Orbites croisées à Anticipation

Le congrès Anticipation 2009 a attiré  4000 participants à Montréal. En plus des fans et des amis, j’ai donc eu la chance de croiser les orbites éloignées de plusieurs collègues et faire de belles rencontres.

Les amis francophones:

Jean-Pierre Laigle, qui bon an mal an assiste toujours au congrès Boréal.

Jean-Pierre Laigle, après sa lecture

Jean-Pierre Laigle, après sa lecture, avec la savante folle (photo prise par Georges Bormand). Notez le beau T-shirt Frankenstein caché par la passe du Congrès…

Picture 176_StephanieLucasSherylWeb

Stéphanie, Lucas Moreno venu de Suisse, et Sheryl Curtis, de Montréal, traductrice émérite!

Mes photos de Mark Shainblum ne sont hélas pas très belles. Je les lui ai envoyés en privé.

Alain de Bussy a pris ses photos lui-même, et Jean-Claude Duniach.

J’ai hélas raté plusieurs personnes de ma connaissance, dont Joe Mahoney, Paula Johanson, Mehdi Bouhalassa, … J’ai croisi vite-vite Cory Doctorow, pas eu le temps de lui acheter son petit dernier. Et René Walling, ce héros organisateur? Il courait!

Yves en Tuxedo

Yves Meynard en tuxedo prêt pour la cérémonie des Hugos.

JLT dans toute sa prestance, à al fin du congrès BoréalJean-Louis Trudel dans toute sa prestance, à la fin du congrès Boréal.

Jean-Louis a participé à l’organisation du congrès Anticipation, sans oublier le congrès Boréal qui s’est tenu en même temps!

Philippe Aubert-Coté, MarioTessier et Julie Martel

Philippe Aubert-Coté, Mario Tessier et Julie Martel le dernier jour (snif!)

J’ai pris un excellent repas d’adieu au resto la Popessa avec Mario, Claude Pelletier et Alison Sinclair, une auteure de SF venue de Victoria, demeurant à Montréal.

Et un sympatique fan s’est pointé à Boréal, portant un de mes T-Shirts du Comic!

Un fan portant un T-Shirt signé Laframboise

Benjamin portant un T-Shirt du Comic (comité micro-informatique de l’école Polytechnique)  signé Laframboise. La main qui a l’air détachée sur son épaule est la mienne!

Les auteurs d’ailleurs

Larry Niven

Larry Niven, recroisé à Anticipation. Je l’avais vu pour la premier fois à la TorCon3 (convention mondiale à Toronto).

Picture 121_JamesMorrowMicheleWeb

James Morrow, auteur philosophe à la prose ironique que j’ai récemment découvert. Je commence à avoir quelques rubans accrochés à ma passe du Congrès… dont mon ruban de gagnante du prix Aurora.

James Morrow et son épouse Kathy

James Morrow et son épouse Kathy

Et nos excentriques…

L'éditeur aux gouts éclectiquesDavid Hartwell, éditeur de Tor Books, aux gouts éclectiques. Heureusement que Don Cherry était ailleurs! Et, c’est bien un calmar qui figure sur la cravate???

D’ailleurs voici la veste qui va (peut-être) avec le pantalon… Picture 163dimanche_ElisabethHartwell

Élisabeth Vonarburg avec David Hartwell.

Picture 050_CravateHartwellWeb

Les cravates de Monsieur Hartwell, avec son credo vestimentaire.

Credo vestimentaire

Picture 166_LaureatsHugosWeb

Les lauréats des Hugos

Les petites fuséesLes petites fusées

Un finaliste des Hugos gagne une petite fusée qu’il peut porter sur lui. Devinez l’identité de celui-ci, souvent finaliste…

Frank Wu et son nouveau jouet

Un artiste heureux… dans ses chaussures de robot! Frank Wu et son nouveau jouet, vrrrroum!

Et… Neil Gaiman. J’ai eu en fait fort peu de temps car il était bien entouré et sans doute fatigué! J’ai donc demandé gentiment à une personne de nous poser.

Michèle, Neil Gaiman et sa petite fuséeMichèle, Neil Gaiman et son brillant trophée Hugo

Je veux une petite fusée moi aussi!!!

Un Aurora pour Les Vents

Mon roman Les vents de Tammerlan a remporté le prix Aurora du meilleur roman en français publié au Canada, vendredi soir, lors du congrès Anticipation.

Christian, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée AuroraChristian Taralle, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée Aurora

J’étais tellement sure que l’autre roman finaliste Une fêlure un flanc du monde*, une histoire dans la veine fantastique (que je suis en train de lire et que je publicise sans complexe!) d’Éric Gauthier l’emporterait, que j’ai serré la main d’Élisabeth Vonarburg pour ne pas pleurer. Car ce vendredi avait été fertile en émotions et rebondissements, entre autre, mon Kaffeeklatsch désertique! Quand j’ai entendu prononcer Les vents de Tammerlan, je ne sentais plus mes pieds fatigués d’avoir tant marché dans le Palais des Congrès!

* Le roman d’Éric  a remporté le prix Boréal le dimanche suivant!

Élisabeth et Michèle au banquet des Auroras.Élisabeth et Michèle au début du banquet des prix Aurora.

J’avais aussi deux nouvelles finalistes au Prix, mais c’est « Le Dôme de Saint-Macaire », de Jean-Louis Trudel (Solaris 167) qui a remporté le prix pour la meilleure nouvelle.

En anglais, le roman, Marseguro, d’Edward Willett (DAW Books)  que j’ai lu,  a été lui aussi couronné.

Lauréats des prix AuroraLauréats des prix Aurora. La savante folle est en costume rouge!

de gauche à droite, l’animatrice de la cérémonie, Liana Kerzner, Jean-Louis Trudel, Joel Champetier (revue Solaris), Michèle Laframboise, Karl Johanson (NeoOpsis), Ed Willett.

J’ai bafouillé un peu en recevant mon prix, mais j’ai félicité tous les finalistes.

Le trophée du prix Aurora est heureusement démontable. J’ai pu rapporter la base et les morceaux coupants dans mon sac à dos. Comme je repartirai pour Mississauga en train, avec beaucoup de livres, j’ai laissé le trophée chez mes parents…

La science-fiction à l’école

En cette première journée du congrès Anticipation, se tenait un atelier spécial sur l’enseignement des sciences et la SF.

Animé par Julie Czerneda, auteure de mérite, biologiste de formation ayant longtemps enseigné les sciences, l’atelier se déroulait dans les deux langues. Il est malheureux que les professeurs du Québec étant en vacances, fort peu ont assisté à cet atelier.

Julie Czerneda et Michèle, lors de l’atelier

Julie Czerneda et Michèle, lors de l'atelier

Éric Gauthier a donné une présentation sur ses expériences avec les élèves au secondaire. J’ai présenté mon atelier sur la crème glacée littéraire destinée au primaire ou secondaire, et le sympathique Phillippe Colin nous a enrôlé pour jouer des sketches tirés de contes de science-fiction, qu’il montre au primaire. Francine Pelletier et Christian, l’époux de Danielle Martinigol, se sont prêtés à cette expérience.  On comprend que les petits en redemandent!

Les volontaires pour le sketch

Les volontaires pour le sketch: Christian et Francine, reprenant Robbie le robot, d’Isaac Asimov. Costumes fourni par l’animateur!

Ingénieux Philippe Colin

Ingénieux Philippe Colin!

Quelques notes

Julie Czerneda utilise la SF, une ressource mal connue, pour présenter la démarche scientifique aux jeunes et pour développer leur imagination. Entourés de publicités revêtant les atours de la science, il faut que les élèves voient la science comme quelque chose qui les aide à comprendre l’univers qui les entoure.

« Que la science soit pour les jeunes tout aussi importante que la marque de  rouge à lèvres que les vedettes préfèrent. »

Julie constate la pauvreté des bibliothèques scolaire en livres de SF accessibles: des ouvrages plus courts, des nouvelles. Le projet « About SF » recense des livres accessible pour les jeunes adultes. Un exercice en classe est de rédiger un texte sur les conséquences d’une technologie.

Pour Jean Pettigrew, éditeur de la maison Alire, la SF est la seule littérature qui pousse les idées à leur maximum.  Pour lui, la SF est tournée vers l’univers, l’extérieur, vers une réflexion sur l’avenir de l’humanité, tandis que la littérature mimétique est davantage tournée vers l’intérieur (triangle amoureux, etc.)

George Henri Cloutier, enseignant au CEGEP retraité, a fait l’expérience de faire lire un livre de SF, _Shambleau_ à ses élèves.  Cependant, les filles avaient du mal à s’identifier à la SF de cette époque (avec le sexisme ambiant) que reflète la série de nouvelles signées par Catherine L. Moore. En offrant un choix de genres aux jeunes (polar, SF ou classique), les proportions restent les mêmes. Plus de garçons choisissent la SF, les filles du classique… Il est bon de ne pas imposer un livre de SF, car cela amoindrit la mesure de liberté, de révolte et d’évasion que la SF a été pour toute une génération.

Julie mentionne que la SF procure des aventures agréables, et passé la puberté des lecteurs, on peut aborder des sujets plus lourds de conséquences, comme la destruction du monde, etc. (Un panel ultérieur aborde la facon d’écrire de la SF « pour les jeunes », et les problèmes de représentation de violence ou sexualité explicite..)

Danielle Martinigol rencontre souvent des profs aiment ses livres, mais détestent la SF. Le terme science-fiction rebute les enseignant-e-s.  Elle souligne que les jeunes en France lisent de la SF jusqu’à 14-15 ans, mais que la pression élevée d’étude pour le « bac » au lycée fait que les lectures en-dehors des « classiques » diminuent. Si les jeunes redécouvrent les genres, ce sera au niveau universitaire…

Jean-Louis Trudel présente sa mallette à thème scientifique, une initiative de bibliothécaires, contenant de livres de fiction et non fiction pour faire découvrir les sciences. Chaque mallette exploite un thème: écologie, astronomie, physique, génétique…

Un participant pose la question, pourquoi une telle connotation négative de la SF? Parce que les professeurs employaient souvent des textes de SF pour illustrer des erreurs ou des abus de la science (exemple, Soleil vert), ce qui peut rebuter des jeunes.

Bref, le premier contact des jeunes avec la science-fiction doit être piloté avec finesse.

J’ai donné une agréable entrevue à Anne-Sophie Blondin, des Années lumière à Radio-Canada.  J’y explique que la SF est une saveur moins bien connue de la crème glacée littéraire…

Préparatifs fébriles et deuils

Le congrès Anticipation approche, avec ses 3500 participants, ses centaines d’ateliers et de présentations…

Préparer ses tables rondes, reviser les sujets, ses écrits, gérer les conflits d’horaire, choisir mes lectures, préparer les éventuelles entrevues, et mon matériel de présentation…  Se renseigner sur les confrères et consoeurs, s’indigner du peu que j’ai lu d’eux…

Le jeudi sera la journée la plus remplie, de 9h00 à 9hoo du soir presque non-stop.  L’enseignement et la science-fiction me tiennent à coeur.

(Et mon petit coeur est brisé, puisque j’ai appris aujourd’hui la mort d’une personne chère au mien, qui a beaucoup influencé ma philosophie de la vie, un vase de sérénité bouddhiste qui s’est évaporé doucement, laissant ses arômes perdurer… après son départ en France, je l’avais peu à peu, perdu de vue.  On se sent coupable de ne pas avoir recherché davantage à le contacter, pour lui donner des nouvelles.  Snif.)

(Il ne faut prendre personne pour acquis.  On vient de perdre Phyllis Gottlieb, conteuse d’une SF pleine de poésie et d’humanisme, même quand ses personnages ne sont pas des humains!)

Une image vaut mille mots

AnticipationCouleurWeb

Ma vision « steampunk » de Montréal forme la couverture du 3e rapport d’étape. Dessin à l’encre de Chine, scanné et mis en couleurs après. Jaime bien le « KIK Cola », pour ceux qui s’en souviennent…

C’est ma collaboration au congrès Anticipation, qui se tiendra du 6 au 10 août prochain.

Les prix Aurora y seront alors décernés. Aux amis qui veulent venir y assister, ne vous bousculez pas: ça coute 40.00$ pour le privilège de s’assoir, de grignoter un peu, et regarder la remise des prix.

Puisqu’on parle de SF…

Tiré d’un article sur le site de Lurelu signalé par Daniel Sernine.

« Jusqu’au 25 octobre, à l’Espace Jeunes de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, a lieu l’exposition Virginia messagère des étoiles, qui souligne l’Année mondiale de l’astronomie. Comme toutes les expositions dans cet espace, elle est restreinte en superficie et quant au nombre de pièces montrées, mais elle s’avère du plus grand intérêt.

Côté bibliographique (puisqu’on est à la Grande Bibliothèque), elle montre des romans et bandes dessinées de science-fiction, des documentaires astronomiques pour jeunes, des albums illustrés sur les mythes cosmologiques (par exemple). Les inévitables Jules Verne et Tintin sont au rendez-vous, mais on voit aussi des romans jeunesse de Jean-Louis Trudel ou de Michèle Laframboise, ainsi que des illustrations de Jean-Pierre Normand, tous créateurs d’ici. »

Poésie magnétique

Finalement la Quête de Chaaas n’a pas remporté le prix Trillium, demeurant finaliste, mais j’ai rencontré de nouvelles et merveilleuses personnes. Et gagné un bel ensemble de poésie magnétique!

Certains prix littéraire sont centrés sur les gagnants en oubliant les autres dès l’annonce des vainqueurs. Ce n’est pas le cas des prix Trillium, organisés par la SODIMO (Société de développement des médias de l’Ontario). Les organisateurs ont tout fait pour que les finalistes se sentent respectés et considérés comme des membres actifs de la société (au lieu du cliché dorénavant célèbre de l' »Artiste du dimanche en conserveArtiste du dimanche« .

Ma mère, qui s’est tapée plus de cinq heures de train depuis Montréal, pour assister aux lectures, a été enchantée de son expérience.
Ma mère, moi-même et Daniel Marchildon, un des finalistes "adultes"

Ma mère, moi-même et Daniel Marchildon, un des finalistes « adultes », auteur de L’eau de vie.

Michèle avec Mireille MessierMichèle avec Mireille Messier, auteure jeunesse, un peu après les lectures publiques du 15 juin.

Par hasard, nous portons deux pendentifs réalisés par des artistes locaux. Le mien (qui ressemble à une planète), a été fabriqué par Kimber Lee, de Mississauga.

Tous les finalistes ont reçu, une petite boite de mots magnétiques tirées des 17 livre en lice.
Magnetic poetry, from the 17 books in the Trillium shortlistPoésie magnétique. Quel plaisir de lire « Chaaas » sur mon frigidaire! Les autres belles phrases étranges sont de mon mari.

Et le jeudi suivant… je reçois ceci:

Lettre de félicitations de mon député provincialLettre de félicitations de mon député provincial de Mississauga-Streetsville, Bob Delaney, très officielle. (Si vous savez que son chat s’appelle Obi-Wan, vous comprendrez qu’il n’est pas étranger à la SF populaire. Si, si, il se promène parfois avec!)

Devant, on voit la petite boite de poésie magnétique toute enrubannée.

Comme auteure dont l’oeuvre subit souvent le silence des médias (titre d’un célèbre livre de Colette Beauchamp), ces témoignages d’appréciation me font chaud au coeur, tous politiciens qu’ils soient!

J’ai écrit une lettre de remerciement à la Sodimo, dont voici un extrait.

« Comme auteure de science-fiction, ma responsabilité sociale est de voir loin, de penser en avant, vers les défis qui nous attendent alors que nous devrons faire face aux conséquences de nos choix présents. Présenter aux jeunes les saveurs de la crème glacée littéraire pour les encourager la lire, à apprendre et à persévérer, constitue une tâche motivante. « 

Mon roman de science-fiction finaliste aux prix Trillium 2009

Mon roman La Quête de Chaaas retrouve parmi les 17 livres finalistes aux prestigieux prix  Trillium 2009. (Voir le  communiqué de mon éditeur Médiaspaul.)

Organisés par la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO), ces prix récompensent l’excellence littéraire en Ontario.
Ca fait toujours un petit velours quand un roman de genre, la Science-fiction dans mon cas, se classe finaliste pour un prix de littérature générale.

La Quête de Chaaas explore avec audace l’univers d’un adolescent qui cherche à se faire une place au soleil dans une civilisation de super-jardiniers. Volé, puis laissé pour mort dans le désert glacé où se déroule la quête des cosses d’azan, Chaaas jure de faire payer le coupable. Mais une graine de hasard s’en mêle…

Des lectures publiques et le gala de remise des prix auront lieu les 15 et 16 juin prochains, à Toronto.

Les conservateurs veulent-ils conserver Radio-Canada?

Le 25 mars, en raison d’un manque à gagner de 171 M $, Radio-Canada a annoncé qu’elle allait devoir vendre des actifs et sabrer 10 % de ses effectifs, soit 805 postes, dont non moins de la moitié dans les services français.

RadioCanadaLogoPremiereChaine
Demeurant en Ontario, j’écoute beaucoup Radio-Canada, la première chaine.

Il y a chez nous d’autres stations de radio francophones régionales (comme Windsor) qui sont menacées. Je suis une fan de l’Heure des comptes (merci Jean Racine!), de Vous êtes ici, de Macadam Tribu et d’autres émissions qui sont condamnées, sans doute parce qu’elles nous donnent une information trop utile. Les sujets qu’elles abordent me touchent, me permettent de connaître les conséquences sociales de nos choix.

Le gouvernement « conservateur » a puisé des milliards dans ses poches profondes pour maintenir en vie les constructeurs de voitures pétrolivores, mais ils ont coupé dans le budget, pourtant modeste (1), de Radio-Canada. Ce même gouvernement a refusé de venir en aide à Radio-Canada, à qui une avance de fonds sur ses crédits parlementaires ou la possibilité d’emprunter aurait suffit.

Les « conservateurs » veulent-ils conserver ce phare culturel qu’est Radio-Canada, ou préfèrent-ils le laisser s’amoindrir et s’éteindre à petit feu, laissant les Canadiens aux prises avec les sirènes du showbizz privé? Ces entreprises privées, elles aussi, pigent allègrement dans nos poches par des chemins détournés… (2)

À trop vouloir centraliser, privatiser et uniformiser, on se prive de l’immense potentiel de créativité qui permet de faire face aux difficultés et de trouver des solutions aussi équitables qu’audacieuses.

Plusieurs artistes, journalistes et citoyens inquiets ont déjà créé le site SOS Radio-Canada, qui expose l’absurdité de ces choix. J’appuie toute solution créative pour retrouver mes choix d’émissions favorites ou leur équivalent sur la Toile.

Artiste du dimanche en conserve
Autoportrait de l’artiste « du dimanche » en conserve

Notes

(1)
À 40 $ par Canadien, Radio-Canada offrirait un bon rendement sur l’investissement. À seulement 0,09 $ par jour par personne, la radiodiffusion publique canadienne ne se classerait que 15ième parmi 18 pays industrialisés. Elle se classerait loin derrière la Suisse (154 $), la Grande-Bretagne (124 $) et la France (80 $)…

(2)
…Par de généreux crédits d’impôts!

Petite pluie printanière

Après une certaine sécheresse, le début de 2009 a vu une pluie de mises en nomination favoriser mes écrits.

Les prix Aurora 2009

Logo des prix Aurora

Voir le communiqué : http://anticipationsf.ca/Presse/Communique19

Les Prix Canadiens de Science Fiction et Fantastique, les «Auroras» ont été présenté de façon pratiquement continue à Canvention depuis 1980. Anticipation a remporté la course pour être Canvention 29, et les prix Auroras y seront remis cette année.  La liste complète des ouvrages nominés est ici: http://www.prixaurorawards.ca/French/accueil.html. Je suis quatre fois finaliste pour les prix Auroras.

  • Les vents de Tammerlan, Michèle Laframboise (Éditions Médiaspaul, coll. Jeunesse-Plus), est finaliste dans la catégorie du meilleur livre en francais.
  • Une note: le fait qu’il soit précisé « Jeunesse PLUS » peut mener à la conclusion qu’il s’agit d’un roman moins bien travaillé qu’un autre destiné aux adultes… Détrompez-vous! Concocter ces 200 et quelques pages d’intrigues nourries dans une société différente, évoluant sur une planète-toupie subissant des anomalies gravitationnelles et magnétiques, exige autant de réflexion, de calcul et de « gossage » que n’importe quel autre roman de SF dure. Pour vous en convaincre, la page des Vents expose un résumé de l’intrigue, avec quelques illustrations des concepts.

  • « Ballade sur Pallide », Michèle Laframboise (Virages 44)
  • « La révolte des gilets-malins », Michèle Laframboise (QUAD9 6A)
  • sont toutes deux finalistes dans la catégorie de la meilleure nouvelle en francais. Ballade sur Pallide est destinée à un public adulte. La révolte des gilets-malins vise, elle, un public plus jeune. Enfin, dans le domaine artistique,

  • Imagination, Michèle Laframboise (Imagination contre les pigeons spammeurs, Vermillon)
  • est une bande dessinée fantastique finaliste dans la catégorie Accomplissement artistique.

    Il va de soi que tous les autres auteur-e-s en nomination valent aussi le détour.  On a jusqu’au 8 juillet pour voter par courrier normal ou par internet. Voir le site suivant http://prixaurorawards.ca/English/AwardProcess/votingForm.php. Pour les amateurs non inscrit au Congrès Anticipation, ou non membres de SF-Canada, il faut payer des frais de 5 dollars.

    http://www.anticipationsf.ca/files/uploads/PrixAuroraAwards2009.pdf

    Les lauréats seront annoncés lors du Congrès Anticipation 2009.

    2) Les prix Trillium du livre pour enfants
    SODIMO

    La quête de Chaaas (2007) qui avait été finaliste aux prix des Lecteurs 15-18 ans de Radio-Canada, est finaliste au prix du livre d’enfant Trillium 2009. Voir l’annonce officielle des finalistes.

    Ces prix bisannuels récompensent des oeuvres dans divers genres publiées par des Ontariens, tant du côté anglophone que francophone. Le concours des prix Trillium est organisé par la SODEMO. Les prix sont très généreux, car tous les finalistes sont compensé$ et les montants remis aux lauréats sont dans les 5 chiffres.

    Un gala au Harbourfront de Toronto couronnera le tout. Des lectures publiques auront lieu le 15 au soir, et l’annonce des lauréats se fera le 16 juin à midi.

    Clichés du TCAF

    Le Toronto Comics Arts Festival vient de se conclure et j’ai attendu de classer ces quelques photos.
    Ambiance du TCAF
    Ambiance du TCAF au Toronto Reference Library
    Pour moi et tous ceux qui ont participé au TCAF 2007 dans un une série de petits locals encombrés ou on se pilait sur les pieds, le choix de la bibliothèque de Toronto (Toronto reference library) sur la rue Yonge constitue un changement bienvenu! Tout le monde se trouvait sur le même plancher, dans un espace aéré. Les bénévoles étaient très disponibles, beaucoup viennent du Beguiling, un comic shop très diversifié de Toronto. Tara Tallan

    Tara Tallan signant joyeusement!

    On voit ici Paul Roux qui découvre ma voisine de table, Tara Tallan, auteure de la saga Galaxion. On peut surtout apprécier la vastitude des lieux. Ma grande joie a été d’avoir Tara Tallan comme voisine de table. On a le même style (résolument manga, overground et accessible) et cela fait plus de 10 ans que je suivais l’évolution de son style. Et en plus, elle reste dans la région de Toronto! J’ai eu la chance d’avoir parlé à beaucoup de francophones. Et même Michel Rabagliati a fait son tour dimanche!

    The General's GardenThe General’s Garden

    Je lancais mon dernier ouvrage, The General’s garden, (Le jardin du général) un petit comic de 24 pages en style manga laframboisien, destiné à un jeune public. (La version francaise sort bientôt chez Fichtre).  J’ai eu un petit moment de gloire avec le site du National Post qui a publié des interviews rapides. Parmi les invités, le plus attendu était Scott McCloud, l’auteur et théoricien de la BD dont les trois livres (Understanding, Reinventing et Making Comics) ont aidé beaucoup d’artistes dans la compréhension de leur démarche. Je lui dois beaucoup, et j’avais vraiment peur de le manquer, car, croyez-le ou non, j’ai signé et signé à tour de bras! * La savante folle devenue une fan finie de Scott!

    La savante folle rencontre enfin Scott McCloud, extrait d’une conversation hautement intellectuelle de ma part…

    C’est souvent comme cela quand je rencontre des auteurs qui m’ont marquée. Heureusement, Scott est super gentil et très compréhensif!  Et il concilie travail-famille, car il voyage avec son épouse Ivy, qui tient un blog, et ses deux jeunes filles (une qu’on entrevoit derrière Scott). Je viens de lui acheter ZOT! sa compilation de 600 pages de ses BD autopubliées à l’époque. Comme j’avais mes signatures à continuer, je n’ai pas pu lui parler longtemps…

    Puisque nous sommes dans une librairie, je ne saurais passer sous silence la présence de James Turner, mon voisin de table à la TCAF 2007, auteur de Rex Libris, bibliothécaire de choc! James Turner et son héros, Rex Libris, bibliothécaire de choc!

    James Turner à sa table, avec une figurine de Rex Libris!

    James est un auteur qui travaille entièrement à l’ordinateur et réalise d’intéressants effets. J’attends sa prochaine compilation avec plaisir.

    Les autres belles rencontre furent avec Jim Munroe et Salgood Sam, deux que je n’avais jamais vus en personne! Leur opus s’appele Therefore Repent, une réflexion sur des croyances trop littérales de la Bible, et quel genre de monde cela nous réserverait si c’était vrai…

    Matt Kindt: son livre _superspy_ m’intriguait. Je l’ai acheté.

    Shannon Gerard: Sword of my mouth: dans l’univers de Therefore Repent!

    Jason Marcy (« Hairy bald guy books », son nom de maison d’édition le décrit très bien aussi!) Je l’ai croisé le samedi matin, et j’ai acheté une de ses autobio.

    Ma plus grosse brique : Local, une compilation de douze BD par Brian Wood et Ryan Kelly, de Oni Press, 300 pages, reliure cartonnée très dure. Encore plus lourd que la brique de 600 pages de Zot! Comment j’ai réussi à revenir chez moi  avec tout ce bagage par le transport en commun? En marchant tran-quil-le-ment au métro, puis en prenant le Go bus, aux bancs très comfortables…
    L'auteure courant aux événements

    L’auteure courant aux événements

    *En effet, avec mon dernier livre au prix très abordable, j’avais aussi imprimé deux mini-comics (une page 8.5 par 11 pliée) pour lequel je demandais une contribution volontaire de 5 ou 10 sous… (autrement, les gens jettent les pages obtenues trop facilement!) Comme beaucoup de gens me donnaient plus, cela a aidé à rembourser le prix de ma table de vente!

    Souvenirs du SLO

    Le salon du livre de l’Outaouais est passé, me laissant de beaux souvenirs!

    Oyez! Daniel, Michèle et Luc

    J’ai eu la joie de revoir des amis et confrères hauts en couleur, soit le crieur public Daniel Richer (Oyez, oyez! en Écossais) et Luc St-Hilaire (en troubadour).

    J’ai aussi revu Jean-Claude Fournier, à qui j’ai passé une BD pour son ami Francois Walthéry. Jean-Claude m’a dédicacé un exemplaire de sa dernière oeuvre, Les Chevaux du Vent, une BD très personnelle dans le cadre de l’Himalaya, lors de la colonisation par les Anglais.

    Pour ma part, j’ai présenté mon dernier roman, Les Vents de Tammerlan. J’ai rencontré des lecteurs, nouveaux et habitués, et parmi eux, beaucoup de jeunes et des professeurs. Être aussi dessinatrice est un avantage: en faisant des dessins pour les jeunes lecteurs, je leur donne le temps de se familiariser avec mes livres qui sont peu publicisés en raison de leur genre, la science-fiction. Essayez de trouver une critique des Vents de Tammerlan pour voir!

    Remarquez, j’ai récolté 4 nominations aux prix canadiens Aurora, (un record de nominations d’une même personne pour ces prix de science-fiction).  Les Vents… sont finalistes dans la catégories romans de langue francaise. La tombée pour les votes sera le 8 juillet prochain, et les lauréats seront annoncés au congrès mondial Anticipation 2009, à Montréal.

    Pour la première fois, j’ai aussi dessiné mes personnages de la série La Quête de Chaaas. Le contact visuel est très important, et, comme beaucoup de jeunes ne peuvent acheter mes livres sur le coup, je leur laisse un bon souvenir.

    Une comète verte

    Une comète visible à l’oeil nu est un événement astronomique assez rare pour le souligner ici.

    Ce soir, la comète verte c2007-23 Lulin sera visible sous nos latitudes, et observable à la jumelle du 23 février au 6 mars.

    Il faut chercher au sud et sud-est, entre les constellations du Lion, pas loin de l’étoile brillante Spica mais, dans la constellation de la vierge. Attention: visible tard le soir!

    Le site internet québécois du Club des astronomes amateurs de Boucherville présente une carte pour une heure d’observation raisonnable, 23 h  : http://www.caabm.org/Bulletins/special%20Lulin.pdf.

    Infos tiré du site http://www.cidehom.com/science_at_nasa.php?_a_id=342
    Au point de son orbite le plus proche de la Terre, le 24 février 2009, la comète Lulin devrait être visible à l’oeil nu. Les estimations actuelles situent son éclat maximal à une magnitude de cinq, ce qui signifie que dans des cieux particulièrement purs, (i.e. sans pollution lumineuse)  il devrait être possible de voir la comète à l’oeil nu.

    La couleur verte de la comète Lulin est due aux gaz qui composent son atmosphère. Les jets fusant du noyau de la comète contiennent du cyanogène, un gaz toxique trouvé dans de nombreuses comètes, ainsi que du carbone diatomique. Ces deux substances brillent en vert lorsqu’elles sont illuminées par le rayonnement solaire par le biais d’un processus appelé « fluorescence résonnante ».

    Bonne chance et à vos jumelles!

    Ajout du soir:Michele cherche la Comète Lulin- il fait frrrrroid!

    Aglaglagla!
    Il fait moins 20  et pas moyen de la repérer! Je trouve Regulus, Saturne, Betelgeuse, Sirius… mais de comète Lulin, point!  Ou ai-je bien identifié Saturne? Jongler avec les lunettes, les jumelles et le cherche-étoiles par ce froid canadien n’est pas évident!

    Il y a encore trop de pollution lumineuse à Mississauga (malgré les lampadaires « intelligents » de ma rue, ceux de la grosse artère juste à côté sont trop lumineux…)