Contrecourants

Pas facile d’aider son prochain(e) quand on veut faire le bien, mais des fois on y arrive! Je viens d’aller porter du linge au Centre francophone de Toronto.

La complication, c’était de porter tout cela de Mississauga au centre ville de Toronto. Emprunter le véhicule. Une grosse heure de conduite. Impossible de trouver une place, mais une gentille automobiliste m’a offert sa place de stationnement (avec le billet, il restait des minutes) et les gens du Centre m’ont aidée à décharger les 6 boites de vêtements d’hiver, jouets, etc. pour aider les nouveaux arrivants.

*Grogne!

Un téléfraudeur vient de nous appeler, soi-disant de la companie National Gifting Center. Ils nous annonce dans un anglais cassé qu’on a gagné un choix de prix tous plus alléchants les uns que les autres, mais qu’il faut se présenter à un local pour les obtenir. Et la, il nous demande des renseignements indiscrets, notre âge, si on est marié, notre revenu annuel…

En googlant la compagnie, on trouve  le rapport suivant: National Gifting Center – Starlight Resort Group – GEO Holiday Group !   Geo Holidays Group est une compagnie qui fait de la vente sous pression de club de vacances prépayées (pour 25 ou 45 ans, ca va chercher entre 12 500 et 45 000 dollars par couple, sans compter des « frais d’entretien » des resorts) Cela fait plusieurs fois que cette compagnie nous appelle, parfois sous la variante Royal Holiday, car le changement de raison sociale … En passant, ce qui est triste est que la vente sous pression, qui endette des couples pour la vie, sont légales…

Quelques sites utiles contre les fraudes téléphoniques: très utile si vous avez un afficheur!

http://800notes.com/ Informe sur les numéros de telémarketeur qui appellent

http://800notes.com/articles/Article.aspx/LFRVNXyqwQBNrAjLF8wQyg http://whocallsme.com/Phone-Number.aspx/9992997676/3

Détail savoureux: les compagnies de télémarketing piquent les listes de DNC, et beaucoup de gens qui pensaient avoir enfin la paix s’apercoivent qu’ils recoivent plus d’appels qu’avant… et de l’extérieur du Canada.

*

Une réflexion: allez voir « Mind control » sur Wikipedia: la liste montre des caractéristiques du contrôel des esprits. J’ai omis les deux dernières.

  • Milieu Control. This involves the control of information and communication both within the environment and, ultimately, within the individual, resulting in a significant degree of isolation from society at large.
  • Mystical Manipulation. There is manipulation of experiences that appear spontaneous but in fact were planned and orchestrated by the group or its leaders in order to demonstrate divine authority or spiritual advancement or some special gift or talent that will then allow the leader to reinterpret events, scripture, and experiences as he or she wishes.
  • Demand for Purity. The world is viewed as black and white and the members are constantly exhorted to conform to the ideology of the group and strive for perfection. The induction of guilt and/or shame is a powerful control device used here.
  • Confession. Sins, as defined by the group, are to be confessed either to a personal monitor or publicly to the group. There is no confidentiality; members’ « sins, » « attitudes, » and « faults » are discussed and exploited by the leaders.
  • Sacred Science. The group’s doctrine or ideology is considered to be the ultimate Truth, beyond all questioning or dispute. Truth is not to be found outside the group. The leader, as the spokesperson for God or for all humanity, is likewise above criticism.
  • Loading the Language. The group interprets or uses words and phrases in new ways so that often the outside world does not understand. This jargon consists of thought-terminating clichés, which serve to alter members’ thought processes to conform to the group’s way of thinking.

Ce ne sont pas seulement les groupes sectaires qui en usent. Les groupes politiques aussi… La réflexion m’est venue en lisant les journaux, en visitant des blogs où les gens s’affirment comme les bons, les purs et les vrais, en insultant sans vergogne leurs opposants.  Les « Si-tu-n’es-pas-avec-nous-t’es-contre-nous » rendent toute opinion nuancée coupable de haute trahison.

*Nager à contrecourant *

Pas facile d’appeler une compagnie pour leur demander où et dans quelles conditions leurs produits sont fabriqués!  Pour mieux savoir l’origine de mes produits LIFE brand que j’achète, je téléphone au 1-800-sho-pper.  Peser sur deux si vous voulez un service en francais. Pèse sur le deux. Dix minutes d’attente. Un téléphoniste me répond… en anglais. (Cela arrive souvent chez les grosses compagnie, à croire que l’option deux est une décoration.) Je lui demande en français s’il vous plait. Enfin, je parle à un bilingue.

J’explique que je veux acheter des produts canadiens et équitables de préférence.

– Nous avons beaucoup d’usines et des marque, quel est le produit?

– Ben… la crème hydratante LIFE.

– Quelle grosseur de pot?

– Euh environ 300 ml.

– J’ai rien de cela sur ma liste. Avez-vous le code-barre?

– Ouate? m’écriai-je. (il faut garder le code à barre? Et vous le lire au téléphone?)

– Ben oui, sinon je ne peux rien vous dire.

– Bon, je peux-tu avoir le numéro de quelqu’un qui pourrait me renseigner.

-Non.

Devant ce refus global, j’ai finalement et poliment pris (prix!) congé.

J’ai perdu vingt minutes avec le genre de compagnie qui inscrivent leurs numéros sur toutes les contenants, invitant les consommateurs à les appeler en toute liberté… Ils espèrent, bien sûr, qu’on se tanne de nager à contrecourant.

La seule liberté que les compagnies vous laissent, c’est celle d’acheter leurs produits les yeux fermés…

Wikipédia

Je viens de faire un don à Wikipédia.

Ça n’a l’air de rien, mais depuis des années, je consulte cette merveilleuse banque de connaissances à tout moment pour mes romans. Quand on écrit de la science-fiction ou du roman historique, il est devenu plus aisé de vérifier les petits détails sans voir à se déplacer vers une bibliothèque. Et Wikipédia, tout public qu’il soit, est un site relativement fiable, constamment surveillé et corrigé quand des erreurs ou des convictions trop appuyées se glissent dans les textes. Wikipédia vient d’afficher (toutes langues confondues) son dix-millionième article…

Cet instrument fonctionne grâce aux efforts de milliers de bénévoles et – il le faut – un minimum de frais pour afficher tous les sites de cette encyclopédie libre.

Wikipedia Affiliate Button 

Lancement: les vents de Tammerlan

chaaas2_couvmdprd.jpg La superbe couverture de Jean-Pierre Normand.

Sous la riante cité et ses cerfs-volants festifs, se cache une misère silencieuse… 

La cité de Tammerlan accueille un prestigieux tournoi de gomshak, un jeu de stratégie fort prisé. Le questeur Sirius y participe tout en poursuivant sa traque des trafiquants d’azan, une drogue dangereuse.

D’autres mystères intriguent Chaaas: son nouvel ami Tussel passe ses Épreuves beaucoup trop tôt, des ouvriers endettés croupissent dans des bas-quartiers surpeuplés, des carnivores marins attaquent les jardins flottants… et l’ombrageux Plézar perd tous ses moyens devant une belle maîtresse des vents!

Quand le favori du tournoi meurt, les indices accusent Plézar qui fait face à un infâme châtiment. Convaincu de son innocence, Chaaas se jure de trouver les vrais coupables…

_Les vents de Tammerlan_ arrive juste à temps pour le Salon du livre de Montréal!

Les vents de Tammerlan, Médiaspaul, coll. Jeunesse-PLUS no 14, 208 p.   ISBN 978-2-89420-772-7

www.prologue.ca (par internet) 

www.mediaspaul.qc.ca

Au Salon du livre, venez me visiter au kiosque de Prologue!  

Jeudi: 10h-12 h (événement dessin en direct, 11h-11h30)

Vendredi : 13h-15h

Samedi: 12h -14h

Dimanche: 12h-13h

Tournée à Winnipeg

L’organisme Communication Jeunesse, dans le cadre de la tournée _Lire à tout vent_, m’a envoyée au Manitoba pour partager mon plaisir de lire et d’écrire avec les jeunes de la 9e à la 12e année. Je présentais l’atelier « La crème glacée littéraire » à des classes d’immersion francaise de Winnipeg, St-Norbert, Élie, St-Boniface. Les élèves ont été très accueillants et intéressés.

Riel manga

Pour quelques jours, vous pouvez consulter le reportage qu’a fait le téléjournal du Manitoba au site de Radio-Canada, Manitoba (cliquer sur le téléjournal de mercredi le 5 novembre, section 3 sur 5.):
http://www.radio-canada.ca/regions/manitoba/tele/manitobacesoir.shtml

Pont Provencher de jour le pont Provencher, de jour, vu du parc de la Fourche

Le pont Provencher à Winnipeg Le même, de nuit

Pour un auteure de science-fiction, l’architecture d’Étienne Gaboury, résident de Winnipeg, est un cadeau! Regardez-moi ce pont Provencher! Quelle imagination!

 Tombeau de Louis Riel

La tombe de Louis Riel, sur le terrain de la cathédrale de St-Boniface.

La cathédrale avait été incendiée, on a rebati la nouvelle église derrière la façade.  

Cathédrale Trouée La cathédrale de jour… et de nuit! cathédrale de St-Boniface

Souvenirs du Salon de Toronto

Un beau souvenir du Salon de Toronto, du 2 au 5 octobre 2008, au Exhibition place: 

  Savante folle au nez pointu et Porc-Épic pas trop piquant

La Savante folle au nez pointu a rencontré un Porc-épic très sympathique et pas trop piquant!

 (Damien Robitaille, à qui on souhaite de garder sa simplicité et spontanéité à travers sa belle carrière.) 

… et un moins bon souvenir: y a rien qu’à moi que des choses pareilles arrivent!

Le fan qui vous annonce une bonne nouvelle

J’ai omis plusieurs détails pour que les gens et organismes concernés ne se reconnaissent pas. Il n’y a pas eu de cruauté de la part de personne, seulement une légère distraction de cet organisateur… 

Cependant, le choc émotionnel (montagnes russes!) m’a tellement « éteinte » que je n’ai pas eu le goût d’aller assister plus tard au couronnement de la vraie lauréate (très sympa aussi, c’est pas de sa faute!) Et, oui, mon dernière roman aurait été éligible si.

N’empêche, j’ai fait plein de ventes à de nouveaux lecteurs et lectrices du public que je remercie, snif!  

Deux publications surprises

Parfois, un enfant de papier naît sans qu’on s’en rende compte.

Le Salon du livre de Toronto s’est achevé. J’ai eu l’heureuse surprise de voir que le CFORP a compilé les 4 nouvelles rédigées pour leurs revues dans un seul petit livre, dont voici les propriétés:

Michèle Laframboise, _Le potager d’Ysandre et autres récits_, CFORP 2008, 76 pages, ISBN 978-2-89581-656-0, disponible pour la modique somme de 8.95$.  No de catalogue : FRT-175-S6. 

Le livre réunit de courtes nouvelles rédigées pour les 12-15 ans, deux de SF « purée plus ou moins dure », une de fantastique et une de fantasy.  C’est sorti cet été.

L’autre heureuse surprise, c’est que le « paquet-cadeau » du cycle _Les Voyages du Jules-Verne_ a trouvé des preneurs! On peut le commander auprès de Prologue. C’est avantageux, car le cellophane protège les livres;  hélas, il faut l’enlever pour signer les livres à mon public…

Les voyages du Jules-Verne (2008), coffret de 4 livres, Médiaspaul, ISBN 978-2-89420-768-0

Être ou ne pas être conservateur!

Artiste du dimanche en conserveArtiste du dimanche en conserve

Je suis conservatrice. Eh oui!

Mais qu’est-ce que je veux conserver, au juste ?

1- La planète!

Et dans toute sa biodiversité! Lors d’un sondage téléphonique, moi, le répondant, je devais choisir un seul thème, soit entre l’environnement, la criminalité, l’économie, les relations étrangères… qui me préoccupe. Or, ces questions socio-économiques sont toutes interdépendantes. Si je réponds « l’environnement », impossible de ne pas penser à l’environnement social qui produit de la misère.

Comment avoir une économie forte à long terme s’il n’y a plus de ressources premières et si les milieux naturels sont détruits? Si on veut une économie, il faut d’abord une planète habitable! Il faut exploiter des sources d’énergie renouvelables et durables, avec son corollaire, économiser les ressources fossiles (oui, je veux aussi conserver le pétrole qui sert à beaucoup d’usages autres que celui de carburant!)

Et les pétrolières? Ça fait au moins 40 ans qu’elles savent qu’elles polluent! Voir ce clip de l’émission Atome et Galaxie (1971) Si ces entreprises, avec les cerveaux et les Instituts qu’elles paient, s’en étaient préoccupées, ça fait longtemps que les émissions « polluantes » (on ne parlait pas encore de gaz à effet de serre) auraient été réduites, et que les techniques de piégeage du carbone aurait été mises au point.

2- Les droits des femmes

Conserver les droits acquis: les « conservateurs » ont sabré les budgets des organismes d’analyse de la condition féminine (En plus de recriminaliser l’avortement par la porte d’en arrière). On peut en rire et proclamer que la lutte pour les droits des femmes est du passé au Canada. Or, si on élimine les recherches sérieuses sur les causes des tensions qui existent entre les sexes, n’importe quel frustré(e) va dire n’importe quoi à l’emporte-pièce, sans que les gens (qui n’ont pas le temps de faire de longues recherches) puissent faire la part des choses.

Je considère qu’il reste encore du chemin à faire avant de dire que l’égalité sociale est gagnée pour les femmes! J’écrirai un article plus long sur les attentes irréalistes et les prisons mentales qui pèsent autant sur les femmes que les hommes.

Petit exemple: aux derniers J.O., les équipes féminines de Volleyball de plage (Beach Volley) de filles jouent, et sont montées sur le podium, en bikini. Les équipes masculines sont bien mieux couvertes! Or, la véritable difficulté de ce sport est de jouer les pieds nus dans le sable. Il n’y a _aucune_ règle imposant un costume, sinon les attentes… Tant qu’à faire, à quand la lutte dans la boue comme sport olympique?

Autre exemple : je trippe sur les émissions de vulgarisation scientifique, depuis l’émission Atomes et galaxies, les voyages du commandant Cousteau… jusqu’à l’émission Découverte. Chers lecteurs et lectrices, je vous mets au défi de me nommer _une_ émission de vulgarisation scientifique animée par une femme. Un homme ou une voix d’homme, ça fait tellement plus sérieux… (Et, là, je suis aussi coupable que n’importe qui. J’adore Charles Tisseyre quand il dit: « Mais ce petit animal pourrait bien vous -ton-ner! »)

Dans un registre plus grave, le contrôle par les femmes de leur sexualité et de leur corps est en train de glisser sur la pente de l’autoritarisme religieux.  Les arguments des groupes anti-avortement achoppent sur un aspect pratique. Ils préconisent l’abstinence comme seule méthode de contraception. Si un jeune abstinent se fait violer, abuser par un proche ou bien, une situation plus courante, traverse une période difficile et, ahem, « cède à la tentation », seules les filles risquent de concevoir. Or, il existe des implants de contraception (à long terme) et des timbres contraceptifs (à court terme) qui protègent quel que soit le comportement choisi, qu’il soit l’abstinence totale, la chasteté ou son inverse, la promiscuité! Ces implants réduiraient drastiquement le nombre d’avortements… Mais voilà, la « course à la vertu » imposées aux jeunes filles en serait affectée!

Note religieuse: La « course au paradis » ressemble à un plateau de jeu serti de règles strictes, de portes étroites et d’obstacles discriminants. Il y a moyen d’être religieux en privilégiant la réflexion, la compassion et l’ouverture à l’autre.  J’ai eu la chance de fréquenter des gens très spirituels de confessions diverses dont les comportements pratiques se rejoignent au-delà de l’étiquette.

3- La liberté d’expression

La liberté d’expression, au Canada, est-elle restreinte aux plus riches? C’est ce qu’on croit en voyant les poursuites en diffamation de compagnies minières contre les auteurs et l’éditeur du livre  Noir Canada , qui recense, à partir de documents publics, les abus et collusions de compagnies minières canadiennes en Afrique, et qui datent de quelques années. Purs mensonges, selon les compagnies qui exigent 11 millions de dollars de compensation, plus de cent fois le budget annuel de l’éditeur Écosociété.

Pour le plaisir, j’ai visité les sites des compagnies Barrick Gold et Banro. Toutes ces compagnies ont des onglets « responsabilité sociale et environnement », des politiques d’emploi équitable, des fondations charitables qui construisent des écoles et aident la population locale… bref, ce sont des anges! Reste à vérifier sur place si ces politiques sont appliquées. Quand on a les moyens, on peut présenter une belle vitrine au monde.

Et poursuivre à coups de millions ceux qui égratignent cette vitrine…

4- Une société conviviale

Ici, je ne dis pas « une société juste » ou parfaitement égalitaire, mais une société où chacun et chacune peut choisir une occupation et des moyens dignes de gagner sa vie et d’avoir un minimum de contrôle sur sa qualité de vie. Et où on n’aurait pas besoin de se promener avec un pistolet à la ceinture…

En proposant des solutions « dures » (plus de répression, plus de policiers, plus de peines sévères) contre le crime, ceux qui se disent  « conservateurs » révèlent à quel point, dans leur inconscient, ils croient que les criminels poussent spontanément sur le bitume, comme des pissenlits. Aucune de leurs solution ne va à la racine. C’est comme un jardinier qui arracherait les tiges des pissenlits sans les déraciner!

Pire, ces solutions band-aid vont obliger à construire de nouvelles prisons, qui seront vite remplies elles aussi… Le spectre des prisons privées, comme celui des quartiers murés (les gated communities) va accentuer le fossé entre privilégiés et moins nantis!

L’intervention en bas-âge porte de meilleurs fruits. Loin de la mentalité « take the money and run » (donner de l’argent et de dire « débrouille-toi avec! », comme le 1200 $ par année par enfant), plusieurs études démontrent qu’une appui constant aux parents et aux mères, par le biais d’un intervenant ou d’un aidant naturel, à long terme, réduit la criminalité. Donc, donner un espoir, un appui et un avenir aux jeunes défavorisés n’est pas au programme des « conservateurs », malgré le saupoudrage récent de fonds de « prévention » à la ville de Toronto.

5- Et son corollaire, une économie équitable!

La tourmente financière qui agite les marchés démontre un avant-gout de la politique du laisser-faire. La cupidité de quelques institutions a ruiné des millions de personnes d’une classe moyenne qui rétrécit comme une peau de chagrin, tout en payant des parachutes dorés aux dirigeants fautifs. Si nous étions des anges, on pourrait laisser aller les lois du marché. Cela fait vingt ans que Tobin a proposé une taxes sur les transaction financières pour tempérer les abus des spéculateurs.

Promouvoir des politiques d’achat local pour conserver nos vaillants agriculteurs, exiger des condition de travail décentes pour les gens qui produisent les biens, où qu’ils soient, est-ce trop demander? C’est conserver la dignité dans le système capitaliste (qui est en voie de devenir un système monopoliste…) Et retrouver un peu de l’esprit de nos ancêtres pionniers qui ne gaspillaient rien et vivaient surtout des ressources locales.

6- La culture et l’éducation

La culture, c’est un espace de créativité ouvert à chacun, quelle que soit sa condition sociale.

Celui qui bougonne contre l’élitisme, n’est-il pas lui-même élitiste en n’appréciant que les rares vedettes millionnaires, et en méprisant la majorité des artistes (qualifiés de BS ou d' »artistes du dimanche », d’où mon dessin du début) qui grattent les fonds de tiroirs pour survivre et produire? Or, chaque dollar investé en culture rapporte nettement plus que ceux investis dans le complexe militaro-industriel. Et, quand on parlait de criminalité, les initiatives pour donner aux jeunes un accès à l’expression artistique portent leurs fruits aussi.

En méprisant l’élite intellectuelle, les « conservateurs » méprisent en fait l’éducation qu’ont reçue ces intellectuels. On nivelle par le bas! Cela ne regarde pas bien pour la qualité future de l’éducation sous un gouvernement « conservateur ». Plus inquiétant est le créationnisme enseigné comme une science dans certaines écoles.

En insultant tout progessiste qui ne partage pas leurs vues, les « conservateurs » opérent un clivage social, comme il s’en produit un aux États-Unis entre les Démocrates des villes et les Républicains des champs. (On croirait une fable de Lafontaine!) Diviser pour mieux régner…

La mauvaise qualité, la « people-isation » de l’information servie par des grands médias contrôlés par des intérêts de droite, produit deux réactions: la peur et la colère (généralement contre le gouvernement). Le citoyen doit barrer ses portes et s’isoler davantage. Et consommer les yeux fermés…

Conclusion

Je suis toujours conservatrice… et progressiste! (Et je m’ennuie de Joe Clark…)

Vouloir conserver ce qui nous convient, c’est un réflexe humain respectable. Vouloir améliorer ce qui ne nous convient pas, ou ce qui nous embête, c’est aussi humain.

Que veut-on conserver?

Entrevues d’automne

C’est la gloâââre! Trois belles entrevues laframboisiennes vont atterrir cet automne dans les médias.

Marie-Denise Sclaffani de SuccoAcido interview Michèle à Paris

(Dans la salle de presse du Salon de Paris, Michèle dédicace pour Marie-Denise Sclafani)

La première est une entrevue publiée sur le site culturel européen Succoacido, avec quelques dessins ! L’interview a été réalisée par Marie-Denise Sclafani, que j’avais rencontrée au Salon du livre de Paris en  mars dernier.  Quand je relis cette entrevue, je crois que j’y découvre moi-même des choses que je n’avais jamais dites avant. Entre autres, sur la raison du retard que j’ai pris à publier des BD réalistes.  

http://www.succoacido.net/showarticle.asp?id=603

La seconde, sur papier, dans la revue Québec Français numéro 151, portera sur les techniques d’écriture de mes romans de science-fiction, ainsi que sur la création de mes univers fictifs. Ce n’est pas tous les jours qu’on aborde aussi distinctement le thème de la science-fiction dans une revue littéraire. Le site de la revue est:

http://www.revueqf.ulaval.ca/  (En attendant que le sommaire du nu,méro 151 soit en ligne, le numéro 149 présente un excellent reportage sur la BD à l’école. )

Enfin, la troisième et non la moindre, sur papier: le Polyscope, journal des étudiants de l’École Polytechnique de Montréal, publie une entrevue couvrant les deux aspects de mon travail. Le site du journal est

http://www.polyscope.qc.ca

Mais notez que ce numéro de la rentrée n’a pas encore été mis en ligne.  Je mentionne le Polyscope, car il tire quand même à un respectable 3000 exemplaires chaque semaine…

Enfin, celle-là n’est pas récente, mais la revue Solaris 165 me consacre l’entrevue d’auteur. Comme l’entrevue-papier comporte quelques coquilles (entre autres, j’ai l’air de confondre Charles Dickens avec Philip K. Dick!!!),  je vous conseille vivement la version sur le site internet:

 http://www.revue-solaris.com/numero/2008/solaris-166i.pdf

Finalement, ça fait quatre belles entrevues…

Course à Oakville

Le demi-marathon 

Mon dernier temps au demi-marathon d’Oakville, le jour de la fête du travail: 2h17 minutes.  Voici une photo de mon arrivée triomphale (pouf-pouf-pouf!)  http://www.zoomphoto.ca/viewphoto/10480-110-10456659/1/   J’avais levé les bras en triomphe juste la seconde d’avant…

Le problème avec les photographes officiels sur le parcours, c’est que le coureur(se), dans son nuage de fatigue, les voit trop tard…

Le niveau de préparation des coureurs et coureuses fut excellent, car même si je suis restée dans mon temps habituel (mon record étant 2h12) , je suis arrivée dans le dernier tiers de ma catégorie d’âges. Comme je l’ai déjà dit, ca fait plaisir de voir des femmes et des hommes parfois très âgés qui complètent cette épreuve avec de bons temps!

La rentrée…

Frédéric est de retour à l’école, donc la maman-auteure reprend le collier! Mon prochain roman, Les Vents de Tammerlan, (dans la série la Quête de Chaaas), devrait sortir en novembre.

En attendant, la compilation  des 4 romans composant le cycle des _Voyages du Jules-Verne_ va sortir en librairie, pour une fraction du prix des quatre livres achetés séparément. Pour rappel, ces livres comprennent:

Piège pour le Jules-Verne
Le Stratège de Léda
Les Mémoires de l’Arc
Le Dragon de l’Alliance 

ce qui totalise environ 900 pages de science-fiction, action et intrigues bien nourries! Pour en savoir plus sur la série, qui s’adresse autant aux amateurs adultes qu’aux jeunes, voir le site suivant:  http://www.michele-laframboise.com/mljv.htm

8 8 8

Jeux Olympiques de Pékin

En 1992, je me trouvais en Chine à Nankin quand les Chinois briguaient les JO de 2000… Ils avaient fait un très beau spectacle télévisé (j’ai encore le thème dans la tête, après tout ce temps!) Mais, grosse déception à l’époque, la Chine n’avait pas obtenu les Jeux. Et ce, pour les mêmes raisons de respects des droits humains, de climat… que les critiques d’aujourd’hui soulignent. En 1992, la Chine n’était pas encore le grand empire commercial, et surtout, l’immense marché qui se dessine aujourd’hui (mais elle était en chemin!). On pardonne beaucoup à qui commerce…

D’un autre côté, quand on a eu les JO en Allemagne en 1936, en URSS en 1980, on ne peut pas dire que le respect des droits humains pesait fort dans la balance pour attribuer les Jeux à un pays autoritaire. Je pourrais ajouter les USA en 1984, et surtout les USA post-attentats qui vont certainement briguer les Jeux à nouveau: les rapports d’Amnesty international indiquent que même les USA ne respectent pas les droits de leurs plus pauvres citoyens.

Mais cela m’aurait fait plaisir que, dans un geste de paix, les autorités chinoises invitent le Dalai-Lama à y assister. Les Tibétains ne veulent pas tant l’indépendance que d’être respectés et de pouvoir s’épanouir dans leur culture et leur religion. Et, qui sait, ils et elles pourraient contribuer à un renouveau spirituel dans ce pays que Mao ne reconnaitrait plus…

Dopage et médaille en chocolat

Le dopage, c’est la grande tentation des athlètes qui ont donné beaucoup d’eux ou d’elles-mêmes pour souvent peu de reconnaissance. La loterie génétique en favorise quelques-uns. Et les matériaux hi-tech font le reste. Et malgré tout, il en manque parfois si peu pour monter sur le podium… Et on apprend qu’on ne pourra pas tester les 12000 athlètes en tous temps. 

Avez-vous remarqué comme on oublie vite un athlète qui arrive en 2e, 3e ou 4e place (la médaille en chocolat, que j’appelle)? Dans ce conditions, et avec les nouvelles tehniques de dopage indétectables, la tentation est forte… Et quand le dieu du stade se fait pincer? L’opprobe s’abat sur ceux qui ont cédé à la tentation de tricher – ou cédé à leur entraineur!

Et les efforts des athlètes? Ou ceux qui ont un accident et ne peuvent finir? (je n’oublie pas Perdita Félicien, qui a subi des critiques acerbes!)

J’entend les commentateurs depuis des semaines: le Canada devrait récolter 14 médailles, non 15… Je suppose qu’ils parlaient de médailles d’or, ce qui  renforce mon impression que les secondes et troisième place ne comptent pas beaucoup.

C’est cette attitude de se « réserver » des médailles qui m’irrite, comme si cela nous était dû! Je rappelle que 140 des 160 pays, avec peu de moyens, vont vivre l’idéal de participer sans gagner. Et les huit ou dix pays les plus, ahem! « développés », ceux qui peuvent comme nous trouver des millions pour l’entrainement des athlètes amateurs, se font les prognostics.

Tous les athlètes ne gagneront pas, mais tout participeront. Déjà, c’est tout un travail pour être sélectionné aux Jeux…

À vous tous et toutes, athlètes dont la carrière risque d’être courte, j’attribue, pour vos efforts, la médaille en chocolat noir à 65 % de cacao! 

Mon effort olympique 

Pour vous changer les idées, voici un portrait d’une athlète qui ne se dope pas (à moins qu’on compte le thème de Star Wars qui jouait dans les écouteurs comme du dopage psychologique), à quelques mètres du fil d’arrivée d’un dix kilomètres de Mississauga. Hé oui, sous la pluie, comme maintenant!

Victoire!

La savante folle terminant le 10 kilomètres (clairement la plus frileuse!)

Pour mes photos de demi-marathon, en voici une, nettement plus estivale. Je cours le demi-marathon en 2h12, soit le double du temps d’un athlète de niveau olympique… Mais l’ambiance d’une course populaire est nettement plus conviviale! Bien sûr, chaque coureur-euse fait de son mieux, mais (dans mon cas), je suis aussi contente de savoir que des personnes plus âgées font des meilleurs temps que moi et sont en forme, un état d’esprit que vous ne verrez jamais à des JO.

Fin de demi marathon

C’était mon effort d’esprit olympique.

La preuve

Attention savante folle!

Ca y est, je l’ai enfin trouvée! Voici la photo qui justifie le titre de ce blog! Je suis dans mon antre, devant ma table à dessin.

Mon amour des sciences ne m’a jamais laissée, même si je ne traine plus dans les laboratoires d’environnement… Aaaah! Que de bons souvenirs!

Détail rapproché

(vue détaillée du dessin exécuté au crayons feutres sur sarreau)

Les vacances

Liste des choses à faire cet été:

– Finir les brouillons et encrer 8 pages du Huitième registre, une histoire qui exige des décors complexes! J’ai le niveau technique désormais, mais je lambine sur le découpage…

– Préparer mon projet manga (ca, c’est plus relaxant!)

– Commencer ma BD de science-fiction (basée sur ma série Les Voyages du Jules-Verne). Je l’ai découpée en épisodes de 22 pages, mais le découpage (story-board) et certains décors laissent à désirer… 

– Préparer les lancements de cet automne: un roman (la suite de la Quête de Chaaas) et un « paquet-cadeau »: les quatre romans de ma série Les Voyages du Jules-Verne, ensemble à un prix avantageux, juste à temps pour le Salon du livre de Montréal!

–  Et avancer l’intrigue de deux autres romans jeunesse que je mijote…

– Faire les repas pour ma petite famille.   

– Partir en vacances! 

Ce soir, il va falloir m’arracher à l’ordi et à ma table de dessin (laquelle, maintenant qu’on a des canicules à Mississauga, a été remplacée par la table de la cuisine au rez-de-chaussée où c’est plus frais) pour deux semaines de vacances.

Solution: on emporte mon ordi et trois tablettes à dessins!