Les amoureux égyptiens

Voici la chose qui m’a le plus émue quand j’ai visité le Musée du Louvres. (Non, ce n’est pas la Mona Lisa, cachée derrière une triple vitre protectrice et un mur de dos de touristes.)

Couple en Bois, Louvre

C’est une petite statue de bois, de 50-60 cm de haut, qui date de l’Ancien Empire, 6e dynastie, 2350 – 2200 av. J.-C. (Voir le site du musée du Louvres pour plus d’infos. )

« Les deux personnages sont debout, côte à côte, la femme à la droite de l’homme. Beaucoup plus petite que lui, selon les conventions de l’art égyptien, la femme se tient légèrement en retrait et enlace tendrement son époux par la taille. Il s’agit du seul couple connu sculpté dans du bois, matériau beaucoup plus fragile que la pierre et donc moins bien conservé, daté de l’Ancien Empire. Une étude détaillée de l’ensemble montre même que l’homme et la femme sont sculptés dans le même morceau de bois d’acacia avec quelques pièces rapportées, dont l’avant-bras gauche de l’homme. »

Je n’avais pas lu cela quend je l’ai vue en 1993. D’abord parce que les gens y avaient des expressions très naturelles. On ne sait pas de qui il s’agissait, car la pièce a été probablement séparée de son socle. C’est extraordinaire que le bois de cette pièce se soit conservé pendant plus de 4000 ans!

J’imagine que voila 4000 ans, ce couple, dans la vingtaine, marchait le soir sur le bord de l’eau. La femme a l’air d’avoir entendu un bruit inquiétant. Quelque chose a bougé, un froush-froush dans les roseaux!

L’homme a levé son bâton (disparu de la sculpture) et regarde vers la source du danger.  Un rongeur? Un crocodile? Un chacal?

J’ai fait le tour plusieurs fois. L’attitude de la femme qui passe son bras sur la taille de son mari est d’un tel naturel que j’ai du mal à imaginer le sculpteur qui fait poser un couple (Tiens-la comme ca, ton avance ton pied, toi regarde un peu sur le côté…)

C’est une pièce tellement émouvante, mes amoureux de bois,  que je suis retournée le lendemain au Louvres pour la revoir, et passer plus de temps avec les oeuvres d’artistes moins connus.

C’était ma minute culturelle! Et salut aux amis parisiens qui peuvent voir cette petite pièce dans la salle égyptienne…

9-10-11 mai: Grand ciel bleu par ici

Grand ciel bleu par ici, une citation de Robert Dickson, poète de Sudbury que nous n’oublions pas, est le thème au 3e salon de Sudbury. Ici quelques photos de Sudbury.

2008mai_soucoupesudburyproche.jpg La « soucoupe », réservoir d’eau. J’adore. On la retrouvera dans un de mes prochains romans…

Le salon s’est cette année dans un marché des fermiers sur la rue Elgin. Ateliers et activités spéciales avaient lieu sous les chapiteaux. (Merci à Radio-Canada pour le bon café matinal!)

J’y ai retrouvé mes confrères de Timmins Claude Forand, Daniel Marchildon, auquels s’est ajouté Luc St-Hilaire (auteur de l’Eldnade et président du prix des Lecteurs jeunesse de cette année).

Claude Forand montre ses gadgets au troubadour Luc St-Hilaire Claude montre ses gadgets technologiques au troubadour Luc St-Hilaire

2008mai_triosudburyslag.JPG Daniel, Claude, Luc (en troubadour)

Noter que la cloture entourant le site avait l’air de vouloir retenir les auteurs… ou pour empêcher les hordes de lecteurs d’envahir le site! Car le public était bien au rendez-vous. Évidemment, Claude etmoi n’avons pas pu résister au gag!

Laissez-nous sortir! Claude et Michèle derrière la clôture

Beaucoup d’activités étaient au programme du salon avec animations, émissions, débats, entrevues…

Lundi, après la fin du salon (snif!) je suis allée visiter les élèves de l’école secondaire Jeunesse Nord de Blind River, à deux heures de route de Sudbury, pour présenter la crème glacée littéraire, mon atelier présentant les genres littéraires aux jeunes. L’École primaire St-Joseph a aussi envoyé des élèves pour y assiter.  J’ai été très bien reçue et très bien nourrie grâce au personnel enseignant. Merci à Shirley et les deux Suzanne, plus les profs!

Note: pour retenir les noms des bénévoles et profs, je les fais signer dans un petit cahier. Les élèves aussi, ce qui me fait de beaux souvenirs.

Classes de St-Joseph à Blind River Photo de groupe avec auteure, Blind River. Les classes gardent les caricatures!

Un merci chaleureux aux bénévoles, Paulette, Marie-Paule, Léo, Ghislaine, J.-P., et ceux-celles dont j’ai retenu le sourire et l’accueil. Pas de Salon sans vous!

Le premier Salon du livre de Timmins

La ville de Timmins, fondée en 1912, abritant deux grandes mines d’or et 42% de francophones, vient de terminer son premier salon du livre, qui se tenait les 22 et 23 avril dernier.

 

2005-05-03 la bibliothèque de Timmins... avant son ouverture officielle!

2005-05-03 la bibliothèque de Timmins… avant son ouverture officielle!

Photo prise de la bibliothèque de Timmins juste après sa construction e n2005, mais avant son ouverture officielle. C’est pour cela que vous ne voyez pas de lecteurs sur ces confortables sièges! On voit mieux l’architecture intérieure.

Le Salon s’est tenu dans la superbe bibliothèque municipales de Timmins, aux hautes colonnes d’épinette et aux poutres arborescentes, les grandes vitres laissant entrer le soleil, et des canots, dragons suspendus sous le plafond.

Les auteurs passent à tableDaniel Marchildon, Claude Forand, Michèle Laframboise (en gilet scout) et André Paul.

C’est la première fois que j’étais l’invitée d’honneur d’un événement littéraire. Enfin, Nous étions quatre: trois auteurs m’accompagnaient, chacun s’adressant à différentes tranches d’âge.

Auteurs derrière la bannière de  Timmins 2008Les 4 invités (André Paul à gauche) derrière la bannière du Salon du livre de Timmins.

Claude Forand de la région de Toronto a remporté le prix des lecteurs 15-18 ans de Radio-Canada et Centre Fora, avec son roman policier _Ainsi parlait le Saigneur_ (jeu de mot!). Daniel Marchildon, de Penetenguishene, fut finaliste à ce prix avec _Une tournée d’enfer_.  (La 3e finaliste étant moi avec _La quête de Chaaas_). André Paul, après une vie aventureuse incluant une carrière de garde du corps, s’est mis à écrire et dessiner pour les plus petits, avec sa série sur les jours de la semaine, inspiré de ses enfants.

Voici un document inédit qui prouve que nous sommes des écrivains sérieux.

Duel devant la librairie de Timmins. Claude Forand va dégainer…

 Claude prêt à dégainer... Pow! Pow! POw!

Gare au Blackberry à six coups!

Son blackberry et son cellulaire sèment la terreur… (ou était-ce son appareil-photo?)

J’ai eu la joie de partager mes ateliers avec les jeunes de 7e et 8e années, sur place et à l’école secondaire Thériault.  Et de marcher le long du lac Gillies, encore glacé.

 Michele Atelier explique le club-sandwich Atelier à l’école secondaire Msgr Thériault. J’explique le club-sandwich d’intrigues. Ça donne faim.

Le second soir, des prix d’un concours de BD et de textes étaient décernés, et on m’a demandé de dire un petit mot pour lier les deux. Puisque je suis écrivaine et dessinatrice. J’étais bien gênée mais finalement, j’ai regardé les gens, et j’ai félicité tous ceux qui ont participé. J’ai parlé de dessin marié aux mots, et que chacun et chacune doit sans cesse chercher à s’améliorer et à faire des efforts pour découvrir le style graphique qui reflète le mieux leur nature.

La remise des Prix

La remise des Prix

Remise des prix littéraires. Bravo à tous les participant-e-s! Notez les belles poutres arborescentes et la luminosité des lieux. On y passerait des heures de plaisir à lire.

Remise des prix littéraires

Je souligne le travail patient des bénévoles qui ont participé à cet événement, particulièrement Louise Taillefer, Simon Fecteau,  Doris Bouchard, Émiline Deschènes et Nathalie Bisson, notre chauffeure attitrée!

Merci et à la prochaine!

Musique et BD font-elles bon ménage?

Venez le découvrir le 18 avril à 21h, au café Babylone.

MIXTURE IV / Musique complice de la BD

au Café Babylone

181, rue Saint-Vallier Est, Québec

Des créations musicales inspirées des dessins ou des planches de BD qui seront projetées sur écran pendant l’exécution de la pièce.   

Les compositeurs Serge Arcuri, Alexis Basque, Stacey Brown,  Geneviève Dupuis, Charles Côté Potvin, Éric Champagne, Serge Lemieux, Lukas Pearse, Pierre Olivier Roy, Luc Simard, Evan Ware

et les auteurs de BD : Pierre Bouchard, Benoît Boily Pascal Girard, Philippe Girard, Michèle Laframboise, Jacques Lamontagne, Catherine Lepage, Daniel Plaisance, Michel Rabagliati, Leif Tande… 
Monsieur Pierre Bouchard, auteur de BD, interviendra en direct lors de ces présentations. 

Parmi les pièces, voici donc celle en rapport avec mon travail:

« Splendeurs et misères d’un pianiste de concert » pour quintette à vent de Luc Simard, compositeur de Québec établi à Montréal, d’après « Leonid – La première » de Michèle Laframboise, bédéiste, romancière et nouvelliste québécoise établie en Ontario, connue également pour ses illustrations et ses romans de science-fiction, dont Les Mémoires de l’Arc qui s’est mérité le prix Aurora 2005.

(Ce gag met en vedette un personnage principal de Pianissimo, le pianiste Léonid, un virtuose timide. )

Les braves musiciens qui vont interpréter les pièces:

Katia Durette, flûte 
Sarah L. Bilodeau, hautbois
Pierre Langevin, clarinette
Yana Ouellet, basson
Benoît  Fortier, cor

Un dessin pour avril…

Un gag de la savante folle…

Un premier gag vite fait et scanné, pour inaugurer ce blog!

Je vais mettre bientôt en place des pages pour mes webcomics.

Vive le vélo libre!

Voici quelques impressions de Paris en mars dernier.

Ca fait 15 ans que je n’avais pas mis les pieds là-bas. Vous quittez des bancs de neige de 1 m de hauteur, pour arriver à Paris où il n’y a pas un seul flocon! Les arbres sont en fleurs, les bourgeons éclatent, la température est douce autour de 12 degrés…

Les transports en commun sont pas mal plus avancés que chez nous. Dans chaque abribus, un écran affiche les délais d’arrivée des deux prochains autobus de la ligne que vous utilisez. Idem pour les tramways et sans doute les métros (que je n’ai pas utilisés cette fois, le transport en surface étant tellement plus agréable). Une fois à bord de l’autobus, des bandes-écrans vous annoncent les coins de rues de chaque arrêt, le délai d’arrivée aux points majeurs (exemple: Louvres, 5 min, porte de Montmartre, 23 minutes) et, vocalement, chaque arrêt. Le prix: 1,5 euro le billet, mais on peut en acheter par paquets de 10, ou prendre une carte.

Dans mon cas, quelques billets ont suffit. Important, les faire « composter » (aucun rapport avec le compostage de déchets) par une machine pour prouver qu’on les utilise. Les porteurs de cartes, eux, les passent devant un lecteur magnétique. On n’arrête pas le progrès!

Remarque: la ligne 95 part près de mon petit hôtel rue Brancion et se rend à la colline Montmartre, en traversant le coeur de Paris, en une demi-heure. Aussi intéressante que la ligne 95 d’Ottawa!

Et les vélos?

Ce qui a changé en 15 ans, ce sont ces stands de bicyclettes « Vélib » partout. Comme mon hôtel était à distance de marche du Salon du Livre (qui se tenait porte Versailles), je ne les ai pas utilisés. Voici quand même le mode d’emploi: vous achetez un abonnement, et vous passez votre carte magnétisée sur le socle qui retient le vélo. Celui -ci se détache, et vous roulez avec.

Arrivé à destination, vous repérez un stand de ces même vélos, et vous replacez le vélo près d’un socle libre. Le verrouillage magnétique se déclenche. Le montant de votre promenade (si vous n’avez pas pris un abonnement mensuel) est débité de votre compte. Il y a beaucoup de ces stands à Paris.

À quand la même chose chez nous? 

Autobiographie

Auteure courant les Salons

J’adore la science-fiction depuis toujours. Je partage mon temps entre la BD, l’écriture et ma famille. Sans oublier de courir les salons du livre…

Et oui, dans une autre vie, j’ai été une savante folle (ou une scientifique un peu fantaisiste) en laboratoire. Ma formation scientifique en géographie physique et génie civil me sert pour créer des histoires pleines de gadgets et de rebondissements!

La savante folle au boulot!

J’ai près de vingt livres (romans et BD) à mon actif, et une vingtaine de nouvelles publiées.

Je présente aussi des ateliers aux jeunes pour expliquer les saveurs littéraires, et ma préférée, la science-fiction, avec des caricatures !

Voir grand: le Salon du livre de Paris

Le salon du livre de Paris est-il trop gros?

1700 kiosques, un kilomètre de marche d’un bout à l’autre…  Le salon demande de bonnes jambes! Par chance, les couloirs très larges permettent d’y déambuler à l’aise malgré l’achalandage.

Voici une trouvaille, que le Salon de Montréal, avec ses 800 kiosques, devrait imiter: ca et là, on a aménagé des espaces clos appelés « Pauses-lecture », où des tables et des fauteuils confortables accueillent les visiteurs fatigués. On peut lire en se reposant les pattes, sous l’oeil vigilant d’un employé ou bénévole bibliophile.

Par contre, Montréal peut se passer de la fouille avec détecteurs de métaux à l’entrée (Israël étant l’invité d’honneur en 2008).

Ici une photo de ma table de dédicace.  J’ai eu un succès d’estime auprès des bibliothécaires (venus par pleins autobus de toutes les régions de France), dont peu connaissaient mon oeuvre. J’ai distribué beaucoup de feuilles d’information.  À cause du grand nombre d’éditeurs regroupés sous cette bannière, il n’y avait pas beaucoup de mes livres en stock; cependant, j’en avais apportés dans mes valises.

Ma table de dédicaces, située juste sous l'énorme enseigne triangulaire de Québec édition

Notez la position de l’énorme enseigne triangulaire de Québec Édition, suspendue par trois petites cordes…  C’est un gentil Parisien qui a pris la photo, monsieur Philippe Savouret qui avait l’oeil bien ouvert pour déceler le gag. Merci!

Pour les esprits mathématiques, rapportez la position au sol de cette enseigne si elle avait chuté d’un seul coup.

J’ai eu la chance de rencontrer des dessinateurs sympathiques: Linda Medley, (Castle Waiting, traduit par le Chateau l’Attente) est une rare auteure tout public, avec une vision à la fois rafraîchissante et ironique des contes de fées.

Linda est une jeune femme aux cheveux noirs et courts, aux yeux pétillants. Fatiguée de ne pas trouver éditeur à son goût, elle s’est lancée dans l’édition indépendante, avec tout ce que la chose comporte de risque et de gouffre financier. Finalement Fantagraphics a repris tout le premier cycle publié chez Olio Press, et la traduction française de 530 pages est sortie fin 2007.

Le Château l’Attente s’est mérité le prix du public du dernier festival d’Angoulème. L’album regroupe sous une belle couverture cartonnée la première série du Château dessinée par Linda.

Linda Medley signant à Paris 2008

On a discuté dessin, en particulier chevelure. J’ai un mal de chien à dessiner des tresses, or, beaucoup de mes personnages en portent dans ma prochaine série… Linda m’a suggéré de faire comme elle pour les tresses: s’en fabriquer une avec de la laine et suspendre au mur de son studio. Bonne idée… Un peu comme l’auteur de BD Terry Moore, je ne peux qu’admirer la patience et la persévérance de Linda, qui apprend d’ailleurs le francais et m’a fait une dédicace dans ma langue! (photo)

J’ai croisé Philippe de la Fuente au Speed booking (eh oui, j’y ai passé moi aussi!) Avec beaucoup de chance, j’ai passé assez rapidement avec ce dessinateur d’humour qui vient de sortir chez Delcourt son deuxième album de la série Humour Juif, Allez l’hébreu! Son graphisme rappelle un peu Franquin.

Quoi qu’il en soit, nous avons discuté un peu boutique et son opinion rejoint mon impression. Le marché européen est peu ouvert pour mon style réaliste, car les exigences graphiques sont si élevées que chaque page me demanderait dix jours de travail à temps plein, de la conception à la réalisation. Ce n’est pas compatible avec mes activités d’écrivaine et de mère.

Mes animations se déroulaient à l’autre bout du kilomètre de Salon… près des kiosque d’éditeurs de BD. J’ai eu un public réticent le premier jour (dès qu’ils ont entendu mon accent, les jeunes s’amusent à lancer des sacres prononcés à la francaise…)  Mais mon public a été plus réceptif le second jour, et j’ai d’ailleurs fait plusieurs dédicaces.  Voici la description sur le site du Salon de Paris, les 18 et 19 mars.

La grande taille du Salon fait que cependant, même avec la meilleure volonté du monde, on manque beaucoup de confrères-soeurs écrivains!

Je salue l’auteure  Anne Lanièce qui m’a guidée à travers les jardins du Luxembourg, le Palais Royal et a su me faire apprécier cette ville pleine d’histoire! En mars, le printemps fleurait bon, pendant que je pensais aux deux mètres de neige qui m’attendaient encore chez nous…

Bonjour tout le monde !

Bienvenue sur le blog de la Savante folle, pour les amateurs de science-fiction et de bandes dessinées!