Archives mensuelles : juin 2010

Générosité

Ces derniers jours nous apportent une profusion de framboises. Une générosité qu’on aimerait voir se répandre davantage chez les humains…

Framboises

Notre carré de framboisiers déborde!

Cette branche porte au moins 300 fruits (je les ai comptés). D’où l’utilité du cabanon! Et oui, autre un plant de framboisiers (sans fruits) a poussé dans le cabanon entre les plaques de béton.

utilité du cabanon utilt du cabanon

Et voici l’oppossum venu nous souhaiter une bonne St-Jean (déjà une semaine!) , mais nos deux chats du premier étage se méfiaient!

Opossum

Et sans oublier, plus tard dans la journée, la visite de l’équipe de Panorama venu filmer une entrevue de l’auteure dans son milieu naturel. On voit l’animatrice Gisèle Quenneville qui essaie mes chaises de patio. L’équipe a tassé le gros BBQ. Les membres de l’équipe ont été sympathiques, et sont repartis avec des framboises!

Et un peu plus tard, un autre membre de la famille se régale!

Cueillette

G20 raisons… la suite!

G20 raisons…. de ne pas aimer le G20! (la suite)

image parlante

10. La population dé-capitalisée se sent comme des chiens derrière une clôture qui espèrent que des miettes retomberont de la table du G20.

Site du nouvel observateur

9. J’ai eu moins de temps pour me préparer cette année.

8. La profonde difficulté de nommer TOUS les groupes qui vont manifester leur existence, tant ils sont variés, colorés et nombreux-nombreuses. Les voix sont muliples, et ils sont mieux  de se regrouper pour ces événements. Il y a ceux que je connais un peu: Oxfam, Attac-Québec, Équiterre, les groupes féministes, gais (c’est pas toujours gai pour eux-elles!), écologistes*, ceux que je découvre sur internet, le CLAC … Les seules groupes qu’on ne trouve pas, ce sont les financiers…

*J’ai grandi avec le mot écologie et ne me suis jamais habituée à l’usage du mot « environnementalisme ».

7. Le milliard en coûts. Tiens, voici ce vidéo qu’une résidente de Milton, Jennifer Smith, a enregistré: If I had a Billion dollars… en modifiant les paroles d’une chanson des Barenaked Ladies. (Non, c’t’un groupe de gars.)

6.  Je n’irai pas manifester cette année. Je manifeste en idées à la place. Mais voici deux photos-souvenirs de la savante folle à Québec 2001… manifestant contre la mise en place de la ZLEA.

La savante folle manifeste avec Attac-Québec! Tous à la manif!

5.  Palabres, palabres, et pendant ce temps… Une image frappante du site d’Attac-Québec, datant de 2009. Et le plus révoltant, c’est que la droite fait  tout pour multiplier les enfants vivant dans cette misère… en décriant le planning familial.

La faim, un tueur silencieux

4. Saviez-vous que le G-20 n’a aucune existence légale? Comme le G8, le G20 est une fiction, une association informelle, sans statuts ni personnalité juridique. Leurs résolutions et décisions restent des simples recommandations, sans effet concret tant qu’une institution attitrée légale ne les applique pas.

3. …Et pourtant les décisions qui y seront prises auront un impact sur nos vies et sur nos droits concrets. Comme l’indique Danie Royer, porte-parole de la CLAC 2010 : « Cette rencontre finalisera un des plus grands détournements de fonds jamais vu, c’est-à-dire le transfert de centaines de milliards d’argent public vers les responsables de la dernière récession : banques, fonds d’investissements privés, compagnies transnationales, spéculateurs de tout acabit, etc. »

2. Le déficit démocratique, qui fait naitre un sentiment d’impuissance. Sommes-nous en démocratie, quand le gouvernement  contrôle l’information tel un Big Brother, et que les Conservateurs issus du Reform party disposent de l’immense puissance des grands médias tous alignés sur la pensée d’une certaine « droite conservatrice »?

Consommateur aveugle

Il nous reste un pouvoir: acheter les yeux ouverts…

1. Que ces rencontres ne soient pas encore réalisées par télé-conférence ou projection 3-D. Ca aurait coûté quelques millions  en technologie, mais on aurait épargné un milliard de dépenses en sécurité!

G 20 raisons…

G 20 raisons de ne pas aimer  le G20

La table est mise...
(la table est mise au Métro Toronto Center)

20. Le lac artificiel, une vitrine artificielle de 2 millions. Une photo ici.

19. Le traitement négatif et réducteur que nos médias accordent aux futurs manifestants et protestataires.* Ici, la marhe des Premières Nations contre le G20 qui s’est bien déroulée, et qui ne fera pas la une des médias, évidemment!

* Je fus protestataire lors du Sommet des Amériques dans la ville de Québec, le 21 avril 2001. Les pourparlers visaient à proposer une Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA). Autour de 68 000 personnes ont marché dans la joie et le calme (assuré gratuitement par le service d’ordre des syndiquats) se méritant une petite photo dans La Presse, qui a en revanche consacré quatre pleines pages de photos à la centaine de casseurs.

18. La hauteur de la barrière de sécurité, qui envoie le méta-message que les opposants politiques sont des bêtes sauvages. Une prédiction que les journaux espèrent voir se réaliser, puisque la barrière agit comme une provocation.

17. La liste des sujets importants pour Steven Harper. L’économie* passe devant tout. Après, la santé maternelle et infantile: les femmes qui meurent en couches dans le monde et leurs enfants. Une miette d’environnement (imposée par les autres chef-fes) d’État.  La taxe Robin des bois, elle aussi imposée par les autres pays (ça c’est plutôt une bonne nouvelle)

*“The private sector and governments must work together closely to ensure a durable economic recovery,” citation de John Manley.

16. La liste des sujets exclus par Steven Harper. Entre autres la culture (what?),  l’avortement*, auxquels bien des agonisantes de l’item précédent n’ont pas eu accès. Combien? aucune étude ne s’y est intéressée. On rapporte le nombre de femmes charcutées par des avortements clandestins (70 000 par an dans le monde), mais pas de celles obligées de courir le risque de mourir en couches.

* et la contraception qui éviterait bien des avortements (comme des implants à long terme), n’est pas plus disponible!

15. Le salissage des politiciens provinciaux, soupconnés d’espionnage par le chef du SCRS, Richard Fadden. Lequel, en refusant de donner des noms ou des accusations spécifiques, préfère laisser un nuage de doute planer sur la tête de personnes innocentes*. Je soupçonne une instruction cachée venant de haut plus qu’une paranoia nécessaire pour pratiquer ce travail. C’est une insulte pour les politiciens provinciaux, surtout comparée à un gouvernement fédéral entièrement sous influence… de la droite made in Alberta!
À ces assertions sans fondement, les politicien-nes concernées devraient opposer l’humour: « Bonjour, mon nom est Charest. Jean Charest. »

* Entre autre, Olivia Chow, députée de Trinity Spadina (à Toronto), puisque M. Fadden a mentionné la Chine comme puissance étrangère. C’est un coup très bas qui rappelle à la fois le régime communiste à la Big Brother et le McCarthysme.

14.  Le désert qu’est devenu le centre-ville de Toronto. Aujourd’hui vendredi, les écoles de la ville sont fermées et le transport scolaire annulé.

13. La population policière qui occupe ce même centre-ville, avec la technologie au point. Les journaux applaudissent à chaque arrestation effectuée qui justifie ainsi la dépense.

12. Le B-20, ces puissants gens d’affaires qui ont un accès privilégiés aux chefs d’États.

11. Le sommet des jeunes entrepreneurs triés sur le volet. Une entrevue radio avec l’un d’eux a donné des réponses de politicien calquées sur celles de Steven Harper sur l’aide à la santé maternelle.

Les dix premières raisons… dans l’article prochain, car il y en aurait beaucoup plus à dire!

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Les participants au G8 cette année à Muskoka

Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni, Russie

Les participants au G-20 (tiré de Wikipedia, pour ceux qui cherchent les noms des dirigeants, le site en français ne les avait pas)

Argentina Cristina Fernández de Kirchner, President of Argentina
Australia Wayne Swan, Deputy Prime Minister of Australia
Brazil Luiz Inácio Lula da Silva, President of Brazil
Canada                       Stephen Harper, Prime Minister of Canada (ai-je besoin de mettre un lien?)
China Hu Jintao, President of the People’s Republic of China
France Nicolas Sarkozy, President of France
Germany Angela Merkel, Chancellor of Germany
India Manmohan Singh, Prime Minister of India
Indonesia Susilo Bambang Yudhoyono, President of Indonesia
Italy Silvio Berlusconi, Prime Minister of Italy
Japan Naoto Kan, Prime Minister of Japan
Mexico Felipe Calderón, President of Mexico
South Korea Lee Myung-bak, President of South Korea
Russia Dmitry Medvedev, President of Russia
Saudi Arabia Abdullah bin Abdul Aziz, King of Saudi Arabia
South Africa Jacob Zuma, President of South Africa
Turkey Recep Tayyip Erdoğan, Prime Minister of Turkey
United Kingdom David Cameron, Prime Minister of the United Kingdom
United States Barack Obama, President of the United States

Nations invitées :
Colombia Álvaro Uribe Vélez, President of Colombia
Ethiopia Girma Wolde-Giorgis, President of Ethiopia
Malawi Bingu wa Mutharika, President of Malawi
Netherlands Jan Peter Balkenende, Prime Minister of the Netherlands
Nigeria Goodluck Jonathan, President of Nigeria
Spain José Luis Rodríguez Zapatero, Prime Minister of Spain
Vietnam Nguyễn Minh Triết, President of Vietnam

Une première revue littéraire blessée

La revue franco-ontarienne Virages, dont le 53e numéro devait sortir incessamment, vient d’annoncer qu’elle cesserait ses activités, faute de financement.  Les nouvelles exigences du fonds d’aide aux publications de Patrimoine Canada l’ont exclue de la manne fédérale.

Ajout du 24 juin 2010: Marguerite Andersen, la directrice de la revue (elle-même chichement rémunérée), affirme à Radio-Canada -Toronto que Virages va poursuivre ses activités mais il manque 6000 $ au budget de fonctionnement annuel.  J’ai modifié le titre pour refléter cette volonté.

À son honneur, Madame Andersen refuse catégoriquement de réduire le cachet des auteurs qui publient leurs nouvelles dans Virages. Elle évoque une réduction du nombre de publications par année, de 4 à 2 ou un.

Je reprends son message et lance un appel aux abonnements pour la seule revue francophone hors-Canada.  Les nouvelles sont multigenres, assez courtes donc la lecture n’est jamais ennuyeuse.

Quant aux revues de l’empire Québécor  et de Sélection du Reader’s Digest, qui tirent à des centaines de milliers d’exemplaires, vont continuer de recevoir leurs grasses subventions.

Je ne pose pas ici de jugement sur la qualité intellectuelle ou l’orientation politique des revues en question  (je lisais des Sélection quand j’étais petite), mais la progression des journalistes et auteurs sera d’autant plus difficile. La marche vers la publication sera très haute, et elle apparait quasiment improbable dans des revues qui n’ont aucune vocation littéraire. Sans oublier qu’il faudra plaire au roi!

Le message qui sous-tend ces changements : si tu es riche, on t’aide, si tu es pauvre, débrouille-toi! Ou, plus prosaïquement, prend tes responsabilités! Un méta-message plus insidieux est le suivant : un artiste ou écrivain qui crève de faim va déployer des trésors de ressources et d’énergie pour s’en sortir. Regardez Vincent Van Gogh. Si il ou elle réussit, c’est par sa seule force de caractère et sa persévérance, un exemple qu’on ira ensuite claironner à tous les autres qui ont eu moins de succès.

Si l’artiste se décourage, décroche et passe le reste de sa vie dans un travail au bas de l’échelle dans le secteur des services, on applaudira l’effet de sélection sociale.  Un béesseux de moins!*

On jette une poignée des graines sur l’asphalte et on leur dit: envoye, pousse!

Ça vaut pour les gens et pour les revues qui sont des véhicules de la pensée, porteurs d’idées originales, ou transmetteurs de préconceptions.

Une plante, pour se développer, a besoin d’eau, d’un bon terreau, d’un peu d’engrais ou de compost, et… de temps!

Exiger le génie instantané, un succès-minute, est irréaliste. Et ensuite renvoyer nez-à-nez les happy few du milieu artistique face aux autres qui bossent pour joindre les deux bouts, est simplement cruel.

L’année 2010 est l’année de la biodiversité.  Or, cette biodiversité devrait s’exprimer dans la société.

Entre les graines jetées sur l’asphalte et les arbres bien entretenus qui font de l’ombre, entre les artistes qui en arrachent et ceux assis au sommet, il y a de la place pour une foule de situations intermédiaires. Sans rouler sur l’or ou atteindre un succès mondial, il existe des façons variées d’être et de vivre de son art, qui ne méritent pas le mépris que lui consacre le présent gouvernement.

Je salue bien bas tous les lecteurs et lectrices de cette chronique qui en arrachent. Lâchez pas!

…et bonne St-Jean-Baptiste !

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* (extrait de l’article de Rue Frontenac mis en ligne en février 2009) « Les données les plus récentes disponibles auprès de Patrimoine Canada démontrent que Quebecor a bénéficié d’une aide financière de 2,15 M$ depuis deux ans dans le domaine du magazine. Ces subventions ont été versées pour la création de contenu d’une quinzaine de magazines, dont

Le Lundi (173 042 $),

Écho Vedettes (254 774 $),

Dernière Heure (207 842 $),

Moi et Cie (93 353 $, uniquement en 2007-2008),

et Clin d’oeil (203 007 $).  »

Alors, qui sont les vrais assistés sociaux?

Les blouses qui rient jaune

La savante folle tente de déjaunir ses blouses

Le phénomène de jaunissement du coton blanc défie les nettoyeurs depuis des siècles. Draps, blouses, mouchoirs, lavées pas lavées, gagnent une teinte jaune.

Je suis dessinatrice: Le jaunissement du papier me saute aux yeux quand je regarde mes vieilles archives… heureusement, les marchands vendent du papier à pH équilibré, qui ne s’altère pas avec le temps.

Qu’est-ce qui cause cette jaunisse des blouses et des draps de coton blanc? D’ailleurs, ce sort est-il réservé aux seuls cotons? Souvenez-vous de ces fameuses blouses « infroissables » en nylon! Peut-on créer du coton à pH équilibré?

Soit l’acidité ambiante de notre sueur salée contamine nos blouse. Un petit coup de Javex et hop! le problème se règle… pour peu de temps. (Et du point de vue écologique, le javellisant chloré n’aide pas). Hélas, très vite, le jaune revient.

Lave, lave et relave, rien à faire!

Au secooooours! Existe-t-il une solution pratique au problème du jaunissement des blouses?

Patrimoine Canada menace la revue Solaris

Le parcours de l'écrivain avant...

Le Programme d’aide aux magazines artistiques et littéraires de Patrimoine Canada ne subventionnera que les publications qui se vendent à plus de 5000 exemplaires par année.

Cela exclut la plupart des revues culturelles… Dont Solaris, Virages et aussi Ciel Variable !

Or ce chiffre est d’autant plus injuste pour le côté francophone, que ce plafond minimum est le même que pour les revues anglophones, alors que le ratio anglo/franco est de 3 pour 1. Ce qui veut dire que, si on avait été juste, le plafond pour les francophones aurait dû être de 1250 copies. (Merci à Jean Pettigrew pour cette info).

Le parcours de l'écrivain - après

Cet article sur le site du Devoir par Jean Larose exprime très bien la situation.

http://www.ledevoir.com/culture/livres/289794/les-heritiers-du-refus

Après la disparition des émissions littéraires et les coupures à Radio-Canada, accusées d' »élitisme », ce péché, les magazines culturels à tirage modeste vont y passer. (Voir cet autre article dans le blog.)

À trop vouloir centraliser, privatiser et uniformiser la culture, on prive la prochaine génération de l’immense potentiel de créativité, celle qui permet de faire face aux problèmes et de trouver des solutions. Et c’est encore plus vrai pour ma saveur littéraire favorite, la science-fiction, qui débarre l’imagination.

Toutes saveurs confondues, la littérature, lorsque puisée au terreau de l’expérience, méditée, puis écrite avec coeur, provoque la réflexion, inspire l’action.

Comme l’écrivain  Yann Martel l’a mentionné, lui-même a publié ses premiers textes dans un petit fanzine de Vancouver géré par des bénévoles. Cette modeste publication l’a encouragé à continuer d’écrire. Il a aussi apprécié sa première subvention d’écrivain.

…1991, année où je reçus une bourse B du Conseil qui me permit d’écrire mon premier roman. J’avais 27 ans et cet argent me semblait une manne qui me tombait du ciel. Ces 18,000$ me durèrent un an et demi (au regard des impôts que j’ai versés depuis, ce fut un rendement exponentiel de l’investissement, je vous en assure )

Et de même, c’est la revue Solaris qui a publié mes nouvelles de science-fiction et une bande dessinée. C’est cette revue qui m’a motivée à écrire des nouvelles pour participer au Prix Solaris.

Avant Solaris, j’avais publié une nouvelle et un poème dans les premiers numéros (2 et 5) de la revue Ciel Variable, en 1987 !! Une autre revue menacée.  J’y ai fait la connaissance d’Hélène Monette, une jeune poétesse qui y avait publié ses premiers poèmes. Depuis, elle a fait du chemin et nous a apporté des livres audacieux plein de dynamite intellectuelle. Mais je me souviens de son poème La colonie: où est passée l’autruche?

En dix ans, je suis passée par le processus, récoltant d’abord des refus de la direction littéraire de Solaris. Mais ces refus venaient avec des commentaires éclairés, à la lumière desquels j’ai fini par améliorer mon écriture. Ces commentaires de Yves Meynard puis de Joël Champetier, avaient été rédigés de façon principalement bénévole. Solaris ne tirait pas à 5000 exemplaires par année, et les subventions complétaient les abonnements et revenus de publicité. Mais leurs conseils m’ont orientée vers la publication de mes nouvelles, puis de mes romans.

Les petits éditeurs (merci en passant à René Beaulieu qui me publia en 1999 dans son recueil Transes Lucides) sont des ressources aussi précieuses. Ils sont de patients jardiniers, cultivant des talents sans récompense autre que la satisfaction de voir poindre le fruit de leurs efforts.

Dans mon cas, cela a donné une dizaine de romans jeunesse, dont Les voyages du Jules-Verne, qui descendent directement d’une nouvelle… refusée trois fois! Et cela a apporté  une floraison de prix littéraires.

J’aimerais pouvoir vous annoncer que je suis devenue multi-millionnaire avec des hordes de lecteurs, la seule forme de succès que le gouvernement actuel respecte. Or, je suis fière d’écrire, de publier, et de donner des ateliers aux jeunes, des activités dont les résultats sont moins tangibles. Comme des plantes, ils poussent en silence.

En attendant, voici des liens:

– un  article de Caroline Monpetit dans Le Devoir.

Lettre de 27 revues et magazines culturels du Québec dans la Presse.