Archives de Catégorie: Science-fiction

La fête à Jules

C’est le 180e anniversaire de naissance de l’auteur et visionnaire Jules-Verne aujourd’hui!

l'auteur de 20 000 lieues sous les mers

Je raconte souvent son histoire aux jeunes. Il travaillait pour un notaire et écrivait dans ses temps libres les voyages auxquels il rêvait. Peu de gens savent à quel point Jules-Verne a trimé dur pour  faire publier ses romans, se voyant refuser 13 manuscrits avant que le 14e soit accepté!

Cet auteur de science-fiction (n’ayons pas peur des mots)  a écrit 65 romans, une vingtaine de nouvelles et trente pièces de théâtre.

Son seul regret fut que ses Voyages Extraordinaires, pour lesquels il faisait une recherche aussi sérieuse que les connaissances du temps le lui permettaient, n’étaient pas pris au sérieux dans le milieu littéraire. Il fut toujours considéré comme un écrivains « pour les enfants ». Pourtant, ses livres sont très loin du pop-corn littéraire qu’on passe aux jeunes!

Cet écrivain est un exemple de persévérance, car imaginez s’il s’était découragé à son premier refus… ou son second refus! Dans une réalité alternative, il serait devenu avocat ou notaire et nous n’aurions pas eu la joie de lire toutes ces histoires (et de voir les adaptations au cinéma!)

Jules-Verne n’a pas autant voyagé que ses personnages, mais il a pu voir les chutes du Niagara. Celles-ci lui ont sans doute inspiré son roman historique Famille-sans-nom (sur la révolte des patriotes de 1837). Ce roman fut, dans ma vie,  à l’origine d’une belle amitié qui débuta au collège Brébeuf et continue aujourd’hui….

Et aujourd’hui, Jules Verne poursuit ses voyages! Couverture des Voyages du Jules-Verne

Non seulement des sous-marins ont été baptisés Nautilus, mais un orbiteur spatial porte son nom. Le vaisseau dans lequel Armelle Clécy voyage a été appelé le Jules-Verne en hommage à cet auteur.

Et voici  l’entête spéciale de Google. Mignonne, non? Je l’ai sauvée pour vous!

entête du 8 février

 

La spirale de Lar Jubal: rêve ou mirage ?

couverture de Chaaas 4 - La spirale de Lar Jubal, par Sybiline

Sur la colonie de Lapsilis, jeunes et vieux triment dur pour réaliser un rêve audacieux, une spirale de cultures qui ensemencera leur future planète, ravagée par une collision avec un astéroïde. Tous révèrent la mémoire de Lar Jubal, le guide charismatique qui a conçu le projet.

Or, beaucoup s’épuisent au travail, des rivalités malsaines divisent les spécialistes, la fière maîtresse du potager est en chicane avec tout le monde, des jeunes étouffent dans ce monde clos… Certains, comme l’arrogant Eimer, doutent du bien-fondé du projet, un mirage qui recule sans cesse, tandis que le préfet a foi en la vision de Lar Jubal. Et qui est cet artiste charismatique que Chaaas admire alors que Sirius le redoute?

Puis, une maladie décime les céréales de la spirale. Qui veut saboter le rêve de Lar Jubal, le génial visionnaire disparu trop tôt?Chaaas doit enquêter, sans tomber dans les filets de la coquette Lali aux yeux d’ambre! Aidé par Kiumi, une fillette acrobate, il découvrira des secrets qui menacent bien plus qu’un rêve…

Des thèmes criants d’actualité : course à la performance, épuisement au travail, société en vase clos, bris de confiance, composent les ingrédients de ce suspense qui sera apprécié autant des jeunes que des lecteurs plus matures.

Le roman se présente sous  une belle illustration réalisée par l’artiste Sybiline, qui montre pour la première fois Chaaas de près. Au centre de l’habitat cylindrique, le « potager » réunit des cultures en apesanteur. Il faut cependant  se méfier des flaques d’eau sphériques…

Qui est cette fillette-papillon dans le jardin flottant? La petite Kiumi, qui rêve d’être acrobate, porte un plastron, comme les femmes Chh’atyles biologiquement affectées d’un ventre fragile.

L’artiste a été très consciencieuse pour les décors et les vêtements des personnages. Normalement, les hommes de cette civilisation de super-jardiniers portent leurs cheveux très longs, mais Chaaas avait coupé sa tresse pour réparer des torts qu’il a causé à sa famille, lors d’un autre épisode.

La spirale de Lar Jubal – livre 4 de la quête de Chaaas

——–

On le trouve chez Prologue (chercher les nouveautés – jeunesse, ou par mon nom). Ou chez Amazon (le site exact pour commander ici, mais pas moyen d’avoir mes couvertures visibles).

La spirale de Lar Jubal / Michèle Laframboise. — Montréal : Médiaspaul, 2011. — (Jeunesse-plus ; 16. Science-fiction).

Quatrième roman de la série La quête de Chaaas. —ISBN : 978-2-89420-852-6.

Ages: 12 ans- adulte (lecture assez dynamique pour les plus jeunes, assez complexe pour les adultes).

Pollution et climat: du cinéma à la démarche scientifique

En parallèle à mes activités d’écriture, je garde un oeil collé (mais pas trop) sur l’actualité et les sciences. Ce qui me permet d’observer les jeux des « controverses » qui agitent les médias face aux symptômes du réchauffement climatique.

Mentalité à tiroirs : Climat et pollution ne sont pas séparés

Les deux tiroirs

La dernière tendance dans le déni du changement climatique est arrivée: un article du The Globe and Mail dit aux écologistes de se la fermer, euh … « se concentrer sur les vrais problèmes» (la pollution, le smog, la perte des habitats naturels) au lieu du réchauffement de la planète qui est trop compliqué pour qu’on y applique une solution simple. On encourage les lecteurs soucieux de l’environnement de séparer le bon grain de l’ivraie.

Cette assertion suppose l’existence de deux tiroirs distincts: l’un appelé «climat» et l’autre «pollution», qui ne peuvent pas être ouverts en même temps. Lire la suite

Allons aux pommes!

POmme jauneUne pomme dorée, (Golden Delicious) attend qu’on la cueille!

Chemin Terre 5 minutesUn sentier qui ouvre sur l’horizon… Quand le verger est à 5 minutes de véhicule de chez nous, profitons-en!

Une sauterelle participe au festin?Une sauterelle de passage sur une Ida Red.

Coeur de PommesOn trouve des trucs poétiques laissés par des gens qui fréquentent le verger. Cependant, comme peu de gens vont ramasser ces pommes à terre (même en bon état), vous regardez des pommes gaspillées qui finiront en compost.  J’en ai sauvé quelques-unes qui finiront en compote!

Tour de tracteurLe tour en tracteur, toujours populaire auprès des petits et des grands!

Citrouilles fantômeDes citrouilles fantômes… toutes blanches! Il y avait beaucoup de gens d’origines diverses, qui apprécient  de se retrouver dans ce cadre paisible tout près de notre grande ville de Mississauga! (En passant, les élections s’en viennent, et Hazel, 89 ans, se représente pour un 12e mandat…)

Courges BizarresCes courges semblent venir d’Arcturus… pas du tout!

Ces courges d’allure extraterrestres sont produites localement. En cas de coupure de l’approvisionnement étranger ou de perte de récoltes de céréales, ces cucurbitacées, qui se conservent sans réfrigération jusqu’au printemps, peuvent assurer notre survie! En attendant, elles offrent un beau fond d’écran! (On peut m’écrire pour obtenir la version lourde.)

Hmmm, pour finir  deux belles pommes Ida Red croquantes, pour tous les visiteurs et ami-e-s de la savante folle!

2 pommes RougesÀ votre bonne santé !

Virage 54 s’en vient… avec ma couverture!

La revue Virages, qui avait récemment perdu son financement du gouvernement fédéral, va sortir son numéro 54 avec une belle illustration dont je suis l’auteure. Avec la permission de Marguerite Andersen, directrice de  Virages,  voici la couverture du numéro qui va sortir. Le montage a été réalisé par Estelle de la Chevrotière.

Virage 54 Illustration de couverture par Michele Laframboise

Ça faisait un mois que je me creusais la tête pour trouver une image et l’échéance approchait. Marguerite souhaitait « quelque chose de sauté » , une illustration très originale, moi étant une auteure de  science fiction et tout… L’inspiration est venue pendant que je révisais un manuscrit dans le train entre Ottawa et Toronto. J’ai dessiné la ville flottante au crayon à mine dans la train, puis repassant les traits à l’encre. De retour, je l’ai digitalisée, pour ajouter les couleurs.

Par honneur, Marguerite continue de verser un salaire à tous les collaborateurs de Virages. J’ai choisi de ne prendre que la moitié du cachet prévu, pour aider à couvrir les frais de fonctionnement de la revue. *

Voici l’illustration, intitulée « Francophonie universelle ».

Couverture de Virages 54

Le ciel bleu de cette vision de SF est inspiré par un titre de recueil  Grand ciel bleu par ici, de Robert Dickson, ** poète francophone de Sudbury.

Ces villes éthérées, dont la forme vu sous cet angle rappelle le trille,  sont reliées entre elles, et à leurs planètes nourricières. Cette belle vision de science fiction représente aussi la culture et les nécessaires liens qui doivent continuer de nous unir.

Grand ciel bleu par ici

Robert Dickson

* cachet

J’aurais pu faire cette illustration de façon complètement bénévole, mais ça n’aurait pas envoyé le bon message. Les écrivains et artistes ne sont pas des « rêveurs » qui  « s’amusent à écrire ou dessiner dans leurs temps libres ». Ils-elles sont des professionnels qui partagent idées, inspiration et réflexions avec le public.  Ils et elles consacrent du temps et des efforts pour réaliser leurs oeuvres,  une contribution sociale valable.

** Robert Dickson

J’ai eu la chance de la rencontrer en 2005 et 2006, dans des salons du livre en Ontario. Il était très affable, dynamique, on ne lui donnait pas son âge! C’était une belle voix qui s’est envolée le 19 mars 2007 au petit matin…

Portrait de savante folle dans son jardin

Le 24 juin dernier je recevais la visite de l’équipe de TFO dans mon arrière-cour. La savante folle allait prendre place sur la 2e chaise…

Gisèle Quenneville et l'équipe sur le patio

On peut voir le résultat, vers la fin de cette nouvelle Émission  d’affaire publiques quotidienne, animée par Gisèle Quenneville,   Relief de TFO. RelieF est diffusé tous les jours, ce qui représente tout un travail ! L’entrevue s’est très bien déroulée malgré les avions qui passaient à tout bout de champ, dans la dernière partie (celle des questions en rafale!)

Explication : pourquoi  la SF se compare à du chocolat!

Au programme du 4 octobre  (tiré du site ) :

Panel citoyen : L’école face aux nouvelles technologies;
Daniel Marchildon, un auteur qui puise son inspiration de la  » mer d’eau douce  » ontarienne ;
Franc-parler : Va-t-on devenir tous des locavores?
Poste Canada se réinvente;
Rencontre avec Michèle Laframboise. (Ne manquez pas, dans la séquence animée rapide au début, le moment où Gisèle se penche pour flatter Maggie, notre chatte tricolore qui passait à ce moment!)

Merci à l’équipe qui a pu repartir avec quelques framboises, dont Julie qui m’a bien maquillée.

Le petit Suprématie illustré – 4

Suprématie

C’est la fin de la route pour le Harfang!
Attention: SPOOOOOILERS!

*

Rappel des épisodes précédents:

partie 3,

partie 2,

partie 1

Le Harfang parvient  à rattraper   la cour à scrappe volante, la Flotte Oubliée. Une fois sur place, on fait main basse sur la matière étrange, non sans quelques distractions.

Le Harfang se sert joyeusement dans la cour à scrap oubliée!

Enfin, grâce aux efforts de Hillar « mettez d’la matière étrange dans vot’moteur » Kerkovius, le Harfang est bien protégé par la matière étrange, tout remis à neuf!

Harfang Gonflé à bloc avec la matière étrange

La veille, l’équipage se réunit sur Ashita, une planète océanique, pour contempler le coucher de soleil.

Coucher de Soleil sur la baie d'Ashita

Pendant le party, quelques apparations errent.

Apparition au party

Le jour J, on approche du système de Canterna ! Tout le monde est sur un pied,  un tentacule, une patte d’alerte.

Enfin… ceux qui n’ont pas trop fêté la veille!

Maudite Boisson

Quelques apparitions errent dans le vaisseau. Lynga interroge Mnémosyne et comprend qu’il s’agit d’apparitions d’univers divergents! Ici, une apparition de l’univers de Vrélanik!

Apparition rochonienne

Bref, à l’attaque!

Canterna est *très* bien défendue par une flotte d’expérience! Ça prend quelques itérations (combien? réponse dans une prochaine image)  pour que le Harfang déjoue tous les pièges, y compris les Schwartzchilds portables semés sur le chemin.


Yé, un autre mot allemand !

Infos sur le rayon de Schwartzchild ici et le trous noirs de Schwartzchild . (Non, c’est pas la même chose!)

Malgré des odes impossibles (calque de l’anglais), et grâce à son incroyable accélération, le Harfang  parvient à percer le blocus…

De l'action, de l'action, de l'action!

Et à larguer ses 50 bombes « Special Strange Matter Mix » sur Canterna.

Le Harfang largue 50 bombes "Special Strange Matter Mix" sur Canterna

Un soleil impossible s’allume sur le pôle nord de Canterna…

Malgré l’imminence de la destruction, les dirigeants suprémates croient davantage leurs filtres de réalité que leurs sens! (Ce qui nous rappelle quelqu’un au Canada…)

Les filtres de réalité des dirigeants de Canterna restent en place

Au fait,  où est passé le capitaine?

Ben oui, Alcaïno avait gardé la nostalgie de ses chers alpages, que voulez-vous…

Alcaïno retrouve au dernier moment ses doux alpages.

Le Harfang et son équipage s’enfuient dans la trame, non sans quelques remords.

Explosion de Canterna et fuite du Harfang

FIN

(bouhouhouuuuu, c’est finiiiii !)

*

Ont participé (bien malgré eux!) à cette parodie

Les deux moitiés de McAllister, déguisés en officiers du Harfang lors du Boréal 1997Laurent McAllister (les deux moitiés photographiées en 1997 alors que Suprématie n’était encore qu’une ébauche nuageuse dans leurs têtes)

Elisabeth Vonarburg en SuprémaîtresseÉlisabeth Vonarburg (lors du même congrès Boréal, c’était aussi le jour de son anniversaire!)

Ame damnée de la suprémaitresse!

Daniel Sernine, à la même époque

Normand Molhant et Colette en costumes de TyranaelNorman Molhant et Colette (idem) en costume de Tyranaël

Kerkovius Refuse de collaborer Alain Bergeron (congrès Boréal spécial 20 ans de Chicoutimi), avec la savante folle ( à gauche)

Blaauw sourit innocent rareGilles Gagnon, mon mari et amateur de SF (photo prise lors d’un party quelconque)

Joyeuse ambiance à la Soutenable Légèreté, un bistrot de LierreLa gang du Congrès Boréal 1997 à Montréal… (trouvez l’intrus!)

Soyouz CollectifLa gang du Congrès Boréal Spécial 20 ans 1999 à Chicoutimi

Trois Parleux DikkiksLes Shingouz, empruntés aux Valérian et Laureline, de Mézières

Les Wookies, le Predator, une couple d’autres vedettes qui ont aussi fait un subtil caméo…

Les éditions Bragelonne pour avoir publié cette oeuvre

ET…

*

dans le rôle du Harfang

Un GROS

Merci

à

*

L’Opéra de Sydney qui a si bien joué ce rôle de composition!
(Photo par Cat Sparks; la présence de Peter Watts est un total hasard)

AVANT

Opera House, par Cat Sparks (avec Peter Watts devant)

APRÈS

Harfang Gonflé à bloc avec la matière étrange

Le petit Suprématie illustré (3)

Rappel de l’épisode précédent:

Une attaque phordale vise l’intelligence du Harfang!

Mnemosyne Infectee a perdu la mémoire et se prend pour Hal 9000

En même temps (admirez la fine coordination) …

Les lougres suprémates attaquent le Harfang affaibli!

Et…

*

(Âmes sensibles, sautez la prochaine image)

*

Des nanobes exvulseurs vous changent le portrait!

Une victime des nanobes exvulseurs témoigne

Après avoir semé les nanobes et le virus phordal qui a infecté Mnémosyne, Pieter se sauve en lieu sûr (il pense!)

Pieter sur le point d'être expulsé

Et Alcaïno a un SGRO problème ! Dans la reconstitution de Stonehenge à bord du Harfang… le capitaine n’a que sa fidèle équerre pour se défendre!

Alcaino a un SGRO problème

Heureusement, les fidèles Rapunzels sont là!

Rapunzels posant devant Stonehenge

Enfin… Mnémosyne revient en ligne !

Mnemosyne Guérie

Après avoir démontré que ses voiles magnétiques ne servent pas juste à décorer, le Harfang ne fait qu’une bouchée (ou trois) des lougres  suprémates.

Le Harfang en pleine action!

Après cette triste affaire, le Soyouz du Harfang se réunit pour planifier une audacieuse attaque.

Soyouz Collectif

L’équipage discute du plan

Lynga et Miep discutent du plan

Même Mallia se rallie.

Mallia se rallie au plan

Après un peu de persuasion, le professeur Kerkovius finit par mettre de l’eau dans son vin et va collaborer avec les physiciens du Harfang.

Kerkovius se laisse fléchir et accepte d'aider le Harfang

Grâce à une invention de Kerkovius pour gagner de la vitesse, on accélère donc comme des malades afin de prélever de la matière étrange sur des nefs de la première Volkerwanderung.

Le Harfang fonce dans l'espace

À SUIVRE … ET À CONCLURE!

Le petit Suprématie illustré (2)

Konstantin « Je m’vengerai! » Alcaïno et des membres d’équipage descendent dans la ville creuse de Greuze, sur l’astéroïde des Cardeurs, les meilleurs collecteurs d’information de l’Amas. Ils ont très bien aménagé cet astéroïde, d’ailleurs.

La lune des Cardeurs avec la cité creuse de Greuze

Coup de chance! Une voyageuse du Vide déguisée en statue vivante, un vestige de la première Völkerwanderung (y était temps que je mette un mot allemand dans cette histoire!) informe Alcaïno et Anders de la dernière adresse d’un savant fou qui les aidera dans leurs plans.

Une Voyageuse du vide

Mercenaire transcendental de Rhea

Le combat et la poursuite sont haletants! Enfin, Alcaïno en réchappe par la peau des dents (et grâce à son abonnement à vie chez RONA-Gadgets). Il repart, tandis que la ville de Greuse doit faire appel à Lebeau Vitres d’Auto pour faire réparer trois dômes cassés.
Mais la Suprématie n’est pas à court de plans!

Les Supremates Complotent dans l'ombre

Une autre démarche plus tard, le Harfang arrive sur la station de Liesse. On cherche Pieter Blaauw, un ancien ami d’Alcaïno, qu’il a connu à bord d’un Narrenschiff Suprémate (yé, un autre mot allemand!)

Des tables de ventes de mercenaires à Liesse

Notre capitaine se mêle incognito à la foule qui envahit les bars de Liesse pour le happy hour. L’ambiance de fête masque la présence d’un piège dont les mâchoires vont se refermer inéluctablement… ah, la-la…

Ambiance festive sur Liesse

Alcaino retrouve Pieter Blaauw, mais les deux sont attaqués avant de pouvoir quitter Liesse!

Attaque contre Alcaino sur Liesse

Enfin, on rentre avec Pieter et le chasseur Sgro, qui impressionne tout le monde avec les 34 espèces différentes intégrées dans sa biologie .

Le chasseur Sgro

Pieter Blaauw semble bien s’adapter à la vie à bord…

Blaauw sourit innocent rare

Mais dans ses quartiers, il se livre à de curieuses activités.

Pieter cachant des capsules de Nanobes

On va chercher enfin le savant fou sur Vestarg, dans le système de Baboushka. Ce sont les Dikkiks qui s’en chargent.

Les Dikkiks se perdent dans le dédale

Ils sont surveillés par une navette de Rapunzels

Navette de Rpunzels

Mais il y a une grosse bavure, et les Dikkiks sont furieux contre les Rapunzels.

Trois Parleux Dikkiks

Inutile de dire que Kerkovius, arraché à sa paisible retraite, est très, très fâché!

Kerkovius Refuse de collaborer

À  peine le Harfang s’est-il arraché à la gravité de Vestarg que… Oh non!

Mnemosyne Infectee

À SUIVRE…

(nous sommes rendus à la page 478)

Patrimoine Canada menace la revue Solaris

Le parcours de l'écrivain avant...

Le Programme d’aide aux magazines artistiques et littéraires de Patrimoine Canada ne subventionnera que les publications qui se vendent à plus de 5000 exemplaires par année.

Cela exclut la plupart des revues culturelles… Dont Solaris, Virages et aussi Ciel Variable !

Or ce chiffre est d’autant plus injuste pour le côté francophone, que ce plafond minimum est le même que pour les revues anglophones, alors que le ratio anglo/franco est de 3 pour 1. Ce qui veut dire que, si on avait été juste, le plafond pour les francophones aurait dû être de 1250 copies. (Merci à Jean Pettigrew pour cette info).

Le parcours de l'écrivain - après

Cet article sur le site du Devoir par Jean Larose exprime très bien la situation.

http://www.ledevoir.com/culture/livres/289794/les-heritiers-du-refus

Après la disparition des émissions littéraires et les coupures à Radio-Canada, accusées d' »élitisme », ce péché, les magazines culturels à tirage modeste vont y passer. (Voir cet autre article dans le blog.)

À trop vouloir centraliser, privatiser et uniformiser la culture, on prive la prochaine génération de l’immense potentiel de créativité, celle qui permet de faire face aux problèmes et de trouver des solutions. Et c’est encore plus vrai pour ma saveur littéraire favorite, la science-fiction, qui débarre l’imagination.

Toutes saveurs confondues, la littérature, lorsque puisée au terreau de l’expérience, méditée, puis écrite avec coeur, provoque la réflexion, inspire l’action.

Comme l’écrivain  Yann Martel l’a mentionné, lui-même a publié ses premiers textes dans un petit fanzine de Vancouver géré par des bénévoles. Cette modeste publication l’a encouragé à continuer d’écrire. Il a aussi apprécié sa première subvention d’écrivain.

…1991, année où je reçus une bourse B du Conseil qui me permit d’écrire mon premier roman. J’avais 27 ans et cet argent me semblait une manne qui me tombait du ciel. Ces 18,000$ me durèrent un an et demi (au regard des impôts que j’ai versés depuis, ce fut un rendement exponentiel de l’investissement, je vous en assure )

Et de même, c’est la revue Solaris qui a publié mes nouvelles de science-fiction et une bande dessinée. C’est cette revue qui m’a motivée à écrire des nouvelles pour participer au Prix Solaris.

Avant Solaris, j’avais publié une nouvelle et un poème dans les premiers numéros (2 et 5) de la revue Ciel Variable, en 1987 !! Une autre revue menacée.  J’y ai fait la connaissance d’Hélène Monette, une jeune poétesse qui y avait publié ses premiers poèmes. Depuis, elle a fait du chemin et nous a apporté des livres audacieux plein de dynamite intellectuelle. Mais je me souviens de son poème La colonie: où est passée l’autruche?

En dix ans, je suis passée par le processus, récoltant d’abord des refus de la direction littéraire de Solaris. Mais ces refus venaient avec des commentaires éclairés, à la lumière desquels j’ai fini par améliorer mon écriture. Ces commentaires de Yves Meynard puis de Joël Champetier, avaient été rédigés de façon principalement bénévole. Solaris ne tirait pas à 5000 exemplaires par année, et les subventions complétaient les abonnements et revenus de publicité. Mais leurs conseils m’ont orientée vers la publication de mes nouvelles, puis de mes romans.

Les petits éditeurs (merci en passant à René Beaulieu qui me publia en 1999 dans son recueil Transes Lucides) sont des ressources aussi précieuses. Ils sont de patients jardiniers, cultivant des talents sans récompense autre que la satisfaction de voir poindre le fruit de leurs efforts.

Dans mon cas, cela a donné une dizaine de romans jeunesse, dont Les voyages du Jules-Verne, qui descendent directement d’une nouvelle… refusée trois fois! Et cela a apporté  une floraison de prix littéraires.

J’aimerais pouvoir vous annoncer que je suis devenue multi-millionnaire avec des hordes de lecteurs, la seule forme de succès que le gouvernement actuel respecte. Or, je suis fière d’écrire, de publier, et de donner des ateliers aux jeunes, des activités dont les résultats sont moins tangibles. Comme des plantes, ils poussent en silence.

En attendant, voici des liens:

– un  article de Caroline Monpetit dans Le Devoir.

Lettre de 27 revues et magazines culturels du Québec dans la Presse.

Les derniers finalistes des Auroras francophones?

Selon le blog de Jean-Louis Trudel, les catégories francophones des prix Aurora sont appelées à disparaitre, pour être liés aux prix Boréal. Selon lui, une réforme d’envergure s’annonce, qui pourrait entraîner une fusion, un jumelage ou une association de ces catégories francophones et des Prix Boréal.
Cette année, c’est peut-être la dernière occasion de voter pour les catégories francophones professionnelles des Prix Aurora.
Ceux qui ne sont pas sur place au congrès Keycon à Winnipeg peuvent néanmoins encore voter en-ligne jusqu’à midi (heure manitobaine) le samedi 22 mai.

Dans la catégorie du meilleur roman en français, les finalistes sont :

Le protocole Reston, Mathieu Fortin (Coups de tête)
La Quête de Chaaas (3. L’axe de Koudriss), Michèle Laframboise (Médiaspaul)
Suprématie, Laurent McAllister (Bragelonne)
Un tour en Arkadie, Francine Pelletier (Alire)
Filles de lune (3. Le talisman de Maxandre), Élisabeth Tremblay (De Mortagne)

Dans la catégorie de la meilleure nouvelle en français, les finalistes sont :

« Ors blancs », Alain Bergeron (Solaris 171)
« De l’amour dans l’air », Claude Bolduc (Solaris 172)
« La vie des douze Jésus », Luc Dagenais (Solaris 172)
« Billet de faveur », Michèle Laframboise (Galaxies 41)
« Grains de silice », Mario Tessier (Solaris 170)
« La mort aux dés », Élisabeth Vonarburg (Solaris 171)

Dans la catégorie du meilleur autre travail en français, les finalistes sont :

Critiques : Jérôme-Olivier Allard (Solaris 169-172)
Revue : Solaris, Joël Champetier, éditeur (P.b.i.q.)
Manga : Le jardin du général, Michèle Laframboise (Montréal, Fichtre)
Article : « Rien à voir avec la fantasy », Thibaud Sallé (Solaris 169)
Chronique : « Les Carnets du Futurible », Mario Tessier (Solaris 169-171)

Donc, dernière chance pour mes fans fidèles!