
Ursula K. LeGuin – Photo by Eileen Gunn
PERDUE : une grande dame qui a transformé le paysage de la SF.
SI RETROUVÉE: veuillez la rapporter à Portland, OR.
Merci.
Elle nous manque.

Ursula K. LeGuin – Photo by Eileen Gunn
PERDUE : une grande dame qui a transformé le paysage de la SF.
SI RETROUVÉE: veuillez la rapporter à Portland, OR.
Merci.
Elle nous manque.
Publié dans Événement, Science-fiction, Société
Tagué Femmes écrivaines, littérature, Science-fiction, Ursula K. LeGuin

Ce gag, à temps pour le Festival d’Angoulême!*
Le plus gros problème des femmes -artistes n’est pas l’hostilité, mais l’invisibilité.
Cette histoire-là s’est vraiment produite en 2016. J’ai changé les apparences, car mes sympathiques collègues étaient parfaitement innocents de toute intention néfaste! Mais ça pince, puisque je n’ai pu continuer la conversation et travailler avec cette personne.
Seule la dernière case est imaginée: le « t’aurais pas des noms à me suggérer » est arrivé à une collègue, dans un tout autre domaine!
Aux yeux de certaines sommités du 9e art, le travail d’une femme ne sera jamais aussi intéressant, original, subversif, que celui des « vrais » bédéistes. Il s’agit d’une habitude si bien incrustée que c’est devenu un « bruit de fond » mental.
Même moi, je pèche, car je peux nommer, de mémoire, plus de dessinateurs que de dessinatrices! Surtout si je me fie aux revues de BD, qui mentionnent peu le travail des auteures, moins talentueuses, paraît-il…
*
Hé oui, c’est la grand retour des Grandeurs et misères de la table de dédicaces!
*Je ne peux pas voter pour le Grand Prix, car mon dernier éditeur de BD est décédé l’an dernier…
Publié dans Art, BD, Comics, Humour, Uncategorized
Tagué Angoulême, bande dessinée, Féminisme, femmes artistes, Invisibilisation, sexisme dans la BD

Évitez le surmenage surtout!
Il y aurait bien d’autres choses à dire avant les Fêtes, mais pour mes ami.e.s artistes qui vivent les joies du travail autonome, la fatigue est au rendez-vous!
Je vous souhaite donc du temps.
Capturez des minutes libres pour prendre soin de vous et pour redire à vos proches combien vous les aimez. Je vous souhaite des Fêtes reposantes et fertiles en amitié!

Les Grandeurs et misères de la table de dédicaces reviennent, avec de nouveaux gags inspirés de la vie réelle!
Ce dessin fait en pensant à mes amies auteures de Éditions Phoenix!

Z’êtes pas tannés de vous faire dire le contraire? Moi, si! De la SF dure et croquante, pour ne pas dire craquante!
Comment penser à l’intérieur de la Boîte réunit avec un brin d’humour deux tropes de la science fiction: une race qui requiert des permutations constantes pour s’épanouir, et leur vaisseau cubique qui contient le problème!
Comment penser à l’intérieur de la Boîte – Echofictions, 42 pages
En précommande, disponible chez Kobo le 1er décembre, puis chez tous les autres distibuteurs le 8 décembre!
Le lancement aura lieu au Salon du livre de Toronto 2017, au kiosque Echofictions.
Lien universel pour les versions électroniques

Ma pile à lire va cesser de croître…
Sachez protéger votre droit d’auteur, car votre copyright dure jusqu’à 50 ans après votre décès, 70 ans pour les résidents des États-Unis. (Extrait de Ma pile à lire)
Saviez-vous que le chanteur Prince, à sa mort, n’avait pas de testament? Une catastrophe pour sa famille.
Priscilla Presley a sauvé de la ruine sa fille Lisa Mary (qui avait 9 ans) de la ruine quand le chanteur a légué à l’enfant une propriété qui s’est avérée pleine de dettes?
Ce dernier exemple se trouve dans un livre court et très pratico-pratique par M.L. Buchmann, un auteur de suspenses romantiques militaires (si!) que j’ai eu le plaisir de rencontrer récemment. Il donne quelques exemples marquants quand une personnalité meurt sans laisser d’instructions ou que ses héritiers ne gèrent pas bien les avoirs intellectuels (droits d’auteur) du parent écrivain DCD.
Voici son entrevue sur le sujet à Kobo Writing Life avec Mark Lefebvre. Matt est quelqu’un de hyper-bien organisé: et même si certaines règles s’appliquent aux USA, les conseils sont valables pour les Canadiens. Pour sa fiction, voir sa page d’auteur ici.
Carte des durées de droits d’auteur dans le monde, Wikipedia. On trouvera un tableau détaillé ici. Certaines durées de vie du copyright sont particulièrement longues (100 ans après le décès au Mexique!)

Quelques ouvrages de références (en anglais hélas, je fouille pour vous trouver les références dans la langue de Molière).
The Copyright Handbook – What Every Writer Needs to Know: par Nolo Press (448 p.). La dernière édition vient de sortir. Cher, même pour le e-book, mais allez voir la vente Halloween sur leur site. Prix en USD. J’ai la version électronique de l’édition précédente. À ne pas lire d’une traite…
Helen Sedwick, Self-Publisher’s Legal Handbook, Ten Gallon Press (<200 p.). Helen est une avocate spécialisée en affaires avec 30 ans d’expérience dans ce domaine. « Stay out of court and at your desk » est son motto. Le dernier chapitre montre des extrait de clauses de contrat écrit en langage légal sybillin, avec son interprétation en anglais normal.
Kristine Kathryn Rusch- Business Musings: Prince, Estates, and The Future et Business Musings: Agents and Estates. Articles de son blog sur le sujet. Kris est une auteure qui a mon âge mais avec dix fois plus de titres publiés, et très, très avisée sur le plan des affaires! Je recommande chaudement son blogue.
Bon, je retourne appliquer ce que j’ai appris!

De retour d’une formation intensive spécifiquement adaptée aux auteur-e-s de genre indépendants, à Lincoln City, Oregon. Notre salle se trouvait au bord du Pacifique, qui ne l’était pas trop, d’ailleurs!

Non, aucun de nous ne s’est baigné-e sur cette invitante plage… Les vagues ont 15 pieds de hauteur. On les entend arriver dans un Brrrrroum assourdissant! Voir les gens sur la photo ci-bas, pour l’échelle. On déplore annuellement un ou deux morts à cause des « sneaky waves ».

Les humains, à l’échelle des vagues…
Bien des sujets ont été couverts dans notre semaine, mais si je peux donner un avis aux écrivains qui font escale sur ma page, c’est… planifiez pour conserver votre patrimoine intellectuel (IP – intellectual property) non seulement entre vos mains, mais aussi entre celles de vos héritiers.
Quelques photos d’ambiance, à Lincoln City.

Les vagues dans toute leur puissance. Photo prise depuis le 4e étage de l’hôtel où se tenaient les classes.

Dans cet hôtel, le rez-de chaussée est au 9e étage, puis on descend au 4e, puis au premier pour mettre pied sur la plage. Spécial de voir comment l’hôtel épouse la falaise. La marée haute se rend au premier étage.

Pour une auteure de SF, quelle aubaine de trouver ces algues emmêlées!

Détail du bois de pin rouge échoué malmené par les vagues.
Fleurs de plage non identifiées, au pied (humide et salé) de l’hôtel Inn at Spanish Head. Faites honte à la Savante folle en palliant à cette méconnaissance!

Je cours sur le bord de la 101, la petite ville de Lincoln City…

N’oublions pas le danger de tsunami en descendant cette côte.

La baie de Siletz, où l’eau est plus calme. L’endroit a été aménagé en parc, car des phoques viennent s’y étendre. Je n’en ai pas vus lors de mes courses matinales.

Mon rêve: une bibliothèque avec les BONNES proportions pour des petits romans! Librairie North by Northwest.

Fin de course à l’auberge hantée…

L’entrée de l’Anchor Historical Inn. Le marin à gauche est un mannequin… Des fois on fait le saut en le voyant assis sur le canot.

Pour finir, une citrouille déguisée en Westfalia…
Bon Halloween et prudence sur les rues!
Publié dans Écriture, Événement, Curiosités, Humour, Nature
Tagué Baie de Siletz, Halloween, Humour, inspiration, Lincoln City, Master Business Workshop, Océan, Orégon, photo, Zen
Je viens d’apprendre le décès d’une consœur poétesse.
Cécile Cloutier
Non, vous n’avez jamais entendu parler d’elle dans le tourbillon des vedettes d’automne et du Blade Runner sorti cette fin de semaine.
Cécile ne courait pas après les caméras. Elle hantait le salon de Toronto, portant toujours des gilets tricotés aux couleurs superbes (gilet rouge à gauche, noir plus classique à droite). Elle a laissé une petite trace de poèmes chez plusieurs maisons d’édition comme l’Hexagone. J’ai eu le triste honneur de mettre sa page Wikipedia à jour parce que je voulais que ce soit quelqu’un qui l’aime qui s’en charge.
J’ai beaucoup de peine; sans être une proche, je m’entendais bien avec elle lors des Salons de Toronto. Je ne l’ai pas toute lue, mais lors d’une lecture, je suis tombée amoureuse de tout petits bouts de poème, comme:
Entend
le cri rond
du silence
J’espère que Cécile était bien entourée dans ses derniers jours sur cette terre qu’elle aimait tant. Elle consacrait dans son jardin de Neuville un arbre à chaque fois qu’elle perdait un ou une ami-e poète. Si vous plantez un arbre, pensez à elle…
Je termine par un extrait de poème de Cécile Cloutier qui évoque cette saison.

Une feuille tombe
Écoute cette parole de l’arbre
Publié dans Art, Événement, Lectures
Tagué automne, Cécile Cloutier, inspiration, Ontario français, Poésie

On m’a gâtée en me donnant deux fantastiques voisins de couverture: Jane Yolen, auteure et poétesse que j’ai rencontrée dans un festival voici une dizaine d’années, et Mark Leslie, dynamique auteur de la région de Toronto. Chaque auteur de Fiction River vivant hors des États-Unis (une quinzaine dans cette réimpression) y parle de son milieu de vie, de sa ville.
L’avantage d’un éditeur proactif, ce sont les réimpressions dans une anthologie. Fiction River Presents no 7 : Writers Without Borders sort en primeur aujourd’hui sur toutes les plateformes.
Publié dans Événement, Lectures, Science-fiction
Tagué Fiction River, Jane Yolen, Mark Leslie, Science-fiction
Comme tout le monde, la savante folle a eu les yeux tournés vers le ciel pour observer l’éclipse (partielle à Montréal, totale dans une mince bande des USA).
Enfin, quand je dis les yeux, ce serait plus exact de dire le dos. Insatisfaite de sa solution « boîte de chaussures percée » qui donnait à voir un minuscule croissant et n’ayant pas de lunettes spéciales sous la main, la savante folle a tenté la démonstration avec un biscuit Ritz.
Expérience avec le biscuit Ritz. On voit bien les croissants projetés. Les marcheurs en forêt auraient examiné le phénomène au sol.

Malheureusement, il y avait un problème inhérent à la méthodologie: les biscuits disparaissaient…
Donc, je me suis organisée un petit montage sur le patio des beaux-parents avec trépied prêté par le mari-bouffeur-de-Ritz, mes jumelles 15×70 et un tabouret blanc incliné, pour être perpendiculaire aux rayons incidents (enfin, autant que le tabouret le permettait…)

Mes jumelles 15×70 pointées vers le couple soleil-lune, un objectif couvert, a permis de projeter une plus grosse image sur le tabouret incliné. ** On peut voir en arrière la boite à chaussures habilement trouée dont les résultats ont été décevants.
L’excellent mari a pris ces clichés.

Un beau sourire solaire! Deux taches étaient clairement visibles à gauche.
Quelques photos de la suite avec un moins bon contraste cependant. On voit trois taches solaires en ligne (signe d’une activité dans une couche inférieure.) La tache foncée à droite n’est PAS la Station spatiale internationale qui est passée devant le soleil, mais une marque sur le tabouret.*

et une petite dernière quand la Lune tire sa révérence! Deux groupes de taches solaires bien visibles.

Pour vous consoler, voir le site de la NASA qui vous en met plein la vue sur l’éclipse!
* Note pour la prochaine fois: trouver une boîte à pizza blanche. Ça avait si bien fonctionné pour le transit de Vénus…
** Important de ne pas laisser les lentilles pointées vers le soleil trop longtemps. D’où le chapeau, entre les prises de vues.
Publié dans Humour, Science, Société, Uncategorized
Tagué Éclipse 2017, biscuits Ritz, Humour, photos

Il y a de cela très longtemps, les artistes de talent pouvaient créer sans se préoccuper de survie grâce à la protection de princes. De nos jours les princes ne courent pas les rues (et je ne cours pas après non plus) mais le principe du soutien aux artistes par les mécènes a connu un renouveau inattendu.
C’est ainsi que Patreon est né. 
Je me suis inscrite sur Patreon voici plus de trois ans, pour soutenir des ami-es artistes qui en avaient besoin. Je les soutiens toujours, d’ailleurs.
À chaque mois, je donne un petit montant qui, additionné aux dons des autres fans, constitue une somme acceptable. (Avec une soustraction de 5% et des poussières pour les frais.) Vous pourrez trouver « mes » artistes au bas de ma page Patreon.
J’ai une foule de projets qui réclament de mon temps! J’ai trois albums de BD à diverses étapes de production:
Et deux romans, Azuras, SF adulte (90 % écrit) et Grasshoppers, dystopie, terminée mais pas révisée. Mes lecteurs-tests m’en ont dit du bien. Comme j’écris dans les deux langues, j’ai aussi besoin de temps pour gérer la traduction.
Votre soutien sur Patreon va me permettre d’embaucher de l’aide pour le design et la traduction, en plus d’améliorer ma formation pour mieux habiller mes projets, vêtus en mots ou en dessins! Car, en dépit de mes 17 (bientôt 18) romans parus en maison d’édition, les nouvelles, les BD, les prix littéraires, mes revenus d’artiste demeurent très modestes.
Il y a un petit vidéo de présentation, histoire de rassurer les contributeurs lointains qui se demandent si je peux dessiner ou écrire. Il dure deux minutes et j’y explique le système de dons récurrents (oui ils peuvent être annulés en tous temps) assortis de récompenses pour mes patrons des arts!
À défaut de me soutenir, écoutez la belle musique… et partagez cette information avec des fans que vous connaissez!

Derrière cet arc-en-ciel, des fans se cachent!

De la générosité. Le reste viendra en surcroît!

Promesse d’abondance
ce buisson de framboises
encore très blanches
Publié dans Art, Nature, Société
Tagué Fête du Canada, framboises, générosité, haiku, inspiration