Une aventure de l’intrépide Lady Byrd!

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Équipée de son guide Sibley, de son chapeau d’exploratrice et de ses fidèles jumelles, Amanda Byrd poursuit les volatiles les plus insaisissables, aidant parfois une âme en peine. Pour la première fois, l’intrépide observatrice doit amener sa turbulente petite-nièce en excursion, en ce jour si tranquille de SuperBowl… elle qui préfère de loin voir un Superb Owl!

Humour et humanisme pour les amateurs d’ornithologie!


Le jour du “Superb Owl”

Une aventure de l’intrépide Lady Byrd!

Notre guide pointa du doigt en silence une des foisonnantes branches d’épinette couvertes de neige. Je n’eus pas longtemps à chercher pour découvrir le résident, son plumage crème moucheté de caramel se confondant avec le décor, et sa face un grand cœur pale marqué par les deux billes sombres de ses yeux. Cet oiseau nocturne faisait de son mieux pour éviter la violente lumière du jour.

C’était rare de voir une chouette rayée de si près, par un après-midi de février : elle se perchait à une douzaine de pieds du chemin que notre groupe d’amateurs suivait. Sa taille, environ 22 pouces de la tête à l’empennage de sa queue, faisait que je pouvais me dispenser de mes Bushnell 8×42 pour le regarder. Il me semblait que je pourrais étendre le bras pour caresser le duvet sur sa tête ronde.

Non pas que je me permette un geste aussi impoli devant ma petite nièce! Mais la première petite-fille de ma sœur n’éprouvait pas la même retenue. Elle porta ses mitaines rouges en coupe devant sa bouche, ses yeux bruns brillant de malice.

— Hou, hooou! fit-elle.

Un œil sombre comme un abysse cligna sous une paupière crème. La chouette pivota sa tête comme une tour de tank pour investiguer la source du bruit.

La plupart des chouettes et hiboux avaient des iris colorés d’un vif orange ou doré autour de pupilles rondes. La chouette rayée avait des yeux d’obsidienne, du verre noir, les iris invisibles.

Cet oiseau nocturne ne bénéficiait pas d’yeux fendus comme ceux des chats pour minimiser la lumière entrante, aussi protégeait-il ses rétines sensibles en baissant les paupières.

Ses paupières duveteuse à demi-fermées lui donnaient un air de sagesse débonnaire ou d’ennui fatigué. Certains oiseaux comme le grand hibou montrent de superbes projections qui ressemblent à des oreilles pointues, mais ce ne sont en réalité que des plumes. Celles de la chouette barrée sont aplaties contre sa tête.

 Le mouvement de la chouette excita davantage la petite Mona.

— On dirait une boule de crème glacée au caramel avec des noix!

Je frissonnai.

On peut toujours compter sur les enfants pour parler de crème glacée en plein hiver, songeai-je.

Les couleurs de cet oiseau me rappelaient plutôt ce pull de laine trop grand qu’une de mes tantes adorées avait tricoté pour moi (elle avait oublié que les années d’adolescence étaient aussi des années de croissance.) Ce pull avait été blanc cassé avec des motifs brun clair, complètement à l’opposé des couleurs festives favorisées lors des années 1960. 

Je l’avais porté pour un temps, pour faire plaisir à ma tante, et comme camouflage pour observer les oiseaux. Éventuellement, les mites le découvrirent. Ma mère défit la laine et se tricota un foulards chaud avec.

Des décennies plus tard, je portais ce même foulard pour mes excursions d’hiver; ses teintes peu agressives faisaient moins peur aux oiseaux.

J’aspirai l’air frisquet à travers le foulard. Les basses températures m’empêchaient de sentir pleinement l’odeur des pins et la neige fraîchement tombée, mais la vieille laine était imprégnée de la patience de ma mère. Je portais aussi un sac à dos plus lourd avec une bouteille thermos et une collation.

Au moins, c’était une formidable activité d’aller compter les oiseaux un dimanche de « Superb Owl », comme nous l’appelions. L’habitude de sortir voir les oiseaux en ce dimanche particulier avait été lancée dans les années 1990 par une passionnée d’ornithologie et depuis, beaucoup d’amoureux des oiseaux avaient découvert à quel point ce dimanche était calme, tant dans les bois que les parcs urbains. Les foules de promeneurs se tarissaient en ce jour.

En ce moment, mon neveu, de même que la moitié de la population des États-Unis, se vautrait sur son divan en regardant des joueurs de football aussi colorés que des oiseaux qui se disputaient une incroyable somme d’argent. Même les commerciaux coûtaient jusqu’à plusieurs millions de dollars.

Ce qui veut dire que, le jour du SuperBowl, notre petit groupe d’amateurs avait à lui seul tout ce grand parc situé près d’Albany, NY, et ses multitudes d’oiseaux, incluant nos discrètes, superbes chouettes.

— Hou, hooou!

Du moins, si un de nous arrêtait d’effrayer les oiseaux avec son enthousiasme débordant.

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Exercice de défoulement (que je n’ai pas besoin d’expliquer)

Mich;ele entrain de pratiquer ses coups de pied au derrière!

Ça défoule et ça fait du bien!

Une finit, l’autre commence

Salon du livre de Montréal

Tous les mois de novembre ramènent la Savante folle au Salon de Montréal.

Voici, en une image, mon horaire de signatures: je vais être collée sur la scène de Radio-Canada au REFC (en rouge), et sur l’entrée au kiosque Solaris (en violet) !

Plan du salon de Montréal
Stand 228 Regroupement des éditeurs franco-canadiens (REFC)
Jeudi : 15h à 16h
Vendredi : 18h à 19h
Samedi  : 16h à 17h

Stand 600, Solaris
VENDREDI :19h30 à 20h30
DIMANCHE  : 13h à 14h

Les livres que je signe:

Les revues Solaris dans lesquels j’ai publié un texte. Nouvelles

Rose du désert, (Pris AAOF 2024) suit une héroïne qui voit tout en noir! Il faut dire que son déficit d’attention et les défis cognitifs de son « cerveau capricieux » ne l’aident pas beaucoup à se faire des amis… à découvrir pour la voix narrative d’une adolescente « aro-ace« .

Le secret de Paloma (Prix Trillium 2023), présente une colonie qui survit tant bien que mal. Alouette vient de perdre sa meilleure amie, et cherche à comprendre ce qui a pu pousser Paloma à s’enfoncer dans le désert.

Il devrait rester aussi des Projet Ithuriel (2012), roman d’anticipation sociale dans une ville dévastée par l’ère des « choix difficiles », où tout est privatisé…

Pour en savoir plus

Un petit pas à la fois…

Je sais que les USA sont en pleine élection, mais ici, la Savante folle a appris que sa proposition de Reconversion d’édifices abandonnés en logements écologiques a été acceptée à 71,3 % au dernier congrès du Parti Vert du Canada, et s’intègre dans le programme officiel.

Photo de Christian Thu00f6ni sur Pexels.com

C’est une démanche entreprise depuis juillet 2023, et qui a été fort exigeante, surtout que cette année et a été occupée par les ennuis de santé, et le décès, de ma belle maman. La recherche de documents d’appui, puiser dans mon ancienne spécialité, expliquer en session zoom les avantages, répondre aux objections, amender le libellé… a pris beaucoup d’énergie.

Pas étonnant que beaucoup d’entre nous trouvent que la démocratie c’est trop dur… et manifester avec une pancarte, plus simple! L’exercice démocratique s’est fait avec le concours d’une plate-forme qui facilite les prises de décisions: We Decide.

La proposition concerne de nombreuses usines et centres commerciaux laissés à l’abandon au cœur des villes, pendant que la crise du logement empire. Pour en savoir plus, aller ici: les liens vers le documents d’appuis sont aussi donnés.

https://wedecide.green.ca/processes/create-proposals/f/457/proposals/5952

La Savante folle trouve que manifester avec une pancarte est plus facile que de préparer un programme politique qui a de l'allure!
La Savante folle trouve que manifester avec une pancarte est plus facile que l’exercice de préparer un programme politique qui a de l’allure!

La saison des feuilles, des salons et… des prix!

des feuilles bien rouges de notre amélanchier

Ouf, c’est l’automne, un Salon n’attend pas l’autre. Après les deux prix reçus au Congrès Boréal en septembre, je courais au Salon Steampunk de la Capitale (dont je préparais l’article) avec une ambiance électrisante. Je retourne à Ottawa pour la Can*Con, la convention canadienne de SF, où j’aurai une table de vente pour Échofictions.

Et à peine revenue du Salon Steampunk, en voici un autre beau prix qui arrive!

Un beau vendredi

L’AAOF et le Salon du livre Afro-Canadien à Ottawa m’ont fait une belle surprise. En effet, j’ai eu la joie d’être lauréate du prix de littérature jeunesse de l’AAOF pour Rose du désert, une histoire dans laquelle j’ai mis beaucoup de temps et de réflexion, qui aborde la neurodiversité, l’entraide, et le pardon.

Je suis reconnaissante aux éditions David, car le travail de révision littéraire s’active à rendre plus accessible l’histoire qui a longtemps bouillonné dans la tête de l’auteure!

Le Prix de littérature jeunesse AAOF est financé par l’entremise du Fonds Françoise-et-Yvan-Lepage (AAOF) de la Fondation franco-ontarienne, à qui je dois ma gratitude. (J’ai rencontré Françoise Lepage et garde un beau souvenir d’elle.

Un extrait des commentaires des membres du jury (que je remercie aussi) :

Fougueuse, Rose affronte les nombreux défis qui s’enchaînent, découvrant ainsi ses forces et celles de sa communauté où chaque individu est appelé à jouer un rôle. L’autrice réussit magistralement à présenter la voix de Rose, un personnage authentique, à la fois fort et vulnérable. Sa plume habile nous offre un récit captivant, débordant d’imagination.

L’héroïne est une narratrice avec une voix teintée de pessimiste et d’ironie. Pour les curieux-ses, voici la page du livre Rose du désert au REFC. (Une portion du montant du prix doit être consacrée à la promotion du livre.)

Mon entrevue au lendemain du prix, à Échelle humaine, Ici Radio-Canada.

Les amies finalistes

Parfois les prix effacent les finalistes de la mémoire des gens, ou les médias les oublient, alors j’en profite pour vous encourager à découvrir Mireille Messier (Pas de chevaux dans la maison, biographie de Rosa Bonheur illustrée par Anna Bron, éditions Orca) et Claudia Lahaie (Les voies du Slam, éditions David, qui suit trois ados aux parcours différents mais unis par l’amour du slam).

Les voies du slam

Par les temps qui galopent (hihi!) il faut prendre la parole et s’exprimer sur les joies de la lecture. Les auteurs ne sont pas en concurrence, mais en « coopétition », car on s’entraide pour se faire connaître.

Je lis de tout et le partage sur mes blogs et dans mes lettres. Personne ne peut, bien entendu, lire tous les livres qui se publient, mais je fais rayonner autant que je le peux les livres que j’ai aimé, afin que leurs pages réchauffent les coeurs qui en ont le plus besoin.

À toute vapeur au Salon Steampunk de la capitale!

Affiche du Salon Steampunk 2024

Quelle capitale?

Avant de poursuivre, un mot pour préciser que la capitale de ce titre est… Aylmer, jadis pressentie comme capitale dans les années 1800 en tant que grand centre urbain.

On a eu droit à une bière artisanale Steampunk, la Kraken, et un recueil de nouvelles sur le thème du Salon, 20 000 lieues par les chemins d’eau. (J’ai malheureusement manqué la tombée mais je me reprendrai.) C’est un festival très vivant et dynamique.

Et avec une bière édition spéciale Steampunk, brassée localement à Montebello, la Kraken!

J’ai répondu à l’invitation des organisateurs, dont Dominique Dufour, président de SteampunkPQ, qui a organisé mes conférences sur le thème du chocolat.

En passant, il y avait un sympathique chocolatier présent de Montebello. Inutile de dire que je me suis procurée des tablettes de dégustation!

Et du chocolat

Du chocolat pour se donner du courage!

Merci à la boutique Chocomotive de Montebello, présente avec d’excellents chocolats à déguster. J’explique souvent que la science-fiction, c’est du chocolat. Voir ici et ici. Ça m’a inspirée puisqu’une de leurs offres réunit des chocolats noir, blanc, au lait, et Ruby (une nouvelle espèce!)

En effet, il y a une grande liberté dans l’agencement du sucre et du cacao pour obtenir du chocolat noir (plus de cacao), blanc (plus de beurre de cacao), au lait, et même une nouvelle espère, le chocolat Ruby, qui est rose, obtenu à partir de fèves de cacao naturellement fruitées. Ce n’est donc pas un chocolat aux fraises!

Eh bien, il y a de la science-fiction très dure comme celle-ci où les idées et les concepts se disputent la vedette, et aussi, de la SF moins pointue mais tout autant intéressante quand on ajoute dans notre recette un peu de sucre et de saveurs. On a de la romance SF, des policiers du futur, des comédies de SF. L’humour, l’aventure et des personnages attachants aident à faire passer les idées!

Les cageux, héros méconnus

Mes moments favoris: découvrir des trucs historiques dont j’ignorais tout. Comme l’histoire méconnue des « Cageux », des bûcherons hardis qui naviguaient sur la rivière des Outaouais et le St-Laurent, pour convoyer d’immenses plateformes faites de planches et s autres) Le célèbre Jos Montferrand (1802-1864) a non seulement été bûcheron, mais aussi maître de cage, dirigeant un contingent de rameurs.

Car ce qu’on appelle des cages n’ont rien à voir avec des prisons! C’étaient d’immense radeaux faits du bois coupé et équarri qu’on envoyait en Angleterre, avec des billots et des troncs que qualité moindre qui soutenaient les autres, et eux étaient revendus à Québec. Le radeau pouvait mesurer jusqu’à 500 m de long, et les raftmen manipulaient des rames longues comme ma cour arrière pour le diriger!

logo de la Maison des Cageux

Isabelle Regout et Alexandre Pampalon ont présenté des photos étonnantes, car j’ignorais tout des raftmen (à part la chanson), et n’avais vu que les fameux billots libres qui flottaient sur l’eau. Ils ont emporté en démonstration un morceau de cage flottante, fonctionnelle! Il va sans dire que c’était une opération remplie de danger, et un radeau pouvait se désagréger sous la force des courants et des rapides. Pour en savoir, plus, voir la maison des Cageux, à Lanoraie.

Signer avec des amis

Joelle Rivard, Claude Bolduc et moi signions nos livres pour les Six Brumes. Je dois beaucoup à Joe Rivard qui m’a donné des lifts, car Aylmer n’est pas le centre-ville de Gatineau, avec les trains de banlieue!

Joelle Rivard, auteure de Ces machines que nous devenons, aux 6 Brumes et Claude Bolduc (qui n’a pas une araignée au plafond!) qui lançait L’Ensemenceur, au même éditeur. On peut voir mon premier roman de SF publié aux Six Brumes, La ruche.

Et merveille, des FANS déjà abonnés à ma lettre mensuelle m’ont trouvée aux galeries d’Aylmer, et sont repartis avec mes recueils de nouvelles!

Et la richesse visuelle

Sans compter toutes les personnes qui par leurs atours ont fait de cet événement une réussite.

Un fier gentleman !
Deux ladies qui portent bien leur toilettes à thème marin!

La belle mécanique, plaisir des yeux!
La belle mécanique, plaisir des yeux!

J’ai rencontré le sympathique Pascal Aubut, alias Honza Harmonicus, auteur et conteur steampunk; et Atomic Kitty Studio, à qui j’ai acheté un sac artisanal, et de sympathiques pirates qui savaient amuser les enfants.

Batailler avec des épées

Non mais que serait un festi Steampunk sans démonstration de combat ?

Nos escrimeurs s’activent avec des épées en fer (gauche) et en polymère (droite). Chose surprenante, elles ont le même poids (j’ai vérifié).

La savante folle a manqué les duels d’ombrelles, mais elle a gentiment profité de l’occasion pour une introduction à l’épée. Ayant jadis fait deux sessions d’escrime classique (sabre) au Cepsum, je pensais à l’avance: ouille, mes pauvres genoux!

Heureusement, les techniques du combat de type médiéval épargnent mes genoux. C’est fou tous les trucs contre-intuitifs, comme se servir du pommeau et la garde pour dévier les attaques. C’était tout en lenteur par prudence, avec des épées en plastique, lourdes. Et oui, le mythe des épées lourdes du Moyen-âge en prend un coup aussi.

Merci aux instructeurs du centre d’Escrime historique du Downtown Ottawa. !

En conclusion

La savante folle s’est bien amusée. Le gros plaisir du Steampunk, en plus d’acheter des accessoires et des livres, c’est de se faire prendre en photo !

Merci à Josée de Steampunk Ottawa!

La Savante folle remporte deux prix Aurora-Boréal

Le Congrès Boréal qui se tenait au Cégep Bois de Boulogne, rassemble les amateurs et auteurs de SF francophones. Depuis dix ans, les Prix Aurora-Boréal y sont décernés (séparés des prix anglophones Aurora.) Avant le Congrès, des votes de mise en nomination pour les Prix Boréal sont comptabilisés des œuvres publiées/diffusées en 2023, et le vote final a eu lieu en fin de semaine. Dinaliste dans deux catégories, je n’avais pas beaucoup d’attentes mais… Surprise!

Ma BD Ruego et le blogue de la Savante folle (ici!) ont été récompensés.

Ruego, mock-up 3D

Un grand merci à mes hordes de fans fantastiques qui m’ont décerné le prix Aurora-Boréal 2024 de la meilleure BD, avec Ruego (2023, Echofictions).

Ruego provient d’une nouvelle de Jean-Louis Trude, paru dans Solaris en 1999 (sous le titre Passions étouffées sous la pierre cendreuse), et adaptée par moi-même, avec un peu d’aide graphique de Salvador Dallaire, en 2003 dans le fanzine Zine-Zag 14 et 15; en 2007 en anglais pour un lancement à Windsor; en 2014, une édition limitée en français. Enfin, en 2023, une édition enrichie par une section de croquis et un historique, est publiée par Échofictions.

Mon blogue de la Savante folle est arrivé ex-aequo avec une formidable collègue, Mariane Cayer et son blogue Les lectures de Prospéryne! Le blogue de Prospéryne existe depuis longtemps, et ce n’est pas rien de recenser régulièrement les romans de genre! On a besoin de ces personnes qui prennent le temps de lire et de commenter, car le nombre étourdissant de publications, face à notre temps libre et aux prix des livres, nous empêchent de tout lire.

D’ailleurs, il y avait, seulement en SFF francophone, une pléthore de romans éligibles (dont Rose du désert, David 2023) aux Prix Aurora-Boréal. Je me souviens du temps où on pouvait lire tout ce qui se publiait au Québec en un an. *

Ce fut un moment particulièrement émouvant, car c’est la première fois que je remporte un prix Boréal. En plus du témoignage d’appréciation par mes pair-es, j’y ai gagné de superbes plaques artistiques préparées avec amour par notre grande dame de la SF, Élisabeth Vonarburg. C’est un service que l’écrivaine de Saguenay nous rend chaque année (et non, ce n’est pas de l’IA mais des productions d’artistes 3D).

Mes plaques de prix Boréal, aimablement préparées par Élisabeth Vonarburg. L’insecte est particulièrement impressionnant.


* Avec quelques best-sellers en prime. Le cheval d’orgueil, chronique paysanne très dure de Pierre-Jakez Hélias publiée en France en 1975, avait trôné au sommet du palmarès de La Presse pendant deux ans! Avant Le cheval d’Orgueil, il y avait eu d’autres succès, dont Papillon de Henri Charrières, et Le Parrain de Mario Puzo, les deux sortis en 1969.

Rose du désert… fleurit encore!

Rose du désert, (David) est finaliste au prix AAOF de littérature jeunesse 2024 !

Voici les trois livres finalistes, et des auteures que je lis avec joie! Je recommande chaudement « Pas de chevaux dans ma maison » par Mireille Messier et illustré par Anna Bron. Comme dessinatrice, j’adore les chevaux, et les toiles impressionnantes de Rosa Bonheur, et je l’ai acheté… pour moi!

Être finaliste à un prix littéraire me dit que je n’écris pas dans le… désert!

Le dévoilement aura lieu en fin octobre à Ottawa. Pour plus d’information voir ici:

Images de la When Words Collide

La WWC, qui se tenait au Delta de Calgary du 16 au 18 août dernier, m’a permis de recharger les batteries créatives, et de dire coucou à mes collègues de la plume. Pour les curieux, l’horaire est encore disponible ici

des livres, des livres.... Ma récolte de livres (inclue aussi Scintillation 5) Il en manque quelques-uns dont un de Premee Mohamed, The Butcher in the Forest. et l'antho Carpe Noctem (vendu avec les petits dés. Il doit bien se trouver quelque part... :^)
Ma récolte de livres (incluant aussi Scintillation 5) Il en manque quelques-uns dont un de Premee Mohamed, The Butcher in the Forest. et l’antho Carpe Noctem (vendu avec les petits dés. Il doit bien se trouver quelque part… :^)
Robert Runte. Graeme Cameron (qui publie Polar Borealis à ses frais), Allan Weiss (auteur du recueil Making Rounds) et une courageuse fan-auteure inconnue.
Robert Runte, une autorité sur la SF canadienne; Graeme Cameron (qui en plus de faire un bye-bye, publie Polar Borealis à ses frais), Allan Weiss (auteur du recueil Making Rounds) et une courageuse fan-auteure inconnue.
Michele et Susan Forrest (lancement de Undaunted) 15 août à Calgary
Michele et Susan Forrest (lancement de Undaunted) 15 août à Calgary
Juste pour le fun, l'auteur principal de Undaunted, Dave Sweet, était arrivé équipé!
Juste pour le fun, l’auteur principal de Undaunted, Dave Sweet, était arrivé équipé!
L'éditeur de Undaunted, Mark Leslie, qui se dépatouille depuis des années avec sa maison indépendante Stark Reflections (avec Gilles, Michèle la savante folle, et Susan Forrest co-auteure de Undaunted)
L’éditeur de Undaunted, Mark Leslie, qui se dépatouille depuis des années avec sa maison indépendante Stark Reflections (avec Gilles, Michèle la savante folle, et Susan Forrest co-auteure de Undaunted)
Avec Brenda Carre, rencontrée en 2016 au Anthology Workshop à Lincoln City. Brenda portait une belle veste différente chaque jour de la convention!
Avec Lyn Worthen, qui écrit des thrillers et de la dark fantasy.
Guy Immega, auteur de Super Mother Earth, qui aime la hard-SF!
Guy Immega, auteur de Super Mother Earth, qui aime la hard-SF! J’ai acheté son livre aussi.

La Slush, c’est bon…

Graeme Cameron, Susan Forrest, Michael Martinek, Ella Beaumont. Missing: Rob J. Sawyer. Reader: Kevin Weir.
Graeme Cameron, Susan Forrest, Michael Martinek, Ella Beaumont. Manquant: Rob J. Sawyer (arrivé plus tard). Reader: Kevin Weir.

Le panel le plus utile si vous débutez en écriture, c’est celui appelé « Slush fiction ». Le terme slush provient du grand volume de soumissions que les premiers lecteurs-trices doivent se taper pour en sélectionner une infime partie. J’ai participé au premier mais il s’y trouvaient des auteurs et anthologistes à l’oeil perçant!

Alors les lecteurices expérimenté-es décèlent très vite les tics, les erreurs ou les clichés. Je suis aussi reconnaissante à Rhonda Parrish, Adria Laycraft, Shirlee Smith, Ella Beaumont, Greame Cameron.

Mon exemple favori d’écueil, revenu deux ou trois fois en deux sessions:

– NE débutez PAS une histoire avec un personnage qui se réveille (dans une chambre blanche, encore pire!)

– ÉVITER: le personnage qui regarde, observe trop… ça attire l’attention sur le fait qu’il-elle ne fait rien ou attend!

– Il faut savoir très vite QUI raconte, ou QUI on suit, et le problème à résoudre doit arriver aussi vite.

Les oubliés… tannés d’être tassés sur la bande!

Cait Gordon, Arlene Marks, Madona Sakoff, Rick Overwater, Fiona McTaggart

Trop souvent un auteur introduit un-e personnage secondaire handicapé dans une histoire, surtout pour cocher la case handicap. MAIS le traitement montre que souvent les auteurs n’ont pas la moindre idée de ce que c’est que vivre l’expérience. (Je plaide coupable ici au moins une fois, par contre, dans Les nuages de Phoenix, Blanche est l’héroïne.)

Mon panel préféré, We are the heroes, not the sidekicks: Building worlds and stories in SFF that centre disabled protagonists avec Cait Gordon, l’auteure de ce livre, Cait Gordon and Iris and the Crew tear Through Space et les collègues: Arlene Marks, Madona Sakoff, Rick Overwater, Fiona McTaggart. Je connais moins les autre participants, mais je retiens que peu de personnes marginalisées à cause d’un handicap se reconnaissent dans la fiction.

Et c’est tout aussi enrageant quand la personne qui nous ressemble est juste un sidekick. Ou encore, on « guérit » le handicap de la personne et là, yahooo, tout est beau! Ou bien, le héros sauve une personne qui fait pitié mais, ô surprise de loterie! il s’avère être le « whizkid » talentueux qui va sauver la colonie!

J’ai beaucoup appris, et apprécié cette vision inclusive, pas du tout réductrice des personnes qui ont juste de besoins particuliers d’assistance technique et d’aménagement. Dans l’univers de Cait Gordon, tout est accessible et personne ne se considère « disabled ».

À noter que ça rejoint le piège que vivent bien des athlètes des jeux para-lympiques: pitié ou inspiration.

En cadeau à la fin

Il restait beaucoup de livres de SF à la p’tite librairie sauvage… J’ai donné des livres pour les bénévoles.
En fin de convention, avant notre souper d’au-revoir, tout le monde est content.

Et après un excellent souper avec des collègues qui retournaient le lendemain. Le lendemain, Gilles et moi nous sommes permis une belle promenade dans les parcs de Calgary. Je ne manquais pas de lecture!

Le très beau Heritage Park.

NOTE de fin: je suis hyper-lente pour écrire les compte-rendus de conventions de SF. Dire que dans deux semaines, c’est le Congrès Boréal…

Mes Olympiques

Eh oui, la savante folle fait du sport!

Le week-end du congé civique a été fertile en activité sportives: la Savante folle s’est livrée à de la course à pied (12.5 km dimanche), a fait des trajets en bicyclette (12 km lundi) et de la natation : plus d’une heure de nage lundi dans une piscine publique (illustrée en 5 minutes sur Clip-Studio, record de vitesse).

En fait, plus que ça en comptant les trois jours: 17 km de course à pied, 16 km de bicyclette… J’ai fait un petit effort ne pensant aux JO de Paris, et aux athlètes et leurs familles.

Et je dis BRAVO à tous ceux-celles qui ont atteint les 4e et 5e places!

et les 6e, 7e, … que la chance ait été ou non avec vous! *

Non, vous n’êtes pas au pied du podium, snif, snif c’est donc triste!

Oui, les médias ne voient que l’or, l’or, l’or, au point que les médaillés de bronze ou d’argent sont relégués dans l’ombre.

Oui, parfois on passe à un cheveu d’une victoire, à une chute imprévue d’une médaille.

Vous avez travaillé dur, subissant dans certains cas des pressions mentales insoupçonnées, et l’imprévisible s’est produit.

J’ai écris cet article voici plusieurs années, et c’est encore de mise. Pour vous, j’offrirais une médaille en chocolat!

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* Moi, je serais arrivée 36 millionnième.

Sauble Falls, une rivière pour rêver…

Quelques photos pour faire rêver. Des oiseaux, des couchers de soleil, des promenades en kayak au petit matin… Tout pour nous faire désirer un monde plus convivial, plus harmonieux.

La savante folle en kayak sur la rivière!

Au petit matin, un miroir presque parfait… un symétrie étourdissante.

J’y ai vu des animaux comme ces tortues peintes qui se réchauffent sur une vieille branche. Se promener en kayak avec des jumelles pour observer les oiseaux, et un téléphone pour prendre les photos est risqué!

Reflet presque miroir d’une aigrette blanche à l’affût, au petit matin.

Du blanc au noir, un cormoran qui se sèche au soleil. Le cormoran plonge beaucoup et souvent, nageant une bonne distance sous l’eau, pour réapparaître plus loin.

La dure réalité des plantes envahissantes qui causent l’eutrophisation des lacs (et des rivières), font mourir les plantes indigènes par manque de lumière. Les engrais phosphorés participent aussi au phénomène. Les joyeux vacanciers en bateau doivent d’ailleurs bien nettoyer (et sécher!) leur embarcation avant et après utilisation pour contrer la propagation de la moule zébrée.

Et que serait une destination touristique sans sa plage de sable doux, animée par des épaves de bois sec aux allures fantastiques?

Un promeneur solitaire! En fait, il y avait deux espèces de goéland, ceux à bec cerclé, les plus courants, et le goéland argenté, plus gros.

Je recommande chaudement le Kit Wat Marina au bord de la rivière Sauble Falls (cette photo vient du site de l’hébergement)! On avait la chambre en bas en face du pot de fleurs. Et on peut utiliser les canots, kayaks et paddle boards (avec veste de sécurité) toute la journée! Le bon mari a beaucoup aimé cet endroit, près de l’eau, et lui aussi a pris plein de photos!

Coucher de soleil capturé depuis mon kayak sur la rivière, avec un petit clin d’œil du soleil qui se retire pour la nuit. Et la savante folle va en faire autant….