Archives de Catégorie: Science-fiction

250 k

Cet escargot est une gracieuseté de Shutterstock, parce mes photos ne sont pas terribles!

Écrire vite ou lentement?

Lièvre ou tortue? La question divise.

J’ai passé le cap du 250 000 mots avant-hier le 30 juillet. L’an dernier, j’avais dépassé 300 k fin décembre; l’année 2018, j’avais atteint 200 000 mots, la part du lion revenant à un gros roman steampunk de 117 k (qui a une couverture, mais pas encore passé par la révision). Comme je veus faire une trilogie, l’univers exige un peu de construction. C’est bien plus long bâtir une culture riche que de vérifier la science!

J’écris: des romans, des nouvelles, des articles de blog (mais moins qu’avant) en parallèle plutôt qu’en série. J’adore écrire vite des histoires prenantes. Je repasse dessus pour enlever les grosses fÔtes, vérifier les détails de type chandail rouge/chandail vert (et la science dans le cas des mes space opéras), et ajouter un détail ici et là.

Battre le tapis, mais pas trop!

Je fais trois p’tits tours et puis je laisse l’oiseau s’envoler. Et, oui, ça peut être tentant d’ouvrir la porte de la cage pour nettoyer des détails, mais grâce à la très prolifique Kristine Kathryn Rusch, j’ai fini par comprendre que la perfection n’existe pas. Il faut y tendre, mais pas trop battre le texte comme un tapis. Ça enlève certes un peu de poussière, mais trop le malmener va amoindrir son impact, sa fraîcheur. Comme une bouchée mâchée trop longtemps…

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Solaris 215

Voici ma dernière parution, l’été dernier, arrivée à temps pour ma fête. Le titre: Dernières vacances de la femme-termite, dans le magazine Solaris 215. Une histoire qui va vous gruger longtemps par en-dedans!

Ceci complète mes parutions anglophones Cousin Entropy, à Future SF Digest et Ganymede’s Lamps, at Luna Station Quarterly. Vous êtes chanceux, venez goûter à ma fiction!

Et si vous aimez, laissez un petit obole aux éditeurs et éditrices! Les temps sont durs et ils en ont bien besoin!

Nos habitudes systémiques

Quelqu’un a dit « systémique »? Cachez ce mot que je ne saurais voir!

Comme pour le sexisme systémique, le racisme systémique est nié avec force, comme si admettre l’existence d’un problème fragilisait les gens qui ne vivent pas avec. Comme si toutes les actes de racisme, de haine envers les noirs, ou les Premières Nations, provenaient seulement d’une pomme pourrie qui contaminerait les autres (plutôt efficace, cette contagion!)

Les voix qui protestent le plus fort que le racisme systémique n’existe pas proviennent de gens qui ne vivent pas quotidiennement cette oppression. À tous ces discours qui dénoncent une « victimisation » par un problème qui n’existerait pas, je réponds:

« Occupez-vous donc de vos oignons! »
 
Si le problème n’existe pas sur votre radar, tant mieux pour vous! Pas besoin de manifester en criant que vous faites pitié!

Restez les bras croisés et laissez les autres aux prises avec de sérieux problèmes travailler à les résoudre. Mais non, on dirait que c’est plus important de se sentir immaculé et sans blâme que d’admettre l’existence d’une situation d’injustice.
 

Allergiques au mot « systémique »?

J’ai un truc pour vous: lâchez le mot « systémique » et remplacez-le par le mot « habituel ».

C’est la somme de nos petites mesquineries, de nos habitudes, qui s’incrustent dans le quotidien, qui se cimentent dans des institutions… et des systèmes! Ce sont nos habitudes de pensées, nos réflexes, nos jugements et nos commentaires sur Internet qui s’empilent et se reflètent dans l’application des lois.

Le racisme systémique a des effets très, très concrets: se faire tuer/blesser par
la police, être ignoré-e, subir du harcèlement, se faire « white-splainer » son problème… Se faire arrêter pour des riens, se faire mettre en joue (« FREEZE! » avec le klik-klik du cran de sûreté, ça fait peur en si-vous-plaît quand ça vous arrive.)*

Si le mot « systémique » vous fait si peur, remplacez-le par « habituel ». Ce sont
nos habitudes mentales qui érigent des murs…

Je propose cet article en anglais, qui explique très bien ce qu’est un racisme intégré dans un système, aux EU. “Why has incarcerating black Americans been so lucrative since the moment the Civil War ended?” (Oui c’est un statut FB, mais avec des références historiques.) Et concernant le crime de, simplement, être pauvre, cet article du magazine Forbes qu’on ne peut pas accuser d’excès de conscience sociale: “Poor Americans can spend weeks or months in jail simply because they can’t afford to pay the price of a fee, fine, or bond.”

( Pour donner un exemple concret de sexisme systémique : regardez les gens au pouvoir en Chine, ou en Russie, ou aux USA… Ou, mieux encore, allez compter les commentaires sous les articles du Devoir quand ces articles concernent les femmes ou les noirs. Que des hommes, et qui en ont trrrrès long à dire! C’est une écrasante majorité pour les rares femmes qui osent intervenir. On voit tout de suite une inégalité systématique… dans le temps libre dont on dispose! )
 

La tache de ketchup sur la cravate

 Si je dis: « t’as une tache de ketchup sur la cravate » ça ne veut pas dire que je n’aime pas les cravates! Il faut juste nettoyer la tache.

Si tu veux garder la tache, ou en montrer de la fierté, ou jouer les martyrs de la sainte cravate, c’est UN choix. Le choix d’ignorer la tache, de vous proclamer sans blâme, c’est celui d’ignorer les ennuis, le harcèlement que d’autres subissent pour le péché d’être différent de vous. Pour eux et elles, ce n’est plus du ketchup qui coule mais du sang, et de la confiance, une goutte à la fois.

Ça vaut pour le sexisme et les réflexes anti LGBT+. Les choix de sexe (aujourd’hui on peut changer!), de genre (on peut être non-binaire!) ou d’orientation sexuelle (ou non, on peut même être chaste!) sont comme des manteaux de différentes couleurs.

Sous le manteau, il y a des personnes, qui cherchent le bonheur autant que toi.

*

Pendant ce temps…

Les carpes asiatiques arrivent! Les carpes asiatiques arrivent!


Et pendant ce temps, les problèmes environnementaux ne laissent pas de répit.
Comme décrite dans mon roman Le projet Ithuriel de 2012, les carpes asiatiques poursuivent leur avance dans nos eaux, et tassent les espèces indigènes de la même façon que les arrivants blancs ont jadis « tassé » les nations autochtones. Les Premières Nations qu’on connait si mal. Cette méconnaissance favorise leur oppression systématisée, les violences envers les femmes autochtones qui laissent indifférent ceux qui siègent au sommet de la pyramide sociale.  Tiens, encore du systémique…

Il y a aussi des gens dans cette histoire d’anticipation sociale…

* Arrivé à yours truly autour de 1984. Debout sur le balcon de mes parents en soirée, braquée par trois agents. Il a fallu que je lève les mains très len-te-ment, et que j’explique que c’est moi qui les avais appelés pour un vol survenu chez des voisins (la vitre cassée, entrée par effraction très claire). Il faisait sombre. Je continue de penser que si j’avais eu la peau noire, je ne serais p’tête pas ici pour en parler…

La Covid qui fait le vide (jeux de mot facile, réalité pénible)

Michèle se lavant les mains en gardant un œil méfiant sur le microbe de la COVID-19

Le rouleau compresseur de la vie nous passe dessus, collectivement. Au moment où j’écris, le nombre de cas dans le monde a dépassé le million. 

Je salue mes fans fantastiques et quarantinés! 

Conférence en pleine frousse

Le 12 mars dernier, j’ai donné une conférence en pleine frousse (j’aurais préféré dire « en pleine brousse »)! 

Ma conférence à la bibliothèque de Yorkville a été affectée par la pandémie. La salle comptait autant de chaises vides que dans la pièce de Ionesco (Les chaises).

En cette veille de quarantaine, les personnes qui se sont déplacées pour m’entendre parler de science fiction avaient pris leurs précautions. Pas de poignée de main ou de becs chaleureux! Heureusement, la conférence a été enregistrée grâce aux bons offices de CHOQ FM et de Guillaume Lorin, que je remercie. J’ai partagé ma vision de la SF dans deux entrevues, une en français pour CHOQ-FM, et une en anglais, à paraître dans un prochain numéro du magazine Luna Station Quaterly.

En sortant de la bibliothèque de Yorkville, les rues étaient vides de passants, anormal pour un jeudi soir. 

La Covid qui fait le vide dans les familles

Non contente de faire le vide dans les rues, la Covid-19 a séparé bien des familles. Je ne verrai pas ma mère pour son 93ème anniversaire en avril. Sa résidence est en quarantaine.

Je rappelle aux esprits vides, ceux qui balaient les « vieux » du revers de leur main productive, que ce sont autant de bibliothèques humaines qui brûlent, quand on les perd. Surtour dans des conditions où les proches ne peuvent se réunir pour un dernier adieu.

Au moment où j’écris ces lignes, le nombre de cas a dépassé le million de personnes affectées dans le monde.  

Des lourdes pertes 

Il n’y a pas que la COVID19 qui fait le vide.

J’ai perdu mon éditeur, Michel Lavoie, toujours accueillant dans les salons. Voici un portrait-souvenir avec un éditeur heureux, photo prise par mon mari lors de la remise des prix Trillium 2013 où un de mes livres de Vents d’Ouest était finaliste. Michel avait été enchanté de cette expérience, car le CAO traite les finalistes avec autant d’honneurs que les lauréats.

Ça fait un petit crouche au fond du cœur, car je planchais sur une autre histoire après Le gant, mais je n’arrivais pas à l’avancer. La dernière fois que j’ai vu Michel était en 2018. (Portrait-souvenir avec éditeur heureux.) Deux semaines plus tard: la maison d’édition Vents d’Ouest qu’il dirigeait ferme ses portes. Trois autres de mes romans jeunesse se retrouvent donc orphelins. Désormais, je n’ai que mes livres d’Échofictions et mon roman chez David qui sont encore actifs sur le marché.  

Ce n’est pas la seule maison qui s’éteint faute de succession. Les éditions Vermillon, malgré leurs succès, sont en difficulté. Le décès d’un des fondateurs, Jacques flamand, et l’âge de Monique Bertoli ont affecté la maison, et il n’y a pas eu de relève qui s’est manifestée.

Un autre cas similaire, l’excellente maison des éditions Phoenix, dont le fondateur a passé le flambeau (la maison a été rachetée par une autre). Je croisais souvent Viateur et Liliane dans les salons du livre. Ça pose tout le problème de la relève dans le monde de l’édition. Et de la difficulté d’être un éditeur littéraire, sans être « soutenu » (backé) par une grande fortune.

Et des anthologies auxquelles j’avais vendu des nouvelles ont retardé indéfiniment leurs publication, ou y ont renoncé. L’épidémie frappe le milieu littéraire, forçant des éditeurs à retarder la sortie de livres.

La pandémie, facteur de régression? 

Le Covid a aussi fait le vide des acquis sociaux. L’indifférence des politiciens face à l’épidémie qui frappait la province de Hubei en Chine en décembre, et culminait en janvier, s’est vite évaporée quand des pays occidentaux y ont goûté. Tant que cela frappait des gens lointains d’une autre culture, basta

Les États-Unis ont nié autant qu’ils ont pu, comme d’habitude, jusqu’à ce que la mort frappe à New-York. Des États en profitent pour passer le rouleau compresseur sur les acquis des femmes confinées; les anti-vaccins vont enfin pouvoir vérifier par l’expérience si leur position morale repose sur des bases réelles.  

En Inde, les plus pauvres familles, confinées dans des appartement surpeuplés et dépourvues de réfrigérateurs, risquent  de mourir de faim avant de mourir par manque de soins. Eux vont être plus mal pris que nous, qui avons accès à des maisons et des espaces plus grands, des soins médicaux, des cours arrière, des parcs (pour le moment, en Ontario). Et les plus pauvres, les itinérant-es, les Premières Nations isolées loin des hopitaux vont en arracher aussi. 

Il y a des tonnes d’éditoriaux et de chroniques sur les effets négatifs de la pandémie et sur ce qu’un tel événement fait ressortir chez nous. Je ne veux pas les répéter sur cette page d’écrivaine, mais il y a des changements. 

La pandémie, facteur de progression 

Pour ne pas rester collés sur la courbe, je recommande le journal indépendant The Guardian pour des reportages empreints de lucidité et d’espoir. On a besoin des deux! 

En faisant nos sorties régulières, j’ai observé un rapprochement entre les gens, qui, tout en gardant les distances, se saluent. Tous les voisins de ma rue se parlent plus que jamais. Du moins, après deux semaines. Je donne des conseils pour émonder un pommier, car j’en prépare un pour l’automne. 

La consommation, elle diminue pour se réduire à l’essentiel. Et beaucoup de gens et d’entreprise découverent les vertus (et les petits désagréments) du télétravail. La pollution dans l’air baisse, grâce à la quarantaine. Par la suite, quels changements resteront? Je pense que beaucoup prendont goût au télétravail.  

De la lecture pour s’évader de l’ennui 

Pour aider à patienter, j’ai mis mes livres chez Echofictions à 99 sous sur Amazon et Smashwords. C’est peu, mais en ce moment, c’est le mieux que je puisse faire. Donner des histoires pour aider les quarantinés à s’évader!  

Pour aider à patienter, j’ai mis mes livres chez Echofictions à 99 sous sur Amazon et Smashwords. C’est peu mais en l’absence d’un travail essentiel, c’est le mieux que je puisse faire. Donner des histoires pour aider les quarantinés à s’évader!

Conseils et consignes!

Suivez les consignes (même si vous n’êtes pas suiveux!) car une pandémie requiert un effort constant, et concerté. 

1- se savonner les mains 20 secondes au moins, donc en réalité avec mouiller et rincer, je prends au moins 30 secondes. 

2-Tousser dans son coude

3- se tenir à 2 m des personnes croisées sur le trottoirs. 

aux quels j’ajoute : 

4- Sortir dehors une fois par jour

5- Ne pas capoter en regardant les cartes de propagation du Covid-19 (sauf si vous êtes géographe et que la projection de Mercator vous tombe sur les nerfs.) 

J’en profite pour saluer mes fans fantastiques et quarantinés!

Encore prise dans un vortex temporel! (Les joies de la recherche)

La savante folle, témoin du temps compressé!

Je l’ai encore fait!

Je fais des recherches pour un roman de SF en préparation (je garde les détails sous embargo pour l’instant) et, naviguant d’un site fascinant à l’autre, puis à l’autre, je me suis aperçue que mon après-midi d’écriture était tombé dans le terrier du lapin pressé, celui dans le conte Alice au Pays des Merveilles! Ou dans un vortex temporel, dans lequel le temps s’était comprimé, passant trop vite!

Je ne sais pas si ma formation scientifique aggrave cet exploit. Je suis titulaire d’une maîtrise en géographie physique, et tant d’aspects de la macro-écologie retiennent mon attention!

De plus, les préoccupations quotidiennes pénètrent mon mode Sérieuse Écrivaine. Depuis la surutilisation de plastiques à usage unique qui apparaissent dans les endroits les plus reculés ou au fond des océans, aux déchets générés par mes propres stylos jetables (merci Pentel et ses plumes rechargeables!), au prochain décompte des oiseaux du Great Backyard Bird Count, et la promotion de mon court livre réconfortant Valentin Sous Zéro

Donc, tous ces petits morceaux s’accumulent comme un processus d’agrégation de planète, diluant ma concentration.

Et quand je lève la tête, il est déjà 16h00…

L’iceberg

Comme je l’ai mentionné dans un autre article, la plupart de mes notes de recherches ne se retrouveront jamais dans le roman que vous lirez l’an prochain. Certains détails, si je ne peux pas les placer dans le roman, apparaîtront, fortement résumés, dans une ou deux nouvelles qui explorent le même univers.

Ce que je ne ferai PAS, c’est d’intégrer toutes ces friandises minutieusement rassemblées dans le roman lui-même, sous la forme d’un lourd bloc expositoire (info dump ), ou à travers une explication assez longue d’un personnage secondaire qui sera tué dans le chapitre suivant (grrrr!)

Il faut voir la recherche comme la partie cachée d’un iceberg. Ce qui flotte au-dessus sera le livre sur lequel le-la lectrice prend pied. Si vous tentiez de tirer une plus grande masse de l’iceberg au-dessus du niveau de l’eau, comme je l’ai fait dans mes premiers livres (heureusement Daniel Sernine, mon éditeur de l’époque, l’a repéré!), vous vous retrouveriez avec un ensemble de détails indigestes qui alourdissent l’histoire- récit.

Oui, j’étais l’une de ceux et celles très capables de partager tous ces détails mignons!

Oui, il est tellement tentant de faire s’arrêter vos personnages sur une crête et de décrire le paysage merveilleux qui se déroule devant eux, dans des détails atroces, sur deux ou quatre pages! La lecture sera plus agréable avec une description plus courte et percutante, comme celle-ci, tirée d’un projet en cours:

Les dunes formaient un grand bassin de sable cerné par les flancs crevassés de montagnes en perpétuelle dispute. Celles-ci, âpres et dures comme la vie, se tordaient pour s’élever plus haut, toujours plus haut, une dispute géologique commencée des éons plus tôt.

La plus grande partie de votre iceberg doit demeurer sous l’eau!

La solution n’est pas la dilution!

Effectuer une recherche efficace, sans diluer son attention, c’est le Graal de tous!.

Une solution pour mieux gérer son temps est de faire la recherche après avoir atteint un son objectif de mots pour la journée. C’est la méthode de l’auteure Kristine Kathryn Rusch pour limiter son temps passé en recherche. Elle parvient également à faire ses recherches avant d’écrire le roman, alors qu’elle termine le livre précédent.

Ce n’est pas la méthode de son mari, Dean Wesley Smith, qui fait ses recherches pendant qu’il écrit, parce que des informations sympas vont influencer son récit. Je sais que ça m’est arrivé de changer le cours d’une nouvelle pendant la recherche.

Une solution évidente est de limiter le temps passé sur les plateformes sociales. Ou bien retirez-vous complètement des médias sociaux pendant la période de production intense, comme Julie E. Czerneda. Remède de cheval!

Personnellement, j’utilise une minuterie. Parfois, le temps ne suffit pas et j’ajoute une minute, deux… Pas tout à fait au point, ma méthode!

Ou j’utilise cette expérience comme carburant léger pour écrire un article de blog.

Des sources utiles

Je recommande ce bouquin de mon confrère Dominique Bellavance Comment écrire plus: 50 conseils d’auteur pour maximiser vos séances d’écriture, qui présence de façon très joyeuse les défis de productivité. Il contient quelques conseils sur les facons d’éviter les distractions!

J’utilise beaucoup aussi (en anglais, hélas!) le livre de Kristine Kathryn Rusch, The Pursuit of Perfection, qui déboulonne l’obsession de perfection. En gros: le désir de perfection peut vous faire « staller » indéfiniment et couler. Ce problème mériterait à lui seul son article de blog!

Un pic pour le Pitch!

Couverture du Galaxies 60
Le numéro 60 de Galaxies

Ma nouvelle, Pitch de vente aux Archétypes, publiée dans Galaxies 60, est finaliste (première sélection, catégorie nouvelles francophones) au Grand Prix de l’imaginaire 2020 !

J’avais publié deux textes assez forts cette année dans la revue Galaxies (site de la nouvelle collection); je suis touchée de voir qu’un des deux se retrouve dans cette sélection européenne.

Le thème de ce numéro de Galaxies était « terraformer la Lune. »

Une courte liste!

Voici les autres 6 finalistes de cette liste vous y retrouverez mon confrère Jean-Louis Trudel, très méritant!

C’est quand même ma rencontre avec Jean-Louis en 1994 à la librairie Nébula qui m’a donné l’impulsion d’écrire dans ce domaine. Si un jour je gagne le prix Hugo il va être parmi les premiers que je mentionnerai dans mon discours d’acceptation!

(Oui, je suis optimiste…)

Pitch de vente aux Archétypes de Michèle Laframboise (in Galaxies n° 60)

La Longue patience de la forêt de Christian Léourier (in Bifrost n° 93)

Helstrid de Christian Léourier (Le Bélial’)

Le Vieillard, l’enfant et la cuillère pensante de Denis Roditi (in Solaris n° 212)

Faites comme si vous étiez morts (recueil) de Sammy Sapin (L’Arbre vengeur)

Dans la nécropole troyenne de Jean-Louis Trudel (in Galaxies n° 57)

Pourquoi votre soutien est important…

Lors de mon premier marathon, les bénévoles sur la route!

Écrire c’est comme entreprendre un long marathon, mais en solitaire! Ça fait toujours du bien, alors, de savoir son travail apprécié. Voir son texte apparaître en si bonne compagnie imprime un élan, une petite tape d’encouragement sur l’épaule.

Une nomination apporte un court pic de visibilité. Mais ce qui aide encore plus les auteurs, c’est de laisser votre marque d’appréciation des livres que vous avez lus. Sur votre blogue, ou sur des sites de lecture comme Goodreads.com.

La science fiction a une pointe de tarte de lecteurs et lectrices plus étroite que, disons les romance ou les romans policiers. Et peu de librairies en ligne vont les placer en évidence sur leur « vitrine » (à moins de payer!)

Et ça fonctionne aussi pour les critique négatives! Car si vous donnez les raisons précises pour lesquelles un livre ne « fonctionne » pas pour vous, ça peut constituer un élément attirant pour une autre personne!

La Savante folle au Salon du Livre de Montréal

Mes heures de dédicaces au Salon cette année, pour trois livres de science-fiction

Projet Ithuriel Couverture
Anticipation sociale: une fillette élevée pour être une arme d’espionnage s’évade…
Suivez Marillyn au coeur de la Ruche, là où la sensualité épouse le mystère. Science fiction adulte. couverture par Xin Ran Liu
Suivez Marillyn au coeur de la Ruche, là où la sensualité épouse le mystère. Science fiction adulte
Fils d’un écologiste assassiné, Arran Noor récolte de nuit les plaies du métier de clown-vengeur. ADA éditions (2019)
Fils d’un écologiste assassiné, Arran Noor récolte de nuit les plaies du métier de clown-vengeur. ADA éditions (2019)

Mes kiosques :

101 Distribution Nomade pour les Six Brumes – La ruche

206 Kiosque de REFC pour les éditions David – Le projet Ithuriel

548-556 Kiosque ADA pour l’Écologie d’Odi

Pour les heures exactes, voir ici

Le Galaxies 61

Arrivé par la poste, sur les traces de l’autre…

Ce numéro 61 de Galaxies (nouvelle série) est arrivé cette semaine. Avec mon texte Tinkerbelles, dont le protagoniste ne vous laissera pas indifférent…

Autosuffisance alimentaire, déclin des abeilles, mini-robots, cerveaux augmentés, programmation génétique. Si nos paramètres génétiques limitent nos choix, peut-on encore brasser la cage mentale?

Pour vous le procurer en électronique ou papier, et découvrir les conteuses et conteurs d’histoires, et le dossier bien fouillé de Jean-Louis Trudel!

50 ans pour se détacher du pétrole?

La manif à Mississauga a attiré entre 2-300 personnes

Ça fait 50 ans et plus –je compte depuis la publication du célèbre « Silent Spring » de Rachel Carson– que les pays « riches » ont été avertis des méfaits de la pollution de l’air par les gaz d’échappement des voitures et des autre machines. Or, voilà que des pontes de l’industrie nous disent que ça va prendre plus de 50 ans pour arrêter (et non dix ans comme le promet le Parti Vert)!

Même les animaux manifestent… dont ce mignon petit chien !

Hier le 27 septembre, je me suis déplacée dans ma ville pour manifester mon désir de changement devant l’hôtel de ville de Mississauga. (Non, la mairesse n’était pas présente.) Nous étions entre 200 et 300, bien loin des 500 000 marcheurs et marcheuses de Montréal avec Greta Thumberg (qui était très toute-seule avec sa pancarte, l’an dernier à même date!) Ça ne nous a pas empêchés d’être colorés et bruyants, et d’avoir des candidats de plusieurs partis politiques en même temps!

Hey, you!

Ça fait 50 ans et plus que l’industrie du combustible fossile a été interpellée par les scientifiques, les écologistes, les médias au sujet de la pollution. Ça fait plus de 50 ans que le smog tue des personnes vulnérables.

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Arrivés avec le facteur

Surprise! À peine de retour de vacance du nord de l’Ontario, deux nouveaux arrivages qui contiennent mes textes de SF!

Explorer l’espace? Terraformer la lune? Deux nouveaux recueils qui contiennent mes textes de SF! Fiction River Presents no 9 et Galaxies 60

Fiction River Presents: Space Travelers

Fiction River Presents no 9: Space Travelers. On devine qu’il s’agit des histoires de science-fiction… J’ai déjà lu la dernière, celle de Rob Jeschonek qui est bizarre autant qu’émouvante. Kristine K. Rusch a compilé ce thème, et choisi un de mes textes (Closing the Big Bang) déjà paru dans le magazine.

Et ils ont eu la gentillesse de mettre mon nom sur la couverture!

Pour vous le procurer: WMG Publishing, Fiction River Presents

Le dernier Galaxies: sur le thème « Terraformer la lune? » va bien avec mon chapeau.

Ce Galaxies explore, sous la direction de Jean-Pierre Laigle, explore la terraformation… de la Lune! Et justement, j’avais ce bon texte en plein dans le sujet. Découvrez « Pitch de vente aux Archétypes » dans Galaxies 60!

Je souligne La Terre est un autre jardin de mon confrère Jean-Louis Trudel (qui est un des premiers auteurs de SF que j’ai rencontrés en personne, et grâce à qui j’ai commencé à écrire de la SF!). Dans le numéro normal, La fille des couloirs de Sylvie Gagnère explore une humanité enfermée, l’intolérance et les migrations difficiles. Je recommande. Je n’ai pas encore lu les autres nouvelles mais ça promet..

Pour vous le procurer

Plongez dans un été de SF avec dix beaux livres!

Plaisir de plonger dans des univers d’auteurs!

Plongez dans la SF cet été!

Pour la première fois, un de mes livres fera partie d’un offre collective de StoryBundle qui réunit dix livres! La version anglaise des Nuages de Phoenix, Clouds of Phoenix, fait partie de ce paquet-cadeau. Et… un autre Laframboise dans ce Fiction River Presents #9, lancé pour cette occasion!

Cette promotion collective réunit des auteurs de talent: outre Dean Wesley Smith, et Kristine Kathryn Rusch, Blaze Ward, Robert Jeschonek, Kristine Smith (pas la même que KKR!) Lindsay Buroker, Leigh Saunders et les collaborateurs des deux anthologies!
Clouds of Phoenix cover
A space travelers anthology

Le StoryBundle est une promotion collective, et un moyen d’entraide entre écrivains de science fiction. Je connais et lis régulièrement ces auteurs. (Je les ai presque tous rencontrés en personne.) Vous allez « tripper » sur Jeshonek, et je vais découvrir l’anthologie Grand Theft Starship. Quatre de ces titres sont exclusifs à ce paquet-cadeau!

(1) VOUS choisissez quel prix payer: à partir de 5$ (US) pour 4 livres, ou 15$ US pour les 10 livres électronique, disponibles dans le format que vous voulez! 

(2) VOUS décidez quel pourcentage ira aux auteurs!

(3) Enfin, VOUS pouvez donner 10% à Able Gamers, un organisme de charité qui procure de l’équipement spécialisé à des gens vivant avec des handicaps divers pour pouvoir jouer en ligne. (Par exemple, un joueur daltonien aura beaucoup de difficulté à voir ce qui se passe à l’écran.)

Comme toute bonne chose a une fin, cette fantastique promotion ne durera QUE trois semaines.

Même si vous ne lisez pas en anglais, partagez ce paquet-cadeau avec vos ami-es! Ce faisant, vous les aidez à découvrir de nouveaux auteurs! 

Michèle en train de lire à l'ombre d'u arbre
Je vous souhaite un bel été de lecture!

Lecture printanière

Magazine Data File

On Spec 109

Même si je rate régulièrement les dates de tombée des soumissions à On Spec, je ne peux que vous recommander cette revue canadienne publiée en Alberta.
Je nomme Diane Walton et Barb Galler-Smith, que j’ai eu la joie de rencontrer à des conventions canadiennes, mais beaucoup d’autres personnes se dévouent pour faire de ce magazine une réussite! J’ai lu d’une couverture à l’autre ce numéro 109.

Sinkhole par Al Onia, se déroule en Australie sur fond de désert, une météorite gourmande absorbe la matière, sans cesse, et l’histoire se promène entre les points de vue des scientifiques et d’Allan, un aborigène du centre culturel bâti près du rocher Uluru, qui a confiance en ses traditions spirituelles.

L’article de non fiction de Konstantine Kaoukakis To boldly go where no teacher has gone, donne un point de vue d’un prof d’anglais qui découvre que la fantasy et la SF intriguent, et fascinent des élèves qui autrement s’ennuieraient.

Mon histoire favorite, Joyhound, par Calder Hutchison, est un bijou de SF et d’humour noir en milieu mafieux, fédoras inclus. Imaginez un loup-garou qui émet des phéromones qui le rendent irrésistible, que ses proies, en proie à un ineffable bonheur, veulent se faire manger… et en plus, sa salive est un antidouleur. Sans doute pas le premier pour le concept, mais quel traitement sublime, quelle héroïne en teintes de gris! Et quid des mafiosos là-dedans? Lisez!

Une autre histoire, « Two from the Field, Two from the Mill », par Geoffrey Cole, qui aime beaucoup le hockey et ça parait! Imaginez qu’une nuit, tous les chiens s’élèvent vers le ciel t disparaissent, dans une « rapture ». Les chiens, ces êtres dévoués laissent un gros trou derrière eux, que même les chrétiens cherchent à combler. Une joueuse de hockey professionnel (on a un auteur visionnaire, là!) qui elle aussi a perdu son chien, doit gérer la situation dans sa petite ville avant que ça tourne au vinaigre. J’avais lu deux histoires de Cole, et j’apprécie son humour.  Le titre, que je n’avais pas compris, je pensais que c’était une expression de hockey comme un trio d’attaquants, est une citation biblique sur l’ascension (Mathieu 24, 36-42).

Les autres histoires, sont When they burned my bones, de Lee Chamney, dans laquelle des fantôme connaissent une après-vie difficile, mais c’est mieux que rien! Peur et zen, donc.

Spirits’ Price, de Van Aaron Hughes, fantasy, où on obtient ce qu’on veut avec un conte bien raconté qui plait aux esprits, mais à un terrible prix.

Death is a Blindfold, de Rati Methrota, une histoire de rencontre du deuxième type qui laisse aux témoins une impression durable. Or si personne ne les croit et que les ET ne reviennent jamais, à quoi bon s’obstiner? Cette auteure est interviewée dans ce numéro.

Deux entrevues complètent le numéro: Rati Methrota, née aux Indes et résidente de  Toronto, et René Martinez, l’auteur de la couverture, né à Cuba et résident de Toronto, qui produit des illustrations colorées dignes de Gaudi.

Le prologue par Brent Jans, l’organisateur de Pure Speculation vaut le détour: « Everyone deserves to be Conned. Brent réalise que son événement, qui roule très bien, manque de diversité. Il va y remédier, quitte à sauter une année. La meilleure phrase:

« I struggled with the idea that I was somehow to blame in an SF culture that could somehow accept aliens and elves, but passively and actively made it unsafe for women, people of colour. LGBTQ2S, our Indigenous population –basically, anyone who wasn’t me.« 

On n’a pas souvent le point de vue d’un organisateur, et de ses efforts pour rendre son événement accessible (comme les interprètes aux Utopiales de Nantes qui ont des interprètes en langage des signes, et les deux premières rangées de sièges réservées aux personnes sourdes.)
En changeant de local et coupant le prix d’entrée, Brent a rendu le festival accessible en chaise roulante, et pour beaucoup de fans à faible revenus. Et non, il ne s’est pas mis dans la dèche! Ce sont des pages très encourageantes à lire par les temps qui courent.

Pour les gourmands, le numéro On Spec #110, un numéro double, vient de sortir.