Grandeurs et misères de la table de dédicace – 10

Le Fan qui veut être gentil et vous souhaite bonne chance

Ce gag est le tout premier qui me soit venu à l’esprit, mais pas le premier que j’ai dessiné. Il figurait en première page du recueil Séances de dédicaces publié par Fichtre.
cependant. Comme déjà expliqué, mes premiers festivals de BD se tenaient dans des lieux publics, fréquentés par des gens très gentils, mais ignorants des réalités du métier.

–  C’tu toi qui fais les dessins?

– C’tu toi qui écris les textes?

– C’tu toi qui fais les deux?

C’est étonnant comment les fans répètent ces questions, dans cet ordre, avec parfois des variantes. Notez que monsieur âgé du gag de la semaine précédente déclare « Donc vous faites les deux! » ce qui est plus subtil.

L’autre lieu commun que vivent tous les écrivains, ce sont ces bonne chance! pour faire pardonner que, malgré tous les compliments déversés sur votre table de dédicace, ils n’ont pas l’intention d’acheter votre livre/album de BD/oeuvre d’art/whatever!

Moment de confidence: après plus de 20 ans de salons du livre, je suis tan-née d’entendre ces deux mots, pourtant prononcées avec la meilleure intention du monde! Si j’avais reçu 1$ pour chaque Bonne chance! qu’on m’a souhaité, je serais multi-millionnaire aujourd’hui!

Quand on me dit: « Bonne chance« , mon subconscient entend: « Quelle artiste poche, tu fais tellement pitié que c’est seulement la chance, et non tes efforts, qui va te sauver! »

Je sais que le succès dépend de notre travail et aussi de l’heureux concours de circonstances qu’on appelle la chance. (J’en ai déjà parlé dans cet autre article.) Mais le sentier mental a été creusé trop d’années à force de l’entendre, ça me hérisse encore!

Finalement, j’ai trouvé la parade pour ne pas grimacer.

Quand un-e fan me souhaite bonne chance!, je souris de toutes mes dents et réplique, « Mais j’ai déjà de la chance: j’ai VOUS! Souhaitez-moi plutôt des lecteurs, beaucoup de lecteurs! »

ET ce n’est pas un mensonge, car chacun de vous est de la chance, pour sa famille, ses proches, son milieu.

—- BONI ! —-

Pour les curieux, voici les 5 premiers gags de la série: en 2012, avec trois romans aux fourneaux, j’ai pas eu beaucoup le temps pour mettre des BD sur le net!

Une heure à la table de signature: en dessins

Une heure à la table de signature: en photos!

La journaliste qui vous offre la gloire – en couleurs

Le fan très fier de son petit neveu bédéiste!

La consoeur de classe prospère! 

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 9

Le fan un peu dur d'oreille

À l’époque de cette anecdote, les salons de la BD de Québec se tenaient dans un centre commercial. Ce qui explique la foule qui hantait les lieux, principalement  composée de retraités qui ne connaissaient pas tellement le médium, ou qui avaient gardé des souvenirs émus de leurs « Petits Mickeys » ou « funnies ». Les amateurs, eux, arrivaient plus en fin d’après-midi.

C’était monsieur Réal Filion qui organisait le Festival international de BD de Québec avec beaucoup d’enthousiasme. Toutefois, le centre commercial avait ses avantages (accessible, beaucoup de passants) mais aussi ses problèmes de logistique. Je me souviens des dessinateurs d’un fanzine dont la table de signature était coincée derrière une grosse plante en pot! Mon confrère Steve Requin en avait fait un gag savoureux dans le fanzine MensuHell, mais je ne le retrouve plus.  Et les toilettes des filles étaient à (quasiment) un kilomètre de ma table de signature…

Pour revenir aux personnes âgées, quand je signais auprès de Moebius, Walthéry et les plus occupés, des gentils badauds s’arrêtaient pour me parler. Évidemment, acheter mon album Pianissimo en noir et blanc ne figurait pas dans leurs projets. Ça a donné des discussions amusantes comme celle illustrée ici, et oui, j’ai dû répéter ce que c’était que la bande dessinée, que c’était un art, etc.

Ces personnes ont été toujours d’une amabilité sans faille, contrairement à certaines vedettes. Je garde un souvenir mitigé d’un auteur qui a refusé de me dédicacer son album, puis a suggéré de l’apporter au banquet du soir, puis… ne s’est jamais présenté audit banquet, me laissant traîner son lourd album (une compil!)  toute la soirée. Très drôle.

Par contre, très beau souvenir de mes rencontres avec Moebius, Walthéry, Léo, Servais, et les conseils techniques de mes confrères-soeurs du Québec.  Pour finir en beauté, voici un souvenir de Moebius, une courte dédicace dans le recueil Stargazer.

Un beau souvenir de Moebius. Merci!

Aujourd’hui le Festival se tient conjointement avec le Salon du livre de Québec, ce qui présente un gros avantage quand on publie des romans et des BD!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 8

Image

Douce réminiscence de mes premières années de dédicace, le fan qui, hélas, est sans le sou au moment où il/elle arrive à votre table de dédicace. Enfin, sans le sou… c’est relatif!  Et dans ce cas-ci, j’ai pu observer la chose à quelques reprises, lorsque je dédicaçais en même temps qu’un auteur plus populaire. Les gens se mettaient en file avec leurs tirage de tête (un tirage limité en gros format d’une BD, qui coûte au-dessus de 150 piasses).

À la défense des amateurs passionnés, il s’en trouvait parfois dans la file qui se sont intéressés ensuite à mes albums. Ça dépend grandement de la compatibilité des publics. Par exemple, les gens qui font la file pour Walthéry (Natacha, aventure-humour) se sont montrés fort sympathiques à mon travail. (L’inverse est arrivé mais je ne donnerai pas de mauvais exemple ici!)

« Ça a l’air bon ce que tu fais, mais j’ai pus une cenne »  

Dans sa forme plus polie, ça donne: « Désolé j’ai busté mon budget ».

Pour les ami-e-s écrivain-e-s autant que bédéistes*, c’est LA réplique numéro un entendue dans les salons, et qui revient souvent dans ces Grandeurs et misères de la table de dédicace!  Il ne faut pas en vouloir à ces braves lecteurs, car

1) les temps sont durs pour l’imprimé, les maisons d’édition se multiplient comme des petits pains (idem de l’offre!)

2) … et tombent comme des mouches (pas en même temps mais pour les petites maisons c’est un roulement continu) Idem pour les librairies frappées par le commerce électronique.

3) Quant aux grandes maisons, elles fusionnent. Conséquence: les éditeurs gèrent leur maison comme une entreprise et prennent peu de risques. Certaines maisons résistent vaillamment. Quant aux bédéistes… même ceux /celles qui survivent le font avec difficulté… ou s’épuisent à la tâche, guettés par le burn-out! Pour un meilleur état de la situation, voir cette présentation par JL Mast, une impressionnante compilation!

4) Pendant ce temps, les emplois, eux, filent en Asie, pour être remplacés par du temporaire-sur-appel, ce qui laisse moins de sous dans les poches desdits lecteurs.  (En attendant les emplois de haut-savoir dans le secteur de la recherche et des services, supposés remplacer ceux perdus)

Donc, multiplication de « petites maisons »,  augmentation du nombre d’auteurs publiés, et diminution des revenus: pas étonnant que le réflexe du lecteur-consommateur soit de se rabattre sur des « valeurs sûres » dont ils ont entendu parler à la TV ou la radio.

C’est dire qu’on va l’entendre encore souvent, cette réplique! Il vaut mieux s’armer de patience et le prendre avec un grain de sel. Après tout, quand quelque chose nous passionne, on est prêt à y mettre temps, argent, énergie!

Cette page de BD  a été reprise et reformatée à partir de ma série « Séances de signatures« , qui eut un bon succès au point qu’il ne reste plus d’album en circulation. Depuis, l’éditeur a cessé ses activités tandis que je poursuis les miennes.

* Oui je sais que beaucoup détestent ce néologisme et préfèrent dire « auteur-e de bandes-dessinées », mais il faut avouer que c’est un mot qui s’écrit pareil au masculin-féminin!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 7

Histoire presque vraie inspirée par la rencontre d'un coloré collègue

À mes amis écrivains qui dédicacent leurs livres dans les Salons… je suis sûre que cela vous est déjà arrivé !

La saison des salons du livre et des lancements d’automne approche à grands pas. Préparez-vous psychologiquement avec la série « Séances de signatures« . Vous ne craindrez plus la table blanche!
Bon, la page blanche, par contre…

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 6

Le fan qui veut qu’on écrive/dessine son histoire! Cette situation se produit, avec plusieurs variantes, pour les écrivains et les dessinateurs lors d’événements. Cette page a été reprise de ma série « Séances de signatures« .

Le fan qui veut qu'on raconte son histoire

La multiplication des technologies permet à tous d’écrire et imprimer des textes. Plusieurs de mes confrères-soeurs se font demander de « lire » ou « revoir » un manuscrit. Ou, comme dans le cas de cette BD, de carrément écrire le texte de « leur » histoire. Or, comme mentionné ailleurs, les idées jaillissent dans la tête, mais les mettre en valeur, demande patience et persévérance.

Le métier d’écrivain ou d’auteur de BD, est fort exigeant, quelle que soit la saveur de « crème glacée littéraire » qu’on préfère.  La réalité des écrivains/bédéistes est qu’on a presque tous un travail à côté de la pratique de notre art, et en conséquence, fort peu de temps libre à consacrer à des services. Et la tendance est à la baisse comme le constate ce site: « Ça te fera de la pub » est une phrase que j,ai trop souvent entendue à mes débuts.

Ce n’est pas toujours facile de dire « non » à nos fans de façon diplomatique. Surtout si on veut rester encourageant pour un écrivain qui débute.  Et d’un autre côté, certains travaux de révision, des conférences, des ateliers rémunérés sont une base de revenus d’auteur.

Plusieurs de mes confrères auteurs de SF qui ont commencé dans les années 70-80, du temps où le marché des magazines littéraires battait son plein, me disent que les  prix n’ont pas augmenté en 30 ans. Et même, les avances payées aux auteurs par la plupart des éditeurs ont chuté (sauf pour les vedettes déjà confirmées comme valeurs sûres). Même des écrivains vétérans que je croyais hors de danger admettent que leurs droits d’auteurs ne suffisent plus à subvenir à leurs besoins. Avec la concentration des maisons d’édition, vient celle des médias, dont l’attention se réduit que 8 ou 9 « valeurs sûres ».

C’est donc avec toutes ces réalités que composent les écrivains à leurs tables de signatures, quand un fan leur demande, « Pourrais-tu/pourriez-vous…. »

Du chocolat pour se donner du courage!

(Un peu de chocolat pour bien finir cet article ! )

Image

Nouveau comix, les Otaku Ladies!

The comix out!

Des presses  Sunday Artist Studio, voici Otaku Ladies – Control Game, à temps pour le Toronto Fan Expo!  Je serai à la table  A-78 (avec l’auteure Liz Strange) du « artist’s alley », building sud du Metro Toronto Convention Centre.

SundayArtistStudioCoul

Sunday Artist Studio publiera des BD jeunesse et grand public.

La proximité d’un événement en milieu anglophone a motivé à publier les versions anglaises.

En plus des Otaku Ladies, voici Négociations (courte SF muette, 8 pages) qui a vu le jour dans ZIDARA9.

Couverture de Negociations

De l’idée au livre: une expérience personnelle

Qu’est-ce qui arrive quand on a une idée et qu’on ne sait quoi en faire? Un poème, une courte nouvelle, une novella, un roman, ou (gasp!) une série ? Une BD, un scénario de film? Une pièce de théâtre en trois actes?

Il faut choisir selon ses moyens, son temps libre, ses goûts. Et ses contacts!

Quand une idée pousse si vite qu’elle vous obsède, à l’exclusion de toute autre? Toutes ces questions se sont posées avec mon premier roman, inspiré par l’actualité.

La genèse d’une histoire

Signet IthurielJ’ai eu en tête, lors d’un atelier de BD en 1984, cette image d’une petite fille qui fuyait, perdue dans une foule. Qui la poursuivait? Peu à peu s’est dessinée le portrait d’une société dystopique et du projet  Ithuriel, un projet ambitieux mené en secret par une équipe de scientifiques, peut mettre fin aux guerres… et conférer à son possesseur une supériorité indéniable.

Cette idée s’est d’abord incarnée  comme une BD futuriste. Que j’ai commencé sans faire le moindre plan. Puis, comme je n’avais pas encore la capacité technique (et la patience!) de dessiner des décors sophistiqués que réclamait cette histoire, je me suis dit (avec un brin rétrospectif de naïveté) que ca ferait un bon film.

Entre 1985 et 87, sous forme de synopsis, le projet fut refusé, ou plutôt « silencé » (absence totale de réponse) par les maisons de production auxquelles il avait été soumis). J’ai poursuivi la BD jusqu’en 1988 avant d’abandonner définitivement cette forme.

Enfin, je me suis dit (avec un 2e brin rétrospectif de naïveté): que ce serait plus simple de l’écrire en roman. Quand il deviendra un best-seller, de laisser Steven Spielberg le tourner. J’ai récupéré, de peine et de misère, le texte original, qui était passé par divers systèmes d’opération incompatibles. Grace à l’héroïsme d’un confrère étudiant aveugle, qui a scanné page par page, et de mon futur mari qui a corrigé le texte ASCii obtenu,  j’ai récupéré mon texte sur un système compatible.

3e brin rétrospectif de naïveté: ce serait bien de faire lire le manuscrit par des amis.

Plusieurs ami-es l’ont lu,  et m’ont donné des conseils contradictoires ! Le conseil donné sur des sites d’aide aux écrivains débutants, de ne pas faire lire votre manuscrit par un ami ou un parent, est tout à fait adéquat. Mais quand on n’a rien d’autre…  Je recommande chaudement  les ateliers d’écriture et le tutorat par un écrivain plus expérimenté. Le roman a passé par pas moins de 16 « avatars ». Certains auteurs pros, comme Dean Wesley Smith, estiment que retravailler et gosser trop longtemps sur un texte est contre-productif.

Pendant tout ce temps, l’idée bourgeonne, et pousse dans toutes les directions. J’ai exploré chaque possibilité, écrivant de longs para-textes avec moult illustrations. Incapable de me décider, j’ai gardé une foule de scènes, ce qui a beaucoup nui lorsque la première version, une brique de 522 pages, a été soumise au prix Robert Cliche 1996!

Le livre de science-fiction est devenu, au cours des années, plus une socio-fiction tellement certaines innovations ont été dépassées. Le manuscrit a trouvé un premier éditeur intéressé, le contrat a été signé, plus tard le directeur littéraire a été congédié, le contrat est tombé à l’eau… Réécriture, soumission à d’autres éditeurs, refus, enfin, acceptation par une petite maison près de Paris.

Oui, j’ai fini par tenir le livre dans mes mains, fraîchement arrivé de France! Dans l’ensemble, le roman a été bien accueilli par la critique spécialisée en science-fiction (notamment une très belle critique de Joel Champetier dans Solaris). Toutefois, la facture du livre et son étiquette SF ont fait que les médias normaux n’ont pas relevé son existence. Le roman a connu une carrière honorable, mais discrète en dehors des milieus spécialisé.

La savante folle tenant fièrement son premier roman, Ithuriel en 2001

Entre l’idée de départ  (dont je parlais ici) et le livre terminé, il s’est écoulé 16 ans.  Ceci n’est pas précisé pour vous décourager, loin de là, car je n’ai pas travaillé à temps plein sur cet unique projet toutes ces années! J’ai publié cinq bandes dessinées ( dont une qui m’a aussi prise 12 ans à produire), j’ai fait des caricatures et des BD dans le journal étudiant Le Polyscope, écrit des nouvelles…

Et, c’est pas pour dire, mais cette histoire est revenue sur le tapis, sept ans après la faillite des éditions Naturellement. Un éditeur de l’Ontario souhaitait une histoire de SF pour sa collection jeune adulte. J’ai  réécris l’histoire en l’adaptant à un public plus jeune, déplaçant les lieux de l’action et le calendrier. Le thème principal est resté le même, mais le panorama social avait évolué, avec l’ère des Choix difficiles que nous promettent les politiciens!

Ça a donné une dimension de fiction politique à l’intrigue scientifique, le projet Ithuriel, chez les éditions David.  Quelques critiques ici et ici !

Projet Ithuriel Couverture

L’entretien des idées

Plusieurs projets d'écriture poussent en silence

Tout cela pour vous dire que que les idées poussent, et qu’on peut, je dirais même, on doit, en entretenir plusieurs à la fois. Évidemment, ça ne veut pas dire que l’auteur-e reste les bras croisés! Comme mentionné, on enrichit l’idée avec de l’engrais: des lectures sur le sujet, des discussions, l’observation des gens autour de nous, des recherches* sur internet…(voir mon caveat)

On arrose les idées en y pensant dans nos activités normales, en lavant la vaisselle, par exemple, ou lors d’une marche. Personnellement, quand je fais ma course matinale, j’écoute la radio et cela fait s’entrechoquer des idées.

Mes deux séries de science-fiction Les voyages du Jules-Verne et La quête de Chaaas ont débuté comme des courtes nouvelles (refusées!) que j’ai ensuite étoffées. Piège pour le Jules-Verne était d’abord L’incompétent, une nouvelle refusée trois fois par Solaris, mais je n’avais pas fixé mon « ton ». 

Ces premiers tomes se lisent comme une histoire complète:  

Couverture de Piège pour le Jules-Verne Chaaas - premier livre

Et La quête de Chaaas se tient sans qu’on ait besoin de lire les suites.

Le personnage de Chaaas, lui, est apparu dans le Jules-Verne no 3, Les mémoires de l’arc ! Dans ce livre, Chaaas était un adulte dans la quarantaine vigoureuse.

Couverture des Mémoires de l'Arc (Les voyages du Jules-Verne - 3)

Or, j’ai ensuite imaginé quelle aurait été son adolescence, dans cette civilisation avec laquelle les humains ne s’entendaient pas… Ce qui devait être un livre unique est devenu 5 livres. Le premier cycle de la série de Chaaas est maintenant complète avec le 5e livre, Le labyrinthe de Luurdu.

En ce moment, je travaille sur trois autres livres (dont un contrat signé pour une sortie l’an prochain.)

Les idées, elles poussent toujours…

Image

Jardin en verts et mauves

Jardinage

Souvenir des clematis en pleine gloire, dans un jardin qui invite à l’écriture…

 

Cadeaux d’été


Pages de BD crayonnées

Mon plus beau cadeau d’anniversaire: une journée passée à dessiner sur le patio. Oui, ce sont trois nouvelles pages d’un nouveau projet, l’adaptation BD de La quête de Chaaas.

On note que je suis passée au format de 9×12 po qui a l,avantage d’être facile à trimballer partout. Pour le moment, les pages 9 à 22 sont crayonnées. Encore huit… Puis que j’ai commencé par la fin pour résoudre mon problème récurrent de story-board !

framboises gonflées par la pluie!

Cadeau d’été: nos framboises, énormes, dont les récentes pluies diluviennes ont favorisé la croissance! Ce fut un dur retour dans la région de Toronto lundi dernier, sous un orage qui rappelle celui du 14 juillet 1987 de Montréal.  Lampadaires éteints partout, pluie battante, rues barrées… Après avoir tourné en rond pendant trois heures, on a été soulagés de retrouver le foyer intact. Home, sweet home! 

Parlant de catastrophes, je signale que les sinistrés du Lac Mégantic ont perdu leur bibliothèque municipale. Un groupe s’organise sur Facebook pour donner de livres à la bibliothèque de Lac-Mégantic (après les actions plus urgentes). Plusieurs écrivains (dont la Savante folle) vont envoyer des livres neufs et *dédicacés* pour reconstituer la bibliothèque. Certains l’ont déjà fait, mais on attend que les gens soient prêts à s’en occuper.  

Aux prix Trillium 2013 – on gagne des nouveaux amis!

Les prix Trillium sont la plus haute distinction littéraire en Ontario. Ils récompensent tant la poésie que les romans et littérature jeunesse.

DSC_0069 ToutleMondeW

Photo de groupe: tous les finalistes des 4 catégories, anglaises et françaises!

ImageLe trio infernal de Timmins !

Image

Les finalistes francophones: Daniel Marchildon, Claude Forand, Savante folle, Michèle Matteau, Marie-Josée Martin (assise) Daniel Soha et Paul Savoie.

Image

Paul Savoie, le lauréat du prix Trillium – adulte: chez David, recoit son prix des mains du ministre de la Culture David Chan.

Image

Claude content de son prix… et son épouse aussi!

Image

Bien sûr, s’il y a un lauréat, il y a des finalistes qui perdent euh, qui restent finalistes! Quels comédiens!

Image

Notre éditrice, Véronique Marcus, a les mots pour nous consoler! Il faut dire que les trois auteurs finalistes ont été publiés chez  David! (Le projet Ithuriel, par moi, La première guerre de Toronto par Daniel Marchildon)

La SODIMO (OMDC en anglais) traite TOUS les finalistes avec respect, et leurs marque d’appréciation nous touche, car bien d’autres organismes (et les médias!) ne fêtent que les lauréats. Ici, chaque auteur est apprécié. Et, en plus du succulent repas …Image

Ambiance du salon Appel Bluma de la bibliothèque de Toronto

DSC_0078 MicheleMariJoMartinW

Avec Marie-Josée Martin!

DSC_0033 MichelEtMicheleW

Mon éditeur Michel Lavoie, de Vents d’Ouest, tout content.

Les vrais prix, ce sont les autres écrivains qu’on découvre!

Image

Avec Linda Spalding, auteure de The Purchase, un roman historique que je vais lire cet été.

Renconter Linda Spalding et Alice Munro, puis Thomas King (qui connait Daniel Justice) et enfin, Gil Adamson, dont j’avais tant aimé le roman The Outlander, une western très original !

Image

 Avec Alice Munro, une légende littéraire. Même si je lis moins de littérature générale, je goûte aux voix diverses, et j’avais lu un de ses recueils de nouvelles (mais pas celui en lice pour le prix Trillium, qu’elle a remporté d’ailleurs).

Image

J’ai toujours beaucoup lu de romans historiques (ou se déroule sur une trame historique) ce qui paradoxalement m’aide à construire mes sociétés dans mes romans de science-fiction. J’avais acheté le roman The Outlander au festival de Windsor en 2007, et j’avais été aspirée par cette histoire de jeune veuve poursuivie par des chiens (scène du début). Un western original et personnel.

Image

Avec Gil Adamson. On garde le contact!

Image

Les 3 finalistes du Prix Trillium 2013… à Timmins en 2008

Les 3 finalistes du Prix Trillium 2013... à Tmmins en 2008

Les 3 finalistes du Prix Trillium 2013 inauguraient en 2008 le premier Salon du livre de Timmins!
Le 4e invité, à gauche, est André Paul. Ensuite, viennent Daniel Marchildon, la Savante folle et Claude Forand.

Mica, fille de Transyl finaliste aux prix Trillium 2013

Couverture500x810 Mica

Mon roman Mica, fille de Transyl  se retrouve parmi les livres finalistes aux prestigieux prix  Trillium 2013.  

Organisés par la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO), ces prix récompensent l’excellence littéraire en Ontario.
Ca fait toujours un petit velours quand un roman de genre, la Science-fiction dans mon cas, se classe finaliste pour un prix de littérature générale. Et cette fois-ci, ce les romans de genre SF prédominent, car Les guerriers de l’eau, une anticipation sociale de Daniel Marchildon publiée chez Vermillon, est aussi en lice!

Mica fille de Transyl explore le mal de vivre d’une adolescente confrontée à des mystères entourant sa caste des Seigneurs de la nuit… et sa propre famille! Sa quête de vérité lancera la jeune Nocturne (Mica est incapable de contempler un lever de soleil sans protection!) sur un sentier plein de périls.

Des lectures publiques et le gala de remise des prix auront lieu les 17 et 18 juin prochains, à la bibliothèque de référence de Toronto.

C’est la troisième nomination pour Mica, puisque le livre fut aussi:

Finaliste au Prix de l’Alliance française de Toronto 2012,
et
Finaliste aux Prix Aurora-Boréal 2013.

Le Prix Trillium du livre d’enfant  2013  est donc sa 3e nomination à un prix littéraire.

Pour nous les écrivains, les « évaluations de performance » ne présentent pas les mêmes formes que pour d’autres occupations. Généralement, on se fie sur l’accueil critique, le lectorat et les prix littéraires. La nomination à un prix constitue donc plus qu’une tape sur l’épaule.

De plus, deux critiques très positives de Mica sont déjà parues dans la revue Liaison (sous la plume de Jean-Louis Trudel) et Brins d’éternité (signée Mathieu Fortin). Et sur la toile, je note ce billet de Valérie Tremblay sur InfoCulture.

Je remercie ces passeurs culturels, mon éditeur de Vents d’Ouest Michel Lavoie, et mes confères et soeurs du monde littéraires pour leur encouragements.