Une solution au casse-tête arctique

La banquise arctique rétrécit comme une peau d’âne, symptômes de changements climatiques qui affectent aussi le reste du monde.

Protéger le milieu arctique et ses habitants est un casse-tête pour les gouvernements et les organisations écologistes car il y a  deux problèmes en même temps:

1- la disparition de la banquise arctique nuit aux ours polaires qui ne peuvent plus se reposer, et aux phoques qui ne peuvent plus y mettre bas. Ceci sans parler des autres espèces, dont un crustacé, le copépode (dont se nourrit la morue arctique), et une migration de saumons du Pacifique sur le territoire de la morue arctique… De plus, la banquise contrôlerait le relargage du mercure dans l’atmosphère.

Ours polaire - Wikipedia

2- le réchauffement climatique lié à l’albedo de la mer libre de glace. Les eaux libres de glace, plus sombres, absorbent davantage la lumière solaire que la glace très blanche de la banquise qui joue le rôle de miroir. Le réchauffement de ces eaux nuirait à la circulation du courant Gulf Stream.

Observations sur la banquise arctique

Ainsi, plus la banquise se réduit, plus l’océan Arctique se réchauffe rapidement. Réchauffement relatif, car cette grande masse d’eau très froide, au lieu de rester sous forme de banquise, exerce un impact sur la météo. On mentionne souvent la « masse d’air arctique » en météo.

Voici donc une proposition, réalisable avec nos moyens techniques actuels pour contrer l’effet de serre. C’est même pas de la science-fiction, et enfin, un usage utile du pétrole!

La solution au réchauffement polaire!

La solution au réchauffement polaire!

La solution la moins coûteuse possible serait d’établir un sandwich de polymère assez épais et léger pour:

– flotter sur la mer salée

– soutenir le poids d’un ours polaire (ou d’une motoneige) qui se promène dessus

– résister à la corrosion marine

– Résister à l’usure (et aux griffes!)

– Comporter des ouvertures aléatoires pour que les phoques puissent respirer en surface.

– Capables de s’ancrer les unes aux autres comme les pièces d’un casse-tête.

– biodégradable à  long terme, pour ne pas rajouter à la pollution dans la chaîne alimentaire… Le long terme étant une trentaine d’années.

À déterminer:

– la surface de banquise artificielle nécessaire pour augmenter l’albédo, pour qu’un effet climatique soit observable à moyen terme.

– le coût de production par unité de surface.

– Le nombre de sous-marins russes ou américains qui abîmeraient la banquise en y émergeant. D’où l’utilité d’un système en pièces de casse-tête, ménageant des aires libres.

– l’épaisseur de la couche d’eau d’embruns qui gèlerait par-dessus cette banquise artificielle.

Dans la BD, j’ai imaginé un sandwich de polymères avec des polystyrènes expansés récupérés. Ce n’est toutefois pas la meilleure solution car cela nuirait au milieu en se dégradant.  Un plastique emprisonnant de nombreuses bulles d’air pourrait flotter en gardant une résistance acceptable. Les parcelles pourraient se séparer pour permettre le passage des bateaux.

On pourrait laisser flotter plusieurs grands îlots, qui se rejoindraient selon les courants. Éventuellement, cette fausse banquise finirait par se désagréger, mais cela prendrait une trentaine d’années. Elle aura eu le temps de faire oeuvre utile…

Et ce serait une avenue utile pour l’industrie pétrolière, car la construction va exiger une immense volume de pétrole transformé en polymère.  Faut l’utiliser, pas le brûler!

Le jour O

Les marches blanches

O   Un moment de silence souffle sur la cité

O   Un cousin des esclaves amenés sur ce sol

O   Monte les marches blanches du Capitole

O   Dans son sang trois continents chantent

O   L’heure de la promesse accomplie sonne

O   Cris de joie et d’allégresse de la foule excitée

O   Tant d’espoirs empilés sur une personne

O   Puissions-nous l’aider à combler ces attentes

Obama

Le ghetto de…

Quand j’étais ado, j’ai pleuré à chaudes larmes en écoutant la série « Holocaust« , qui racontait à travers une famille juive la montée des exactions du pouvoir nazi.

La population allemande, qui se relevait à l’époque d’une grave crise économique, a absorbé comme une éponge les préjugés et les ragots colportés par le 3e Reich. Ce pouvoir a toléré et encouragé des pratiques de harcèlement.  Enfin, on a chassé les familles juives de leur maisons pour les forcer à habiter dans le ghetto de Varsovie. Le ghetto, était un secteur complètement fermé dont les accès, l’alimentation en eau et provisions sont contrôlés de l’extérieur.  Avant même les camps de la mort, des milliers de réfugiés juifs y sont morts de malnutrition.

Notre maison à Mississauga
Ça c’est un portrait de ma maison. Bien chauffée, de bonnes conditions de vie, le miracle quotidien de l’eau courante et de l’électricité. Plus bas, voir la même maison si on restait à Gaza…

Je ne peux pas rester silencieuse devant l’attaque contre le territoire de Gaza, déjà étouffé depuis 18 mois pour avoir commis le crime d’élire démocratiquement un gouvernement du Hamas en 2006. Que le Hamas soit hyper-religieux ou rétrograde concernant les droits des femmes, il a été élu. (Parlant de mentalité rétrograde, on a bien élu les conservateurs au Canada.)

Au lieu de respecter la volonté populaire, les autorités israéliennes ont tout fait pour la casser, allant jusqu’à fermer les frontières et couper les vivres. Après, ils s’étonnent que les Palestiniens soient en colère… et que les plus extrémistes lancent des roquettes artisanales sur les colonies juives!

Les horreurs nazies ont motivé la création de l’état d’Israël, en 1948. Sauf qu’on n’a pas consulté les arabes qui vivaient sur ces terrains. Les a-t-on seulement compensés en les chassant de leurs terres et en rasant leurs villages? La réponse est dans l’histoire. Je recommande la BD Palestine par Joe Sacco pour se faire une idée en images des conditions de vie dans la bande de Gaza. Imaginer vivre des jours en ligne sans électricité, sans eau, sans soins médicaux…

Notre maison si elle se trouvait à Gaza

Ça c’est la même maison si elle se trouvait sur la bande de Gaza. Oubliez l’hygiène, l’eau chaude, l’électricité. Je serais de mauvaise humeur aussi…
Pourquoi bombarde-t-on un million de civils affamés répartis entre quelques villages? Pour la plus ancienne des raisons: la peur. Les Arabes nous détestent, donc on peut se défendre. La BD Palestine de Sacco montre aussi le point de vue des israéliens qui vivent dans la crainte.

Ma spécialité étant la gestion de l’eau potable, je recommande ce site qui explique la distribution différentielle de l’eau entre les colonies et les Palestininens entassés à 1,5 millions dans un territoire plus petit que l’île de Montréal, à moitié désertifié, et sans aucun édifice en hauteur, ce qui fait que les gens sont vraiment plus tassés qu’à Montréal. L’industrie des colonies israéliennes en Cisjordanie est à l’origine de graves détériorations de l’état des nappes phréatiques, et de pollutions du sol.

Avec un environnement aussi démoli, avec les perspectives d’avenir bouchées, on s’étonne que les jeunes Palestiniens soient en maudit.

Le 4 novembre dernier, malgré un cessez-le-feu que le Hamas avait respecté, une attaque aérienne tue 4 palestiniens soupçonnés d’appartenir au Hamas. Ceux-ci ont répliqué par la bouche de leurs canons portables. Réaction des dirigeants israéliens: on ne va pas tolérer ces barbares qui tirent des roquettes sur notre population! (Mais vous attendiez quoi ? Que les militants du Hamas s’assoient en rond en chantant Kumbaya, ou qu’ils se promènent avec une grosse cible dessinée dans le dos en disant merci?)

Et voici notre maison si elle était dans une colonie. La peur est aussi au rendez-vous, car même si les roquettes artisanales sont plus souvent interceptées, personne ne peut avoir la certitude que sa maison sera épargnée!

Notre maison si elle était dans une colonie

Je propose une solution radicale: on garde Israël, mais on confère la pleine citoyenneté israélienne à TOUS les habitants de Gaza et des territoires occupés. La pleine citoyenneté, ca veut dire plus de barrières, les même droits et libertés, les mêmes conditions de vie avec des bonnes infrastructures pour tous.
On peut créer un nouvel état, en incluant tout le monde, avec liberté de religion et représentation proportionnelle au Parlement.

Oh oui, ça va brasser la cabane! Rien que choisir le nouveau nom du pays va garantir des mois de plaisir:

Palesraël?
Isralestine?

Pour en savoir plus:
Le site Plateforme-Palestine (les textes ont diverses provenances et certains ne ménagent pas l’État israélien, tandis que d’autres appellent à la réconciliation. )
Un site du gouvernement israélien (eux ne ménagent pas les « terroristes »)
Le site PAJU: palestiniens et juifs unis pour la paix (Aaaaah! Ça fait du bien juste de lire ce nom.)

Valérie est partie compter les étoiles

En revenant de vacances, j’ai appris avec tristesse, par internet, la disparition de Valérie Letarte, qui animait l’émission 275-Allo à la radio de Radio-Canada. Mon fils et moi écoutions régulièrement cette émission, demeurant en Ontario. Valérie était la mère d’un petit garçon, et j’espère qu’il sera bien entouré par la famille à qui je transmets mes sympathies.

Comme maman et artiste, j’ai été en mesure d’apprécier les interventions en direct de Valérie, ses réponses aux questions des jeunes, apportant un franc mélange d’humour et d’empathie. Et comme scientifique de formation, j’appréciais les invités qui répondaient aux questions parfois farfelues, parfois émouvantes des enfants. Qui sait combien de vocations ont été inspirées en l’écoutant!

J’ai rencontré Valérie lors de mes visites au salon du livre de Montréal. (Et j’ai vu le Chef aussi, mais je ne vous dis pas à quoi il ressemble, c’est un secret que j’ai juré de garder!)  Je l’avais félicitée pour son intervention délicate lors le soir de l’invasion de l’Irak en 2003.  Elle avait trouvé les paroles qui réconfortaient les jeunes qui ressentaient de la sympathie pour les enfants de ce pays. Et je suis sûre qu’elle pense aux enfants de Gaza (et d’Israel aussi) en ce moment…

Valérie m’a dit qu’elle avait alors fait appel à une invitée psychologue qui a su trouver les bons mots pour consoler sans occulter la réalité de l’invasion.  Ton bonheur à toi n’enlève pas du bonheur aux autres enfants, ni ne rajoute de la souffrance.

Plus tard, quand elle a laissé l’émission, je savais que c’était pour des raisons de santé. Elle était dans ma tranche d’âge et le départ d’une personne qui avait encore beaucoup à donner me fait un petit « crounche » dans le coeur, comme elle disait. Pour ceux qui ne la connaissent pas, voici le site ou on peut entendre sa belle voix:

le site de l’émission 275 Allo  et  pour l’entendre dans un extrait:
(une longue adresse, vérifiez si elle fonctionne)

Ca prend des qualités spéciales pour réaliser, par la voix, un contact aussi chaleureux auprès des jeunes.

Merci Valérie,

Tu es partie compter les étoiles
tu reviendras quand tu auras fini

Souhaits pour 2009

Une autre symbolique année qui commence… et non, je n’ai pas fait de liste de résolutions. Sinon de continuer à acheter aussi local et équitable que possible, et d’écrire envers et contre tout!

J’ai consacré les dernières journées de 2008 à la campagne chez mes parents, à faire des activités que j’aime: dessiner, écrire des notes, lire, faire des randonnées de ski de fond avec mon fils et mon papa à moi… Ce qui me permet de donner ensuite le meilleur de moi-même aux rencontres des familles!

À tous les visiteurs et amis du site de la Savante folle, je souhaite une année pleine de créativité, de santé et de joie!

Pour la planète, je lui souhaite de se remettre des guerres et pollutions qu’on lui a infligées, et des dirigeants et citoyens actifs capables de voir à long terme!

Et à moi, de terminer mes travaux à temps pour mes dates de tombées ce mois-ci!

Comment faire pousser une histoire

Une idée de départ, c’est comme une graine que tu mets en pot. Une nouvelle: un pot plus petit,  un roman de 500 pages, un plus gros pot. Mais attention à ne pas entreprendre un projet trop ambitieux…

Quand on voit trop grand

Il faut lui laisser du temps et l’espace pour pousser, lui fournir de l’eau (du temps d’écriture, de la planification) et de la bonne terre bien aérée pour les racines (réflexion personnelle, puiser des informations sur le sujet). Et les amis écrivains qu’on rencontre? C’est de l’engrais, et du bon!!! Rencontrer des copains-amis-collègues motive!

Donc, on pense à son idée, qui bourgeonne. On définit peu à peu son intrigue principale, ce qui se passe, et parfois la fin, sans trop de détail. À cette étape, je fais un mini-synopsis comme une bande-annonce de film. Je dessine aussi mes personnages, pour mieux les explorer. Certains auteurs de lit-gen pensent à leurs personnages très longtemps avant d’écrire leur première ligne (Yves Beauchemin, chez nous), toutefois, ce n’est le cas de tous écrivains.
Arroser patiemment son histoireArroser patiemment son histoire

En nourrissant ta plante, elle pousse et s’enracine en toi: quand tu fais les recherches, de nouvelles idées surgissent, parfois contredisent des péripéties de départ. De nouveaux personnages apparaissent, prennent de la consistance. Tu t’attaches à certains que tu croyais secondaires, qui vont prendre une meilleure définition. Ca m’est arrivé dans mon dernier roman (Les vents de Tammerlan) et cela a enrichi l’histoire!

À un moment donné, je compose une liste d’épicerie (plutôt qu’un plan rigide), de « ce qui arrive »: situation de départ, événements, rebondissements, en une phrase chacun, facile à permuter en cas de besoin.

Liste d'épicerie

La plante fait des fleurs… on sent que l’histoire s’est assez cristallisée dans la tête pour commencer à l’écrire. J’enrichis ma « liste d’épicerie ». Souvent j’ai déjà écrit la moitié du livre, le début et la scène finale. C’est le milieu qui reste moins défini. Là, je pense encore aux personnages secondaires que je veux faire découvrir, à la progression dramatique, aux thèmes, etc. Je vais insérer les scènes nécessaires au milieu et dans ce qui j’ai déjà écrit.

Il arrive un moment pénible, où on s’apercoit qu’il faut élaguer. Des branches poussent dans trop de directions, l’intrigue se perd dans un fouillis… Étape cruelle mais nécessaire: si ce n’est pas sur le premier jet écrit, on le fait plus tôt, à la liste d’épicerie. Des fois, surtout en débutant, on s’attache émotionnellement à une phrase, un paragraphe, une scène… Eh, que c’est difficile!

Il faut élaguer !Il faut élaguer !

À la fin, comme dans mon cas c’est de la SF jeunesse, je repasse sur la grammaire, j’enrichis par les quatre ou cinq « sens » les descriptions, je rajoute une réplique humoristique ou deux. Je révise les descriptions: je suis particulièrement faible pour décrire des couleurs. En plus, comme mon prochain roman porte sur une civilisation non humaine, je ne peux utiliser des mots comme terre-de-sienne, etc. Idem pour les unités de mesure, le mètre, l’heure, la minute, et les expressions « tout-à-l’heure », à bannir.

Après, on laisse la plante se reposer trois semaines ou deux mois, avant de réviser le texte. Des idées auront germé entretemps. Si la plante est en bonne santé, on voit tout de suite si ces idées « de la onzième heure » enrichissent ou non l’histoire.

Plus tard, c’est le directeur littéraire qui grogne et fait retravailler-élaguer. Même dans cet intervalle, il m’est arrivé d’avoir l’idée des détails savoureux, que j’ai pu intégrer au texte final. C’est la dernière « taille » de notre plante.

Soirée littéraire

Le 11 décembre dernier, à la galerie de l’Alliance Francaise, Mireille Messier et moi avons tour à tour parlé de nos livres et de notre cheminement d’auteure jeunesse.  J’ai répondu à la question « qu’est-ce que la science-fiction? » (réponse servie avec caricatures).

Le public s’est montré très réceptif et intéressé par ces défis.  J’ai lu un extrait de mon dernier roman, Les vents de Tammerlan, ce qui ne fut pas une mince affaire, car la science-fiction créant un univers et une société complexe, il fallait que je m’arrête pour remettre en contexte les actions des personnages (par exemple, expliquer que les Chhhatyls portent  les cendres de leurs morts sur eux, dans un petit sachet.)

L’Express de Toronto  a couvert notre soirée.

Voir le lien:
http://www.lexpress.to/archives/3344/
« Écrire pour les jeunes: plaisirs et défis », un article de Guillaume Garcia.
Il y avait aussi un bon vin et fromages (non visible sur la photo accompagnant l’article!)

Les grands de l’auto… électrique!

Avant d’accorder un beau prêt sans intérêt de plusieurs milliards aux Grands de l’Auto, je leur demanderais de fournir la liste de _tous_ les brevets de voitures électriques ou non polluantes que Ford, GM, et Chrysler ont achetés au cours des 60 dernières années.

Avec leurs rapports indiquant pourquoi ils ont gardé ces véhicules sous le boisseau, alors que cela fait au moins 40 ans*  que les médias dénoncent la pollution par les combustibles fossiles… Un indice: les pièces de ces véhicules étaient trop durables.

Un peu d’humour:

Une auto écolo

* voir ce clip de l’émission _Atome et Galaxies_ du 27 mai 1971.¸

Le poison mental des attentes

Le poids des attentes

Aujourd’hui marque un triste anniversaire qui a fait le pain et le beurre des médias. J’étais à l’école Polytechnique, et ma première session a failli être ma dernière…

Paradoxalement, l’acte de vengeance d’un individu a déclenché un coup de fouet aux ressentiments contre les progrès des femmes. Dans un grand lavage de mains collectif, les Ponce-Pilate se sont levés en masse pour accuser les femmes d' »exagérer ». Vouloir l’égalité, c’est donc exagérer…

Le combat des femmes ne se fait pas contre des hommes (pères, frères, amis…) mais plus tôt contre des habitudes mentales, contre le poids des attentes sociales placées sur les femmes. Être jeunes, belles, sexy, patientes, gentilles, serviables… Travailler, enseigner ou soigner pour des pinottes parce qu’on est si dévouées n’est-ce pas? Sans oublier d’être parfaite, sinon pas question de réclamer l’égalité!

Ces attentes, ce sexisme latent, je le vois autant chez les femmes que les hommes qui baignent dans le courant culturel consumériste nord-américain (que je symbolise par les « talons aiguilles »). Ces attentes « talons aiguilles » pèsent aussi sur les hommes (un vrai mâle s’impose, il ne demande jamais d’aide, il règle ses problème tout seul…)

Au fait, qui décide ce qui est un « vrai » homme ou une « vraie » femme? La Bible? Les politiciens? Les magazines?

Le poison mental

La vie nous égratigne tous et toutes.

Sur le coup, ça fait mal, provoque colère et ressentiment. On est en maudit et c’est normal. Puis, avec le temps, la blessure se cicatrise. On guérit. On relève d’autres défis.

Mais si on gratte sa blessure? Ah, comme l’autre nous a fait mal! On blâme nos bobos sur cet autre et cela instille le poison mental.  D’abord, la haine est un sentiment jouissif. La colère libère. Casser du sucre sur le dos des boucs émissaires, ça fait donc du bien!

Et, puisqu’on la gratte, la blessure ne cicatrise pas! « Voyez comme je souffre! » crie-t-on. Et, en effet, on souffre de plus en plus à mesure que l’infection progresse.

On valide notre ressentiment avec des faits qui confiment notre vision-tunnel, en ignorant les faits contraires.  On se regroupe avec des esprits similaires, qui se renforcissent mutuellement. On blame plus fort, on passe des heures à méditer sur l’injustice qui nous affecte. Le poison mental progresse:  on décide que l’autre est coupable de tout ce qui ne va pas dans notre vie. Que l’autre profite du pouvoir. On décide, encore une fois avec un vernis rationnel, que l’autre mérite une leçon.

Puis, comme on perçoit que la société protège l’autre, on se donne la permission d’exercer sa vengeance…

Le poison mental des attentes irréalistes nous guette tous. Moi, j’ai vécu des choses difficiles, des frustrations artistiques et professionnelles. Je suis passée à travers plusieurs étapes du poison mental, sauf la dernière. Heureusement, j’ai trouvé le moyen de remplacer le poison par un baume mental. Ça m’a pris du temps mais, comme pour le terrorisme, on ne laisse pas un frustré ou un groupe de frustrés dicter notre conduite.

Ce que le massacre à mon école, qui se reproduit dans d’autres pays, à d’autres échelles, sous des prétextes divers (perte d’une job, haine raciale…) m’a appris, c’est de ne pas blâmer les autres pour tout ce qui ne va pas dans ma vie. J’assume mes erreurs.

Ma seule « vengeance » c’est de persévérer dans mon art sans la pression du succès, de donner le meilleur de moi-même, de partager mes passions. Écrire et dessiner me donnent une grande joie.

Et cela marche très bien!

Contrecourants

Pas facile d’aider son prochain(e) quand on veut faire le bien, mais des fois on y arrive! Je viens d’aller porter du linge au Centre francophone de Toronto.

La complication, c’était de porter tout cela de Mississauga au centre ville de Toronto. Emprunter le véhicule. Une grosse heure de conduite. Impossible de trouver une place, mais une gentille automobiliste m’a offert sa place de stationnement (avec le billet, il restait des minutes) et les gens du Centre m’ont aidée à décharger les 6 boites de vêtements d’hiver, jouets, etc. pour aider les nouveaux arrivants.

*Grogne!

Un téléfraudeur vient de nous appeler, soi-disant de la companie National Gifting Center. Ils nous annonce dans un anglais cassé qu’on a gagné un choix de prix tous plus alléchants les uns que les autres, mais qu’il faut se présenter à un local pour les obtenir. Et la, il nous demande des renseignements indiscrets, notre âge, si on est marié, notre revenu annuel…

En googlant la compagnie, on trouve  le rapport suivant: National Gifting Center – Starlight Resort Group – GEO Holiday Group !   Geo Holidays Group est une compagnie qui fait de la vente sous pression de club de vacances prépayées (pour 25 ou 45 ans, ca va chercher entre 12 500 et 45 000 dollars par couple, sans compter des « frais d’entretien » des resorts) Cela fait plusieurs fois que cette compagnie nous appelle, parfois sous la variante Royal Holiday, car le changement de raison sociale … En passant, ce qui est triste est que la vente sous pression, qui endette des couples pour la vie, sont légales…

Quelques sites utiles contre les fraudes téléphoniques: très utile si vous avez un afficheur!

http://800notes.com/ Informe sur les numéros de telémarketeur qui appellent

http://800notes.com/articles/Article.aspx/LFRVNXyqwQBNrAjLF8wQyg http://whocallsme.com/Phone-Number.aspx/9992997676/3

Détail savoureux: les compagnies de télémarketing piquent les listes de DNC, et beaucoup de gens qui pensaient avoir enfin la paix s’apercoivent qu’ils recoivent plus d’appels qu’avant… et de l’extérieur du Canada.

*

Une réflexion: allez voir « Mind control » sur Wikipedia: la liste montre des caractéristiques du contrôel des esprits. J’ai omis les deux dernières.

  • Milieu Control. This involves the control of information and communication both within the environment and, ultimately, within the individual, resulting in a significant degree of isolation from society at large.
  • Mystical Manipulation. There is manipulation of experiences that appear spontaneous but in fact were planned and orchestrated by the group or its leaders in order to demonstrate divine authority or spiritual advancement or some special gift or talent that will then allow the leader to reinterpret events, scripture, and experiences as he or she wishes.
  • Demand for Purity. The world is viewed as black and white and the members are constantly exhorted to conform to the ideology of the group and strive for perfection. The induction of guilt and/or shame is a powerful control device used here.
  • Confession. Sins, as defined by the group, are to be confessed either to a personal monitor or publicly to the group. There is no confidentiality; members’ « sins, » « attitudes, » and « faults » are discussed and exploited by the leaders.
  • Sacred Science. The group’s doctrine or ideology is considered to be the ultimate Truth, beyond all questioning or dispute. Truth is not to be found outside the group. The leader, as the spokesperson for God or for all humanity, is likewise above criticism.
  • Loading the Language. The group interprets or uses words and phrases in new ways so that often the outside world does not understand. This jargon consists of thought-terminating clichés, which serve to alter members’ thought processes to conform to the group’s way of thinking.

Ce ne sont pas seulement les groupes sectaires qui en usent. Les groupes politiques aussi… La réflexion m’est venue en lisant les journaux, en visitant des blogs où les gens s’affirment comme les bons, les purs et les vrais, en insultant sans vergogne leurs opposants.  Les « Si-tu-n’es-pas-avec-nous-t’es-contre-nous » rendent toute opinion nuancée coupable de haute trahison.

*Nager à contrecourant *

Pas facile d’appeler une compagnie pour leur demander où et dans quelles conditions leurs produits sont fabriqués!  Pour mieux savoir l’origine de mes produits LIFE brand que j’achète, je téléphone au 1-800-sho-pper.  Peser sur deux si vous voulez un service en francais. Pèse sur le deux. Dix minutes d’attente. Un téléphoniste me répond… en anglais. (Cela arrive souvent chez les grosses compagnie, à croire que l’option deux est une décoration.) Je lui demande en français s’il vous plait. Enfin, je parle à un bilingue.

J’explique que je veux acheter des produts canadiens et équitables de préférence.

– Nous avons beaucoup d’usines et des marque, quel est le produit?

– Ben… la crème hydratante LIFE.

– Quelle grosseur de pot?

– Euh environ 300 ml.

– J’ai rien de cela sur ma liste. Avez-vous le code-barre?

– Ouate? m’écriai-je. (il faut garder le code à barre? Et vous le lire au téléphone?)

– Ben oui, sinon je ne peux rien vous dire.

– Bon, je peux-tu avoir le numéro de quelqu’un qui pourrait me renseigner.

-Non.

Devant ce refus global, j’ai finalement et poliment pris (prix!) congé.

J’ai perdu vingt minutes avec le genre de compagnie qui inscrivent leurs numéros sur toutes les contenants, invitant les consommateurs à les appeler en toute liberté… Ils espèrent, bien sûr, qu’on se tanne de nager à contrecourant.

La seule liberté que les compagnies vous laissent, c’est celle d’acheter leurs produits les yeux fermés…

Wikipédia

Je viens de faire un don à Wikipédia.

Ça n’a l’air de rien, mais depuis des années, je consulte cette merveilleuse banque de connaissances à tout moment pour mes romans. Quand on écrit de la science-fiction ou du roman historique, il est devenu plus aisé de vérifier les petits détails sans voir à se déplacer vers une bibliothèque. Et Wikipédia, tout public qu’il soit, est un site relativement fiable, constamment surveillé et corrigé quand des erreurs ou des convictions trop appuyées se glissent dans les textes. Wikipédia vient d’afficher (toutes langues confondues) son dix-millionième article…

Cet instrument fonctionne grâce aux efforts de milliers de bénévoles et – il le faut – un minimum de frais pour afficher tous les sites de cette encyclopédie libre.

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Lancement: les vents de Tammerlan

chaaas2_couvmdprd.jpg La superbe couverture de Jean-Pierre Normand.

Sous la riante cité et ses cerfs-volants festifs, se cache une misère silencieuse… 

La cité de Tammerlan accueille un prestigieux tournoi de gomshak, un jeu de stratégie fort prisé. Le questeur Sirius y participe tout en poursuivant sa traque des trafiquants d’azan, une drogue dangereuse.

D’autres mystères intriguent Chaaas: son nouvel ami Tussel passe ses Épreuves beaucoup trop tôt, des ouvriers endettés croupissent dans des bas-quartiers surpeuplés, des carnivores marins attaquent les jardins flottants… et l’ombrageux Plézar perd tous ses moyens devant une belle maîtresse des vents!

Quand le favori du tournoi meurt, les indices accusent Plézar qui fait face à un infâme châtiment. Convaincu de son innocence, Chaaas se jure de trouver les vrais coupables…

_Les vents de Tammerlan_ arrive juste à temps pour le Salon du livre de Montréal!

Les vents de Tammerlan, Médiaspaul, coll. Jeunesse-PLUS no 14, 208 p.   ISBN 978-2-89420-772-7

www.prologue.ca (par internet) 

www.mediaspaul.qc.ca

Au Salon du livre, venez me visiter au kiosque de Prologue!  

Jeudi: 10h-12 h (événement dessin en direct, 11h-11h30)

Vendredi : 13h-15h

Samedi: 12h -14h

Dimanche: 12h-13h