Archives de Catégorie: Événement

tournée d’auteure

Dessins et rencontres à Québec

Le salon du livre de Québec (SILQ) se tenait en même temps que le Festival de BD  francophone (FBDFQ). Ce fut l’occasion de revoir des ami-e-s et confrères, et de découvrir de nouveaux talents.

Une soirée d’impro : ça faisait au moins 12 ans que j’en avais pas faite!

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Aperçu de la table de l’impro-BD au FouBar le 11 avril dernier. Image

On a tous été bien reçus avec des shooters Vodka et Triple-Sec. Une première expérience de la chose pour moi, hips! La mission consistait à trouver des images pour les toilettes. Voici mon premier essai.

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Et mon deuxième, inspiré dan la bonne vieille Sf des Valérian de mon enfance! Jeune femme SF Coté messieurs Une « madame » très bien par GAG.

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Un autre dessin original. 
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fin de la soirée d’Impro BD. Gag considère son oeuvre…

P1000328 RuePlongeanteWen marchant… dans les rues de Québec, on rencontre des perspectives ouvertes!P1000329 RuePlongeanteW

et de mystérieuses ruelles 

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et un musée du chocolat sur la rue St-Jean! Eh oui, ces sculpture sont en pâte de cacao! Bien protégées par une vitre contre les gourmands.

De retour au FBDFQ. Le kiosque des autopublications, avec mes BD P1000351 mesBDW

Zviane heureuse de son Yukulele couvert de dessins (dont un des miens)

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Photo de Michèle joue du Yukulele (heureusement vous pouvez rien entendre!) prise par Zviane

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Daniel Shelton (auteur de Ben) en signature chez la Pastèque (pas le fruit)

P1000342 DomBellavanceetValerieLaroucheWLes joies du kiosque Prologue, ci-haut, Valérie et Dominique

Michèle Laframboise et ses signets pas signés!

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Au kiosque Prologue avec Valérie Larouche

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Trois auteurs de clowns vengeurs (Eve Patenaude, Guy Bergeron et Dominique Bellavance).

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Trois amies innues
un jour se mirent au Haikus
pis on aime le résultat!

S’agripper aux fleurs, éditions David.

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Louve me signe ses haîkus


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Les héros de la Boite à BD de Laval! Jean Marquis et David Therrien! Ils sont équipés pour veiller tard!

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Iris et Zviane signent leur trilogie! Ci-dessous, mes propres signatures pour la Boirte à BD.P1000364 gagWeb P1000367 JG30 dedicaceW

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Le kiosque de Zidara9, avec Rémi Paradis.

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Un autre talentueux confrère! 

Ci-dessous, Richard Forgues signe. Un collègue que je n’ai pas vu depuis 25 ans au moins… et qui a signé une histoire d’Alien fort amusante.

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Élisabeth Vonarburg en signatures. Élisabeth (avec JL Trudel et Yves Meynard) a été mon inspiration pour écrire de la SF! POur ceux qui ne la connaissent pas, je recommande sa série Tyranaël (les 5!) et Les Voyageurs malgré eux.

Bon, je promets de mettre plusse de liens la prochaine fois!

SLO 2013 – Chocolat que c’est bon!

carré de chocolat du salon du livre de l'Outaouais

J’ai toujours dit que le SLO est mon salon du livre préféré, et pas seulement à cause des petits carrés de chocolat qu’on remet aux auteure en dédicace. Cette charmante attention des organisateurs, en plus de nous remonter le moral, nous donne un témoignage de leur appréciation. Merci à tous les gentils organisateurs et bénévoles!

Le panier de chocolat se promène dans le Salon

Qui a dit que la science-fiction, c’est du chocolat? Le panier de chocolat va bien avec mon petit dernier…

J’ai dédicacé mes romans Mica fille de Transyl chez Vents d’Ouest et Le projet Ithuriel aux éditions David, au kiosque du RECF. Je remercie Lysette Brochu toujours généreuse, et son mari Maurice, de m’avoir hébergée. Cet arbre chargé de neige masque les congères de 10 pieds de haut dans le quartier…

Arbre chargé de neige

L’avantage d’un Salon de la taille du SLO,  c’est que quand un lecteur vous dit « Ouain, ça à l’air bon, j’vais faire le tour pis revenir! » c’est qu’ils ou elles ont souvent le temps de revenir! (Comparez avec la taille de ce salon-là.) Et les bénévoles « porteurs d’eau » revenaient plus souvent aussi, ce qui est une bonne chose, car on perd la voix rapidement à placoter avec nos files de fans féroces!

Voici quelques photos des consoeurs et confrères prises au passage. À l’ouverture du Salon, Claude Bolduc et Patrick Senécal attendent les lecteurs.

Tout est calma avant l'ouverture du Salon,...

Animation BD avec Tristan Demers, Bado, Stéphanie Leduc et Jocelyn Coulon

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on voit les 3 dessins ici

Jocelyn Content de remporter la manche (le sujet était "vedette d'un soir")

Patrick Senécal, président d’honneur (un jour ce sera mon tour!)

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Deux impayables écrivains franco ontariens au RECF

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P1000215 DanielJeanLouisWJean-Louis Grosmaire l’assaillant et Daniel Paradis le doux poète! Ci-bas, Hélène Koscielnak

Helene Koscielnak

Un auteur qui porte l’armure pour défendre son livre!  

auteur fier

Des auteurs à leur table… attentions aux coudes! Nicole Champeau (Pointe maligne…), Denis Sauvé et Jean-Claude Larocque (Étienne Brûlé)

Nicole Champeau (Pointe maligne...), Denis Sauvé et Jean-Claude Larocque (Étienne Brûlé)

Les mêmes avec une groupie!

Encore trois prix littéraire pis on verra plus ta couverture!

En effet Pointe maligne… est couverte de prix littéraires! La trilogie Étienne Brûlé est publiée en plus petit format! Ci-bas, l’ambiance festive d’un certain vendredi soir au RÉCF… le vin et les conversation coulaient à flots!

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Stéphanie Leduc me dédicace sa BD Terre sans dieux.

Stephanie en dédicace

Zviane au boulot, au bar à mots Zviane au bar à mots

Jean-Jacques Pelletier, avec un nouvel essai La prison de l’urgence. Notez la belle couverture rose!

Pelletier et son nouvel essai

Corinne et Sylvie-Catherine de Vailly; leur pile de livres publiés à deux me dépasse en hauteur…

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Michèle et Corinne: on se croise depuis si  longtemps aux Salons!

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Le concours des plus belles couvertures de livres numérique. Le mien y figure…  une belle couverture turquoise!Couvertures de livres électronique... Ithuriel est en lice!

Les gens formés en animation, sont très forts! J’ai encore beaucoup à apprendre… Heureusement que j’ai mon calepin pour conserver un beau coup de crayon!

Schtroumph

Mes confrères-soeurs non montrés mais qui ont été bien présents: Lysette Brochu, Michel Lavoie (mon dir-lit à Vents d’Ouest) Marie-Josée Martin, Christo L’hiver, Éric Péladeau… et l’équipe des éditions David!

Et encore merci au SLO pour le chocolat!

Des perles du 20e Salon de Toronto

Au Salon du livre de Toronto, j’ai rencontré quelques-uns d’entre vous et beaucoup d’auteurs, poètes, écrivains, qui ont partagé leurs réflexions. On n’arrête jamais de réfléchir à notre travail, de chercher à s’améliorer en écoutant les avis et expériences des autres. C’est un excellent ressourcement.

Des amis écrivaines : Aurélie Resch, Michèle Vinet, Sonia Lamontagnet  Daniel Groleau-Landry.

Des amis écrivain-es : Aurélie Resch, Michèle Vinet, Sonia Lamontagne,  et Daniel Groleau-Landry, un « p’tit nouveau ».

Une brochette d'auteurs!

ici, une autre brochette d’auteurs du RECF : outre les amies déjà mentionnées, on voit Melchior MBonimpa, et au bout de la ligne de tables, Michel Ouellette

Eric Péladeau et Mireille Messier

Éric Péladeau et Mireille Messier, qui a gagné le prix de l’Alliance française 2012. Les romans jeunesse évalués par les comités des jeunes cette année: Si on ne voit pas bien le livre lauréat « Fatima et les voleurs de clémentines« , mon roman Mica Fille de Transyl a quand même été un des quatre romans finalistes de ce prix!

La cuvée 2011-2012 de romans jeunesse écrits par des franco-ontariens!

Le projet Ithuriel s’est avéré populaire au près des lecteurs adultes et des adolescents. Il faut dire que « le Canada après l’ère des Choix Difficiles » en intrigue plus d’un… L’éditeur a mis en ligne un microsite qui donne quelques pistes socio-culturelles pour le roman. Mon autre livre, Le labyrinthe de Luurdu, a connu des ventes plus modestes, même s’il clôt le cycle de la Quête de Chaaas. Il faut dire que le prix de vente pour la longueur du livre est moins avantageux que pour Mica et Le projet Ithuriel.

Technologie salvatrice!

Notre moment de détente: quand Claude Forand (auteur de Un moine bavard, chez David) a tenté de tester une nouvelle technologie avec le sympathique Jacques Prud’homme de Druide informatique… qui peut recevoir des appels via ses appareils auditifs.

Et voici donc quelques perles, glanées selon ma mémoire (émission Grands Lacs Café du samedi matin 8 décembre 2012, animée par  Éric Robitaille):

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Marie Laberge, avec Danielle Vallée et Mireille Messier. Les Nouvelles de Martha, son roman épistolaire de Madame Laberge, était posté toutes les deux semaines à ses abonnés. Plusieurs lecteurs vivaient isolées, et ses lettres étaient le seul courrier qu’elles recevaient! L’auteure évoque la solitude, et la difficulté de rompre « le cercle vicieux du monologue intérieur« .

Le monologue intérieur… Voilà cette voix présente en tout temps dans nos têtes. C’est l’imagination qui part d’une impression fugitive, une image, un mot mal interprété, et qui s’emballe comme un moteur, part sur une route tracée d’avance vers la rancoeur ou la rancune. On devrait mettre un panneau: Attention, route glissante!

On pourrait être tentés de gommer ses souvenirs, comme le personnage de Revenir de loin, amnésique, libéré des émotions. Mais il ne serait pas bon de se départir des mauvais souvenirs pour ne garder que les bons, comme dans une nouvelle de Charles Dickens: le personnage est libéré, mais il devient incapable d’empathie envers les autres.

Pour briser ce monologue intérieur dans lequel s’enferme notre imagination, il faut se rapprocher du réel. Parler à un parent (parfois isolé aussi), un copain, ou bien regarder un beau paysage.

Tiens, en voici un qui allie nature et ingéniosité: des cultures de riz en terrasse, à flanc de montagne en Chine, province de Yunnan. Une gracieuseté du National Geographic, qui offre sur son site de télécharger le fond d’écran qui va avec la photo.

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Le temps des Fêtes qui approche est particulièrement pénible pour les solitaires, ceux éloignés ou brouillés avec leur famille. Comme la St-Valentin, mais en pire, à cause de l’aspect religieux et spirituel de l’évènement  en fort contraste avec la pression de réclames publicitaires. Nous sommes bombardés d’images où domine le rouge et le blanc. Nous sommes stressés, griffés par des centaines de petites hachures d’obligations ou de traditions et visites, perdus dans une foule d’acheteurs pressés.

Ouf! Arrêtons-nous un peu pour souffler. Prenons le temps de contempler les petites choses, comme cet éclairage intérieur aperçu dans un restaurant de Toronto, sur l’avenue Yonge.

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La poésie se fait refuge, car elle oblige à lire lentement, à prendre une pause.

Entend
le cri rond
du silence

Une autre perle du Salon est tombée d’un poème lu par Cécile Cloutier, qui écrit des poèmes très courts, des poèmes-îlots qui chantent à l’oreille:

Une feuille tombe
écoute cette parole
de l’arbre 

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Voila, c’est tout pour aujourd’hui!

Mon horaire au SLO en un coup d’oeil!


Mes dédicaces au SLO 2012 en un coup d'oeil !

Les heures en détail :

Mica fille de Transyl, chez Prologue
JEUDI: 10-12h et 14-15h
VENDREDI: 10-12h et 14-16h
SAMEDI: 10-12h

La quête de Chaaas tome 4 : La spirale de Lar Jubal!
JEUDI: 10-12h
VENDREDI: 10-12h

Au plaisir de vous y rencontrer!

Publications de la Savante folle en 2012

Bientôt sur vos écrans… euh, pages.
Mica, fille de Transyl

Mon prochain roman, Mica, fille de Transyl, sortira au Canada en février prochain!

Hé oui, c’est un roman officiellement jeune adulte, officieusement vos âges à vous, publié chez Vents d’Ouest (Gatineau). Non seulement ce livre a une fantastique couverture dessinée par Laurine Spehner, mais en plus, il a l’honneur d’ouvrir la nouvelle collection « Nébuleuses » chez Vents d’Ouest. C’est bel et bien de la SF, mais dans un registre différent de mes séries précédentes (Les voyages du Jules-Verne et La quête de Chaaas).
Il sera lancé au prochain Salon de l’Outaouais, et j’en dédicacerai sans doute au prochain Congrès Boréal à Québec.

Parlant de La quête de Chaaas, le cinquième tome (titre de travail: Le labyrinthe de Koudriss) est en fin de rédaction… et complétera le cycle entrepris chez Médiaspaul.

Plusieurs projets qui poussent à leur rythme
En plus de fournir des BD pour le prochains Nexuz3, je mitonne un autre roman, que j’espère terminer bientôt pour un troisième éditeur… mais motus!

Maintenant, j’ai une nouvelle fantastique, Le tapis d’Halimi, qui est au sommaire du prochain numéro de Brins d’éternité. Ca faisait justement une éternité que j’avais publié Petite musique de nuit dans le numéro 5. La revue a depuis acquis une allure soignée et professionnelle.

Pour finir cette prospective, quelque chose de très, très bien sera annoncé ce printemps, dans le domaine de la science-fiction… et re-motus!

Rencontres au Salon du livre de Montréal 2011

Du Salon de Montréal, voici (enfin!) mes photos de belles rencontres!

Ambiance du Salon de Montréal

Ambiance du Salon de Montréal

Ambiance du Salon.

Éric Péladeau, bédéiste de l'Outaouais

Éric Péladeau, bédéiste de l’Outaouais

Eric Peladeau fidèle au poste!

Le même, fidèle au poste, au kiosque du RECF!

Francine Grimaldi et son sourire ont fait une escale à ma table!

Francine Grimaldi et son sourire ont fait une escale à ma table!

Mathieu Fortin et compagnie

Pierre Lavigne (courageux éditeur), Jonathan Reynolds (centre), Mathieu Fortin (à droite) et une fan fantastique non identifiée!

Correction: La fan fantastique est Valérie Larouche, une future auteure chez Porte-Bonheur!

Midam signant l'album pour mon fils

Midam signant l’album pour mon fils

Midam signant l'album pour mon fils - détail

Détail

Midam-Michele

Midam et la savante folle qui est aussi devenue une fan de Kid Paddle!

Yves Rodier derrière le masque de El Spectro!

Yves Rodier derrière le masque de El Spectro!

Yves Rodier sans le masque

Yves Rodier sans le masque. Derrière lui, son scénariste, Frédéric Antoine.

Zviane signant son album Apnée

Zviane signant son album Apnée

Benoit Godbout

Benoit Godbout et l’ACP. Il est aussi co-créateur de Blaise le Blasé, une série humoristique qui me fait toujours rire!

Lysette Brochu, toujours accueillante

Lysette Brochu, accueillante comme une oasis.

Jean-Louis Grosmaire, la constance du jardinier des mots!

Jean-Louis Grosmaire, la patience du jardinier des mots!

Marguerite toujours haute en couleurs!

Marguerite Andersen, haute en couleurs!

Norbert Spehner

La savante folle avec Norbert Spehner! On doit beaucoup à Norbert, fondateur de Requiem (l’ancêtre de la revue Solaris) et compilateur-auteur extraordinaire!

Joel Champetier, courageux rédacteur en chef de SOLARIS

Joel Champetier, courageux directeur de la revue de science-fiction Solaris.

Savante folle et Claudine Trottier

Enfin rencontrée: Claudine Trottier, l’art de se simplifier la vie! Voir son blog dans ma liste ci-contre.

Julie Martel, Francine Pelletier, derrière: Geneviève?

Julie Martel, Francine Pelletier

Le trio maléfique: Dominic Bellavance, Michel J Lévesque, Jonathan Reynolds
Oubliez les vampires cutes de Twilight! Voici un trio maléfique d’auteurs fantastiques de la pleine lune : Dominic Bellavance, Michel J Lévesque, Jonathan Reynolds.

Je suis jalooooOOOOooooOOOouse!

Yvan Ducharme et Éric Gauthier

Yvan Ducharme et Éric Gauthier. Éric a créé L’Échafaudage, un système d’organisation pour aider l’auteure brouillonne que je suis. Je le recommande chaudement.

Auteurs ALIBI: Geneviève Blouin et Richard Tremblay (mon ami Goodreads qui publie son premier texte professionnel!

Auteurs ALIBIS: Sébastien Aubry, Geneviève Blouin et un peu dans l’ombre,  Richard Tremblay, mon ami Goodreads, qui publie son premier texte professionnel!

Le crâne scintillant d'Yves Meynard, Josée Lepire (gagnante du prix Solaris 2011) et l'e

Le crâne scintillant d’Yves Meynard, Josée Lepire (gagnante du prix Solaris 2011) et l’envoûtante Ariane Gélinas, co-éditrice de Brins d’Éternité.

Yves Meynard, un auteur qui m'a poussée à me dépasser! (mais je suis encore loin de l'accoter côté écriture!)

Yves Meynard, un auteur qui m’a poussée à me dépasser! (et je suis encore loin de l’accoter côté écriture!)

Sr Marie-Paul Ross, qui n'a pas peur de parler de sujets tabous

Soeur Marie-Paul Ross, qui n’a pas peur de parler de sujets tabous!

Michel Rabagliati signe pour ses fans

Eh, Michel, tu me passe ta file de fans féroces?

Jocelyn Jalette, un auteur qui fait oeuvre d'éducation sociale du jeune public.

Jocelyn Jalette, un auteur qui fait oeuvre d’éducation sociale du jeune public.

La savante folle à sa table, prête à recevoir ses fans féroces et fantastiques!

Enfin, la savante folle à sa table… prête à recevoir ses fans fantastiques!

Si je n’ai pas le temps de retourner sur ce blog pour mettre les photos du Salon de Toronto, Joyeuses Fêtes à vous tous!

Décorations de Noel sur une maison de Mississauga... On ne lésine pas sur les kilowatts!

Vous aimez les criminels? Effacez le registre!

Lettre adressée aux députés conservateurs

Bonjour,

Vous êtes des pères et des mères de famille.

Vous faites buriner vos objets de valeur et aimez pouvoir retracer vos bijoux volés. Vous admettez l’importance des cours de conduite automobile et du contrôle de l’alcool au volant. Quand vous renouvelez vos immatriculations de véhicule, vous ne vous sentez pas considéré comme un criminel.

Quand votre médecin personnel vous avertit que vous consommez trop de gras, vous l’écoutez. Vous ne remettez pas sa science en question (1) parce que vous préférez consommer un sac de chips. Quand un jouet dangereux menace la santé des enfants, vous intervenez.

Sauf si ce jouet est une arme à feu : de la simple carabine au fusil semi-automatique de sniper, subitement, vous restez les bras croisés.

Contre les faits établis et vérifiés, contre les criminalistes et les policiers, vous évoquez un «désir de liberté », ou un « sentiment d’être traité comme un criminel ». Bref, tout comme pour le formulaire long du recensement et les peines de prison durcies, à la science, à la raison et aux faits, vous opposez un « feeling ».

Ce « feeling » a été construit de toutes pièces par la propagande des vendeurs d’armes. Aidés par des associations américaines, ils souhaitent protéger les milliards de dollars de la vente annuelle d’armes, d’étuis et de munitions au Canada. Ils font appel aux mêmes ressorts usés, de liberté mêlée de paranoïa et de haine de l’autre, en flattant l’orgueil du vigilante qui dort en nous. (2)

Si au moins votre gouvernement proposait une alternative… mais non. Rien. Aucune limite à l’acquisition d’armes par un individu. Comme une tablette de chocolat. Pas même le burinage obligatoire des armes. Ou un GPS intégré sur les armes. À croire que vous attendez un super-héros.

Je n’ai pas espoir de vous faire changer d’idée, ou vous empêcher de commettre cet autodafé. Il est clair que vous avez vu la Lumière et que la seule raison ne vous fera pas, au minimum, conserver sur le registre les armes d’assaut semi-automatiques, telles que celle utilisée pour le massacre à mon école en décembre 1989 et plusieurs autres actes similaires de vengeance, exercée par un « law-abiding citizen » frustré ou déprimé ou confus

Dans sa vision religieuse du Bien contre le Mal, votre gouvernement va faciliter la vie aux criminels qui pourront ainsi voler les armes aux proprios légitimes, ou acheter des armes et munitions pour en faire un trafic, impossible à retracer. (Oupse! Scusez, on m’a volé mon arme! ) De plus, il va forcer (je dis bien: forcer) des gens autrement très gentils à s’armer pour se défendre… et à tirer avant de poser des questions.

Conjuguées avec vos peines de prisons durcies et vos coupures de soutien social, l’effacement du registre va faire éclore une « petite » criminalité, celle contre laquelle vous sortirez vos gros canons de lutte au crime.

« Petite » criminalité, car elle sera le fait de pauvres types découragés et de jeunes filles privées d’avenir. Leurs accès de violence ou d’autodestruction fera la joie des amateurs de faits divers, faisant rouler notre coûteux système de justice et tous ceux qu’il enrichit. Des armes facile à acheter partout, des prisons bien remplies, des hôpitaux très occupés avec les victimes des traumatismes compléteront cette florissante économie.

Et la grande criminalité, la cupidité organisée profondément incrustée dans nos institutions et la finance? Votre silence est éloquent.

Vous avez donc bouclé la boucle, effacé d’un trait de plume des centaines d’heures de bénévolat que des milliers de citoyens, tout aussi respectueux de loi et d’ordre que vous, ont fait depuis le 6 décembre 1989 (mon 11 septembre à moi), pour tenter de limiter les dégâts.

Mais peut-être que vous recherchez sans vous l’avouer une certaine frénésie, le bruit et la fureur des armes, et le spectacle du crime né de la misère (3). Tant que les étincelles retombent loin de vous.

****

(1) Il serait utile de discuter de la limite de la science que vous acceptez dans votre vie quotidienne vs celle que votre idéologie rejette.

(2)  Et en maintenant la confusion entre une « interdiction » de posséder des armes et un contrôle. Aucun chasseur de ma famille ne se sent mal en allant renouveler son immatriculation de voiture, ou enregistrer son arme.

(3) Le cauchemar décrit dans  The Hunger Games parait terriblement proche.

 

La main invisible

La main invisible

(une courte histoire du marché)

1

Mon père est le troc
ma mère la propriété privée
je suis leur enfant aveugle

ma main invisible
tisse la toile
où se débattent les forts
où s’engluent les faibles
je suis ma propre loi
au-dessus des lois
celle de la jungle

où offre et demande
copulent en toute liberté

Je suis le marché

dans mes veines
circulent l’or l’argent
la myrrhe et l’encens
rivière de désirs en Bourse
dévalant la pente du plus offrant
je couronne des rois éphémères
qui crashent le lendemain

TSX 300
Standard&Poor’s 500
New-York Toronto
Amsterdam Tokyo Londres

J’aime la panique
qui secoue les planchers
quand les moutons de Panurge
galopent vers leur liberté 55
vendent tous en même temps
et se jettent du haut de la falaise

mardi noir de 1929
effondrement de la bulle technique
mercredi des Cendres

Je suis l’entonnoir
de la frénésie boursière
le trou noir de la compétition
le gouffre des bonnes intentions
la glaise des fusions d’entreprises
toujours plus grosses
mariage d’actifs
béni par le Ministre
ferment de richesses
toujours plus concentrées

le capitalisme est mort
vive le monopolisme!

2

Je me souviens
des aventuriers
flottes marchandes lancées
sur les océans du globe
forêts tropicales brûlées
forêts nordiques rasées
fières tribus décimées
traite des fourrures
commerce de diamants
trafic d’esclaves

colonies africaines exsangues
bues jusqu’à la dernière goutte

Je suis le marché
de l’or noir
derricks vampires buvant
le sang épais de la Terre
répandu dans les océans
par les mastodontes flottants
cent Exxon Valdez trébuchant
sur les récifs du nord brisé
cent mille goélands maculés
titubant sur les plages souillées

toujours affamé
je mordrai à bonne dents
dans la chair juteuse de la planète
jusqu’à son noyau liquide
de fer-nickel

que j’aspirerai
avec une longue paille

3

Je suis la ronde joyeuse
des soldes à ne pas manquer
Halloween Noël Boxing Day Pâques
fêtes des mères des pères
des secrétaires alouette
départ de vacances
retour à l’école
entrepôts géants aux soldes calculés
pour écraser les petits commerces
regarde la guerre des prix

mon épicier est devenu
caissier au Mega Mart

Je suis le bidouilleur
des hypothèques branlantes
des taux accordéons
des monnaies volatiles
des maisons perdues
des faillites ordonnées
des familles enchaînées
à leurs cartes de crédit
c’est comme le Titanic
les riches en canot de sauvetage

les pauvres noyés
dans leurs dettes

Je suis le fournisseur
des prisons privées
pleines des corps tombés
entre les mailles du filet
jeté sans conviction
par les gouvernants
castrés endettés en diète
leur déficit ceinturé
par les promoteurs

réfugiés dans leurs quartiers murés
avec garde prétorienne à la clef

Je suis la call-girl
assouvissant les désirs
de la cupidité organisée
trônant au sommet de la pyramide
sans voir sous leur pieds
les enfants des ruelles
vendeurs de drogues
et trotteuses de minuit
fuyant les escadrons de la mort

je parle par la bouche
de vos fusils

Je suis le marché
import-export
du made in China
des self-made men
qui ne sentent pas
les odeurs décrépites
des usines abandonnées
délocalisées déménagées

près des taudis où s’empilent
travailleurs et rats

je suis le Free Trade
bâti sur l’esclavage
et les servitudes héritées
des coupeurs de cannes
celui des zones franches
maquiladoras
mangeuses d’ouvrières
usées jusqu’à la corde
par les journées de quinze heures
leurs poches vides
leur estomac creux
et consommées elles aussi

comme les huit cents roses
écrasées à Ciudad Juarez

je suis le marché
des guerres civiles
en mon nom tombent
les démocraties
vous êtes libérés
proclame le Titan
en installant un tyran
sur le trône criant
sentez-vous bien libres
d’acheter mes biens
au prix que je vous dicte

sinon
(points de suspension)

Je suis la course
au champignon nucléaire
pour faire peur au voisin
lui voler sa place
sur l’échiquier
aux armes citoyens
je suis la course aux munitions
pour mieux trucider son prochain
Je suis la course à l’espace

vite vite trouvons un autre monde
à vider de ses ressources

4

Je suis le marché
de la bonne conscience
de la charité bien ordonnée
qui commence par soi-même
fondations à gogo
dames patronnesses
rois du pétrole anoblis
nababs au bras de starlettes
brillant de tous leurs feux
dans les bals de bienfaisance
écoutez ces évadés fiscaux
chanter la main sur le cœur

we are the world
we are the people

leur main droite distribue
au compte-goutte
la manne aux indigents
leur main gauche
dissout leurs économies
spécule sur leurs rentes
cache leur magot au Bahamas
détruit leurs syndicats
car il faut toujours se garder

une provision de pauvres
à qui faire la charité

Je suis le marché
des preachers
qui vendent l’éternité à rabais
sous une tente rayée
blanche et rouge
qui condamnent les péchés de chair
qui pardonnent les péchés véniels
moyennant espèces sonnantes
celui des born-again Christians
qui ont oublié le Christ
mais pas le cash

praise the Lord !
vous irez tous au paradis fiscal

Je suis le marché des médias
dont le regard de Big Brother
vous fascine
les feuilles à scandale
qui attisent la haine
envers
ces pelés
ces galeux
ces pouilleux dépouillés
qui tendent la main
mais que fait la police
barrez vos portes
et surtout n’oubliez pas

de donner généreusement
aux dames patronnesses

Je suis le Léviathan
de l’agrobusiness
qui brevette la nature
clone et copie
au nom de la liberté
imposant ses semences
génétiquement merveilleuses
aux familles besogneuses
arrosées de pesticides

5

je suis le marché aveugle
et pourtant j’entends

gémissements de l’ouvrière
sous les coups du contremaître
pleurs étouffés de la fillette
aux doigts saignants
cris des marcheurs
qui défient les gaz
ricanement sec des mitraillettes
dernier soupir
du syndicaliste assassiné
en mon nom encore
tout comme ont disparu

Chico Mendes
Iqbal Masih
Digna Ochoa y Plácido
et tant d’autres

je suis le marché
des volontés qui s’affrontent
de dispute en dispute
ma main devient plus visible
voyez la laine tondue sur votre dos
qu’on vous revend au prix fort
voyez les haillons des ouvrières
des enfants-soldats des parias
voyez sur la grande Toile
ces fils d’araignée qui lient

les humbles tisserandes
à vos robes griffées

je suis le reflet de vos désirs
la somme infinie
de vos gestes
de vos courages
des vos marches
de vos Porto Alegre
de vos imaginations débarrées

pour construire à neuf
des milliards de voix
murmurent tout bas

otro mundo es posible

6

je suis le marché
aux yeux grand ouverts
et je vois
brillant à l’horizon
un étrange New Deal

achat partage
de bon voisinage
pays solidaires
prospérité équitable
maisons vertes
fleurissant partout
abus domptés
nature guérie
la Terre apaisée
la peur vaincue
l’indifférence en fuite
la dignité revenue

étrange
je ne savais pas
que j’avais une âme

et huit milliards de corps

7

Nous sommes le marché
humanité présente et future
force créatrice de l’univers

espace de libertés multiples
lieu d’échanges
odeurs mêlées
épices et fruits
tissus chatoyants
tournoyant aux quatre vents
feux sans artifices
les enfants du village global
courent sautent rient et chantent
sous l’œil joyeux des parents
discussions passionnées
toutes langues confondues

*

Nous sommes le marché

et désormais
nous marchons
ensemble

*

Une version de ce poème a été récitée en public à la Nouvelle-Scène d’Ottawa le 30 septembre 2010, lors du lancement du recueil Haiti je t’aime. la présente version à été remaniée pour l’événement spécial « Occupons Wall Street« 
Pour les curieux, voici la version anglaise ici.

Mon dernier 24-24

J’ai passé la journée de samedi au Mississauga Bookfest, où on fêtait le 20 anniversaire de la bibliothèque centrale.

J’y ai rencontré:

1) un robot de la sympathique équipe Theory 6 fabriqué par des étudiants de  la Rick Hansen Secondary School (quelle aubaine pour une auteure de SF!)

Robot de l'équipe Theory 6

À noter que c’est la machine roulante le robot, pas la mascotte à droite!! Ces étudiants passionnés donnent aussi des ateliers de robotique pour les jeunes les samedis.

Défilé du robot Theory 6 qui tire les chariots

Défilé du robot, on peut voir le gars qui surveille le mouvement à partir de son Apple…

2) notre mairesse Hazel (90 ans) qui a fait  son tour

Hazel faisant sa tournée dehors par un vent à décoiffer les boeuf (ou écorner les boeufs?)

On voit l’hôtel de ville de Mississauga derrière. Ici, une photo plus rapprochée de « Hurricane Hazel ».

Savante folle et la mairesse Hazel Mc Callion

3) et plein d’auteurs locaux sympathiques: écrivains, historiens, poètes… On devait être installés dehors, mais il ventait à détrousser des boeufs, ça fait qu’on a monté les tables à l’intérieur.

Tables Auteurs

Les librairies locales comme Image Collections qui avaient aussi leurs tables de vente. On voit Todd (cheveux longs) et son père qui placent la table. Plus loin, on a un créateur de Celtic Shaman.

Table du Image Collections de Mississauga

Je devrais dire, table de démo, car je n’ai pas vendu un seul album, sauf mes mini-comics à 25 cennes et plus. Le public, à cause du mauvais temps, n’était pas nombreux, car les autres auteurs n’ont pas beaucoup mieux fait.

Par contre, étant la seule francophone du lot, j’ai eu une chouette entrevue avec un journaliste du Métropolitain qui passait par là!

Puis, le soir… retour au Image collections, où le défi 24-24 était déjà commencé depuis midi!

Le 24-24 à huit heures du soir. Tiffany, Carolyn et Paul

Vers 18h, je m’installe donc « pour une petite heure » près d’eux, en me disant que mon mari pourrait venir me chercher si je tombe de fatigue.

Puis, l’inspiration aidant, j’ai trouvé une histoire qui correspond au thème « Species Change » et qui se passe dans l’univers de Chaaas. À dix heures, j’ai dit à mon mari: je passe la nuit! Et là, ça a roulé avec mes fidèles crayons bleus!

Les dessinateurs à sept heures du matin.Tiffany s’est donné à fond, notez les superbes pages couleurs qu’elle a produites!

Le 24-24 à sept heures du matin

Bien sûr, cette fois, je n’ai pas tenté de finir complètement une BD encrée et tout, comme l’an passé. Surout que pour moi, c’était plutôt un 24-18, pour dix-huit heures! Voici une page réalisée au crayon bleu. On peut voir un découpage grossier en-dessous.

Une belle page crayonnée.. avec ma microplanification dessous!

J’ai scénarisé mon histoire, puis réalisé un crayonné assez poussé sur 22 pages, qui sera facile à encrer le temps venu. Todd a pris une photo des pages produites par chaque participant à la fin.

Les auteurs triomphants: Savante folle, Paul et Carolyn (Tiff a du partir plus tôt car elle travaillait ce matin!!!)  Paul est un pur amateur qui n’avait jamais fait de BD de sa vie. Carolyn est une artiste visuelle accomplie qui non plus n’avait pas fait de BD.

Le trio triomphal - Savante folle, Paul, Carolyn (Tiff a du partir plus tôt)

Tiff est une jeune fille bourrée de talents, et on peut voir une part de son oeuvre dans mon compte rendu du 24-24 de l’an dernier. Pour voir le 24-24 de 2009, tenu au même endroit, et rigoler un bon coup, c’est ici!

On peut aussi y voir Todd, qui organise le défi. Il nous a encore  fait jouer des musiques et des extraits bizarroides de TV pour nous tenir éveillés!

 

La spirale de Lar Jubal: rêve ou mirage ?

couverture de Chaaas 4 - La spirale de Lar Jubal, par Sybiline

Sur la colonie de Lapsilis, jeunes et vieux triment dur pour réaliser un rêve audacieux, une spirale de cultures qui ensemencera leur future planète, ravagée par une collision avec un astéroïde. Tous révèrent la mémoire de Lar Jubal, le guide charismatique qui a conçu le projet.

Or, beaucoup s’épuisent au travail, des rivalités malsaines divisent les spécialistes, la fière maîtresse du potager est en chicane avec tout le monde, des jeunes étouffent dans ce monde clos… Certains, comme l’arrogant Eimer, doutent du bien-fondé du projet, un mirage qui recule sans cesse, tandis que le préfet a foi en la vision de Lar Jubal. Et qui est cet artiste charismatique que Chaaas admire alors que Sirius le redoute?

Puis, une maladie décime les céréales de la spirale. Qui veut saboter le rêve de Lar Jubal, le génial visionnaire disparu trop tôt?Chaaas doit enquêter, sans tomber dans les filets de la coquette Lali aux yeux d’ambre! Aidé par Kiumi, une fillette acrobate, il découvrira des secrets qui menacent bien plus qu’un rêve…

Des thèmes criants d’actualité : course à la performance, épuisement au travail, société en vase clos, bris de confiance, composent les ingrédients de ce suspense qui sera apprécié autant des jeunes que des lecteurs plus matures.

Le roman se présente sous  une belle illustration réalisée par l’artiste Sybiline, qui montre pour la première fois Chaaas de près. Au centre de l’habitat cylindrique, le « potager » réunit des cultures en apesanteur. Il faut cependant  se méfier des flaques d’eau sphériques…

Qui est cette fillette-papillon dans le jardin flottant? La petite Kiumi, qui rêve d’être acrobate, porte un plastron, comme les femmes Chh’atyles biologiquement affectées d’un ventre fragile.

L’artiste a été très consciencieuse pour les décors et les vêtements des personnages. Normalement, les hommes de cette civilisation de super-jardiniers portent leurs cheveux très longs, mais Chaaas avait coupé sa tresse pour réparer des torts qu’il a causé à sa famille, lors d’un autre épisode.

La spirale de Lar Jubal – livre 4 de la quête de Chaaas

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On le trouve chez Prologue (chercher les nouveautés – jeunesse, ou par mon nom). Ou chez Amazon (le site exact pour commander ici, mais pas moyen d’avoir mes couvertures visibles).

La spirale de Lar Jubal / Michèle Laframboise. — Montréal : Médiaspaul, 2011. — (Jeunesse-plus ; 16. Science-fiction).

Quatrième roman de la série La quête de Chaaas. —ISBN : 978-2-89420-852-6.

Ages: 12 ans- adulte (lecture assez dynamique pour les plus jeunes, assez complexe pour les adultes).

Grandeurs et misères de la table de dédicaces -4

C’est souvent arrivé dans un Salon que des gens bien intentionnés me disent cela… et une fois j’ai eu droit à la production complète, mais pas par ce gentil monsieur.

Le fan enthousiaste qui présente la production de son petit neveu talentueux

Malgré le thème de la BD, j’encourage au maximum les jeunes à dessiner et à réaliser leurs rêves. Mais réaliser son rêve demande des efforts… Il n’y a pas d’ascenseur…

C’est quand ces fans enthousiastes associent d’emblée mon travail à un jeu d’enfant bêtifiant que ça m’agace (surtout quand ils monopolisent de facto l’espace autour de ma table!) Essayez d’imaginer qu’un fan dise à Michel Tremblay dans un salon du livre: « Heye, tu as écrit un roman? Mon petit neveu de 8 ans en écrit aussi! »

Dans certains pays, être auteur de BD est un métier respecté (quel que soit votre revenu). Ici… Vous êtes un éternel dilettante!

Toronto habillée en livres et en poésie

Promenade

Pendant le Salon du livre, j’ai logé dans une auberge jeunesse de Toronto. En descendant l’escalier pour aller déjeuner, j’ai noté ce cadre qui illustre très bien l’esprit des auberges, avec des fantômes des voyageurs du passé qui regardent ceux du présent.

Cadre du HI Toronto

Ca m’a permis de marcher un peu dans la ville-reine, et d’y trouver dans ces habitations une image de livres rangés dans une bibliothèque.

Un rang de belles (et inaccessibles) beautés

En marchant dans Toronto, on voit d’étranges choses… ici, ces travaux d’étudiants de l’université Ryerson. Ils ont construit ces chaussures en papier. Notez la force des structures tubulaires.

Des chaussures de papier parfaitement fonctionnelles, oui môssieur!

Le Eaton center qui semble faire concurrence au quartier Shibuya  de Tokyo avec ses affiches mouvantes, étourdissantes à regarder,

La Cite la Nuit (non, ce n'est pas le Eaton Center, on est passé trop vite

En revenant sur l’avenue Front, ce magasin discret… qui porte un logo si familier!

La revue Solaris se porte bien, on dirait! :^)

Des murales, plus belles les unes que les autres.

Murale magnifique sur Church en montant vers le nord

Un petit mot devant la même murale.

Citation zen, le scripteur a dessiné les mains trouées en dessous

Le salon du livre

L’événement se tenait au Salon Blaum et Appel, un grand local de la bibliothèque de Toronto, sur Yonge. Ca fait plus intime que le centre de congrès, et le Exhibition Place de l’an dernier.

J’y allais avec deux beaux projets de manuscrits en poche, dont un soumis! (Oui, je sais, il ne faut jamais bondir sur un éditeur avec un manuscrit lors d’un événement. L’exception est… sauf si ca fait un an qu’il attend après! )

Pourquoi je vais dans les salons du livre...

Ma table était bien placée, près de l’entrée du Salon, mais son seul défaut : elle était un peu petite pour y faire tenir tous les livres… et c’est facile de tomber. Le dangers de la vie d’auteure… Voici une photo prise entre deux assauts par mes hordes de fans féroces! Notez le beau présentoir qui met les oeuvres en valeur.

Savante folle à sa table noire au stand Prologue

Mon Salon du livre de Toronto a été illuminé par de belles rencontres, et pas seulement à la creperie Crepes à gogo* et au restaurant Au Pain quotidien (que je recommande chaudement).

* Personnel francophone.

Lysette Brochu, accompagnée de Maurice, son fidèle chevalier servant (depuis longtemps!)

Maurice et Lysette Brochu

aussi vus: Daniel Marchildon, Marguerite Andersen, Mireille Messier…

Les Potes

Pierre Léon, un pote! (C’est Monique, sa tendre épouse qui a pris la photo)

J-C Larocque et Denis Sauve, auteurs d'une bio d'Étienne Brûlé

j’ai croisé les historiens Jean-Claude Larocque et Denis Sauvé, auteurs d’une bio d’Étienne Brûlé.

Des lecteurs enthousiastes

Même si on ne le remporte pas, le Prix de l’Alliance française de Toronto a un gros avantage, il est jugé par des jeunes  étudiants de plusieurs écoles francophones. C’est ainsi que j’ai eu la visite de jeunes qui ont découvert et aimé la série Chaaas à travers ce concours ! (Je n’ai pas mis la photo car ils sont jeunes).

Et la Plume Japonaise a été très en demande. Mes livres les plus populaires ont ensuite été les « paquets cadeaux » des Voyages du Jules-Verne (tous partis) la Quête de Chaaas 1 et 2, puis Piège pour le Jules-Verne. Cette fois, Prologue avait apporté une grosse caisse de livres.

Vendredi soir, je conjugue un souper de femmes d’affaires (AFAF-Toronto, animé par Nathalie, une sympathique membre du groupe les Chiclettes) et la soirée de la poésie. Comment? Les événements se tenaient dans deux salles voisines du Novotel!

Souper de l'AFAF-Toronto : NathalieFortin des Chiclettes et deux convives

J ‘ai assisté à des récitations de Robert Paquette, qui nous a servi des chants poétiques, Éric Charlebois, Tina Charlebois, Michele Matteau, Marc Lemyre et Lise…

Herménégilde Chiasson et Alain Doom

Herménégilde Chiasson (un visiteur de Moncton)… avec Alain Doom, qui peut nous réciter beaucoup de poésie de mémmopire.

D’ailleurs ce fut une discussion amusante avec Éric: lui préfère lire ses poèmes plutot que les réciter, pour préserver son émotion. J’aurais bien pensé le contraire mais cela dépend des gens.

Une brochette de poètes franco-ontariens

Éric Charlebois, Tina Charlebois, Michele Matteau, Melchior Mbonimpa à la soirée de poésie.

Et après…

Je pense à toutes ces personnes vibrantes, créatives, productives, extraordinaires… dont beaucoup vivent d’un travail lié à la culture. Notre Roi, euh, Premier Ministre Harper, voudrait bien les voir transformés en mendiants (pur mieux leur botter le derrière). Car, pour tous les écrivain-e-s, les revenus proviennent d’organismes culturels, de contrats avec les ministères, de visites dans les écoles et les bibliothèques…

Or, en « coupant dans le gras! » comme le dit Ford (pas le Modèle T, le nouveau maire de Toronto), en réduisant les budgets des écoles et des organismes cultures, on coupe ce qui permet aux artistes de se produire, de partager leurs idées.

Dans mon humble cas, 90 % de mes revenus proviennent de contrats avec des organismes subventionnés, ou sont de nature publique:  les visites dans les écoles, parfois parrainées par l’AAOF, les contrats de textes-illustrations avec des organismes culturels, le Droit de prêt public (dans la mire des pseudo-conservateurs), le droit de reproduction (menacé par la loi C-32)… La partie « privée » sont mes droits d’auteure qui dépendent de la popularité (lire: vente) des livres. En l’absence de campagne de publicité aggressive, et malgré mes prix et distinction littéraires, ces droits restent modestes.

Aux Salons du livre, les auteurs s’épaulent, s’encouragent et goûtent le précieux nectar des compliments de leurs lecteurs!