Archives de Catégorie: Science-fiction

Le petit Suprématie illustré (2)

Konstantin « Je m’vengerai! » Alcaïno et des membres d’équipage descendent dans la ville creuse de Greuze, sur l’astéroïde des Cardeurs, les meilleurs collecteurs d’information de l’Amas. Ils ont très bien aménagé cet astéroïde, d’ailleurs.

La lune des Cardeurs avec la cité creuse de Greuze

Coup de chance! Une voyageuse du Vide déguisée en statue vivante, un vestige de la première Völkerwanderung (y était temps que je mette un mot allemand dans cette histoire!) informe Alcaïno et Anders de la dernière adresse d’un savant fou qui les aidera dans leurs plans.

Une Voyageuse du vide

Mercenaire transcendental de Rhea

Le combat et la poursuite sont haletants! Enfin, Alcaïno en réchappe par la peau des dents (et grâce à son abonnement à vie chez RONA-Gadgets). Il repart, tandis que la ville de Greuse doit faire appel à Lebeau Vitres d’Auto pour faire réparer trois dômes cassés.
Mais la Suprématie n’est pas à court de plans!

Les Supremates Complotent dans l'ombre

Une autre démarche plus tard, le Harfang arrive sur la station de Liesse. On cherche Pieter Blaauw, un ancien ami d’Alcaïno, qu’il a connu à bord d’un Narrenschiff Suprémate (yé, un autre mot allemand!)

Des tables de ventes de mercenaires à Liesse

Notre capitaine se mêle incognito à la foule qui envahit les bars de Liesse pour le happy hour. L’ambiance de fête masque la présence d’un piège dont les mâchoires vont se refermer inéluctablement… ah, la-la…

Ambiance festive sur Liesse

Alcaino retrouve Pieter Blaauw, mais les deux sont attaqués avant de pouvoir quitter Liesse!

Attaque contre Alcaino sur Liesse

Enfin, on rentre avec Pieter et le chasseur Sgro, qui impressionne tout le monde avec les 34 espèces différentes intégrées dans sa biologie .

Le chasseur Sgro

Pieter Blaauw semble bien s’adapter à la vie à bord…

Blaauw sourit innocent rare

Mais dans ses quartiers, il se livre à de curieuses activités.

Pieter cachant des capsules de Nanobes

On va chercher enfin le savant fou sur Vestarg, dans le système de Baboushka. Ce sont les Dikkiks qui s’en chargent.

Les Dikkiks se perdent dans le dédale

Ils sont surveillés par une navette de Rapunzels

Navette de Rpunzels

Mais il y a une grosse bavure, et les Dikkiks sont furieux contre les Rapunzels.

Trois Parleux Dikkiks

Inutile de dire que Kerkovius, arraché à sa paisible retraite, est très, très fâché!

Kerkovius Refuse de collaborer

À  peine le Harfang s’est-il arraché à la gravité de Vestarg que… Oh non!

Mnemosyne Infectee

À SUIVRE…

(nous sommes rendus à la page 478)

Patrimoine Canada menace la revue Solaris

Le parcours de l'écrivain avant...

Le Programme d’aide aux magazines artistiques et littéraires de Patrimoine Canada ne subventionnera que les publications qui se vendent à plus de 5000 exemplaires par année.

Cela exclut la plupart des revues culturelles… Dont Solaris, Virages et aussi Ciel Variable !

Or ce chiffre est d’autant plus injuste pour le côté francophone, que ce plafond minimum est le même que pour les revues anglophones, alors que le ratio anglo/franco est de 3 pour 1. Ce qui veut dire que, si on avait été juste, le plafond pour les francophones aurait dû être de 1250 copies. (Merci à Jean Pettigrew pour cette info).

Le parcours de l'écrivain - après

Cet article sur le site du Devoir par Jean Larose exprime très bien la situation.

http://www.ledevoir.com/culture/livres/289794/les-heritiers-du-refus

Après la disparition des émissions littéraires et les coupures à Radio-Canada, accusées d' »élitisme », ce péché, les magazines culturels à tirage modeste vont y passer. (Voir cet autre article dans le blog.)

À trop vouloir centraliser, privatiser et uniformiser la culture, on prive la prochaine génération de l’immense potentiel de créativité, celle qui permet de faire face aux problèmes et de trouver des solutions. Et c’est encore plus vrai pour ma saveur littéraire favorite, la science-fiction, qui débarre l’imagination.

Toutes saveurs confondues, la littérature, lorsque puisée au terreau de l’expérience, méditée, puis écrite avec coeur, provoque la réflexion, inspire l’action.

Comme l’écrivain  Yann Martel l’a mentionné, lui-même a publié ses premiers textes dans un petit fanzine de Vancouver géré par des bénévoles. Cette modeste publication l’a encouragé à continuer d’écrire. Il a aussi apprécié sa première subvention d’écrivain.

…1991, année où je reçus une bourse B du Conseil qui me permit d’écrire mon premier roman. J’avais 27 ans et cet argent me semblait une manne qui me tombait du ciel. Ces 18,000$ me durèrent un an et demi (au regard des impôts que j’ai versés depuis, ce fut un rendement exponentiel de l’investissement, je vous en assure )

Et de même, c’est la revue Solaris qui a publié mes nouvelles de science-fiction et une bande dessinée. C’est cette revue qui m’a motivée à écrire des nouvelles pour participer au Prix Solaris.

Avant Solaris, j’avais publié une nouvelle et un poème dans les premiers numéros (2 et 5) de la revue Ciel Variable, en 1987 !! Une autre revue menacée.  J’y ai fait la connaissance d’Hélène Monette, une jeune poétesse qui y avait publié ses premiers poèmes. Depuis, elle a fait du chemin et nous a apporté des livres audacieux plein de dynamite intellectuelle. Mais je me souviens de son poème La colonie: où est passée l’autruche?

En dix ans, je suis passée par le processus, récoltant d’abord des refus de la direction littéraire de Solaris. Mais ces refus venaient avec des commentaires éclairés, à la lumière desquels j’ai fini par améliorer mon écriture. Ces commentaires de Yves Meynard puis de Joël Champetier, avaient été rédigés de façon principalement bénévole. Solaris ne tirait pas à 5000 exemplaires par année, et les subventions complétaient les abonnements et revenus de publicité. Mais leurs conseils m’ont orientée vers la publication de mes nouvelles, puis de mes romans.

Les petits éditeurs (merci en passant à René Beaulieu qui me publia en 1999 dans son recueil Transes Lucides) sont des ressources aussi précieuses. Ils sont de patients jardiniers, cultivant des talents sans récompense autre que la satisfaction de voir poindre le fruit de leurs efforts.

Dans mon cas, cela a donné une dizaine de romans jeunesse, dont Les voyages du Jules-Verne, qui descendent directement d’une nouvelle… refusée trois fois! Et cela a apporté  une floraison de prix littéraires.

J’aimerais pouvoir vous annoncer que je suis devenue multi-millionnaire avec des hordes de lecteurs, la seule forme de succès que le gouvernement actuel respecte. Or, je suis fière d’écrire, de publier, et de donner des ateliers aux jeunes, des activités dont les résultats sont moins tangibles. Comme des plantes, ils poussent en silence.

En attendant, voici des liens:

– un  article de Caroline Monpetit dans Le Devoir.

– Lettre de 27 revues et magazines culturels du Québec dans la Presse.

Les derniers finalistes des Auroras francophones?

Selon le blog de Jean-Louis Trudel, les catégories francophones des prix Aurora sont appelées à disparaitre, pour être liés aux prix Boréal. Selon lui, une réforme d’envergure s’annonce, qui pourrait entraîner une fusion, un jumelage ou une association de ces catégories francophones et des Prix Boréal.
Cette année, c’est peut-être la dernière occasion de voter pour les catégories francophones professionnelles des Prix Aurora.
Ceux qui ne sont pas sur place au congrès Keycon à Winnipeg peuvent néanmoins encore voter en-ligne jusqu’à midi (heure manitobaine) le samedi 22 mai.

Dans la catégorie du meilleur roman en français, les finalistes sont :

Le protocole Reston, Mathieu Fortin (Coups de tête)
La Quête de Chaaas (3. L’axe de Koudriss), Michèle Laframboise (Médiaspaul)
Suprématie, Laurent McAllister (Bragelonne)
Un tour en Arkadie, Francine Pelletier (Alire)
Filles de lune (3. Le talisman de Maxandre), Élisabeth Tremblay (De Mortagne)

Dans la catégorie de la meilleure nouvelle en français, les finalistes sont :

« Ors blancs », Alain Bergeron (Solaris 171)
« De l’amour dans l’air », Claude Bolduc (Solaris 172)
« La vie des douze Jésus », Luc Dagenais (Solaris 172)
« Billet de faveur », Michèle Laframboise (Galaxies 41)
« Grains de silice », Mario Tessier (Solaris 170)
« La mort aux dés », Élisabeth Vonarburg (Solaris 171)

Dans la catégorie du meilleur autre travail en français, les finalistes sont :

Critiques : Jérôme-Olivier Allard (Solaris 169-172)
Revue : Solaris, Joël Champetier, éditeur (P.b.i.q.)
Manga : Le jardin du général, Michèle Laframboise (Montréal, Fichtre)
Article : « Rien à voir avec la fantasy », Thibaud Sallé (Solaris 169)
Chronique : « Les Carnets du Futurible », Mario Tessier (Solaris 169-171)

Donc, dernière chance pour mes fans fidèles!