Archives de Catégorie: BD

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 75

.Tous les ennuis d'un rhume d'automne - par Michèle Laframboise

Les grippes et rhumes, l’effroi du travailleur autonome! C’est une des plus minimalistes des BD de la série, étant donné mon état. Et je pense bien avoir attrapé une grippe dont un rhume a par la suite profité!

Suivez les sages conseils de ce  site (Canada), ou de celui-ci (Québec). En attendant que le vaccin contre la grippe saisonnière soit prêt, lavez-vous bien les mains!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 74

74EtreEconome

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Qu’est-ce que « l’Économie » sinon la trace matérielle de nos vies? Pourquoi ce mot est-il répété comme un mantra pour régler nos problèmes?

Croissance? Récession? La richesse supplémentaire créée par la population semble se concentrer entre quelques mains. Les plus habiles tirent leur épingle du jeu, en spéculant sur tout.  Sur la nourriture, les monnaies, les hypothèques, les dettes nationales qui gonflent à un rythme fou… Et des grandes fortunes s’évaporent dans les paradis fiscaux!

Les écrivains, pour la plupart, sont des êtres économes, très économes. Nous vivons avec peu de ce choses, consommons peu, à l’exception des livres… Une analyse à courte vue nous jugerait comme de bien mauvais Homo economicus!

Quand on partage un outil, qu’on rend un service sans contrepartie, qu’on donne par notre présence et nos mots, ça ne se comptabilise pas sur le PIB (produit intérieur brut). Nous sommes les fantômes qui font rouler la mécanique économique!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 73

..Les degrés de déception professionnelle

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Les déceptions sont inévitables. Aussi bien s’y préparer.

Le premier degré de l’échelle des déceptions professionnelle est classique, impersonnel: une réponse à une demande de bourse.

Le 2e degré de déception est plus intense,  si on soupçonne (à tort ou à raison) de la malhonnêteté dans le choix.

Le 3e degré, c’est quand le projet pour lequel notre soumission est refusée émane de gens ou d’artistes qu’on connaît et qui nous connaissent. Là, ça fait mal!

Le 4e degré, c’est quand vous apprenez par les médias que le super-projet-top-visibilité organisé par des confrères qui ne retournent pas vos appels/courriels ira de l’avant… sans vous. Ici, c’est le mur du silence qui prépare le choc final.

Le 4e degré tel que décrit est arrivé assez tôt dans ma carrière naissante. L’impact a été dévastateur. Le doute est entré dans ma vie d’artiste. Je n’ai jamais retrouvé la même confiance en mon art, mes capacités. Je suis devenue invisible. 

Ça a pris des dizaines d’années et une nouvelle génération d’auteur-e-s pour que j’arrive à me débarrasser de mon complexe de l’imposteur. Dessiner cette BD et me mettre à nu a été très difficile.

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Suggestions our bien gérer votre déception professionnelle:

NE PAS répondre ou réagir avant de laisser passer 24 heures.

NE PAS nommer en public l’organisme, exprimer sa colère en public, partager sur les médias sociaux son statut de victime. Accuser l’organisme de discrimination ajoute de nombreux problèmes : ceux qui se sentent visés nieront de toute façon (sans oublier le potentiel trollique élevé dès qu’on mentionne la chose). Et si le choix était parfaitement innocent, vous nuisez à l’organisme.

A FAIRE : tout défoulement en privé qui fait du bien. Un exercice physique la course, du jardinage, grimper dans les rideaux… permet d’évacuer le trop plein d’énergie. Après, détente: lire un bon roman, chocolat et crème glacée.

ET: travailler sur le prochain projet!

Le seul moyen constructif que j’ai trouvé pour ma plus récente déception cette semaine, c’est de scénariser cette BD. Le lendemain, au lieu de me morfondre, j’ai écrit deux nouvelles de science fiction complètes. L’un a été écrite en 20 minutes et envoyée en soumission dans la demi-heure suivante.

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 71

Inspiration capricieuse!

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Quand je prends trop de temps pour me préparer… l’inspiration file! Mais que cela ne vous arrête pas : la création demande de la discipline!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 70

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Les cages mentales sont des scaphandres dont l'air n'a qu'une  seule origine.

Cette BD est en retard à cause du Tyrannosaure-Rex! Les cages mentales sont comme des scaphandres, dont l’air arrive d’une seule source. Gare aux préjugés!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – Hors série

Hiroshima 70 ans Les murs gardant la mémoire des disparus de ce matin du 6 août 1945

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 69

Le plaisir de se plonger dans nos lectures d'été! Texte et dessins par Michèle Laframboise

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Bonnes lectures d’été à tous mes fans!

Et je rappelle qu’il faut bien vérifier la profondeur (et la salubrité) de l’eau AVANT de plonger!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 68

Les joies de la signature d'un contrat...

Rassurez-vous, mes copies sont plus propres dans la vraie vie. Je viens de signer le contrat pour mon 17e roman, avec une maison du Québec. Sortie en 2016, d’ici là, motus!

Quant aux écueils mentionnés par les serpents, il y en a beaucoup plus. Attention aux cessions de droits et aux conditions désavantageuses pour les auteurs! On peut obtenir un contrat-type auprès de l’UNEQ et (anglais) à la Canadian Writer’s Union offre des ressources. Un site d’agents littéraires donne ici un aperçu des pièges à éviter. Sinon, la SNAC offfre ce petit document pour se dépatouiller.

Un contrat est une affaire sérieuse, chaque clause doit être minutieusement examinée. Chaque contrat diffère selon la maison d’édition. Et n’oublions pas les droits électroniques!  Souvent, les auteurs font affaire avec des avocats spécialisés en propriété intellectuelle (IP en anglais).

Ce gag est un autre hommage au dessinateur André Franquin (1924-1997) créateur de la mouette rieuse, qu’on ne retrouve pas dans ma région, mais en Europe et dans l’est du Canada.

Les fins connaisseurs auront décelé une tentation de détruire ces précieux contrats avec un puissant jet d’eau… mais mon excellent mari n’aurait jamais commis une telle maladresse avec le boyau d’arrosage! (Dans le premier brouillon, il portait un gros pot.) Dans les BD, il porte toujours un gilet de  Marillion, un groupe qu’il aime beaucoup, mais le T-shirt est usé jusqu’aux fils! Et oui, j’aime travailler dans le jardin quand le temps le permet.

Et, au fait, ce contrat?

La réception du contrat signé... dans la ville -lumière!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 67

Cette minute a 61 secondes...

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Il y a une seconde de trop… le 30 juin 2015 !

C’est le  Service International de la Rotation terrestre (quel nom science-fictif!) basé à l’observatoire de Paris, qui l’a décidé.

Avec l’avènement des horloges atomiques ultra précises,  le temps astronomique (la rotation de la terre, aussi appelé temps universel) ne suit pas toujours le temps atomique. La terre n’est pas une horloge parfaite et sa rotation n’est pas invariable : des phénomènes tels que les effet de marée,  des tremblements de terre changent sa rotation.

L'heure telle que lue le 30 juin 2012

Cette heure a 3601 secondes Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 66

On poursuit sur la lancée des hyperboles... avec un peu de physique théorique! Texte et dessins par Michèle Laframboise

Merci à Pascal Colpron (l’éternité), Robin Dumont (les cheveux) et André Lavoie (il fait moins mille) pour les propositions! Et j’ai emprunté le petit extraterrestre visiteur du fanzine Le Bob.

La matière qui tombe dans un trou noir va se trouver considérablement chauffée, elle émet un fort rayonnement X.  Dans l’image de la PT Cruiser dans l’espace se trouve une binaire X similaire à Cygnus X1, une étoile binaire dont le compagnon est un trou noir.

La température moyenne de l’espace est de 3 Kelvin. L’image du rayonnement fossile est au centre de la BD.  C’est évidemment la NASA qu’il faut remercier…

Nos observations du rayonnement diffus de l’univers,se raffinent avec la portée des télescopes spatiaux.

Le scénario de l’expansion de l’Univers depuis le Big Bang jusqu’à nos jours Le scénario de l’expansion de l’Univers depuis le Big Bang jusqu’à nos jours. NASA .

Pour les notions de physiques avancées (sans mes quelques exagérations sur la forme de l’univers) voir le livre The Universe in a Nutshell par Stephen Hawking. Un rayonnement de trou noir en évaporation porte son nom.

Trous noirs supermassif (yé qu’on aime ça en parler!)

Trous noirs stellaire (plus petit)

Une liste des télescopes spatiaux.

Ne nous inquiétons pas pour le Big Crunch, on a le temps de voir venir… si ça se produit!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 64

En mathématique, une hyperbole est une courbe obtenue en coupant un double cône avec un plan (parallèle à l’axe du cône).  Les courbes ne se rencontrent pas.

Dans la vie, une hyperbole est une expression exagérée qu’on utilise pour exprimer notre désarroi, fatigue, impatience…  (« figure de style qui consiste à créer une exagération et permet d’exprimer un sentiment extrême, de manière à frapper les esprits » selon le Wiki).

Quand nos paroles dépassent notre pensée...  Art et textes par Michèle Laframboise
Remerciements à Pascal Colpron (« répéter mille fois… ») et plein de copains et copines qui ont répondu à mon appel à l’aide en ligne pour trouver des expressions exagérées!

Sandra et Émilie vont lancer le numéro 4 de la revue Planches le 6 juillet prochain.

En effet, Ozamu Tezuka a dessiné plus de 170 000 pages de BD! De quoi nous rendre jaloux, ou nous inspirer à poursuivre notre passion…

Et oui, la grosse vague tire son inspiration d’une célèbre estampe japonaise!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 63

Jour sombre pour le milieu de la science-fiction et du fantastique québécois. Un de ses piliers, Joël Champetier, est décédé dans la nuit du 29 mai, après avoir livré une courageuse bataille contre le cancer. Il avait 57 ans.

J’étais en camping au nord d’Oshawa avec les scouts. Les jeunes étaient tellement excités  le vendredi soir qu’ils se sont calmés vers minuit…

Au milieu de la nuit, une petite pluie m’a réveillée en tapotant doucement ma tente. Au matin, il faisait soleil…

En revenant du camp le dimanche, j’ai appris que mon confrère et ami Joël Champetier, que je savais malade, était décédé au milieu de cette même nuit. C’est une coïncidence poétique qui me fera toujours penser à lui. J’ai eu la chance de lui parler lors du dernier congrès Boréal, par Skype. Technologie salvatrice…

Joel et sa compagne Valérie ont été un soutien moral pour une grande partie de la communauté des écrivains de genre. Fier tenant de cette « para » ou « sous-littérature » longtemps snobée par une certaine classe de littéraires, Joel a écrit des romans audacieux sans se soucier de récolter les honneurs ou une place à l’académie française.

Écrivain de genre, il n’avait pas ce genre d’Ego. 

Sa fiction a tracé des chemins où il est agréable de se promener.

L’annonce sur le site de la revue Solaris

Pour mieux connaître son travail. Lire la suite