Archives mensuelles : mars 2016

Une cousine s’invite… chez Galaxies!

Je songeais à faire ma BD hebdomadaire quand ceci est arrivé par la poste. Le dernier numéro de Galaxies comporte ma nouvelle de SF, La cousine Entropie!

C’est ma troisième publication dans cette auguste revue, qui survient peu après ma publication dans Géante Rouge 23.  La cousine Entropie est une histoire de longue haleine, c’est le moins qu’on puisse dire!

Couverture de la revue Galaxies

Couverture de la revue Galaxies 40 – Dossier Cosmanthropie

La nouvelle m’avait été commandée par Jean-Pierre Laigle, qui m’avait envoyé un copieux article sur le thème de la cosmanthropie (que vous retrouverez dans ce numéro).

La cosmanthropie? C’est d’imaginer l’humain colonisant tout le volume de l’espace, hors planète, et sans scaphandre. C’est un trope moins exploité dans la science fiction, à cause des défis. Des interviews d’auteurs ayant abordé le sujet: Jorge Luiz Calife (Schémas de Contact), Laurent Genefort (Les peaux-épaisses) et Linda Nagata (Les marées de Saturne, qu’on lira dans ce numéro).

Je me souviens d’avoir lu avec plaisir les Peaux-Épaisse de Laurent Genefort, mettant en scène des travailleurs génétiquement modifiés pour survivre dans le vide (et honteusement exploités bien entendu). Je lis en ce moment Memory de Linda Nagata, qui est plus un planet-opera.

Un peu comme le Star Dance de Spider et Jeanne Robinson, ouvrage aussi mentionné dans l’article de Jean-Pierre, notable pour la création de l’Homo caelestis.  Jeanne était une danseuse accomplie et très zen, elle nous a quitté, bien à regret mais toujours zen,  voici quelques années, mais la page du projet Star Dance est toujours présente pour nous faire rêver.

 

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 92

92CeQuiNousDemolit

 

Des réactions aux attentats de Bruxelles sur  les médias sociaux qui de blâme en blâme s’enveniment et ne résolvent rien. Et quelle joie féroce quand certaines hypothèses renforcent nos préjugés!

Hélas, Facebook est un exutoire trop facile, et contrairement à ce qu’on peut « ventiler » dans notre salon avec des copains, l’auditoire est la planète entière. Ce qui nous démolit à petit feu.

Lors de ma rencontre en Orégon avec des écrivains pros, une directive importante (avec celles en cas de tremblement de terre et de tsunami) était « Don’t discuss politics! » Plusieurs de mes consœurs et confrères professionnels ont choisi de ne plus intervenir sur Internet dans les débats trop « à fleur de peau » (et en plus, aux USA, ils sont en élections!) car ils et elles y ont perdu trop d’amis.

J’aurais moi aussi beaucoup de réflexions à partager sur les origines du fléau du terrorisme, et sur le conditionnement mental qu’on appelle aujourd’hui « radicalisation ». Les prisons mentales poussent partout, même chez les jeunes éduqués ou riches (Patty Hearst, quelqu’un?)

Au début, ça ne prend qu’une petite graine de frustration, nourrie par l’engrais du préjugé. Avec le temps, la prison mentale produit ses fleurs du mal, des fruits de haine sucrée  qui procurent un hit de jouissance mentale, un gonflage d’ego aux stéroïdes de la « bonne » cause.

Je pourrais aussi parler des empoisonneurs de sources médiatiques qui sèment à tout vent des graines de colère. Qui appellent à mots couverts au lynchage d’une communauté ou d’une ethnie simplement parce que des assassins obscurantistes y auraient été recrutés.

Je pourrais vous parler des fabricants d’armes lourdes qui font des affaires d’or, tant avec les États qui veulent se protéger qu’avec les groupes terroristes.

Je suis passée proche de ne pas mettre de nombre devant cette BD hebdomadaire sur les tables de dédicaces. Mais les enjeux concernent tous les auteurs. J’ai entendu les pires insultes cette semaine, et plusieurs de mes amis sur Facebook ont laissé leur réserve au vestiaire.

Nous, les créateurs et créatrices de BD, magiciens d’images, quelle que soit la taille de notre public, avons la responsabilité de ne pas enflammer le débat avec des appels à la haine simplistes.

Écrire, c’est donner à rêver, à entrevoir un avenir différent du capitalisme axé sur la peur qu’essaient de nous imposer les puissants. C‘est nourrir l’imagination pour aider à construire, par  l’éducation et le respect, un monde plus convivial.

 

Pommes de rue

PommesDeRues

 

Un tout petit événement dans un mer d’actualités.

Mon pommier sauvage n’est pas le seul être généreux de la planète à disparaître, sa vie tranchée. Mais, en souvenir de ses petits cadeaux imparfaits, ce petit poème en BD lui dit merci.

45 ans plus tôt, avant la construction de notre développement domiciliaire, une ferme occupait le territoire, avec des champs, un verger et un grand lac. Les pommiers sauvages étaient parsemé, ici et là, dans le parc entourant le lac et les rues du quartier.

(Pour les curieux, le découpage rond de la 4e case est le nez de mon mari, un soutien constant dans mes aventures graphiques et littéraires!)

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 91

91PentesCroissantes

J’ai eu cette expérience d’entraînement en collines pour la course à pied (L’instructeur nous fait travailler fort!) Ça m’a rappelé le temps ou j’écrivais Piège pour le Jules-Verne, qui est par la suite de venu une série de 3, puis de quatre livres de SF —  Les voyages du Jules-Verne.

Chaque tome est une surprise, et plus j’avançais, plus il fallait veiller à la cohérence du tout!

Retraite en Orégon

La savante folle se trouve présentement dans la petite ville de Lincoln City en Oregon, et participe à une rencontre d’écrivains de science-fiction.

C’est une retraite fort productive, puisque j’ai déjà vendu trois textes pour une anthologie. Motus tant que le contrat n’est pas signé.

Quelques photos pour vous consoler de l’absence de BD cette semaine.

La côte Pacifique ... Pas trop!

La côte. On on nous a mis en garde contre des vagues traîtresses. Donc la savante folle n’a pas apporté son costume de bain.

 

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La route qui descend vers la plage.

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Pas habituée de voir cette pancarte en joggant…

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La sympathique auberge historique ou les écrivains sont logés.