Archives de Catégorie: Société

Domotique ou Domus Justice?

Ma nouvelle « Domus Justice » est parue dans l’anthologie Fiction River 27, « Justice » éditée par Dean Wesley smith et Kristine Kathryn Rusch.

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Et malgré mon titre, Domus Justice, il n’y est pas question de domotique, bien que la technologie WiFi qui envahit nos maisons aurait sans doute aidé à résoudre ce mystère historique!

On parlait à la radio des progrès de la domotique, un lointain rêve de la science fiction qui devient réalité, tout comme les voitures sans conducteurs. Je ne suis pas certaine d’avoir hâte de vivre dans des maisons entièrement automatisées (certaines histoires de SF classique ont abordé le sujet) mais le mot Domo vient du latin Domus.

C’est très rare que je m’éloigne de la science fiction, cependant, j’ai toujours eu un petit faible pour l’Antiquité, et même la pré-histoire. Ceux qui me suivent sur Goodreads peuvent consulter les livres que j’y ai listés  sur le sujet.

Mon intérêt date de mes cours de latin au secondaire, car le cours couvrait autant l’histoire et la sociologie que les déclinaisons de la langue elle-même. (J’avais bien sûr été allumée par les Astérix que mon père nous lisait avant que ma soeur et moi sachions lire.)

J’ai rêvé de la gloire de Rome jusqu’à y aller un jour, et découvrir que le Forum Romanum était incroyablement… petit! Quand aux sept collines (que je récitais par coeur à l’époque, Le Quirinal  l’Esquilin le Virinal, le Palatin,…  ) je croyais voir des collines de belle taille comme le Mont-Royal (une des intrusions montérégiennes), mais leur proximité au site m’a surprise. J’en garde quand même un bon souvenir.

 

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Plus tard, lors d’une fructueuse vente de garage, je suis tombée sur une brique par l’auteure Colleen McCullough, The first man in Rome, qui m’a séduite à tous les point de vue. Surtout que Colleen y avait exécuté des portrait au fusain des principaux personnages, et une carte du Forum romanum, histoire qu’on s’y retrouve. J’ai particulièrement aimé l’esquisse de l’immeuble (Insula)  d’Aurélia, épouse de Gaius Julius Cesar III, le père de celui qu’on connaît davantage.

Sans préciser l’année, mon histoire se déroule peu avant les consulats de Marius et très longtemps avant Jules César dont la notoriété n’est plus à faire!

Une autre livre de vente de garage que je termine est The House of the Vestals, par Steven Saylor, qui a produit depuis de belles oeuvres historiques. Son site officiel bourré de bon livres. Dans House of the Vestals, on suit un sympathique enquêteur Gordianus the Finder, qui a lui aussi sa maisonnée et ses soucis très pratico-pratiques pour protéger les esclaves et les orphelins auquels il s’est attaché, dans un climat politique tumultueux (les nouvelles se déroulent entre 80 et 72 avant JC).

Dans ma nouvelle (qui sera traduite en français dès que je trouverai un moment entre mes projets qui bourgeonnent), on suit la vie trépidante d’une jeune esclave au sein d’une domus (maison) sous l’autorité du Pater familias, dans la bonne vieille république romaine. La voix narrative y est très particulière; cette jeune fille devait savoir éviter bien des écueils pour survivre, tout en sachant que jamais elle ne reverra les côtes de l’Afrique où les palmiers dont elle se souvient semblaient hocher la tête en signe de docilité…

Une lecture à découvrir, donc, dans Fiction River 27

Tiens, j’ai hâte à la prochaine saison des ventes de garage…

 

Petite annonce classée pour une dame de grande classe

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Ursula K. LeGuin – Photo by Eileen Gunn

PERDUE : une grande dame qui a transformé le paysage de la SF.

SI RETROUVÉE: veuillez la rapporter à Portland, OR.

Merci.

Elle nous manque.

Des Fêtes reposantes…

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Évitez le surmenage surtout!

Il y aurait bien d’autres choses à dire avant les Fêtes, mais pour mes ami.e.s artistes qui vivent les joies du travail autonome, la fatigue est au rendez-vous!

Je vous souhaite donc du temps.

Capturez des minutes libres pour prendre soin de vous et pour redire à vos proches combien vous les aimez.  Je vous souhaite des Fêtes reposantes et fertiles en amitié!

La vie après la mort… pour vos livres!

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Ma pile à lire va cesser de croître…

Sachez protéger votre droit d’auteur, car votre copyright dure jusqu’à 50 ans après votre décès, 70 ans pour les résidents des États-Unis. (Extrait de Ma pile à lire)

Saviez-vous que le chanteur Prince, à sa mort, n’avait pas de testament? Une catastrophe pour sa famille.

Priscilla Presley a sauvé de la ruine sa fille Lisa Mary (qui avait 9 ans) de la ruine quand le chanteur a légué à l’enfant une propriété qui s’est avérée pleine de dettes?

Ce dernier exemple se trouve dans un livre court et très pratico-pratique par M.L. Buchmann, un auteur de suspenses romantiques militaires (si!) que j’ai eu le plaisir de rencontrer récemment. Il donne quelques exemples marquants quand une personnalité meurt sans laisser d’instructions ou que ses héritiers ne gèrent pas bien les avoirs intellectuels (droits d’auteur) du parent écrivain DCD.

Voici son entrevue sur le sujet à Kobo Writing  Life avec Mark Lefebvre. Matt est quelqu’un de hyper-bien organisé: et même si certaines règles s’appliquent aux USA, les conseils sont valables pour les Canadiens. Pour sa fiction, voir sa page d’auteur ici.

Carte des durées de droits d’auteur dans le monde, Wikipedia. On trouvera un tableau détaillé ici. Certaines durées de vie du copyright sont particulièrement longues (100 ans après le décès au Mexique!)

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Quelques ouvrages de références (en anglais hélas, je fouille pour vous trouver les références dans la langue de Molière).

The Copyright Handbook – What Every Writer Needs to Know: par Nolo Press (448 p.). La dernière édition vient de sortir. Cher, même pour le e-book, mais allez voir la vente Halloween sur leur site. Prix en USD. J’ai la version électronique de l’édition précédente. À ne pas lire d’une traite…

Helen Sedwick, Self-Publisher’s Legal Handbook, Ten Gallon Press (<200 p.). Helen est une avocate spécialisée en affaires avec 30 ans d’expérience dans ce domaine. « Stay out of court and at your desk » est son motto. Le dernier chapitre montre des extrait de clauses de contrat écrit en langage légal sybillin, avec son interprétation en anglais normal.

Kristine Kathryn Rusch- Business Musings: Prince, Estates, and The Future  et  Business Musings: Agents and Estates.  Articles de son blog sur le sujet. Kris est une auteure qui a mon âge mais avec dix fois plus de titres publiés, et très, très avisée sur le plan des affaires! Je recommande chaudement son blogue.

Bon, je retourne appliquer ce que j’ai appris!

Sourire solaire

Comme tout le monde, la savante folle a eu les yeux tournés vers le ciel pour observer l’éclipse (partielle à Montréal, totale dans une mince bande des USA).

Enfin,  quand je dis les yeux, ce serait plus exact de dire le dos.  Insatisfaite de sa solution « boîte de chaussures percée » qui donnait à voir un minuscule croissant et n’ayant pas de lunettes spéciales sous la main, la savante folle a tenté  la démonstration avec un biscuit Ritz.

Expérience avec le biscuit Ritz. On voit bien les croissants projetés. Les marcheurs en forêt auraient examiné le phénomène au sol.

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Malheureusement, il y avait un problème inhérent à la méthodologie: les biscuits disparaissaient…

Donc, je me suis organisée un petit montage sur le patio des beaux-parents avec trépied prêté par le mari-bouffeur-de-Ritz, mes jumelles 15×70 et un tabouret blanc incliné, pour être perpendiculaire aux rayons incidents (enfin, autant que le tabouret le permettait…)

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Mes jumelles 15×70 pointées vers le couple soleil-lune, un objectif couvert, a permis de projeter une plus grosse image sur le tabouret incliné. **  On peut voir en arrière la boite à chaussures habilement trouée dont les résultats ont été décevants.
L’excellent mari a pris ces clichés.

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Un beau sourire solaire! Deux taches étaient clairement visibles à gauche.

Quelques photos de la suite avec un moins bon contraste cependant. On voit trois taches solaires en ligne (signe d’une activité dans une couche inférieure.) La tache foncée à droite n’est PAS la Station spatiale internationale qui est passée devant le soleil, mais une marque sur le tabouret.*

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et une petite dernière quand la Lune tire sa révérence! Deux groupes de taches solaires bien visibles.

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Pour vous consoler, voir le site de la NASA qui vous en met plein la vue sur l’éclipse!

 

* Note pour la prochaine fois: trouver une boîte à pizza blanche. Ça avait si bien fonctionné pour le transit de Vénus…

** Important de ne pas laisser les lentilles pointées vers le soleil trop longtemps. D’où le chapeau, entre les prises de vues.

 

 

 

 

Ce que je nous souhaite, ce 1er juillet

Les premières framboises

De la générosité. Le reste viendra en surcroît!

Promesse d'abondance. Buisson de framboises encore blanches

Promesse d’abondance

ce buisson de framboises

encore très blanches

 

La bibitte de Life…

L'affiche du film

Pour les amis qui n’ont pas vu  ce chef-d’oeuvre aussi symbolique que science fictionnel, Life raconte la découverte d’une vie nouvelle apportée de Mars, par des scientifiques en orbite. Au début, tout le monde est émerveillé par cette petite créature charmante qu’ils assistent, nourrissent, protègent…

(  petit     moment        AAAAAAAAAwww    )

La suite du film est une splendide illustration de l’expression « mordre la main qui nous nourrit ».

La bibitte dont chaque cellule contient un bout de cerveau, un nerf et un muscle (ce qui aurait dû déjà inquiéter nos optimistes) grossit comme une entreprise tentaculaire en se nourrissant de ceux qui l’ont nourrie.

Nuff said, comme disent les anglos.

Le film Life, horreur sanguinolente à part, présente un parallélisme stupéfiant avec le capitalisme débridé qu’on observe à tous les niveaux, des lieux de pouvoir, des entreprises, des groupes d’influence, des médias…

 

1- Offrir des conditions gagnantes

Au début, on rassemble les conditions gagnantes pour la petite créature, si fragile qu’un souffle de froid peut la tuer.

Des entreprises fondées par des gens visionnaires reçoivent de nombreux avantages de la part du gouvernement. Fond de démarrage pour les « Jeunes pousses« , subventions, les aident à déployer leurs ailes pour prendre leur envol, et c’est fort bien ma foi.

En grandissant, l’entreprise crée des emplois, produit des échanges fructueux, apporte un souffle frais.

Puis la bibitte, euh, l’entreprise croît, et croit encore. Elle gagne en poids et en valeur… Jusque-là, tout est beau et on applaudit.

Intervient une mutation : en grossissant comme la bibitte du film, la corporation et ses gestionnaires deviennent plus ambitieux, testent les limites de la concurrence. Il en faut plus, toujours plus, sinon la compétition nous dépasse. Le stress écologique augmente! Lire la suite

Avril : averse de publications!

Prévisions météo: on annonce une averse de publications de la Savante folle!

1) Mon 18e roman de science fiction est en pré-vente, publication prévue pour cet automne. Curieux? Allez voir la couverture sur le site de l’éditeur.

2) Une autre nouvelle en anglais sera publiée ce mois-ci dans Fiction River « No Humans Allowed » publié par WMG publishing.

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3) Une traduction en cours pour un livre électronique qui sortira dans les deux langues chez Echofictions.com fin avril. PAS de la science-fiction, mais un récit poignant sur une réalité qu’on choisit souvent d’ignorer.

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4) Une nouvelle de SF est en préparation pour le prochain numéro de la revue Solaris. Motus pour le moment Et…

5) La cousine Entropie est finaliste aux Prix Boréal 2017, dans la catégorie nouvelles!

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Ouf, que d’émotions!

J’en profite pour souhaiter de joyeuses Pâques en famille, et un doux répit printanier, à tout le monde!

Un visiteur distingué déjeune

Un lapin dans notre cour

 

Défis d’estoc et de taille en littérature historique!

Quelle dure époque est la nôtre, pensez-vous, où le spectre de l’intolérance et du racisme ressurgit un peu partout. On croirait retourner dans une triste période de l’histoire récente.

Ce n’est pas parce que j’écris de la science-fiction futuriste que j’ignore mes racines historiques. Au contraire, je lis souvent des romans historiques pour m’imprégner de certaines périodes. J’en ai profité pour ressortir mes romans historiques des boules à mites et en lire des nouveaux.

Vous vous rappelez les bons vieux films de chevaliers, quand le héros, entre deux passes d’armes, arborait un brillant sourire Pepsodent?  Et de frapper d’estoc et de taille sans montrer la moindre tache de sueur sous sa blouse immaculée? Les films récents ont au moins le mérite de moins cacher la flagrant manque d’hygiène.

Certaines périodes hautes en couleurs seraient insupportables pour nous, tant au niveau hygiène (adieu toilettes et douches, bonjour les puces!) que social (sacrifices humains chez les Mayas, jeux de cirque pour distraire la foule romaine).

C’est même un des attraits de la littérature historique que d’étonner, de secouer la lectrice en montrant (show, don’t tell!) des scènes typiques pour les gens de l’époque, mais moralement répréhensibles pour nous. Quant à la sexualité, la littérature destinée au public adulte ne cache plus rien des dessous (ahem!) de l’histoire.

Comme auteure, je me pose la question: comment plonger un jeune – ou un adulte – moderne  dans une période où tous les repères moraux et sociaux étaient fort différents? Voici quelques pistes.   

1- Genevière Blouin  — HANAKEN

HanakenTrilogie

1-La lignée du sabre
2-L’ombre du Daimyo
3-Le sang des Samouraïs

Ceux qui se souviennent de la série télévisée Shogun (adaptée du célèbre roman éponyme de James Clavell, paru dans les années 1970), retrouveront avec plaisir cet univers de samouraïs dans la série de Genevière Blouin.

Au départ la prémisse ne me rassurait pas: on a l’univers du Japon médiéval où les questions de loyauté et d’honneur ne sont pas à prendre à la légère. Le sang peut couler pour la moindre insulte. (J’ai une scène de Shogun en tête, où pour la première fois j’ai vu à la TV un malheureux serviteur se faire trancher la tête pour ne pas s’être courbé assez vite devant son seigneur.)

Donc, qui dit récit jeunesse dit jeune protagoniste plongé dans cet univers très, très dur. Ici on est gâté car on a en deux: Sato, un garçon et sa sœur (par une autre mère) Yukié.

Quand la série commence, ils ont 14 ans et assistent, incrédules, au suicide rituel de leurs parents, car le père avait comploté contre leur seigneur Takayama. On a des jeunes dans le sang, euh… dans le vent!

Parlant de jeunes dans le vent, un défi qui se pose souvent à un auteur jeunesse mettant en scène une jeune fille vivant à une époque reculée, c’est… de ne pas mettre en elle une copie mentale d’une adolescente d’aujourd’hui, alors qu’elle vit dans une société où les droits des femmes étaient circonscrits à la reproduction et ni l’expression « droit des femmes » ou le mot « féminisme » n’existait). Lire la suite

Nettoyer le pare-brise mental

 

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Maintenant que les jugements à l’emporte-pièce l’emportent sur la raison, et que la bêtise hurlante et vociférante* s’étend partout, il devient plus essentiel que jamais de savoir laver notre pare-brise mental pour enlever les taches de boue!
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Combien de « flame wars » sur nos réseaux sociaux ne sont qu’un concours de « pitchage de bouette » qui obscurcit et déforme les perceptions. Au point que  des mots-valises circulent, des mots synonymes d’insultes qui clôturent toute pensée critique.
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Au point que dans votre zèle, vous parlez non pas à une personne, mais à la tache de boue (que vous avez vous-mêmes lancée!)
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Quelques mots surabusés, inspirés par les réactions au récent budget économique.
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Les « élites » : vouloir s’améliorer dans son domaine est-il une tare? Les élites financières et sportives surpayées ne subissent pas autant d’opprobre que les élites artistiques, scientifiques ou intellectuelles… surtout si elles s’opposent à la destruction de la planète!
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Les « groupes de pression« :  sont tous les citoyens qui s’impliquent concrètement dans leur milieu. Pour dénigrer ces activistes qu’on préférerait passifs et muets et scotchés devant la TV, on les amalgame à des extrémistes. Ce ne sont pas de vrais citoyens travailleurs.
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Le mythe des « travailleurs » et des « paresseux » (strivers and skivers, selon les Britanniques) fait croire qu’il n’existe dans la société que deux groupes: les courageux employés qui triment dur, et les sans-emplois paresseux qui vivent au crochet de l’État-providence. Rien d’autre? Et quand les délocalisations produisent des masses de chômeurs qui peinent à trouver un autre travail?
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L’État-providence, ce mot créé dans les années 1960, est devenu une insulte. Les pauvres alimenteraient une spirale de dépenses, les injustices forcent à créer commissions sur commission qui endetteront les générations futures.  Il manque quelque chose?
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Or, il existe des éléphants dans cette pièce, qui ont intérêt à rester aussi discrets que possible.
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Nommons les banques qui enfournent des profits records et sous-paient leurs employés. Les multinationales qui, non contentes d’obtenir de montants juteux d’argent public, mettent des gens à la porte et se paient des parachutes dorés. La grappe de firmes de services financiers qui font évaporer par magie les capitaux (même un faible taux d’imposition de 10%, c’est trop pour eux.)
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Le tout afin de poursuivre une élusive…
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Croissance économique! L’Économie est comme une fontaine, où l’eau coule des hauts bassins vers le bas. Or, même en période croissance, le trickle down effect ne se concrétise pas. Les bassins du haut se remplissent, ne laissant que quelques gouttes descendre.  La « croissance » devient une affaire de spéculations sur des monnaies et des titres à court terme (souvent toxiques), sans rapport avec des productions concrètes. Les profits se concentrent davantage entre moins en moins de mains, offrant un incroyable pouvoir d’influence à ces magnats qui peuvent se hisser aux plus haut rangs du pouvoir et y régner en tsar.
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Les fonds vautours : Quand on est rendu à spéculer sur les dettes des pays fragilisés par des changements structurels, et qui font gonfler ces dettes. **
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Les « méchantes » compagnies : personne n’est mal intentionné au départ, mais le réflexe de se battre pour rester gros amène leurs administrateurs à maximiser sans cesse les profits, sinon un compétiteur les gobera! Être bon dans son domaine, sans tricher, ne suffit pas toujours.
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Démocratie ou oligarchie ?

Grâce  à des médias qui dévalorisent la connaissance et la culture, et à une réduction du langage digne de 1984 avec Big Brother, l’oligarchie dévore de l’intérieur la démocratie, grugeant le contrôle des gens sur leur vie et attisant colère et cynisme. Cette oligarchie se mettait lentement en place depuis les années 1930.

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Une note positive
Un mince espoir, c’est que la nouvelle génération d’oligarques, qui ont plus ou moins mon âge, se montrent plus sensibles à l’environnement.
Les mener à protéger la planète et ses ressources limitées sera un gros défi!
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En conclusion, ne vous laissez pas enfermer dans une cage mentale  par les préjugés des autres!

* Cette expression colorée est empruntée à Jean-Jacques Pelletier
** Pour en savoir plus sur ces vautours de la finance, voir Alain Denault, une escroquerie légalisée
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Exposer au Salon de Toronto

Pour la première fois, la savante folle avait son propre kiosque au Salon du livre de Toronto. Parce que mes distributeurs habituels, dont Prologue, avaient fait faux bond cette année, ne laissant que le RECF pour distribuer deux de mes livres. Plutôt que de me stresser pour une petite heure ou deux par jour, pour un seul livre, j’ai fait le saut et loué un espace.

J’ai donc convaincu l’excellent mari de me larguer un matin près de la bibliothèque de référence de Toronto qui accueille le Salon du livre. Et j’ai fait face pour la première fois aux joies des exposants qui ont une tonne de matériel à monter…

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Néanmoins, grâce au personnel de sécurité et aux organisateurs (entre autres, Jacques Charrette et Valéry Vlad) j’ai pu me rendre au deuxième étage sans encombre. Puis, ont suivi les joies du montage du stand, qui donne ceci: photo prise par une fan, le surlendemain.

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Mon roman de science fiction dystopique chez Porte-Bonheur, L’écologie d’Odi, finaliste au prix Christine Dumitriu Van Saanen, y figure en évidence! La savante folle y porte les lunettes steampunk achetées au festival des Utopiales de Nantes*. Lire la suite

Le Grand Bond en Arrière

Egos fragiles s’abstenir.

Désormais, c’est prouvé!

N’importe quel zozo assez riche peut accéder aux plus hautes charges d’un pays. Du moment qu’il est mâle et blanc. On ferme les yeux sur sa vulgarité, ses frasques, ses agressions verbales ou pas, son sexisme suintant… et son évasion fiscale!

À l’inverse, on démonise une femme déterminée qui a démontré la persévérance, l’expérience et une volonté de fer qui auraient été louables chez un homme.  Du caractère, ça lui en a pris pour survivre à trente ans de vie publique à se faire observer au microscope par les vipères qui comptent ses rides ou espionnent ses courriels. Ce n’est pas une violette timide comme moi qui aurait défriché ce chemin semé d’embûches.

Consécration ultime du double standard!

The Guardian, Illustration by Jasper Rietman.

Illustration by Jasper Rietman, The Guardian.

Barbara Kingsolver, une auteure que j’aime depuis longtemps fait un triste constat du double standard et de la misogynie qui a empoisonné le débat présidentiel. C’est pas un plafond de verre pour une femme, c’est un labyrinthe…  (illustration du Guardian).

Je réfère à ces articles qui expliquent pourquoi on n’aime pas les femmes qui réussissent, sauf… si elles se pètent la gueule, alors là, on les adore!  Lire la suite