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Gare à l’iceberg de la recherche!

Quand j’écris un roman de science-fiction, la recherche est une partie essentielle de mon travail.

Trop de recherche peut nuire

Trop perfectionniste, j’ai tendance à m’y noyer!

Or, si le roman fini est encombré de longs paragraphes d’exposition, ces blocs lourds ralentissent le rythme de l’histoire — et l’intérêt du lecteur.

Beaucoup des gens qui me disent «Vous savez, je n’aime pas la science-fiction» ont plus peur de se perdre dans un dédale d’explications indigestes que de suivre des personnages attachants déchirés par des conflits intérieurs. Signalons que d’autres saveurs de la crème glacée littéraire, le roman policier ou historique, par exemple, exigent de la recherche (ou des contacts bien placés.)

Même pour la construction d’un univers de fantasy, une bonne dose de réflexion s’impose dans la gestion du surnaturel.

Aussi magique que soit ce royaume imaginaire, l’histoire doit rester ancrée dans la réalité. Combien de romans de fantasy, par exemple, démontrent un manque total de connaissances sur la biologie et les soins des chevaux? Valérie Bédard, amateure de fantasy, élève aussi des chevaux. Et elle est souvent consternée par ce que des auteurs font subir à ces pauvres bêtes…

Je me souviens avoir lu une histoire où les montures des héros galopent à bride abattue toute une journée jusque tard dans la nuit (12-15 heures), puis les malheureux canassons reprennent le même rythme dès le lendemain!

C’est comme vous demander de courir la distance de marathon (42 km) à votre meilleure vitesse (en 4-5 heures, pas en 12 heures) puis de vous faire recommencer dès le lendemain, sans que votre organisme ait eu le temps de récupérer de l’effort. J’ai couru des demi-marathons, et je sais qu’on a besoin de deux-trois jours pour récupérer! (Mercedes Lackey avait habilement contourné le problème des chevaux fatigués en créant une race de super-chevaux intelligents dans sa série des Hérald-Mage. )

Certains auteurs de SF ou de fantastique, trop fiers de leur patient labeur, parsèment leur roman de lourds blocs d’exposition sur lesquels trébuche leur lecteur! «J’ai souffert pour mon art, maintenant, c’est à votre tour! » D’heureuses interventions de mon directeur littéraire m’ont évité de commettre la même erreur.

Pour résumer, la recherche est comme un iceberg.

La partie émergée est le roman que vous lisez. Mais, quel que soit le nombre de pages, le plus grand volume du travail accompli se trouve sous la surface.

Trop de recherche ? Attention aux pointes qui affleurent à la surface et nuisent à l’approche du lecteur ! Celui-ci pourrait renoncer à mettre pied sur votre iceberg, ce qui serait bien dommage. (En ces temps de réchauffement climatique, imaginez un atoll charmant plein de palmiers, entouré de dangereux récifs de coraux!)

Pas assez de recherche pour soutenir votre iceberg? Votre histoire s’écroule sous les contradictions, les impossibilités, les erreurs logiques et les personnages minces comme du papier. Combien des sociétés féodales assemblées à la hâte ne tiendraient pas une semaine en économie normale !

«Faire ses devoirs» pour construire un monde imaginaire exige du temps mais comporte ses récompenses. Quand l’univers amoureusement construit repose sur de solides fondations, le résultat permet d’autres auteurs d’y participer! Deux exemples: La série Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley, et de la série Honor Harrington de David Weber ont donné naissance à de nombreux enfants de papier.

La partie immergée d’un iceberg se situe autour de 90%. Pour un roman, cette partie cachée varie selon l’âge ou le niveau d’éducation scientifique des lecteurs.
Pour une histoire relativement simple qui vise des enfants, on peut diminuer la recherche, mais jamais l’éliminer! Ça fera un iceberg plus petit. Tandis que pour un pavé de science-fiction dite dure (La trilogie martienne de Kim S. Robinson) l’iceberg sera immense !

Parlant de littérature jeunesse, Hal Clement avait laissé beaucoup de ses recherches au-dessus de la ligne de flottaison… c’étaient les bon vieux jours de la science-fiction écrite, sans trop de concurrence des autres médias! J’ai quand même trouvé Needle, un roman destiné aux jeunes adultes avant que le terme adolescent n’existe, captivant.

Je vous ai dit que j’aimais la recherche ? Dans La spirale de Lar Jubal, qui vise les jeunes adultes, j’ai fini par mettre de côté… 99% de mes minutieuses recherches et calculs de physique appliquée concernant la station spatiale. Éventuellement, si jamais je publie une version adulte de ce roman de SF, je n’aurais pas à plonger trop loin !

Pour mon jeune public, j’ai coupé dans les « blocs » d’exposition et j’ai mis plus l’emphase sur les conflits entre les personnages et les scènes d’action, sans négliger les aspects visuels. Sur le plan psychologique, la course à la performance et l’épuisement au travail pour un projet qui n’en finit plus retiendra les lecteurs plus matures.

Néanmoins, j’ai quand même ajouté un schéma en début de roman.

Habitat de Lapsilis - avec le sens de la rotation

Ça aide les jeunes adultes plus « visuels » à se faire une image mentale de l’endroit où se déroule l’histoire.

Dans mon nouveau roman de SF, qui vise le groupe de « Oh, je n’aime pas la science-fiction« , il y a très peu de chiffres, mais davantage de descriptions des paysages, des conflits de loyautés, et des actions.

La planète et les aspects scientifiques se découvrent à travers leur impact sur la vie des personnages. Et je dois ménager, bien sûr, le sens de l’émerveillement (SOW en anglais) comme le suggère cette couverture du roman Les vents de Tammerlan.

Les Vents de Tammerlan

Publications de la Savante folle en 2012

Bientôt sur vos écrans… euh, pages.
Mica, fille de Transyl

Mon prochain roman, Mica, fille de Transyl, sortira au Canada en février prochain!

Hé oui, c’est un roman officiellement jeune adulte, officieusement vos âges à vous, publié chez Vents d’Ouest (Gatineau). Non seulement ce livre a une fantastique couverture dessinée par Laurine Spehner, mais en plus, il a l’honneur d’ouvrir la nouvelle collection « Nébuleuses » chez Vents d’Ouest. C’est bel et bien de la SF, mais dans un registre différent de mes séries précédentes (Les voyages du Jules-Verne et La quête de Chaaas).
Il sera lancé au prochain Salon de l’Outaouais, et j’en dédicacerai sans doute au prochain Congrès Boréal à Québec.

Parlant de La quête de Chaaas, le cinquième tome (titre de travail: Le labyrinthe de Koudriss) est en fin de rédaction… et complétera le cycle entrepris chez Médiaspaul.

Plusieurs projets qui poussent à leur rythme
En plus de fournir des BD pour le prochains Nexuz3, je mitonne un autre roman, que j’espère terminer bientôt pour un troisième éditeur… mais motus!

Maintenant, j’ai une nouvelle fantastique, Le tapis d’Halimi, qui est au sommaire du prochain numéro de Brins d’éternité. Ca faisait justement une éternité que j’avais publié Petite musique de nuit dans le numéro 5. La revue a depuis acquis une allure soignée et professionnelle.

Pour finir cette prospective, quelque chose de très, très bien sera annoncé ce printemps, dans le domaine de la science-fiction… et re-motus!

Rencontres au Salon du livre de Montréal 2011

Du Salon de Montréal, voici (enfin!) mes photos de belles rencontres!

Ambiance du Salon de Montréal

Ambiance du Salon de Montréal

Ambiance du Salon.

Éric Péladeau, bédéiste de l'Outaouais

Éric Péladeau, bédéiste de l’Outaouais

Eric Peladeau fidèle au poste!

Le même, fidèle au poste, au kiosque du RECF!

Francine Grimaldi et son sourire ont fait une escale à ma table!

Francine Grimaldi et son sourire ont fait une escale à ma table!

Mathieu Fortin et compagnie

Pierre Lavigne (courageux éditeur), Jonathan Reynolds (centre), Mathieu Fortin (à droite) et une fan fantastique non identifiée!

Correction: La fan fantastique est Valérie Larouche, une future auteure chez Porte-Bonheur!

Midam signant l'album pour mon fils

Midam signant l’album pour mon fils

Midam signant l'album pour mon fils - détail

Détail

Midam-Michele

Midam et la savante folle qui est aussi devenue une fan de Kid Paddle!

Yves Rodier derrière le masque de El Spectro!

Yves Rodier derrière le masque de El Spectro!

Yves Rodier sans le masque

Yves Rodier sans le masque. Derrière lui, son scénariste, Frédéric Antoine.

Zviane signant son album Apnée

Zviane signant son album Apnée

Benoit Godbout

Benoit Godbout et l’ACP. Il est aussi co-créateur de Blaise le Blasé, une série humoristique qui me fait toujours rire!

Lysette Brochu, toujours accueillante

Lysette Brochu, accueillante comme une oasis.

Jean-Louis Grosmaire, la constance du jardinier des mots!

Jean-Louis Grosmaire, la patience du jardinier des mots!

Marguerite toujours haute en couleurs!

Marguerite Andersen, haute en couleurs!

Norbert Spehner

La savante folle avec Norbert Spehner! On doit beaucoup à Norbert, fondateur de Requiem (l’ancêtre de la revue Solaris) et compilateur-auteur extraordinaire!

Joel Champetier, courageux rédacteur en chef de SOLARIS

Joel Champetier, courageux directeur de la revue de science-fiction Solaris.

Savante folle et Claudine Trottier

Enfin rencontrée: Claudine Trottier, l’art de se simplifier la vie! Voir son blog dans ma liste ci-contre.

Julie Martel, Francine Pelletier, derrière: Geneviève?

Julie Martel, Francine Pelletier

Le trio maléfique: Dominic Bellavance, Michel J Lévesque, Jonathan Reynolds
Oubliez les vampires cutes de Twilight! Voici un trio maléfique d’auteurs fantastiques de la pleine lune : Dominic Bellavance, Michel J Lévesque, Jonathan Reynolds.

Je suis jalooooOOOOooooOOOouse!

Yvan Ducharme et Éric Gauthier

Yvan Ducharme et Éric Gauthier. Éric a créé L’Échafaudage, un système d’organisation pour aider l’auteure brouillonne que je suis. Je le recommande chaudement.

Auteurs ALIBI: Geneviève Blouin et Richard Tremblay (mon ami Goodreads qui publie son premier texte professionnel!

Auteurs ALIBIS: Sébastien Aubry, Geneviève Blouin et un peu dans l’ombre,  Richard Tremblay, mon ami Goodreads, qui publie son premier texte professionnel!

Le crâne scintillant d'Yves Meynard, Josée Lepire (gagnante du prix Solaris 2011) et l'e

Le crâne scintillant d’Yves Meynard, Josée Lepire (gagnante du prix Solaris 2011) et l’envoûtante Ariane Gélinas, co-éditrice de Brins d’Éternité.

Yves Meynard, un auteur qui m'a poussée à me dépasser! (mais je suis encore loin de l'accoter côté écriture!)

Yves Meynard, un auteur qui m’a poussée à me dépasser! (et je suis encore loin de l’accoter côté écriture!)

Sr Marie-Paul Ross, qui n'a pas peur de parler de sujets tabous

Soeur Marie-Paul Ross, qui n’a pas peur de parler de sujets tabous!

Michel Rabagliati signe pour ses fans

Eh, Michel, tu me passe ta file de fans féroces?

Jocelyn Jalette, un auteur qui fait oeuvre d'éducation sociale du jeune public.

Jocelyn Jalette, un auteur qui fait oeuvre d’éducation sociale du jeune public.

La savante folle à sa table, prête à recevoir ses fans féroces et fantastiques!

Enfin, la savante folle à sa table… prête à recevoir ses fans fantastiques!

Si je n’ai pas le temps de retourner sur ce blog pour mettre les photos du Salon de Toronto, Joyeuses Fêtes à vous tous!

Décorations de Noel sur une maison de Mississauga... On ne lésine pas sur les kilowatts!

De l’impact du matériel sur la création -2

Avant de filer au Salon du livre de Toronto, voici une page qui m’a donné bien du fil à retordre! Lisez la suite de cette Bd dans le prochain Destination Nexuz3!

Page 14 - l'atelier de Lar Dako

Mon dernier 24-24

J’ai passé la journée de samedi au Mississauga Bookfest, où on fêtait le 20 anniversaire de la bibliothèque centrale.

J’y ai rencontré:

1) un robot de la sympathique équipe Theory 6 fabriqué par des étudiants de  la Rick Hansen Secondary School (quelle aubaine pour une auteure de SF!)

Robot de l'équipe Theory 6

À noter que c’est la machine roulante le robot, pas la mascotte à droite!! Ces étudiants passionnés donnent aussi des ateliers de robotique pour les jeunes les samedis.

Défilé du robot Theory 6 qui tire les chariots

Défilé du robot, on peut voir le gars qui surveille le mouvement à partir de son Apple…

2) notre mairesse Hazel (90 ans) qui a fait  son tour

Hazel faisant sa tournée dehors par un vent à décoiffer les boeuf (ou écorner les boeufs?)

On voit l’hôtel de ville de Mississauga derrière. Ici, une photo plus rapprochée de « Hurricane Hazel ».

Savante folle et la mairesse Hazel Mc Callion

3) et plein d’auteurs locaux sympathiques: écrivains, historiens, poètes… On devait être installés dehors, mais il ventait à détrousser des boeufs, ça fait qu’on a monté les tables à l’intérieur.

Tables Auteurs

Les librairies locales comme Image Collections qui avaient aussi leurs tables de vente. On voit Todd (cheveux longs) et son père qui placent la table. Plus loin, on a un créateur de Celtic Shaman.

Table du Image Collections de Mississauga

Je devrais dire, table de démo, car je n’ai pas vendu un seul album, sauf mes mini-comics à 25 cennes et plus. Le public, à cause du mauvais temps, n’était pas nombreux, car les autres auteurs n’ont pas beaucoup mieux fait.

Par contre, étant la seule francophone du lot, j’ai eu une chouette entrevue avec un journaliste du Métropolitain qui passait par là!

Puis, le soir… retour au Image collections, où le défi 24-24 était déjà commencé depuis midi!

Le 24-24 à huit heures du soir. Tiffany, Carolyn et Paul

Vers 18h, je m’installe donc « pour une petite heure » près d’eux, en me disant que mon mari pourrait venir me chercher si je tombe de fatigue.

Puis, l’inspiration aidant, j’ai trouvé une histoire qui correspond au thème « Species Change » et qui se passe dans l’univers de Chaaas. À dix heures, j’ai dit à mon mari: je passe la nuit! Et là, ça a roulé avec mes fidèles crayons bleus!

Les dessinateurs à sept heures du matin.Tiffany s’est donné à fond, notez les superbes pages couleurs qu’elle a produites!

Le 24-24 à sept heures du matin

Bien sûr, cette fois, je n’ai pas tenté de finir complètement une BD encrée et tout, comme l’an passé. Surout que pour moi, c’était plutôt un 24-18, pour dix-huit heures! Voici une page réalisée au crayon bleu. On peut voir un découpage grossier en-dessous.

Une belle page crayonnée.. avec ma microplanification dessous!

J’ai scénarisé mon histoire, puis réalisé un crayonné assez poussé sur 22 pages, qui sera facile à encrer le temps venu. Todd a pris une photo des pages produites par chaque participant à la fin.

Les auteurs triomphants: Savante folle, Paul et Carolyn (Tiff a du partir plus tôt car elle travaillait ce matin!!!)  Paul est un pur amateur qui n’avait jamais fait de BD de sa vie. Carolyn est une artiste visuelle accomplie qui non plus n’avait pas fait de BD.

Le trio triomphal - Savante folle, Paul, Carolyn (Tiff a du partir plus tôt)

Tiff est une jeune fille bourrée de talents, et on peut voir une part de son oeuvre dans mon compte rendu du 24-24 de l’an dernier. Pour voir le 24-24 de 2009, tenu au même endroit, et rigoler un bon coup, c’est ici!

On peut aussi y voir Todd, qui organise le défi. Il nous a encore  fait jouer des musiques et des extraits bizarroides de TV pour nous tenir éveillés!

 

Bientôt sur vos écrans…

…Ma série SF Les voyages du Jules-Verne, adaptée en version BD sur Webcomic Nation!

Voici l’en-tête, produite avec deux illustrations tirées de mes archives. Le décor provient de mon mini album Ruego, et l’autre est un  essai couleur du personnage d’Armelle Clécy, l’anti-héroïne et narratrice de cette histoire.

Entête provisoire du Webcomic

Ce qui m’aide beaucoup, c’est ma tablette Intuos 4 que j’ai enfin configurée comme un crayon à mine. Et en plus, elle me permet de tracer de belle lignes droites, hourra pour la perspective!

Mon confrère Pascal Colpron (voir son Webcomic sur mes liens à droite) travaille depuis des années avec une tablette et ses dessins ont gardé un trait naturel. Cependant, mes premiers essais ont été plutôt mal contrôlés.

Pour changer, voici le brouillon, qui n’a pas pris trop de temps. Il faut dire que j’ai scénarisé la première partie de la saga.

page 2 sketch

 

Une page de cerf-volant

Vous vous souvenez du brouillon de page, ce printemps? Revoici la même, encrée et en tons de gris!

Maitresse des vents

C’est un extrait de ma BD « Maîtresse des vents« , publiée dans le numéro 7 du magazine de science-fiction et fantasy  Nexuz3 (édité par Gérard Lévêque) qui vient de sortir. Nexuz3 est disponible dans les librairies spécialisées au Québec. Les BD sont toutes de très bon calibre et méritent le détour!

La page m’a demandé peu de travail pour la mise en tons de gris, parce que j’ai moins « tété » pour dessiner mes blancs et noirs. On remarquera aussi que j’ai enlevé plusieurs cadres, ce qui fait mieux respirer la page. La fonction « dégradé » est très utile, pour donner un effet de profondeur comme dans cette page-ci.

Ceux-celles qui observent le brouillon noteront que j’ai rogné sur le rocher à la fin et légèrement déplacé le cerf-volant qui s’envole.

Maitresse des vents se déroule dans la civilisation de super-jardiniers, plusieurs années avant le cycle de La quête de Chaaas.

***

Une note, la mort  de Jack Layton nous rappelle que le cancer est une maladie révoltante. Pensez-y: un paquet de cellules en désordre parasitent et, trop souvent hélas, tuent des êtres humains intelligents! J’ai donc été touchée par la lettre qu’il a écrite (ou dictée, dans son état de faiblesse) pour les Canadiens.  C’est une excellente idée, et ces mots nous insufflent plein de courage pour faire face aux difficultés.

Cette caricature de Garnotte (journal Le Devoir) est empreinte d’un symbolisme qui fait mouche. Soyons tous des tuteurs droits et généreux pour les jeunes arbres!

Caricature de Garnotte dans le Devoir

Pour fêter l’été

Adalou Page12 brouillon au crayon bleu, accentué avec GIMP

L’été vient d’arriver, à 13h17 chez nous !

Voici une autre page de BD crayonnée, et rendue en tons de bleus foncés après le scan. J’ai laissé les bords de la feuille pour donner une idée du format de travail de 10 par 15 po.

Notez le trait d’encre noir dans le haut de cette page, un petit accident arrivé lors du dernier Free comic Book Day. Heureusement, un petit coup de traitement graphique avec GIMP  et rien n’y paraîtra!

Avis aux amateurs, j’ai gardé la même ligne d’horizon pour les deux premières cases. Entre les deux cases du bas de page, cette ligne monte légèrement. Idéalement, j’aurais  dû la dessiner au même niveau pour donner une impression de continuité.

 

 

Pour se changer les idées

Maîtresse des vents - Page11 - brouillonUn brouillon de page au crayon bleu et à mine 4H réalisé récemment. Le bleu pâle n’est pas facile à scanner.

Une page de BD terminée en tons de gris

Un avant-goût de la BD qui paraîtra dans le prochain numéro du magazine Nexuz3.

Maîtresse des vents, Page 1

Ce n’est pas la même page que celle des crayonnés, mais ca donne une idée du résultat final.

Sur la foisonnante planète Luurdu, une jeune fille rêve de devenir maîtresse des vents, et réussir dans l’art complexe des chorégraphies de cerfs-volants. Ce ne sera pas de tout repos! Problèmes familiaux et rivalités seront au rendez-vous… Et comme je le rappelle, cela se déroule dans l’univers de Chaaas.

Les 6 premières pages de l’intrigue se retrouveront dans le numéro 5. Nexuz3, édité par Gérard Lévèque,  se spécialise en plein dans mon créneau, la BD de science-fiction et de fantasy!

 

Une page de BD en réalisation

Pour les curieux, voici une planche d’un projet en cours, « Maîtresse des vents ». Dessinée au crayon bleu et repassé à la mine 4H. Ca change de mon style caricatural.

Brouillon de la page 9

Pour les fans, c’est bien la même Adalou kha Narri qu’on rencontre dans Les vents de Tammerlan (série La quête de Chaaas). La BD, destinée aux jeunes, retrace une partie de sa jeunesse sur la florissante planète Luurdu.

La première scénarisation a été faite à l’intérieur de 24 heures, lors d’un 24-24 en 2009, puis je n’y ai plus retouché avant janvier dernier. C’est pour cela que le titre, en haut, est en anglais!

La fête à Jules

C’est le 180e anniversaire de naissance de l’auteur et visionnaire Jules-Verne aujourd’hui!

l'auteur de 20 000 lieues sous les mers

Je raconte souvent son histoire aux jeunes. Il travaillait pour un notaire et écrivait dans ses temps libres les voyages auxquels il rêvait. Peu de gens savent à quel point Jules-Verne a trimé dur pour  faire publier ses romans, se voyant refuser 13 manuscrits avant que le 14e soit accepté!

Cet auteur de science-fiction (n’ayons pas peur des mots)  a écrit 65 romans, une vingtaine de nouvelles et trente pièces de théâtre.

Son seul regret fut que ses Voyages Extraordinaires, pour lesquels il faisait une recherche aussi sérieuse que les connaissances du temps le lui permettaient, n’étaient pas pris au sérieux dans le milieu littéraire. Il fut toujours considéré comme un écrivains « pour les enfants ». Pourtant, ses livres sont très loin du pop-corn littéraire qu’on passe aux jeunes!

Cet écrivain est un exemple de persévérance, car imaginez s’il s’était découragé à son premier refus… ou son second refus! Dans une réalité alternative, il serait devenu avocat ou notaire et nous n’aurions pas eu la joie de lire toutes ces histoires (et de voir les adaptations au cinéma!)

Jules-Verne n’a pas autant voyagé que ses personnages, mais il a pu voir les chutes du Niagara. Celles-ci lui ont sans doute inspiré son roman historique Famille-sans-nom (sur la révolte des patriotes de 1837). Ce roman fut, dans ma vie,  à l’origine d’une belle amitié qui débuta au collège Brébeuf et continue aujourd’hui….

Et aujourd’hui, Jules Verne poursuit ses voyages! Couverture des Voyages du Jules-Verne

Non seulement des sous-marins ont été baptisés Nautilus, mais un orbiteur spatial porte son nom. Le vaisseau dans lequel Armelle Clécy voyage a été appelé le Jules-Verne en hommage à cet auteur.

Et voici  l’entête spéciale de Google. Mignonne, non? Je l’ai sauvée pour vous!

entête du 8 février