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Le pouding Conservateur

Le Pouding Conservateur!

Pendant que notre Premier Ministre chante une chanson des Beatles en commandant ses F-35, j’ai écrit  un air plus approprié (sur l’air du célèbre  Pouding à l’arsenic, du film Astérix et Cléopâtre).

Démocraties empoisonnées

Dans un grand bol d’électeurs
Délayez du bon bitume
Faites tiédir à la casserole
Un grand verre de pétrole

Oh, je vais en mettre trois!

Quelques gouttes de cigue
Des cadeaux pour les sangsues
dépossédons l’citoyen

– Donnons-lui du poivre en grains
– Non!
– Ah, bon

Émiettez les statistiques
les sciences le CRTC
quand nos préjugés suffisent
à construire une prison

– Oh, je vais en construire cinq !

Dans un petit plat à part
baisser les pensions des arts
à la valeur d’un dé à coudre

– Et un peu de sucre en poudre
– Non!
– Ah, bon.

Diluez l’enseignement
dans du venin du privé
pour adoucir le mélange
ajouter quelques millions

– Oh, je vais en mettre un seul

Décorez de fruits confits
Un beau lac artificiel
deux milliards pour le G-20

-Et un peu de répression
-Non… euh, ouiii !!!
-Ah, je savais bien que ça serait bon…

*

Le Pouding Conservateur
nous permet ce pronostic
en mai sur les bords du fleuve
que mangeront les crocodiles?

Pouding Conservateur: l'inquiétante conclusion

(cc) Savante folle 2011.   cc= creative Commons license

Pour le contexte, voir les articles  suivants:  ici, ici et ici. Et tiens, .

Eh oui, la savante se mouille! Étant à la fois scientifique et artiste, je n’aurais jamais cru qu’un jour un Premier Ministre ferait fi des deux! Jamais non plus un PM ne m’avait traitée (avec un grand nombre de personnes formidables qui contribuent à faire du Canada un pays avancé) de parasite social.

Artiste "du dimanche" en conserve

Je m’ennuie donc de Joe Clark…. Du temps où PC voulait dire Progressiste-Conservateur!



Images et imaginations du Salon de Montréal

La plume japonaise couverture

D’abord, la bonne nouvelle: la savante folle a brisé son record de dédicaces de livres (lire: de ventes à ma table) à un Salon de Montréal. Plus de 50 romans et albums ! Ma BD La plume japonaise a été un franc succès, avec sa couverture attrayante et une intrigue accessible pour tous les âges.

Ambiance du salon du livre de Montréal

Petit moment de vide surréaliste en début de Salon. J’ai lu un article dans le supplément Spécial Salon du Livre de La Presse sur les femmes bédéistes présentes au  SLM (hélas, pas moyen de retrouver l’article sur le web). On a comme d’habitude oublié ma présence. Pourtant, le communiqué de presse de Vermillon avait été communiqué (beurk, quelle vilaine phrase!)

L'auteure invisible!

Le journaliste a eu tellement de mal (ou manqué de temps) à nommer des praticiennes du 9e art qu’il a recouru à des vedettes absentes du Salon (Brétécher!?) et à des auteurs masculins en visite. Au moins, il a mentionné Adeline et Karine. C’est toujours cela de gagné!

En garde, sinistre!

Une autre mésaventure: samedi PM, la savante folle s’est fait « éjecter » de sa table de signatures avant la fin de son heure de dédicace à Prologue.  Pour faire place à cet individu mystérieux, à gauche sur la photo!

Celui qui a bumpé la Savante folle de sa tableAh, les vedettes! J’en ai profité pour lui signaler l’étrange absence de candidats du Bloc à Mississauga… Le gag « L’auteure qui se fait buster de sa table de signatures par un politicien » est en travail…

Mais la savante folle a eu sa revanche: mon confrère Claude Bolduc a été plus populaire que Gilles, comme en témoigne cette photo!
Claude Bolduc plus populaire que Gilles D.

Les confrères-consoeurs talentueux :

Jeudi le 18 novembre

Gilles Laporte, dédicaçait ses Rupert K. (je les ai presque tous). On se souvient de Bruno qui nous a quitté deux ans plus tôt. Quand on reste à 6 heures de train de Montréal, c’est précieux de retrouver les compagnons de la route bédéesque!

Gilles Laporte et la savante folle

Vendredi le 19 novembre

Adeline Lamarre, une bédéiste et scientifique de formation, on a des atomes crochus!

Adeline Lamarre à ma table

Michel Lacombe et Benoit Godbout, L’académie de chasseurs  de primes (et de chasseuses, pas de principe de la schtroumphette ici!) que je recommande chaudement.

Godbout et Lacombe en dédicaceJe rappelle que Benoit a aussi collaboré à la très hilarante série Blaise le Blasé qui se déroule au Québec (et dont je suis devenue une fan finie! ) Lui et Michel forment un tandem du tonnerre.

Détail de la dédicace par Benoit Godbout

J’ai beaucoup dédicacé, jusqu’à 17h. Quelques photos du lancement collectif des éditions du Vermillon, vendredi à 17h00 au kiosque du RECF. Monsieur Jean-Claude Gonzales, des éditions  duVermillon, a présenté La plume japonaise.

JC Gonzalez et Nicole Champeau

On le voit ici avec Nicole Champeau, lauréate du prix du GG 2009 pour son essai sur Pointe Maligne, l’infiniment oubliée.

Maman et tante Josette écoutent Jean-Claude GonzalesOn note maman et ma tante qui écoutent religieusement…

J-C Gonzales et Mireille Messier

Ici, Mireille Messier qui a un sourire éclatant pendant que JCG présente Coup de théâtre à Stratford, (illustré par Marc Keelan-Bishop)

 Christ Oliver

Christian Oliver, l’artisan derrière la conception et le montage graphique de La plume japonaise. C’est grâce à lui que l’album est si beau! Il scénarise la collection Wallaby avec Karine Church au dessin.

Samedi le 20 novembre

Ensuite, voici Gabriel Morrissette et Éric Thériault, des confrères de longue date qui signent Frankenstein re-assembled, une belle collection sur le thème du monstre rejeté)!

Gabriel Morrissette et Eric Theriault signent Frankenstein re-assembled

Je rappelle que Éric signait Veena dans un style très fluide-classique qui nous remplit d’une douce nostalgie. Gabriel, je le connais depuis plus de vingt-cinq ans, quand il dessinait Northguard avec Mark Shainblum au scénario.

La savante folle a mis le grappin sur Eric Thériault !
Ici-bas, Sirkowski, auteur de la très dynamique miss Dynamite et fin connaisseur de matériel militaire !

Sirkowski, l'homme derrière miss Dynamite!

En après midi (près de la table de Claude Bolduc superstar!)  Ariane Gélinas (Brins d’éternité) et Geneviève Blouin, une autre auteure dont on m’a rappelé le nom. Envoûtantes!

Ariane Gelinas et une amie auteure resplendissantesDeux autres fans: ma soeur Marie-Josée (à droite) et son amie, avec mes livres.

L'artiste et sculpteure Marie-Josée Laframboise (droite) avec une amie

Le samedi soir, c’est la pleine lune et les éditions Alire comptaient leurs auteurs fantastiques et une ou deux science-fictionneuses. En fait, Francine Pelletier a adroitement évité ma caméra.

Natacha Beaulieu et un sympathique ectoplasme!
Natasha Beaulieu, auteure fantastique, dédicace Le deuxième gant à un sympathique ectoplasme. Coudonc, ce siège était si vide…

Philippe Aubert-Côté, lui dédicace pour ses fans féroces, en chair et en os! D’ailleurs, pour moi, y’en a un qui est rentré dans le Salon sans payer…

Philippe-Aubert Cote et ses fans féroces

Le dimanche matin

Une heure « volée » juste avant de prendre le train (heureusement, la gare centrale est juste à coté du Salon!) me fait rencontrer deux nouveaux jeunes auteurs qui ont une belle voix.

Samuel et André

Pour en finir avec novembre par Sylvain Lemay et André St-Georges au dessin (c’est lui que j’ai rencontré) et Parfum de lilas de Samuel Leblanc, une touchante chronique d’un été à la campagne. Les deux publiés chez 400 Coups.

Et après… à nouveau la course, vers mon train!



Souvenirs du dernier 24-24

Voici quelques photos de cet événement mondial, 24 heures de création en continu au Image Collection Comic Shop de Streetsville.  On a commencé à midi tapant cette année. Ca nous a pris une bonne heure pour décider quoi dessiner, donc c’est vers 1h30 qu’on a commencé!

Les thèmes cette année, à respecter (au moins un):

– Conflit, interne ou externe

– Croissance d’une idée

– j’me souviens pus des deux autres!

J’ai pris des personnages qu’on a entrevus dans la Plume Japonaise, et leur ai développé toute une aventure de science-fiction. J’ai découpé grossièrement huit pages avant de plonger dans la production.

Une idée de l'ambiance à 9h30 PM

Une idée de l’ambiance à 9h30 PM.

À gauche, Daniel Oshino, notre héros de l’an dernier, a fait une visite avec sa petite fille, qu’on espère aussi douée que lui!  Derrière, notre 4e participant et le seul gars du 24-24 cette année, Mike, 14 ans.

En plus de moi, Tiff aux cheveux bleus (15 ans!), Kim l’artiste (dans ma tranche d’âge) et Mike le blond ont relevé le défi, mais c’est plaisant d’avoir des amis qui visitent , s’assoient à côté et dessinent!

On se taquine, à 9h30. Les deux gars sont de passage.

On se taquine, à 9h30. Les deux gars sont de passage, mais celui de gauche a réussi le premier 24-24 complet (il a produtit 24 pages encrées) chez Todd, il y a trois ans. On voit Todd, le gérant de la boutique, en arrière avec les cheveux longs, il s’est laissé poussé une barbe depuis l’an dernier.

Kim a commencé solide, en décidant qu’elle allait produire des pages écrites plus que dessinées, une approche audacieuse. Elle est repartie vers 11h. Mike et Tiff, étant mineurs, sont retourner dormir chez eux vers 11h30 pour revenir en matinée. Ce qui veut dire que j’ai eu une partie de la nuit toute seule avec mes dessins. Ça m’a aidée, car ça dessine moins vite en placotant!

Cette fois, on a travaillé sur du format plus petit, genre manga, donc ca aide!

Une page bien rouge de Tiffany

Le travail de Tiff: voici une auteure underground à surveiller! Elle a juste 15 ans, et on sent l’inspiration de Tim Burton dans son atmosphère. Son histoire complète couvre 8 pages. Mike a fait une histoire de zombies, avec 4 petites cases par page ce qui lui a permis de compléter ses 24 pages lui aussi et d’y mettre du rouge.

Moi, j’ai laissé faire pour les couleurs! Ceux qui me connaissent savent pourquoi! J’ai été un peu stressée vers 4h00 AM car je me suis rendue compte qe j’avais vraiment un chance de terminer mon encrage, mais tout juste!

Page Derniere Minute

À 11h40 AM, je terminais ma couverture, quand, à 15 minutes de la fin, Daniel, qui est revenu nous hanter, m’a dit (en anglais): heye, t’as oublié d’encrer ta page 20!

Inutile de dire que j’ai gaulé pour finir à temps!

Les 3 Auteurs Triomphants

Les trois auteurs (Kim n’est pas revenue) posent avec leurs planches terminées!

Ma BD de 24 pages encrée!

Voici mon travail terminé. Mon encrage n’est pas parfait, mais il surpasse ce que j’ai fait l’an dernier. Une aventure complète des Otaku Ladies!

Virage 54 s’en vient… avec ma couverture!

La revue Virages, qui avait récemment perdu son financement du gouvernement fédéral, va sortir son numéro 54 avec une belle illustration dont je suis l’auteure. Avec la permission de Marguerite Andersen, directrice de  Virages,  voici la couverture du numéro qui va sortir. Le montage a été réalisé par Estelle de la Chevrotière.

Virage 54 Illustration de couverture par Michele Laframboise

Ça faisait un mois que je me creusais la tête pour trouver une image et l’échéance approchait. Marguerite souhaitait « quelque chose de sauté » , une illustration très originale, moi étant une auteure de  science fiction et tout… L’inspiration est venue pendant que je révisais un manuscrit dans le train entre Ottawa et Toronto. J’ai dessiné la ville flottante au crayon à mine dans la train, puis repassant les traits à l’encre. De retour, je l’ai digitalisée, pour ajouter les couleurs.

Par honneur, Marguerite continue de verser un salaire à tous les collaborateurs de Virages. J’ai choisi de ne prendre que la moitié du cachet prévu, pour aider à couvrir les frais de fonctionnement de la revue. *

Voici l’illustration, intitulée « Francophonie universelle ».

Couverture de Virages 54

Le ciel bleu de cette vision de SF est inspiré par un titre de recueil  Grand ciel bleu par ici, de Robert Dickson, ** poète francophone de Sudbury.

Ces villes éthérées, dont la forme vu sous cet angle rappelle le trille,  sont reliées entre elles, et à leurs planètes nourricières. Cette belle vision de science fiction représente aussi la culture et les nécessaires liens qui doivent continuer de nous unir.

Grand ciel bleu par ici

Robert Dickson

* cachet

J’aurais pu faire cette illustration de façon complètement bénévole, mais ça n’aurait pas envoyé le bon message. Les écrivains et artistes ne sont pas des « rêveurs » qui  « s’amusent à écrire ou dessiner dans leurs temps libres ». Ils-elles sont des professionnels qui partagent idées, inspiration et réflexions avec le public.  Ils et elles consacrent du temps et des efforts pour réaliser leurs oeuvres,  une contribution sociale valable.

** Robert Dickson

J’ai eu la chance de la rencontrer en 2005 et 2006, dans des salons du livre en Ontario. Il était très affable, dynamique, on ne lui donnait pas son âge! C’était une belle voix qui s’est envolée le 19 mars 2007 au petit matin…

Un sourire de sable

Visage de sable

En vacances, il arrive des événements inattendus et agréables, comme cet après-midi à la plage des Singing Sands.
Chateau de sable un sympathique château de sable.

Les sables ne chantaient pas beaucoup ce jour-ci, à cause des pluies récentes, mais le mélange de limon et de sable fin cimentés par l’humidité se prêtait bien à la sculpture!

 Le visage en travail. Frédéric (le petit) aide Frédéric (le grand)

Non, il n’y avait pas de concours de sculpture de sable.

À cette époque où la valeur d’un artiste est souvent adossée à son succès financier, je ne peux m’empêcher de goûter cette oeuvre éphémère et gratuite, que le temps, le vent et l’entropie effaceront doucement.
Visage terminé et les artistes
J’apprécie cet effort, ce don par des voyageurs québécois.  Merci à Frédéric, Dominique et à leurs amis, pour ce sourire de sable!

Visage avec les notes de musique

Une autre vue, plongeante! (Il faut monter sur les solides épaules de quelqu’un pour la prendre!)

Mon Frédéric à moi y a aussi participé, il a apporté du limon gris pour souligner les sourcils, et Gilles a déniché des petites roches pour aider à tracer les traits fins.

Quelque petites orchidées souriaient aussi!

orchidee jaune

Une vue générale de la végétation de la plage.

Herbes Plage

Une première revue littéraire blessée

La revue franco-ontarienne Virages, dont le 53e numéro devait sortir incessamment, vient d’annoncer qu’elle cesserait ses activités, faute de financement.  Les nouvelles exigences du fonds d’aide aux publications de Patrimoine Canada l’ont exclue de la manne fédérale.

Ajout du 24 juin 2010: Marguerite Andersen, la directrice de la revue (elle-même chichement rémunérée), affirme à Radio-Canada -Toronto que Virages va poursuivre ses activités mais il manque 6000 $ au budget de fonctionnement annuel.  J’ai modifié le titre pour refléter cette volonté.

À son honneur, Madame Andersen refuse catégoriquement de réduire le cachet des auteurs qui publient leurs nouvelles dans Virages. Elle évoque une réduction du nombre de publications par année, de 4 à 2 ou un.

Je reprends son message et lance un appel aux abonnements pour la seule revue francophone hors-Canada.  Les nouvelles sont multigenres, assez courtes donc la lecture n’est jamais ennuyeuse.

Quant aux revues de l’empire Québécor  et de Sélection du Reader’s Digest, qui tirent à des centaines de milliers d’exemplaires, vont continuer de recevoir leurs grasses subventions.

Je ne pose pas ici de jugement sur la qualité intellectuelle ou l’orientation politique des revues en question  (je lisais des Sélection quand j’étais petite), mais la progression des journalistes et auteurs sera d’autant plus difficile. La marche vers la publication sera très haute, et elle apparait quasiment improbable dans des revues qui n’ont aucune vocation littéraire. Sans oublier qu’il faudra plaire au roi!

Le message qui sous-tend ces changements : si tu es riche, on t’aide, si tu es pauvre, débrouille-toi! Ou, plus prosaïquement, prend tes responsabilités! Un méta-message plus insidieux est le suivant : un artiste ou écrivain qui crève de faim va déployer des trésors de ressources et d’énergie pour s’en sortir. Regardez Vincent Van Gogh. Si il ou elle réussit, c’est par sa seule force de caractère et sa persévérance, un exemple qu’on ira ensuite claironner à tous les autres qui ont eu moins de succès.

Si l’artiste se décourage, décroche et passe le reste de sa vie dans un travail au bas de l’échelle dans le secteur des services, on applaudira l’effet de sélection sociale.  Un béesseux de moins!*

On jette une poignée des graines sur l’asphalte et on leur dit: envoye, pousse!

Ça vaut pour les gens et pour les revues qui sont des véhicules de la pensée, porteurs d’idées originales, ou transmetteurs de préconceptions.

Une plante, pour se développer, a besoin d’eau, d’un bon terreau, d’un peu d’engrais ou de compost, et… de temps!

Exiger le génie instantané, un succès-minute, est irréaliste. Et ensuite renvoyer nez-à-nez les happy few du milieu artistique face aux autres qui bossent pour joindre les deux bouts, est simplement cruel.

L’année 2010 est l’année de la biodiversité.  Or, cette biodiversité devrait s’exprimer dans la société.

Entre les graines jetées sur l’asphalte et les arbres bien entretenus qui font de l’ombre, entre les artistes qui en arrachent et ceux assis au sommet, il y a de la place pour une foule de situations intermédiaires. Sans rouler sur l’or ou atteindre un succès mondial, il existe des façons variées d’être et de vivre de son art, qui ne méritent pas le mépris que lui consacre le présent gouvernement.

Je salue bien bas tous les lecteurs et lectrices de cette chronique qui en arrachent. Lâchez pas!

…et bonne St-Jean-Baptiste !

———

* (extrait de l’article de Rue Frontenac mis en ligne en février 2009) « Les données les plus récentes disponibles auprès de Patrimoine Canada démontrent que Quebecor a bénéficié d’une aide financière de 2,15 M$ depuis deux ans dans le domaine du magazine. Ces subventions ont été versées pour la création de contenu d’une quinzaine de magazines, dont

Le Lundi (173 042 $),

Écho Vedettes (254 774 $),

Dernière Heure (207 842 $),

Moi et Cie (93 353 $, uniquement en 2007-2008),

et Clin d’oeil (203 007 $).  »

Alors, qui sont les vrais assistés sociaux?

Les blouses qui rient jaune

La savante folle tente de déjaunir ses blouses

Le phénomène de jaunissement du coton blanc défie les nettoyeurs depuis des siècles. Draps, blouses, mouchoirs, lavées pas lavées, gagnent une teinte jaune.

Je suis dessinatrice: Le jaunissement du papier me saute aux yeux quand je regarde mes vieilles archives… heureusement, les marchands vendent du papier à pH équilibré, qui ne s’altère pas avec le temps.

Qu’est-ce qui cause cette jaunisse des blouses et des draps de coton blanc? D’ailleurs, ce sort est-il réservé aux seuls cotons? Souvenez-vous de ces fameuses blouses « infroissables » en nylon! Peut-on créer du coton à pH équilibré?

Soit l’acidité ambiante de notre sueur salée contamine nos blouse. Un petit coup de Javex et hop! le problème se règle… pour peu de temps. (Et du point de vue écologique, le javellisant chloré n’aide pas). Hélas, très vite, le jaune revient.

Lave, lave et relave, rien à faire!

Au secooooours! Existe-t-il une solution pratique au problème du jaunissement des blouses?

Dédicaces au SILQ

Voici mon horaire de dédicaces au SILQ, à la fois comme écrivaines et bédéiste.  Le 23e FBDFQ s’y tient, en même temps, et j’y ferai des animations et du dessin en direct (en fait, ca va être un atelier de truc et astuces).

Venez prendre un café avec moi mercredi soir à 18h45!  (stand 347, scène)

PROLOGUE:

L’axe de Koudriss (La quête de Chaaas, tome 3)  Médiaspaul, 208 p.

RECF:

La plume japonaise, Vermillon, 56 p. Lancement de ce manga bourré d’action et d’humour

Horaire

MERCREDI

7 avril


RECF 10h-11h  (pas sur, mon avion arrive à 10h35!!!)

ESPACE FANZINE:  12h à 13h

PROLOGUE 13h à 15h

RECF 16h-17h

CAFÉ rencontre: 18h45 , café gratuit!!

Souper entre auteurs, 21 h

Restaurant BLU Bar & Grill (854, rue St-Jean)

JEUDI

8 avril

PROLOGUE 10h à 12h

Dessin en direct  à 12h30

RECF  14h-15h

ESPACE FANZINE:  15h à 16h

RECF  18h-19h

VENDREDI

9 avril

RECF 10h-11h

Dessin en direct à 11h30-12h00

PROLOGUE 13h à 14h30

RECF 15h-16h

PROLOGUE 19h à 20h30

SAMEDI

10 avril

RECF 10h-11h

PROLOGUE 13h à 15h

RECF 16h-17h

DIMANCHE

11 avril

RECF 10-11 h

PROLOGUE 11h à 12h

L’espace fanzine est dans l’espace du 23e FBDFQ , kiosque 347


Les conservateurs veulent-ils conserver Radio-Canada?

Le 25 mars, en raison d’un manque à gagner de 171 M $, Radio-Canada a annoncé qu’elle allait devoir vendre des actifs et sabrer 10 % de ses effectifs, soit 805 postes, dont non moins de la moitié dans les services français.

RadioCanadaLogoPremiereChaine
Demeurant en Ontario, j’écoute beaucoup Radio-Canada, la première chaine.

Il y a chez nous d’autres stations de radio francophones régionales (comme Windsor) qui sont menacées. Je suis une fan de l’Heure des comptes (merci Jean Racine!), de Vous êtes ici, de Macadam Tribu et d’autres émissions qui sont condamnées, sans doute parce qu’elles nous donnent une information trop utile. Les sujets qu’elles abordent me touchent, me permettent de connaître les conséquences sociales de nos choix.

Le gouvernement « conservateur » a puisé des milliards dans ses poches profondes pour maintenir en vie les constructeurs de voitures pétrolivores, mais ils ont coupé dans le budget, pourtant modeste (1), de Radio-Canada. Ce même gouvernement a refusé de venir en aide à Radio-Canada, à qui une avance de fonds sur ses crédits parlementaires ou la possibilité d’emprunter aurait suffit.

Les « conservateurs » veulent-ils conserver ce phare culturel qu’est Radio-Canada, ou préfèrent-ils le laisser s’amoindrir et s’éteindre à petit feu, laissant les Canadiens aux prises avec les sirènes du showbizz privé? Ces entreprises privées, elles aussi, pigent allègrement dans nos poches par des chemins détournés… (2)

À trop vouloir centraliser, privatiser et uniformiser, on se prive de l’immense potentiel de créativité qui permet de faire face aux difficultés et de trouver des solutions aussi équitables qu’audacieuses.

Plusieurs artistes, journalistes et citoyens inquiets ont déjà créé le site SOS Radio-Canada, qui expose l’absurdité de ces choix. J’appuie toute solution créative pour retrouver mes choix d’émissions favorites ou leur équivalent sur la Toile.

Artiste du dimanche en conserve
Autoportrait de l’artiste « du dimanche » en conserve

Notes

(1)
À 40 $ par Canadien, Radio-Canada offrirait un bon rendement sur l’investissement. À seulement 0,09 $ par jour par personne, la radiodiffusion publique canadienne ne se classerait que 15ième parmi 18 pays industrialisés. Elle se classerait loin derrière la Suisse (154 $), la Grande-Bretagne (124 $) et la France (80 $)…

(2)
…Par de généreux crédits d’impôts!