Images du salon de Montréal

Ambiance du salon.

Lysette Brochu et son dessinateur Éric Péladeau lors d’ un lancement collectif des éditions du Vermillon.

Yann Martel, à qui j’ai prêté ma BD « séances de signatures » le temps d’aller à la caisse acheter son livre « Mais que lit donc Stephen Harper? »

Élisabeth Vonarburg et René Walling (le vaillant organisateur du congrès Anticipation). Photo à venir.

René a lancé sa petite maison d’édition de livres de qualité, Nanopress, qui publie des auteurs de SF et fantastique moins « commerciaux » (voir Blood out of a Stone par Élisabeth Vonarburg)

Élisabeth Vonarburg et Yves Meynard

Pendant que tout près, Jean-Louis Trudel signait mon exemplaire de _Suprématie_ écrit par Laurent McAllister.

Héloise Coté signant les EXilés chez Alire.

Héloise  est une auteure à découvrir. J’ai acheté son bouquin parce qu’elle m’a ju-ré que c’était de la fantasy sans une once de magie.

Affaire à suivre…

Michèle lit un extrait de l’axe de Koudriss pour le lecturothon de Québec-Wallonie Bruxelles. Lien vidéo

En attendant, voici une photo prise de moi au kiosque du RECF, avec mon livre jeunesse Le potager d’Ysandre. 50 % science-fiction et 50 % fantasy… Oupse, je montre aussi mon livre finaliste aux prix du Gouverneur Général, Les vents de Tammerlan

Je peux dire qu’être finaliste du prix littéraire jeunesse (textes) du GG n’impressionne pas du tout les jeunes qui courent beaucoup plus les sagas de fantasy, les histoires de coeur avec des vampires « mignons » ou des récits frisant l’autobiographie qui flattent le nombril.

(Nota bene: je comprends parfaitement les adolescent-e-s qui ont besoin, à une étape de leur vie pleine d’incertitudes et d’appréhensions, de se « reconnaitre » dans leurs lectures, de s’identifier à un héros ou une héroine proche de leur quotidien. Mais je n’ai pas emprunté avec mes livres cette voie de la « proximité maximale » pour les rejoindre. )

Francine Allard a été ma bonne marraine-fée pour ma première journée de Salon.

Mira Falardeau, auteure et historienne émérite de BD, avec son coauteur Robert Aird, lance Histoire de la caricature au Québec.

Éric Thériault lancait son album Veena aux 400 Coups, collection Rotor. (photo à venir)

Aussi croisés: Yannick Villedieu et Normand Baillargeon, auteurs de Heureux sans Dieu.  Normand Baillargeon a publié récemment chez Lux le Petit cours d’autodéfense intellectuelle, que je recommande chaudement!
À sa table de dédicace, voici Frédéric Durand, qui a l’air d’un poète  tourmenté. Fans des beaux vampires pâles et cutes, précipitez-vous!

Et, écho du passé, Francois Lévesque vient de gagner, avec Matshi l’esprit du lac, chez Médiaspaul, le prix Cécile-Gagnon pour un premier roman jeunesse! Ca me rappelle de bons souvenirs… Bravo à François, qui dessine lui aussi sur ses signets en attendant sa juste part du public!

Des framboises en novembre

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En attendant l’annonce des résultats pour les prix du Gouverneur Général, voici des belles images de framboises bien mûres… prise de mon jardin en novembre!

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Ces framboisiers sont très résistants au froid; ils produisent leurs fruits entre août et… décembre!

Passage à Pénétang

Brumes matinalesNappe de brume matinale de Pénétang… Ça a valu la peine d’arrêter sur le bord de la route!

Murale

Murale sur des silos au port de Pénétanguishene.

Je reviens d’une tournée à Pénétang et Barrie, ayant visité deux écoles de la commission scolaire publique francophone.

Ce fut un défi  stimulant de présenter mon univers de science-fiction à des élèves aussi jeunes que la première année, jusqu’aux préadolescents de la 8e!

Et les élèves de St-Joseph de Pénétang  ont apprécié la présentation sur la crème glacée littéraire. Ils me l’ont bien rendu. Un élève de 8e a particulièrement bien reproduit  la couverture de La quête de Chaaas!

Cartes de remerciements par les élèves

Une belle couverture par un élève de 7-8e

Les cartes, une par classe.

Plonger dans un lac de brume!

Merci encore au Conseil scolaire pour son accueil et à Brigitte pour l’organisation de mon séjour!

Images de Saskatoon

P1060589RiviereRochesPont Le bord rocheux de la rivière Saskatchewan.

Pour la tournée Lire à tous vents, j’ai eu la joie de découvrir la Saskatchewan, particulièrement Saskatoon et Prince-Albert. J’ai peu de photos de Prince-Albert sous la neige, mais j’y ai reçu un acceuil chaleureux de la part du personnel enseignant et des élèves.

La rivière Saskatchewan divise en deux la ville de Saskatoon, fondée  en 1882.

Le bord de la riviere Saskatchewan Réflexion de la rivière  en automne

Saskatoon vient du nom des baies rouges qui y poussaient. Sept ponts ont été construits pour la traverser. On en voit un au loin sur la photo. Lors de mon arrivée, j’ai eu la chance de visiter le musée Mendel qui comporte un beau mini-jardin botanique, et une galerie d’art (photos).

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J’ai été impressionnée par les peintures de James Henderson réalisées entre 1914 et 1930.

Henderson a peint les Indiens de la région, et a été surnommé Celui qui peint les vieux hommes (Wicite Owapi Wicasa: the man who paints the old men).

Galerie Mendel - portraits Portraits de chefs, d’anciens et de paysages de la galerie. Ces visages sont empreints de dignité.

Et, comme pour une rare fois j’avais tout mon temps, j’ai dessiné quelques visages. Le musée offre des petits sièges pliants pour les artistes ou étudiants. Voici un de mes efforts.

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(Devinez lequel sur la murale du musée montrée au lien précédent…)

J’ai visité 6 écoles dans trois conseils scolaires différents. Quelques photos des visites en classe:

P1060592 MicheleNarutoHKelseyWeb Un dessin en 30 secondes à l’école Henry Kelsey, Saskatoon

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Technologie salvatrice ! Le tableau intelligent permet de garder les dessins et les explication en mémoire! (école Holy Cross, de Prince-Albert)

Séance impromptue de signatures après la présentations Séance impromptue de signatures à l’École Sister O’Brien (Ann Gordon O’Brien, une femme qui se dévoua longtemps pour la cause des familles et pour l’éducation en Saskatchewan.  )

Les responsables de la tournée nous ont montré de très beaux édifices, comme l’hotel Bessborough.  Bessborough

En plus du musée Mendel, j’ai découvert de bons restaurants, et je n’ai jamais si bien mangé dans une tournée! J’ai goûté de nouveaux plats. Les liens donnent sur des recettes approximatives.

La salade de poires et de fromage bleu, aspergée de vinaigrette aux baies de Saskatoon est délicieuse, bien équilibrée. Aussi: à mon hôtel Sheraton (plus modeste, mais en face du « Bess »), le restaurant servait une lasagne au Ricotta et à la courge « Buttercup ». Le dessert, une tarte aux baies de Saskatoon (un gout entre les fraises et les cerises de terre).

Les restaurants valent le coup d’oeil, tel ce jardin intérieur aménagé dans un hôtel.  Jardin Interieur

Les vents de Tammerlan, finaliste aux GG

Couverture des vents de Tammerlan

Couverture des vents de Tammerlan

Les vents de Tammerlan,  le second tome de La Quête de Chaaas, est finaliste aux prix littéraires du Gouverneur Général !

Un extrait du site:

« L’envoûtant roman de Michèle Laframboise nous mène hors des sentiers battus de la science-fiction. Tout en conservant les éléments essentiels du genre, l’auteur, grâce à la finesse et à la sensibilité de son texte, poétique par moments, crée des images mouvantes et colorées qui donnent vie à des personnages complexes et attachants. »

Ça faisait longtemps qu’un livre de science-fiction, pleinement assumée, était choisi comme finaliste à ce prix. Les derniers finalistes SF étaient Temps perdu (1984, sous l’ancien nom des Prix du CAC) et Temps Mort (1988), de Charles Monpetit.

C’est une petite victoire pour l’histoire et les personnages attachants des Vents, et surtout une grande victoire pour la science-fiction, pleinement reconnue comme une saveur de la crème glacée littéraire!

24-24

Impression de ma premiere expérience du défi 24-24, dont l’objectif était de dessiner 24 pages en 24 heures, de la scénarisation aux pages finies. L’événement se tenait au Image Collections comic shop, à Mississauga.

Todd giving the themes

Todd, le boss de Image Collections, nous donne les thèmes. Toute ressemblance avec un des personnages de mes romans est pure coincidence…

Des visiteurs nous tiennent compagnie, pondant une page ou deux.

2009_24hVisiteurs17h

Juliette (assise), près de ma tasse SIP. Sont aussi passés: Chris McQuaid de McHozer comics, et Aubry, arrivé plus tard, qui est resté jusqu’à la fin.

J’étais certaine que je tomberais de sommeil avant minuit. Toutefois, l’ambiance, l’occasion de créer sans être dérangé, et la musique de malââââde que Todd faisait jouer, un mélange bizarroïde de sci-fi, humour, country, hard rock, inclassable, nous a gardé éveillés. Je n’ai pas eu besoin de mon sac de couchage!

2009_24hMicheleEtConfreresMatin

Les 4 bien réveillés (Dan, Aubry, Kyle, Michèle). Mais changeons le disk-jockey!

2009_24hMatinZombies

8 h du matin. Nous travaillons fort pour terminer nos pages (photo prise par Todd)

Après midi, dimanche: nous avons réussi!

2009_24hLeResultatFinal

Kyle, Michèle, Daniel, Aubry, tous légèrement zombifiés mais fiers! (Nous nous sommes tous levés le samedi à 8h00 , donc on compte plus de vingt-huit heures d’éveil.)

J’ai dessiné Maitresse des vents, une nouvelle histoire, improvisée, située dans mon univers de SF. Techniquement, j’ai crayonné 22 pages, mais n’en ai encré que 4, 6 avec la couverture et l’arrière.

Et mon impression de ce marathon?

C’était le paradis: créer sans interruption!

The Sunday artist on the Sunday Morning

La savante folle – alias Sunday artist en anglais – le dimanche matin.

Moi, écrire de la S-F?

Le reniement de l'auteure de SF

Le reniement de l'auteure de SF

inspiré par un commentaire de Margaret Atwood, qui assure que ses romans ne sont PAS de la science-fiction.

La Montréal Comic Con comme si vous y étiez!

La Montréal Comic-Con s’est déroulée les 19 et 20 septembre dernier à la place Bonaventure.

En arrivant, on se demande si l’événement se tient dans la gargantuesque salle d’expo qui recoit le Salon du livre de Montreal. Puis, on découvre le a-200, un espace en L qui contient la totalité de la comic-Con. Des stalles et des stalles de comic books bien tassés nous accueillent. Puis, je découvre ma table, un bel espace de 6 pieds (1m82) suffisant pour accueillir ma production.

Apercu de ma tableAperçu de ma table

Présents: des artisans, marchands de figurines, amateurs de légo (leurs constructions sont impressionnantes, voir photos), artistes des maisons américaines de super-héros, artistes locaux, auteurs de BD… et deux auteurs de SF! Hé oui, Yves Meynard y testait les eaux avec son nouveau recueil de nouvelles, L’enfant des mondes assoupis (Alire). Heureuse surprise qui me permit un achat.

Les Legos à l'attaque!Les Legos AT-AT à l’attaque!

Aussi présents: Bon voisinage: Salgood Sam, Jimmy Beaulieu et Éric Thériault

Bon voisinage: Salgood Sam, Jimmy Beaulieu et Éric Thériault; on voit l’ambiance colorée de la Comic-Con. Salgood Sam, mon voisin de table dont je recommande _Therefore repent_ Éric Thériault prépare la re-sortie de Veena, full colors. Jimmy Beaulieu avait sa table pas loin de Zviane, qui m’a dédicacé son album sur le compositeur  Claude Vivier.

Bernie Mireault, que j’ai pu féliciter pour son Jam, dont je possède la première apparition dans un vieux Northguard édité par Mark Shaimblum (il a fait bien d’autres choses depuis).

2009MichelLacombe Michel Lacombe à sa table

Michel Lacombe, qui s’améliore avec le temps (et quel dommage que son scénariste n’ait pas fini la série Icarus, qu’il illustrait si bien).

Benoit Godbout, le génial dessinateur de l’Académie des chasseurs de prime, qui vient d’être repris par 400 Coups, en cou-leurs! Mais Benoit est aussi un des artisans de l’émission Blaise le Blasé, dont je ne manquais pas un épisode. Pour une série visant les ados, elle a a mon avis ratissé pas mal plus large dans le spectre démographique! Son scénariste, Yannick Champoux, était aussi présent. Croisés aux tables lointaines:

MicheleIsabelleStephenIsabelle Stephen, audacieuse osée aux longs cheveux de soie. Elle a touché à tous les domaines, dans et hors de l’Anime.

ChristOliver Christ Oliver, avec son album Imagination. StormTroopers Tiens, des StormTroopers!

*

Évidemment, les vedettes avaient une foule de fans.

Lou Ferrigno, étonnamment jeune et en bonne forme physique alors qu’il a joué l’incroyable Hulk dans la série TV voici plus de 20 ans. Beaucoup de culturistes sont au rendez-vous. J’ai pris la photo suivante peu après son arrivée, avant l’entrée du public.

P1060067_LouFerrignoW Je lui ai demandé gentiment, parce que des comédiens populaires demandent un montant quand les gens se font photographier avec eux. Les invités vendaient des photos signées et autres bébelles. Les amateurs de lutte étaient présents, à cause de Honky Tonk man, un des invités d’honneur. Les plus sympas étaient Jeremy Bulloch (Boba Fett dans les Star Wars) et son épouse. Jeremy Bulloch vendait son autobiographie en belle reliure (à 60 piasses, j’ai laissé faire). Je n’ai pas de bonne photo de lui.

*

Revus avec plaisir, Richard Théroux, Eric Bourguignon, Gabriel Morissette (un peu enrhumé).

Jack Ruttan. On se connait depuis des lustres! Jack Ruttan. On se connait depuis des lustres!

L’air du local était très sec. A la fin de l’après-midi, je n’avais plus de voix. Jacque Boivin a fait son tour, et acheté un bel exemplaire de Séances de Signatures cartonné.

*

Le souper en groupe avec des confrères a comblé mon estomac vide (je n’ai pas mangé sur place). Eric écrit quelque chose et Sirkowski a un air machiavélique! Eric écrit quelque chose et Sirkowski a décidément  un air machiavélique!

Ca a aussi comblé un petit creux dans mon coeur d’artiss’. Marcher vers le restaurant, plaisanter, placoter, ca fait du bien parce que je vis très loin et plutot isolée des confrères-soeurs. Quand il faut faire 2 heures et demie de transports pour se rendre à un événement à Toronto, je passe souvent mon tour! Christ et Michèle qui ne se doute de rien...Christ Oliver et Michèle qui ne se doute de rien…

Le plat était juste ce qu’il me fallait, et vraiment pas cher! Et comme je trainais ma grosse valise à roulettes, Richard Theroux et son amie m’ont accompagnée à l’entrée du métro. (Je dois beaucoup à mes parents généreux qui m’accueillent quand je vais à Montréal.)

*

« On va revenir après avoir fait le tour… »

Cette phrase est la terreur de l’auteur à sa table de dédicace, dans un grand salon du livre. Celui de Montréal, 600-700 kiosques. Celui de Paris, hum… 1700 kiosques! L’avantage d’un petit local est que tous les membres du public se croisent et se recroisent. En effet, des gens sont revenus me voir, et se sont procurés un Pianissimo à la dernière minute.

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Ici, des fans satisfaits! Eric Bourguignon et Jean-François, avec un exemplaire de The General’s Garden.

L’avantage de la place Bona est que c’est tout près de la gare Centrale. J’ai démonté et rangé ma table peu avant 16h, fait le tour des copains, et suis partie pour attraper mon train de 17h vers Toronto. Et j’ai commencé à écrire le blog dans le train, car il y a en a, des photos à placer!

Un dessin pour Alain

Ça fait plusieurs années que je travaille « on and off » sur une adaptation d’une nouvelle uchronique, écrite par Alain Bergeron à la fin des années 90, Le Huitième registre. J’étais tombée en amour avec l’univers de cette uchronie byzantine.

Mais entre le rêve et la réalisation, l’adaptation a demande beaucoup de recherches graphiques et de prospective, surtout en architecture. Rien que le monastère a pris des centaines d’heures de recherches et de dessins… Il faut imaginer la technologie, l’ingénierie… Des bourses m’ont été refusées aux deux paliers. À temps perdu, j’ai fait un premier brouillon de 64 pages. Puis plus récemment, j’ai retravaillé sur la rescénarisation en 46 pages. Ce format plus court comporte aussi moins de cases par page, donc moins long en théorie à réaliser.

Arrivée_8e

une étude, qui sera reprise telle quelle dans la BD

Mon co-scénariste Alain Bergeron est en ce moment à l’hôpital. J’ai fait ce dessin ci-dessous quand je l’ai appris.

un croquis réalisé la semaine dernière
un dessin au crayon bleu réalisé la semaine dernière

Pour un projet qui date de plusieurs années, je ne peux m’empêcher de regretter de ne pas avoir dessiné plus vite, moins trainé sur des détails… La vie étant ce qu’elle est, d’autres projets ont abouti, incluant ma petite famille.  Je ne peux rien faire, sinon souhaiter un bon rétablissement pour qu’Alain voie le produit fini.

Comme une entreprise privée…

Vous embauchez deux employés dans votre entreprise. Au bout d’un temps X, il est clair que l’un d’eux fournit moins d’heures de travail que l’autre, n’est pas toujours disponible pour des heures supplémentaires, ne participe aux activités sociales de l’entreprise, etc.

En bon patron, vous approchez cet employé peu performant. Au cours de la conversation qui suit, vous apprenez que: cet employé a un enfant atteint du syndrome de Down, qui demande beaucoup de soins et de présence parentale. Cet employé ne peut donc donner plus de temps à votre entreprise.

QUE FAITES-VOUS?

A- Vous congédiez cet employé peu rentable (ce qui est le plus souvent observé). C’est la solution logique si les candidats soutiennent que le gouvernement doit se gérer _exactement_ comme une entreprise privée… Et puis, on prone l’individualisme après tout!

B- Pour faire bonne figure, vous ne congédiez pas cet employé immédiatement, mais vous vous arrangez, en modifiant les tâches, pour que l’employé ait tant de difficulté à concilier travail-famille qu’il démissionne de lui-même. Vous pensez ue c’est au gouvernement d’offrir plus de soutien aux familles avec enfant handicapé, etc. Mais alors, il faut reconnaitre du coup que le gouvernement n’a PAS les mêmes objectifs qu’une entreprise privée.

C- Vous gardez cet employé en faisant des aménagements, sans RIEN demander au gouvernement en retour. Et les profits baissent un peu. Ça c’est aussi un choix conséquent, puisque le gouvernement, s’il se gère comme une entreprise privée, n’aidera pas le familles. Pas rentable, cela.

J’écoutais les candidats à la direction de l’ADQ débattre à la radio, et tous  mentionnent que le gouvernement doit se gérer comme une entreprise privée…  Ce qui m’a donné l’idée du cas de conscience ci-haut. Lesquels des candidats choisira la solution A, la B, ou la C ?

Je ne crois pas que la comparaison à l’entreprise privée  doive être poussée aussi loin, ni que Gilles Taillon, Éric Caire et Christian Lévesque soient assez bêtes pour recourir eux-mêmes à la solution A ou B.

Il faut admettre que les objectifs d’un gouvernement et ceux d’une entreprise NE sont PAS les mêmes.  Le gouvernement doit protéger, avec une gestion aussi efficace que possible, la vie et le bien-être des citoyens. Et, en plus, un gouvernement doit protéger le bien commun, par exemple l’eau potable, la biodiversité… Pour conserver un milieu de vie accueillant. L’entreprise privée, elle, ne va pas toujours réparer les pots cassés, considérés comme des externalités.

Une solution D serait de prendre la solution C, et d’y ajouter une aide appropriée d’un gouvernement.

Dans une société conviviale, on peut encourager les qualités « capitalistes » d’individualité, de liberté, de responsabilité et de débrouillardise*, mais dosées avec la solidarité et la compassion. Il existe plus qu’un modèle unique de réussite sociale… et même le modèle de réussite matérielle est soutenu par le travail-fantôme ,  le travail invisible de millions de personnes.

* Telles que décrites dans l’autobiographie de Margaret Thatcher, Path to Power. Le mot « Thrift » veut dire  sens de l’économie (j’ai tendance à préférer « débrouillardise »).

Un petit mot de la mairesse

Mardi matin, j’ai recu une gentille lettre de la mairesse de Mississauga, Hazel McCallion, qui me félicitait pour mon prix Aurora, soulignant le fait que j’aide à promouvoir l’amour de la lecture chez les jeunes.  Il faut dire qu’un article très court a été publié par le Mississauga News la semaine précédente.

Un extrait

Your science background certainly comes in handy and has enabled you to combine your knowledge and experience in the field with your wonderful imagination and creativity. Ralph Waldo Emerson said it best: « Men love to wonder and that is the seed of science, » and your book have certainly created a world of wonders for readers, transporting them into another realm of endless possibilities.

Notre mairesse est une femme très spéciale et déterminée, et elle a déjà joué dans une ligue de hockey à Montréal.

Née en Gaspésie, elle n’a jamais pu aller à l’université et avait pris un cours de secrétariat! Travaillant pour Kellogg, la secrétaire a déménagé à Toronto ; elle y a rencontré Sam McCallion, qui est devenu son époux pour la vie. Le couple a emménagé sur un terrain près de Streetsville, qui allait faire partie de Mississauga

Manifestant  un intérêt certain pour la chose publique  (rappel: le mot politique vient du grec Politikos (πολιτική), « les affaires de la ville »)  et de la persévérance, elle a été élue mairesse de Streetsville en 1970. Après les fusions municipales de la région de Toronto en 1978, elle devient mairesse de la nouvelle cité de Mississauga. Elle a très vite eu à gérer une catastrophe, le déraillement d’un train causant un déversement de produits chimiques, obligeant l’évacuation de 214 000 citoyens de Mississauga (qui en compte aujourd’hui 700 000).

Hazel a aujourd’hui 88 ans, est mairesse depuis 31 ans. Et elle n’a peur de rien…

C’est le second témoignage d’appréciation que je recoit d’une personne politique concernant mon travail, et c’est encore plus spécial quad ‘est une personne qu’on ne peut s’empêcher d’admirer.

Il est arrivé…

…mon petit dernier!

Axe de KoudrissL’axe de Koudriss, illustration de couverture par Jean-Pierre Normand.

C’est toujours un moment spécial quand je déballe la boite de mes copies d’auteur. On admire la couverture en tons de bleu de Jean-Pierre Normand. On grogne sur des détails (le pôle nord de cette planète est un endroit plutôt chaud et aride), mais l’ensemble est magnifique.

L’axe de Koudriss, 3e tome de la quête de Chaaas publié chez Médiaspaul, arrivera bientôt en librairie!

Personne ne veut quitter la ville-prison de Kour, malgré le climat aride qui règne au pôle nord!  L’excentrique préfet Juunus et son tribun taciturne soutiennent d’anciens pénitents qui ont fondé un village libre. D’étranges malaises affectent le questeur Sirius, puis Chaaas. Y a-t-il un lien avec l’axe de Koudriss, ces brillantes aurores boréales qui cachent une menace mortelle?

On lance l’évacuation. Hélas, craignant une ruse pour les asservir, les villageois ont fui. Parmi eux, la jeune Féli, sur le point d’accoucher… Chaaas les retrouvera-t-il à temps?

Action, humour, danger et réflexion sont à nouveau au rendez-vous!