.

Les changements climatiques sont devenus un débat commode et les plumes s’enflamment. « Grande messe écologiste »,  « catastrophisme », propagande », campagne de peur »… les mots choisis par certains commentateurs sont indicatifs non pas d’une position sereine sur le sujet, mais d’un désir de se laver les mains de l’état de la planète et de passer « à autre chose ».

La position sceptique ou « négationniste » sur le climat est largement subventionnée par des grandes entreprises qui préfèrent rester les bras croisés. L’argument comme celui des taches solaires (pigé sur un site sceptique) n’est pas valide pour expliquer les variations (le soleil existe depuis 5 milliards d’années!), pas plus que celui de l’alignement des planètes, de l’atmosphère martienne, etc. Mais ces arguments servent quand des entreprises et leurs porte-paroles subventionnés veulent se dédouaner des impacts d’un perturbation du climat qu’il est de plus en plus difficile de nier…

C’est une raison commode de se laver les mains des problèmes climatiques et de refuser de participer à l’effort pour rendre la planète habitable, préserver sa biodiversité non seulement biologique, mais sociale.

Or, PERSONNE, ni David Suzuki ni Al Gore, ni moi-même, ne DÉSIRE un réchauffement climatique. Personne ne prie le Seigneur Jésus à chaque jour pour que la planète se dégrade davantage, avec les milieux naturels et habités qui y sont liés.

Je ne VEUX pas de réchauffement climatique. Comme les grandes entreprises pétrolières qui ont une peur bleue de payer leur part des pots cassés ou de mettre en marché des autos électriques avant l’épuisement du pétrole, j’aimerais bien rester les bras croisés.

Sauf que ma formation en environnement m’en empêche. J’ai participé à une discussion sur les ressources pétrolières à l’été 2009 (lors du Congrès Anticipation 2009 à Montréal), avec des gens convaincus qu’il reste deux siècles de pétrole…  Alors je prend deux heures de mon temps, non payé, pour rectifier quelques détails.

Terre1) « Climat et environnement sont indépendants »

Environnement et climat sont – hélas- très liés. Le rayonnement renvoyé par un champ n’est pas le même que celui rendu par une forêt.

Un petit exemple proche de nous. Rien qu’en marchant dans Toronto, par une journée de canicule, on passe à travers une série de micro-climats qui ont un impact direct sur les plantes et les arbres qui essaient d’y survivre. Quand on passe des beaux quartiers ombragés de grands arbres aux édifices à condos, puis au béton du centre-ville, la température au sol augmente sensiblement. Et qui demeure dans les beaux quartiers avec des arbres?

Terre 2) « Pas besoin de rien faire, la technologie résout tout… »

Captage de carbone? Fort bien! J’approuve! Ça fait au moins 40 ans que les pétrolières savent qu’elles polluent! Voir ce clip de l’émission Atome et Galaxie (1970, pollution par le mercure) Si ces entreprises, avec les cerveaux et les Instituts qu’elles paient, s’en étaient préoccupées, ça fait longtemps que les émissions “polluantes” (on ne parlait pas encore de gaz à effet de serre) auraient été réduites, et que les techniques de piégeage du carbone auraient été mises au point.

Et voila que les mêmes entreprises qui refuseraient tout impôt « vert », toutes taxe sur le carbone, celles qui accusent les « groupes écolos » de profiter de subventions, tendent leur sébile aux gouvernements…

L’imagination ne se trouve pas qu’en territoire industriel. Je propose moi aussi des solutions technologiques pour limiter les dégâts, comme une « couverture polaire » pour augmenter l’albédo* des pôles et préserver le courant du Gulf Stream.

Les plus fortunés s’achètent une image « verte », évoquant des progrès technologiques. Et quand ces technologies ne suffiront plus, quand les milieux de vie seront irrémédiablement déréglés, gageons que ces fortunés se construiront une arche comme dans le film 2012…

Terre 3) « Les changements climatiques n’ont rien à voir avec l’action de l’homme  »

Vous rappelez-vous de la balançoire à bascule qui a bercé (littéralement) notre enfance? Il s’agit d’une planche posée sur un socle, avec des poignées aux bouts. Quand vous êtes assis au bout de la planche, vous exercez un plus grand moment de forces, votre poids a une grande importance. Et si vous êtes plus lourd que votre compagnon de jeu, vous vous placez plus vers le centre.

La  Terre est une grosse balançoire.

Elle oscille doucement, entre le chaud, le froid, le sec, l’humide… La planète subit ses propres changements, à la fois subtils et impressionnants.

Quand l’espèce humaine qui y a évolué à partir de quelques cellules,  sautillait près du centre de gravité de la balançoire, elle ne causait qu’une pression minime sur le milieu naturel et sa diversité biologique.

Depuis un siècle et demi, notre espèce exerce une plus grande pression par la pollution, la destruction des habitats naturels et surpopulation. Nous sommes assis plus près des « bouts » de la balançoire: nos actions accentuent les oscillations de la planète.

Et qui va en payer le prix ultime?

Les plus pauvres, les moins informés, les moins éduqués, le paient déjà, parqués dans des bidonvilles ou des camp de réfugiés.  Incapable d’agir sur leur milieu.

Réchauffement climatique ou pas, la richesse matérielle continue de se concentrer entre quelques mains. Les plus fortunés vont conserver leur train de vie, peu importe l’état de la planète. Ils accaparent déjà les meilleurs milieux, et en interdisent l’accès aux moins privilégiés…

*

Un exemple concret de l’accaparement des beaux milieux. À Dorval, un entrepreneur prospère s’est fait construire un superbe chateau de pierre blanche sur le bord de l’eau… avec des lions en marbre qui gardent l’entrée, des grilles en fer forgé, bref, un très bel édifice de 3-4 millions de $.

Par la suite, le ou les mêmes proprios ont fait adopter deux règlements pour contrer les curieux  qui allaient admirer le lac – et son superbe château, déjà protégé par une haute haie de cèdres – par la rue (une fin de rue ouverte sur l’eau, il n’en reste plus beaucoup).  Interdiction de stationner d’abord, puis, interdiction de circuler en voiture si vous n’êtes pas un résident. Les promeneurs peuvent encore y aller à pied, mais pour combien de temps?

*

Ne nous inquiétons pas pour la Terre. La planète va survivre… avec ou sans notre société. Comme un canot qui tangue un peu fort, la balançoire surchargée aux extrémités éjectera les humains par-dessus bord, avec une bonne partie de la biodiversité. Pour repartir à zéro. C’est arrivé avant.

Si on souhaite une planète habitable pour tous, on ne peut plus se contenter de se laver les mains du problème, en évacuant l’eau sale après… Pas de planète, pas d’économie!

Terre 4) Restons-nous les bras croisés?

On ne peut plus nier que d’importantes perturbations affectent la surface de la planète. Pour ne donner que quelques exemples:

  • Les terres humides disparaissent à un rythme effréné pour y implanter des banlieues (à Laval, Québec, il ne reste que 8% des terre humides d’origine) .
  • Noel 2004 a apporté un vilain cadeau aux populations de  l’Indonésie, des côtes du Sri Lanka et du sud de l’Inde, frappé par un Tsunami, les conséquences empirées par l’éradication des mangroves, ces plantes pleines de racines aériennes qui brisent les vagues, mais empêchent l’accès aux belles plages.
  • Le désert gagne du terrain au Sahara.
  • Dans le grand Nord du Canada, (sans parler des trous béants des sables bitumineux, qui requièrent une grande quantité d’eau), le pergélisol fond. Ça ne nous concerne pas, dans les ville du sud. Mais pour le milieu nordique, c’est une mauvaise nouvelle. Pour les autochtones qui avaient construits leurs villages sur pilotis enfoncés dans le pergélisol, c’est une mauvaise nouvelle.
  • En Afrique, des entreprises minières ont déplacé des populations qui vivaient de l’agriculture pour y puiser les minerais, et les relocalisent dans un autre milieu. Les populations déplacées y subissent la pollution des déchets miniers, et les enfants, tentés par le profit facile, fouillent ces déchets a la recherche de diamants…
  • On assassine encore des paysans qui s’opposent à la destruction de la forêt amazonienne.
  • Les conséquences sur la biodiversité et sur la qualité de l’eau, de l’air et des sols sont préoccupantes.  Cependant, ceux qui possèdent les moyens d’y remédier ne le feront que si forcés par les gouvernements ou par leurs clients.
  • Des camps de réfugiés,  climatiques ou politiques, il en pousse partout…

Images du salon de Montréal

Ambiance du salon.

Lysette Brochu et son dessinateur Éric Péladeau lors d’ un lancement collectif des éditions du Vermillon.

Yann Martel, à qui j’ai prêté ma BD « séances de signatures » le temps d’aller à la caisse acheter son livre « Mais que lit donc Stephen Harper? »

Élisabeth Vonarburg et René Walling (le vaillant organisateur du congrès Anticipation). Photo à venir.

René a lancé sa petite maison d’édition de livres de qualité, Nanopress, qui publie des auteurs de SF et fantastique moins « commerciaux » (voir Blood out of a Stone par Élisabeth Vonarburg)

Élisabeth Vonarburg et Yves Meynard

Pendant que tout près, Jean-Louis Trudel signait mon exemplaire de _Suprématie_ écrit par Laurent McAllister.

Héloise Coté signant les EXilés chez Alire.

Héloise  est une auteure à découvrir. J’ai acheté son bouquin parce qu’elle m’a ju-ré que c’était de la fantasy sans une once de magie.

Affaire à suivre…

Michèle lit un extrait de l’axe de Koudriss pour le lecturothon de Québec-Wallonie Bruxelles. Lien vidéo

En attendant, voici une photo prise de moi au kiosque du RECF, avec mon livre jeunesse Le potager d’Ysandre. 50 % science-fiction et 50 % fantasy… Oupse, je montre aussi mon livre finaliste aux prix du Gouverneur Général, Les vents de Tammerlan

Je peux dire qu’être finaliste du prix littéraire jeunesse (textes) du GG n’impressionne pas du tout les jeunes qui courent beaucoup plus les sagas de fantasy, les histoires de coeur avec des vampires « mignons » ou des récits frisant l’autobiographie qui flattent le nombril.

(Nota bene: je comprends parfaitement les adolescent-e-s qui ont besoin, à une étape de leur vie pleine d’incertitudes et d’appréhensions, de se « reconnaitre » dans leurs lectures, de s’identifier à un héros ou une héroine proche de leur quotidien. Mais je n’ai pas emprunté avec mes livres cette voie de la « proximité maximale » pour les rejoindre. )

Francine Allard a été ma bonne marraine-fée pour ma première journée de Salon.

Mira Falardeau, auteure et historienne émérite de BD, avec son coauteur Robert Aird, lance Histoire de la caricature au Québec.

Éric Thériault lancait son album Veena aux 400 Coups, collection Rotor. (photo à venir)

Aussi croisés: Yannick Villedieu et Normand Baillargeon, auteurs de Heureux sans Dieu.  Normand Baillargeon a publié récemment chez Lux le Petit cours d’autodéfense intellectuelle, que je recommande chaudement!
À sa table de dédicace, voici Frédéric Durand, qui a l’air d’un poète  tourmenté. Fans des beaux vampires pâles et cutes, précipitez-vous!

Et, écho du passé, Francois Lévesque vient de gagner, avec Matshi l’esprit du lac, chez Médiaspaul, le prix Cécile-Gagnon pour un premier roman jeunesse! Ca me rappelle de bons souvenirs… Bravo à François, qui dessine lui aussi sur ses signets en attendant sa juste part du public!

Des framboises en novembre

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En attendant l’annonce des résultats pour les prix du Gouverneur Général, voici des belles images de framboises bien mûres… prise de mon jardin en novembre!

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Ces framboisiers sont très résistants au froid; ils produisent leurs fruits entre août et… décembre!

Passage à Pénétang

Brumes matinalesNappe de brume matinale de Pénétang… Ça a valu la peine d’arrêter sur le bord de la route!

Murale

Murale sur des silos au port de Pénétanguishene.

Je reviens d’une tournée à Pénétang et Barrie, ayant visité deux écoles de la commission scolaire publique francophone.

Ce fut un défi  stimulant de présenter mon univers de science-fiction à des élèves aussi jeunes que la première année, jusqu’aux préadolescents de la 8e!

Et les élèves de St-Joseph de Pénétang  ont apprécié la présentation sur la crème glacée littéraire. Ils me l’ont bien rendu. Un élève de 8e a particulièrement bien reproduit  la couverture de La quête de Chaaas!

Cartes de remerciements par les élèves

Une belle couverture par un élève de 7-8e

Les cartes, une par classe.

Plonger dans un lac de brume!

Merci encore au Conseil scolaire pour son accueil et à Brigitte pour l’organisation de mon séjour!

Images de Saskatoon

P1060589RiviereRochesPont Le bord rocheux de la rivière Saskatchewan.

Pour la tournée Lire à tous vents, j’ai eu la joie de découvrir la Saskatchewan, particulièrement Saskatoon et Prince-Albert. J’ai peu de photos de Prince-Albert sous la neige, mais j’y ai reçu un acceuil chaleureux de la part du personnel enseignant et des élèves.

La rivière Saskatchewan divise en deux la ville de Saskatoon, fondée  en 1882.

Le bord de la riviere Saskatchewan Réflexion de la rivière  en automne

Saskatoon vient du nom des baies rouges qui y poussaient. Sept ponts ont été construits pour la traverser. On en voit un au loin sur la photo. Lors de mon arrivée, j’ai eu la chance de visiter le musée Mendel qui comporte un beau mini-jardin botanique, et une galerie d’art (photos).

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J’ai été impressionnée par les peintures de James Henderson réalisées entre 1914 et 1930.

Henderson a peint les Indiens de la région, et a été surnommé Celui qui peint les vieux hommes (Wicite Owapi Wicasa: the man who paints the old men).

Galerie Mendel - portraits Portraits de chefs, d’anciens et de paysages de la galerie. Ces visages sont empreints de dignité.

Et, comme pour une rare fois j’avais tout mon temps, j’ai dessiné quelques visages. Le musée offre des petits sièges pliants pour les artistes ou étudiants. Voici un de mes efforts.

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(Devinez lequel sur la murale du musée montrée au lien précédent…)

J’ai visité 6 écoles dans trois conseils scolaires différents. Quelques photos des visites en classe:

P1060592 MicheleNarutoHKelseyWeb Un dessin en 30 secondes à l’école Henry Kelsey, Saskatoon

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Technologie salvatrice ! Le tableau intelligent permet de garder les dessins et les explication en mémoire! (école Holy Cross, de Prince-Albert)

Séance impromptue de signatures après la présentations Séance impromptue de signatures à l’École Sister O’Brien (Ann Gordon O’Brien, une femme qui se dévoua longtemps pour la cause des familles et pour l’éducation en Saskatchewan.  )

Les responsables de la tournée nous ont montré de très beaux édifices, comme l’hotel Bessborough.  Bessborough

En plus du musée Mendel, j’ai découvert de bons restaurants, et je n’ai jamais si bien mangé dans une tournée! J’ai goûté de nouveaux plats. Les liens donnent sur des recettes approximatives.

La salade de poires et de fromage bleu, aspergée de vinaigrette aux baies de Saskatoon est délicieuse, bien équilibrée. Aussi: à mon hôtel Sheraton (plus modeste, mais en face du « Bess »), le restaurant servait une lasagne au Ricotta et à la courge « Buttercup ». Le dessert, une tarte aux baies de Saskatoon (un gout entre les fraises et les cerises de terre).

Les restaurants valent le coup d’oeil, tel ce jardin intérieur aménagé dans un hôtel.  Jardin Interieur

Les vents de Tammerlan, finaliste aux GG

Couverture des vents de Tammerlan

Couverture des vents de Tammerlan

Les vents de Tammerlan,  le second tome de La Quête de Chaaas, est finaliste aux prix littéraires du Gouverneur Général !

Un extrait du site:

« L’envoûtant roman de Michèle Laframboise nous mène hors des sentiers battus de la science-fiction. Tout en conservant les éléments essentiels du genre, l’auteur, grâce à la finesse et à la sensibilité de son texte, poétique par moments, crée des images mouvantes et colorées qui donnent vie à des personnages complexes et attachants. »

Ça faisait longtemps qu’un livre de science-fiction, pleinement assumée, était choisi comme finaliste à ce prix. Les derniers finalistes SF étaient Temps perdu (1984, sous l’ancien nom des Prix du CAC) et Temps Mort (1988), de Charles Monpetit.

C’est une petite victoire pour l’histoire et les personnages attachants des Vents, et surtout une grande victoire pour la science-fiction, pleinement reconnue comme une saveur de la crème glacée littéraire!

24-24

Impression de ma premiere expérience du défi 24-24, dont l’objectif était de dessiner 24 pages en 24 heures, de la scénarisation aux pages finies. L’événement se tenait au Image Collections comic shop, à Mississauga.

Todd giving the themes

Todd, le boss de Image Collections, nous donne les thèmes. Toute ressemblance avec un des personnages de mes romans est pure coincidence…

Des visiteurs nous tiennent compagnie, pondant une page ou deux.

2009_24hVisiteurs17h

Juliette (assise), près de ma tasse SIP. Sont aussi passés: Chris McQuaid de McHozer comics, et Aubry, arrivé plus tard, qui est resté jusqu’à la fin.

J’étais certaine que je tomberais de sommeil avant minuit. Toutefois, l’ambiance, l’occasion de créer sans être dérangé, et la musique de malââââde que Todd faisait jouer, un mélange bizarroïde de sci-fi, humour, country, hard rock, inclassable, nous a gardé éveillés. Je n’ai pas eu besoin de mon sac de couchage!

2009_24hMicheleEtConfreresMatin

Les 4 bien réveillés (Dan, Aubry, Kyle, Michèle). Mais changeons le disk-jockey!

2009_24hMatinZombies

8 h du matin. Nous travaillons fort pour terminer nos pages (photo prise par Todd)

Après midi, dimanche: nous avons réussi!

2009_24hLeResultatFinal

Kyle, Michèle, Daniel, Aubry, tous légèrement zombifiés mais fiers! (Nous nous sommes tous levés le samedi à 8h00 , donc on compte plus de vingt-huit heures d’éveil.)

J’ai dessiné Maitresse des vents, une nouvelle histoire, improvisée, située dans mon univers de SF. Techniquement, j’ai crayonné 22 pages, mais n’en ai encré que 4, 6 avec la couverture et l’arrière.

Et mon impression de ce marathon?

C’était le paradis: créer sans interruption!

The Sunday artist on the Sunday Morning

La savante folle – alias Sunday artist en anglais – le dimanche matin.

Moi, écrire de la S-F?

Le reniement de l'auteure de SF

Le reniement de l'auteure de SF

inspiré par un commentaire de Margaret Atwood, qui assure que ses romans ne sont PAS de la science-fiction.

La Montréal Comic Con comme si vous y étiez!

La Montréal Comic-Con s’est déroulée les 19 et 20 septembre dernier à la place Bonaventure.

En arrivant, on se demande si l’événement se tient dans la gargantuesque salle d’expo qui recoit le Salon du livre de Montreal. Puis, on découvre le a-200, un espace en L qui contient la totalité de la comic-Con. Des stalles et des stalles de comic books bien tassés nous accueillent. Puis, je découvre ma table, un bel espace de 6 pieds (1m82) suffisant pour accueillir ma production.

Apercu de ma tableAperçu de ma table

Présents: des artisans, marchands de figurines, amateurs de légo (leurs constructions sont impressionnantes, voir photos), artistes des maisons américaines de super-héros, artistes locaux, auteurs de BD… et deux auteurs de SF! Hé oui, Yves Meynard y testait les eaux avec son nouveau recueil de nouvelles, L’enfant des mondes assoupis (Alire). Heureuse surprise qui me permit un achat.

Les Legos à l'attaque!Les Legos AT-AT à l’attaque!

Aussi présents: Bon voisinage: Salgood Sam, Jimmy Beaulieu et Éric Thériault

Bon voisinage: Salgood Sam, Jimmy Beaulieu et Éric Thériault; on voit l’ambiance colorée de la Comic-Con. Salgood Sam, mon voisin de table dont je recommande _Therefore repent_ Éric Thériault prépare la re-sortie de Veena, full colors. Jimmy Beaulieu avait sa table pas loin de Zviane, qui m’a dédicacé son album sur le compositeur  Claude Vivier.

Bernie Mireault, que j’ai pu féliciter pour son Jam, dont je possède la première apparition dans un vieux Northguard édité par Mark Shaimblum (il a fait bien d’autres choses depuis).

2009MichelLacombe Michel Lacombe à sa table

Michel Lacombe, qui s’améliore avec le temps (et quel dommage que son scénariste n’ait pas fini la série Icarus, qu’il illustrait si bien).

Benoit Godbout, le génial dessinateur de l’Académie des chasseurs de prime, qui vient d’être repris par 400 Coups, en cou-leurs! Mais Benoit est aussi un des artisans de l’émission Blaise le Blasé, dont je ne manquais pas un épisode. Pour une série visant les ados, elle a a mon avis ratissé pas mal plus large dans le spectre démographique! Son scénariste, Yannick Champoux, était aussi présent. Croisés aux tables lointaines:

MicheleIsabelleStephenIsabelle Stephen, audacieuse osée aux longs cheveux de soie. Elle a touché à tous les domaines, dans et hors de l’Anime.

ChristOliver Christ Oliver, avec son album Imagination. StormTroopers Tiens, des StormTroopers!

*

Évidemment, les vedettes avaient une foule de fans.

Lou Ferrigno, étonnamment jeune et en bonne forme physique alors qu’il a joué l’incroyable Hulk dans la série TV voici plus de 20 ans. Beaucoup de culturistes sont au rendez-vous. J’ai pris la photo suivante peu après son arrivée, avant l’entrée du public.

P1060067_LouFerrignoW Je lui ai demandé gentiment, parce que des comédiens populaires demandent un montant quand les gens se font photographier avec eux. Les invités vendaient des photos signées et autres bébelles. Les amateurs de lutte étaient présents, à cause de Honky Tonk man, un des invités d’honneur. Les plus sympas étaient Jeremy Bulloch (Boba Fett dans les Star Wars) et son épouse. Jeremy Bulloch vendait son autobiographie en belle reliure (à 60 piasses, j’ai laissé faire). Je n’ai pas de bonne photo de lui.

*

Revus avec plaisir, Richard Théroux, Eric Bourguignon, Gabriel Morissette (un peu enrhumé).

Jack Ruttan. On se connait depuis des lustres! Jack Ruttan. On se connait depuis des lustres!

L’air du local était très sec. A la fin de l’après-midi, je n’avais plus de voix. Jacque Boivin a fait son tour, et acheté un bel exemplaire de Séances de Signatures cartonné.

*

Le souper en groupe avec des confrères a comblé mon estomac vide (je n’ai pas mangé sur place). Eric écrit quelque chose et Sirkowski a un air machiavélique! Eric écrit quelque chose et Sirkowski a décidément  un air machiavélique!

Ca a aussi comblé un petit creux dans mon coeur d’artiss’. Marcher vers le restaurant, plaisanter, placoter, ca fait du bien parce que je vis très loin et plutot isolée des confrères-soeurs. Quand il faut faire 2 heures et demie de transports pour se rendre à un événement à Toronto, je passe souvent mon tour! Christ et Michèle qui ne se doute de rien...Christ Oliver et Michèle qui ne se doute de rien…

Le plat était juste ce qu’il me fallait, et vraiment pas cher! Et comme je trainais ma grosse valise à roulettes, Richard Theroux et son amie m’ont accompagnée à l’entrée du métro. (Je dois beaucoup à mes parents généreux qui m’accueillent quand je vais à Montréal.)

*

« On va revenir après avoir fait le tour… »

Cette phrase est la terreur de l’auteur à sa table de dédicace, dans un grand salon du livre. Celui de Montréal, 600-700 kiosques. Celui de Paris, hum… 1700 kiosques! L’avantage d’un petit local est que tous les membres du public se croisent et se recroisent. En effet, des gens sont revenus me voir, et se sont procurés un Pianissimo à la dernière minute.

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Ici, des fans satisfaits! Eric Bourguignon et Jean-François, avec un exemplaire de The General’s Garden.

L’avantage de la place Bona est que c’est tout près de la gare Centrale. J’ai démonté et rangé ma table peu avant 16h, fait le tour des copains, et suis partie pour attraper mon train de 17h vers Toronto. Et j’ai commencé à écrire le blog dans le train, car il y a en a, des photos à placer!

Un dessin pour Alain

Ça fait plusieurs années que je travaille « on and off » sur une adaptation d’une nouvelle uchronique, écrite par Alain Bergeron à la fin des années 90, Le Huitième registre. J’étais tombée en amour avec l’univers de cette uchronie byzantine.

Mais entre le rêve et la réalisation, l’adaptation a demande beaucoup de recherches graphiques et de prospective, surtout en architecture. Rien que le monastère a pris des centaines d’heures de recherches et de dessins… Il faut imaginer la technologie, l’ingénierie… Des bourses m’ont été refusées aux deux paliers. À temps perdu, j’ai fait un premier brouillon de 64 pages. Puis plus récemment, j’ai retravaillé sur la rescénarisation en 46 pages. Ce format plus court comporte aussi moins de cases par page, donc moins long en théorie à réaliser.

Arrivée_8e

une étude, qui sera reprise telle quelle dans la BD

Mon co-scénariste Alain Bergeron est en ce moment à l’hôpital. J’ai fait ce dessin ci-dessous quand je l’ai appris.

un croquis réalisé la semaine dernière
un dessin au crayon bleu réalisé la semaine dernière

Pour un projet qui date de plusieurs années, je ne peux m’empêcher de regretter de ne pas avoir dessiné plus vite, moins trainé sur des détails… La vie étant ce qu’elle est, d’autres projets ont abouti, incluant ma petite famille.  Je ne peux rien faire, sinon souhaiter un bon rétablissement pour qu’Alain voie le produit fini.