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La science-fiction à l’école

En cette première journée du congrès Anticipation, se tenait un atelier spécial sur l’enseignement des sciences et la SF.

Animé par Julie Czerneda, auteure de mérite, biologiste de formation ayant longtemps enseigné les sciences, l’atelier se déroulait dans les deux langues. Il est malheureux que les professeurs du Québec étant en vacances, fort peu ont assisté à cet atelier.

Julie Czerneda et Michèle, lors de l’atelier

Julie Czerneda et Michèle, lors de l'atelier

Éric Gauthier a donné une présentation sur ses expériences avec les élèves au secondaire. J’ai présenté mon atelier sur la crème glacée littéraire destinée au primaire ou secondaire, et le sympathique Phillippe Colin nous a enrôlé pour jouer des sketches tirés de contes de science-fiction, qu’il montre au primaire. Francine Pelletier et Christian, l’époux de Danielle Martinigol, se sont prêtés à cette expérience.  On comprend que les petits en redemandent!

Les volontaires pour le sketch

Les volontaires pour le sketch: Christian et Francine, reprenant Robbie le robot, d’Isaac Asimov. Costumes fourni par l’animateur!

Ingénieux Philippe Colin

Ingénieux Philippe Colin!

Quelques notes

Julie Czerneda utilise la SF, une ressource mal connue, pour présenter la démarche scientifique aux jeunes et pour développer leur imagination. Entourés de publicités revêtant les atours de la science, il faut que les élèves voient la science comme quelque chose qui les aide à comprendre l’univers qui les entoure.

« Que la science soit pour les jeunes tout aussi importante que la marque de  rouge à lèvres que les vedettes préfèrent. »

Julie constate la pauvreté des bibliothèques scolaire en livres de SF accessibles: des ouvrages plus courts, des nouvelles. Le projet « About SF » recense des livres accessible pour les jeunes adultes. Un exercice en classe est de rédiger un texte sur les conséquences d’une technologie.

Pour Jean Pettigrew, éditeur de la maison Alire, la SF est la seule littérature qui pousse les idées à leur maximum.  Pour lui, la SF est tournée vers l’univers, l’extérieur, vers une réflexion sur l’avenir de l’humanité, tandis que la littérature mimétique est davantage tournée vers l’intérieur (triangle amoureux, etc.)

George Henri Cloutier, enseignant au CEGEP retraité, a fait l’expérience de faire lire un livre de SF, _Shambleau_ à ses élèves.  Cependant, les filles avaient du mal à s’identifier à la SF de cette époque (avec le sexisme ambiant) que reflète la série de nouvelles signées par Catherine L. Moore. En offrant un choix de genres aux jeunes (polar, SF ou classique), les proportions restent les mêmes. Plus de garçons choisissent la SF, les filles du classique… Il est bon de ne pas imposer un livre de SF, car cela amoindrit la mesure de liberté, de révolte et d’évasion que la SF a été pour toute une génération.

Julie mentionne que la SF procure des aventures agréables, et passé la puberté des lecteurs, on peut aborder des sujets plus lourds de conséquences, comme la destruction du monde, etc. (Un panel ultérieur aborde la facon d’écrire de la SF « pour les jeunes », et les problèmes de représentation de violence ou sexualité explicite..)

Danielle Martinigol rencontre souvent des profs aiment ses livres, mais détestent la SF. Le terme science-fiction rebute les enseignant-e-s.  Elle souligne que les jeunes en France lisent de la SF jusqu’à 14-15 ans, mais que la pression élevée d’étude pour le « bac » au lycée fait que les lectures en-dehors des « classiques » diminuent. Si les jeunes redécouvrent les genres, ce sera au niveau universitaire…

Jean-Louis Trudel présente sa mallette à thème scientifique, une initiative de bibliothécaires, contenant de livres de fiction et non fiction pour faire découvrir les sciences. Chaque mallette exploite un thème: écologie, astronomie, physique, génétique…

Un participant pose la question, pourquoi une telle connotation négative de la SF? Parce que les professeurs employaient souvent des textes de SF pour illustrer des erreurs ou des abus de la science (exemple, Soleil vert), ce qui peut rebuter des jeunes.

Bref, le premier contact des jeunes avec la science-fiction doit être piloté avec finesse.

J’ai donné une agréable entrevue à Anne-Sophie Blondin, des Années lumière à Radio-Canada.  J’y explique que la SF est une saveur moins bien connue de la crème glacée littéraire…

Poésie magnétique

Finalement la Quête de Chaaas n’a pas remporté le prix Trillium, demeurant finaliste, mais j’ai rencontré de nouvelles et merveilleuses personnes. Et gagné un bel ensemble de poésie magnétique!

Certains prix littéraire sont centrés sur les gagnants en oubliant les autres dès l’annonce des vainqueurs. Ce n’est pas le cas des prix Trillium, organisés par la SODIMO (Société de développement des médias de l’Ontario). Les organisateurs ont tout fait pour que les finalistes se sentent respectés et considérés comme des membres actifs de la société (au lieu du cliché dorénavant célèbre de l' »Artiste du dimanche en conserveArtiste du dimanche« .

Ma mère, qui s’est tapée plus de cinq heures de train depuis Montréal, pour assister aux lectures, a été enchantée de son expérience.
Ma mère, moi-même et Daniel Marchildon, un des finalistes "adultes"

Ma mère, moi-même et Daniel Marchildon, un des finalistes « adultes », auteur de L’eau de vie.

Michèle avec Mireille MessierMichèle avec Mireille Messier, auteure jeunesse, un peu après les lectures publiques du 15 juin.

Par hasard, nous portons deux pendentifs réalisés par des artistes locaux. Le mien (qui ressemble à une planète), a été fabriqué par Kimber Lee, de Mississauga.

Tous les finalistes ont reçu, une petite boite de mots magnétiques tirées des 17 livre en lice.
Magnetic poetry, from the 17 books in the Trillium shortlistPoésie magnétique. Quel plaisir de lire « Chaaas » sur mon frigidaire! Les autres belles phrases étranges sont de mon mari.

Et le jeudi suivant… je reçois ceci:

Lettre de félicitations de mon député provincialLettre de félicitations de mon député provincial de Mississauga-Streetsville, Bob Delaney, très officielle. (Si vous savez que son chat s’appelle Obi-Wan, vous comprendrez qu’il n’est pas étranger à la SF populaire. Si, si, il se promène parfois avec!)

Devant, on voit la petite boite de poésie magnétique toute enrubannée.

Comme auteure dont l’oeuvre subit souvent le silence des médias (titre d’un célèbre livre de Colette Beauchamp), ces témoignages d’appréciation me font chaud au coeur, tous politiciens qu’ils soient!

J’ai écrit une lettre de remerciement à la Sodimo, dont voici un extrait.

« Comme auteure de science-fiction, ma responsabilité sociale est de voir loin, de penser en avant, vers les défis qui nous attendent alors que nous devrons faire face aux conséquences de nos choix présents. Présenter aux jeunes les saveurs de la crème glacée littéraire pour les encourager la lire, à apprendre et à persévérer, constitue une tâche motivante. « 

Mon roman de science-fiction finaliste aux prix Trillium 2009

Mon roman La Quête de Chaaas retrouve parmi les 17 livres finalistes aux prestigieux prix  Trillium 2009. (Voir le  communiqué de mon éditeur Médiaspaul.)

Organisés par la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO), ces prix récompensent l’excellence littéraire en Ontario.
Ca fait toujours un petit velours quand un roman de genre, la Science-fiction dans mon cas, se classe finaliste pour un prix de littérature générale.

La Quête de Chaaas explore avec audace l’univers d’un adolescent qui cherche à se faire une place au soleil dans une civilisation de super-jardiniers. Volé, puis laissé pour mort dans le désert glacé où se déroule la quête des cosses d’azan, Chaaas jure de faire payer le coupable. Mais une graine de hasard s’en mêle…

Des lectures publiques et le gala de remise des prix auront lieu les 15 et 16 juin prochains, à Toronto.

Une solution au casse-tête arctique

La banquise arctique rétrécit comme une peau d’âne, symptômes de changements climatiques qui affectent aussi le reste du monde.

Protéger le milieu arctique et ses habitants est un casse-tête pour les gouvernements et les organisations écologistes car il y a  deux problèmes en même temps:

1- la disparition de la banquise arctique nuit aux ours polaires qui ne peuvent plus se reposer, et aux phoques qui ne peuvent plus y mettre bas. Ceci sans parler des autres espèces, dont un crustacé, le copépode (dont se nourrit la morue arctique), et une migration de saumons du Pacifique sur le territoire de la morue arctique… De plus, la banquise contrôlerait le relargage du mercure dans l’atmosphère.

Ours polaire - Wikipedia

2- le réchauffement climatique lié à l’albedo de la mer libre de glace. Les eaux libres de glace, plus sombres, absorbent davantage la lumière solaire que la glace très blanche de la banquise qui joue le rôle de miroir. Le réchauffement de ces eaux nuirait à la circulation du courant Gulf Stream.

Observations sur la banquise arctique

Ainsi, plus la banquise se réduit, plus l’océan Arctique se réchauffe rapidement. Réchauffement relatif, car cette grande masse d’eau très froide, au lieu de rester sous forme de banquise, exerce un impact sur la météo. On mentionne souvent la « masse d’air arctique » en météo.

Voici donc une proposition, réalisable avec nos moyens techniques actuels pour contrer l’effet de serre. C’est même pas de la science-fiction, et enfin, un usage utile du pétrole!

La solution au réchauffement polaire!

La solution au réchauffement polaire!

La solution la moins coûteuse possible serait d’établir un sandwich de polymère assez épais et léger pour:

– flotter sur la mer salée

– soutenir le poids d’un ours polaire (ou d’une motoneige) qui se promène dessus

– résister à la corrosion marine

– Résister à l’usure (et aux griffes!)

– Comporter des ouvertures aléatoires pour que les phoques puissent respirer en surface.

– Capables de s’ancrer les unes aux autres comme les pièces d’un casse-tête.

– biodégradable à  long terme, pour ne pas rajouter à la pollution dans la chaîne alimentaire… Le long terme étant une trentaine d’années.

À déterminer:

– la surface de banquise artificielle nécessaire pour augmenter l’albédo, pour qu’un effet climatique soit observable à moyen terme.

– le coût de production par unité de surface.

– Le nombre de sous-marins russes ou américains qui abîmeraient la banquise en y émergeant. D’où l’utilité d’un système en pièces de casse-tête, ménageant des aires libres.

– l’épaisseur de la couche d’eau d’embruns qui gèlerait par-dessus cette banquise artificielle.

Dans la BD, j’ai imaginé un sandwich de polymères avec des polystyrènes expansés récupérés. Ce n’est toutefois pas la meilleure solution car cela nuirait au milieu en se dégradant.  Un plastique emprisonnant de nombreuses bulles d’air pourrait flotter en gardant une résistance acceptable. Les parcelles pourraient se séparer pour permettre le passage des bateaux.

On pourrait laisser flotter plusieurs grands îlots, qui se rejoindraient selon les courants. Éventuellement, cette fausse banquise finirait par se désagréger, mais cela prendrait une trentaine d’années. Elle aura eu le temps de faire oeuvre utile…

Et ce serait une avenue utile pour l’industrie pétrolière, car la construction va exiger une immense volume de pétrole transformé en polymère.  Faut l’utiliser, pas le brûler!

Comment faire pousser une histoire

Une idée de départ, c’est comme une graine que tu mets en pot. Une nouvelle: un pot plus petit,  un roman de 500 pages, un plus gros pot. Mais attention à ne pas entreprendre un projet trop ambitieux…

Quand on voit trop grand

Il faut lui laisser du temps et l’espace pour pousser, lui fournir de l’eau (du temps d’écriture, de la planification) et de la bonne terre bien aérée pour les racines (réflexion personnelle, puiser des informations sur le sujet). Et les amis écrivains qu’on rencontre? C’est de l’engrais, et du bon!!! Rencontrer des copains-amis-collègues motive!

Donc, on pense à son idée, qui bourgeonne. On définit peu à peu son intrigue principale, ce qui se passe, et parfois la fin, sans trop de détail. À cette étape, je fais un mini-synopsis comme une bande-annonce de film. Je dessine aussi mes personnages, pour mieux les explorer. Certains auteurs de lit-gen pensent à leurs personnages très longtemps avant d’écrire leur première ligne (Yves Beauchemin, chez nous), toutefois, ce n’est le cas de tous écrivains.
Arroser patiemment son histoireArroser patiemment son histoire

En nourrissant ta plante, elle pousse et s’enracine en toi: quand tu fais les recherches, de nouvelles idées surgissent, parfois contredisent des péripéties de départ. De nouveaux personnages apparaissent, prennent de la consistance. Tu t’attaches à certains que tu croyais secondaires, qui vont prendre une meilleure définition. Ca m’est arrivé dans mon dernier roman (Les vents de Tammerlan) et cela a enrichi l’histoire!

À un moment donné, je compose une liste d’épicerie (plutôt qu’un plan rigide), de « ce qui arrive »: situation de départ, événements, rebondissements, en une phrase chacun, facile à permuter en cas de besoin.

Liste d'épicerie

La plante fait des fleurs… on sent que l’histoire s’est assez cristallisée dans la tête pour commencer à l’écrire. J’enrichis ma « liste d’épicerie ». Souvent j’ai déjà écrit la moitié du livre, le début et la scène finale. C’est le milieu qui reste moins défini. Là, je pense encore aux personnages secondaires que je veux faire découvrir, à la progression dramatique, aux thèmes, etc. Je vais insérer les scènes nécessaires au milieu et dans ce qui j’ai déjà écrit.

Il arrive un moment pénible, où on s’apercoit qu’il faut élaguer. Des branches poussent dans trop de directions, l’intrigue se perd dans un fouillis… Étape cruelle mais nécessaire: si ce n’est pas sur le premier jet écrit, on le fait plus tôt, à la liste d’épicerie. Des fois, surtout en débutant, on s’attache émotionnellement à une phrase, un paragraphe, une scène… Eh, que c’est difficile!

Il faut élaguer !Il faut élaguer !

À la fin, comme dans mon cas c’est de la SF jeunesse, je repasse sur la grammaire, j’enrichis par les quatre ou cinq « sens » les descriptions, je rajoute une réplique humoristique ou deux. Je révise les descriptions: je suis particulièrement faible pour décrire des couleurs. En plus, comme mon prochain roman porte sur une civilisation non humaine, je ne peux utiliser des mots comme terre-de-sienne, etc. Idem pour les unités de mesure, le mètre, l’heure, la minute, et les expressions « tout-à-l’heure », à bannir.

Après, on laisse la plante se reposer trois semaines ou deux mois, avant de réviser le texte. Des idées auront germé entretemps. Si la plante est en bonne santé, on voit tout de suite si ces idées « de la onzième heure » enrichissent ou non l’histoire.

Plus tard, c’est le directeur littéraire qui grogne et fait retravailler-élaguer. Même dans cet intervalle, il m’est arrivé d’avoir l’idée des détails savoureux, que j’ai pu intégrer au texte final. C’est la dernière « taille » de notre plante.

Voir grand: le Salon du livre de Paris

Le salon du livre de Paris est-il trop gros?

1700 kiosques, un kilomètre de marche d’un bout à l’autre…  Le salon demande de bonnes jambes! Par chance, les couloirs très larges permettent d’y déambuler à l’aise malgré l’achalandage.

Voici une trouvaille, que le Salon de Montréal, avec ses 800 kiosques, devrait imiter: ca et là, on a aménagé des espaces clos appelés « Pauses-lecture », où des tables et des fauteuils confortables accueillent les visiteurs fatigués. On peut lire en se reposant les pattes, sous l’oeil vigilant d’un employé ou bénévole bibliophile.

Par contre, Montréal peut se passer de la fouille avec détecteurs de métaux à l’entrée (Israël étant l’invité d’honneur en 2008).

Ici une photo de ma table de dédicace.  J’ai eu un succès d’estime auprès des bibliothécaires (venus par pleins autobus de toutes les régions de France), dont peu connaissaient mon oeuvre. J’ai distribué beaucoup de feuilles d’information.  À cause du grand nombre d’éditeurs regroupés sous cette bannière, il n’y avait pas beaucoup de mes livres en stock; cependant, j’en avais apportés dans mes valises.

Ma table de dédicaces, située juste sous l'énorme enseigne triangulaire de Québec édition

Notez la position de l’énorme enseigne triangulaire de Québec Édition, suspendue par trois petites cordes…  C’est un gentil Parisien qui a pris la photo, monsieur Philippe Savouret qui avait l’oeil bien ouvert pour déceler le gag. Merci!

Pour les esprits mathématiques, rapportez la position au sol de cette enseigne si elle avait chuté d’un seul coup.

J’ai eu la chance de rencontrer des dessinateurs sympathiques: Linda Medley, (Castle Waiting, traduit par le Chateau l’Attente) est une rare auteure tout public, avec une vision à la fois rafraîchissante et ironique des contes de fées.

Linda est une jeune femme aux cheveux noirs et courts, aux yeux pétillants. Fatiguée de ne pas trouver éditeur à son goût, elle s’est lancée dans l’édition indépendante, avec tout ce que la chose comporte de risque et de gouffre financier. Finalement Fantagraphics a repris tout le premier cycle publié chez Olio Press, et la traduction française de 530 pages est sortie fin 2007.

Le Château l’Attente s’est mérité le prix du public du dernier festival d’Angoulème. L’album regroupe sous une belle couverture cartonnée la première série du Château dessinée par Linda.

Linda Medley signant à Paris 2008

On a discuté dessin, en particulier chevelure. J’ai un mal de chien à dessiner des tresses, or, beaucoup de mes personnages en portent dans ma prochaine série… Linda m’a suggéré de faire comme elle pour les tresses: s’en fabriquer une avec de la laine et suspendre au mur de son studio. Bonne idée… Un peu comme l’auteur de BD Terry Moore, je ne peux qu’admirer la patience et la persévérance de Linda, qui apprend d’ailleurs le francais et m’a fait une dédicace dans ma langue! (photo)

J’ai croisé Philippe de la Fuente au Speed booking (eh oui, j’y ai passé moi aussi!) Avec beaucoup de chance, j’ai passé assez rapidement avec ce dessinateur d’humour qui vient de sortir chez Delcourt son deuxième album de la série Humour Juif, Allez l’hébreu! Son graphisme rappelle un peu Franquin.

Quoi qu’il en soit, nous avons discuté un peu boutique et son opinion rejoint mon impression. Le marché européen est peu ouvert pour mon style réaliste, car les exigences graphiques sont si élevées que chaque page me demanderait dix jours de travail à temps plein, de la conception à la réalisation. Ce n’est pas compatible avec mes activités d’écrivaine et de mère.

Mes animations se déroulaient à l’autre bout du kilomètre de Salon… près des kiosque d’éditeurs de BD. J’ai eu un public réticent le premier jour (dès qu’ils ont entendu mon accent, les jeunes s’amusent à lancer des sacres prononcés à la francaise…)  Mais mon public a été plus réceptif le second jour, et j’ai d’ailleurs fait plusieurs dédicaces.  Voici la description sur le site du Salon de Paris, les 18 et 19 mars.

La grande taille du Salon fait que cependant, même avec la meilleure volonté du monde, on manque beaucoup de confrères-soeurs écrivains!

Je salue l’auteure  Anne Lanièce qui m’a guidée à travers les jardins du Luxembourg, le Palais Royal et a su me faire apprécier cette ville pleine d’histoire! En mars, le printemps fleurait bon, pendant que je pensais aux deux mètres de neige qui m’attendaient encore chez nous…