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Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 79

Chers  fans et collègues artistes,

Cette semaine je suis à l’extérieur du foyer, loin de ma table à dessin, de mon ordinateur  et de ma tablette graphique. Je vous offre donc la scénarisation du gag, libre à vous de le dessiner sur papier ou dans votre tête!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 79 -SCÉNARISATION

TITRE: Répliques à calories vides

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CASE 1

 INTÉRIEUR plan moyen:  Un salon du livre bondé, deux auteurs seuls à leur table de dédicace. Un auteur qui monte, la quarantaine, faux look rebelle, pinch assumé, tenue décontractée, pantalons chinos à poches, blouse en jeans. À la table voisine, la savante folle, cheveux aux épaules, nez pointu, tenue de salon, gilet  rouge, pantalons noirs (comme un bonhomme en rouge des vieux Star Trek).

L’AUTEUR, tout enthousiasmé, se tourne vers sa voisine,  un livre en main.

AUTEUR: Heille, tchèque mon dernier livre, c’est l’histoire d’un gars qui se tanne de sa p’tite vie bourgeoise, ça fait qu’un jour, il décide de se libérer de son carcan.

SAVANTE FOLLE   (PENSÉ ): Me semble que j’ai déjà lu ça kèk’ part…

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Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 75

.Tous les ennuis d'un rhume d'automne - par Michèle Laframboise

Les grippes et rhumes, l’effroi du travailleur autonome! C’est une des plus minimalistes des BD de la série, étant donné mon état. Et je pense bien avoir attrapé une grippe dont un rhume a par la suite profité!

Suivez les sages conseils de ce  site (Canada), ou de celui-ci (Québec). En attendant que le vaccin contre la grippe saisonnière soit prêt, lavez-vous bien les mains!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 68

Les joies de la signature d'un contrat...

Rassurez-vous, mes copies sont plus propres dans la vraie vie. Je viens de signer le contrat pour mon 17e roman, avec une maison du Québec. Sortie en 2016, d’ici là, motus!

Quant aux écueils mentionnés par les serpents, il y en a beaucoup plus. Attention aux cessions de droits et aux conditions désavantageuses pour les auteurs! On peut obtenir un contrat-type auprès de l’UNEQ et (anglais) à la Canadian Writer’s Union offre des ressources. Un site d’agents littéraires donne ici un aperçu des pièges à éviter. Sinon, la SNAC offfre ce petit document pour se dépatouiller.

Un contrat est une affaire sérieuse, chaque clause doit être minutieusement examinée. Chaque contrat diffère selon la maison d’édition. Et n’oublions pas les droits électroniques!  Souvent, les auteurs font affaire avec des avocats spécialisés en propriété intellectuelle (IP en anglais).

Ce gag est un autre hommage au dessinateur André Franquin (1924-1997) créateur de la mouette rieuse, qu’on ne retrouve pas dans ma région, mais en Europe et dans l’est du Canada.

Les fins connaisseurs auront décelé une tentation de détruire ces précieux contrats avec un puissant jet d’eau… mais mon excellent mari n’aurait jamais commis une telle maladresse avec le boyau d’arrosage! (Dans le premier brouillon, il portait un gros pot.) Dans les BD, il porte toujours un gilet de  Marillion, un groupe qu’il aime beaucoup, mais le T-shirt est usé jusqu’aux fils! Et oui, j’aime travailler dans le jardin quand le temps le permet.

Et, au fait, ce contrat?

La réception du contrat signé... dans la ville -lumière!

En avant vers de nouvelles… échéances!

Les Grandeurs et misères de la table de dédicaces vont reprendre, à moins d’imprévus, dès mon retour de vacances! Voici pour mes fans fantastiques un aperçu des travaux en cours.

Pourquoi je cours...

Nouvelles de science-fiction terminées  terminées en début mars

(écrites sur le portable hérité de mon bon papa-amateur-de-SF):
– 1 en français
– 2 en anglais

Nouvelles en soumission:
– 4  soumises à des concours ou à des revues dans les deux dernières semaines. Inclue les trois terminées citées plus haut, et une traduction anglaise d’une nouvelle déjà publiée.

Nouvelles en rédaction:
– 2 en anglais. J’ai beaucoup bénéficié d’un atelier de 6 semaines donné en ligne par Dean Wesley Smith. Sa philosophie d’écriture tombait pile sur mes faiblesses. À bas la procrastination!

Publication en langue étrangère
– 1 en russe dans la revue Supernovia parue en janvier dernier.

Récits:
– 1 en français, soumis à un concours en fin février.

Romans

le 19e en planification (50 000 mots)
le 18e en rédaction, fin prévue pour le début d’avril (60 000 mots)
le 17e est en soumission (27 000 mots)
le 16e est sous impression

BD

Mon album Maîtresse des vents: pages 38,39,40,41 scannées, 42-43 en production.

Caricatures

-Celle qui illustre cette chronique, la première réalisée depuis le départ de mon père.  Notez dans l’image que le terrain sur lequel court l’artiste change souvent de nature.
-Une caricature réalisée sous le coup de l’indignation au début de 2015,  en soutien à Charlie-Hebdo

Le projet promis qui traîne

1 qui n’a pas trop avancé! une BD de 12 pages prévue pour Zidara9  mais je suis un peu en retard… Tsssk, tsssk, tsssk!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 16

Les joies des dédicaces reprennent en 2014! Déjà, se profilent à l’horizon les salons du livre de l’Outaouais et de QuébecVoici un cas qui se produit de plus en plus lors de ces événements. À classer dans la même famille que le fan qui a eu une idée qu’il croit géniale… 

Image

La technologie multiplie la quantité de textes produits… mais pas leur qualité! Les hypothèses sur le succès posées par cet aspirant auteur sont un peu exagérées, mais typiques des débutants dans le milieu littéraire qui croient à la « poignée de main secrète ». (Houla, mes pauvres dir-lits! Ils et elles m’ont fait travailler et retravailler mes textes avec sévérité. ) Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 7

Histoire presque vraie inspirée par la rencontre d'un coloré collègue

À mes amis écrivains qui dédicacent leurs livres dans les Salons… je suis sûre que cela vous est déjà arrivé !

La saison des salons du livre et des lancements d’automne approche à grands pas. Préparez-vous psychologiquement avec la série « Séances de signatures« . Vous ne craindrez plus la table blanche!
Bon, la page blanche, par contre…

De l’idée au livre: une expérience personnelle

Qu’est-ce qui arrive quand on a une idée et qu’on ne sait quoi en faire? Un poème, une courte nouvelle, une novella, un roman, ou (gasp!) une série ? Une BD, un scénario de film? Une pièce de théâtre en trois actes?

Il faut choisir selon ses moyens, son temps libre, ses goûts. Et ses contacts!

Quand une idée pousse si vite qu’elle vous obsède, à l’exclusion de toute autre? Toutes ces questions se sont posées avec mon premier roman, inspiré par l’actualité.

La genèse d’une histoire

Signet IthurielJ’ai eu en tête, lors d’un atelier de BD en 1984, cette image d’une petite fille qui fuyait, perdue dans une foule. Qui la poursuivait? Peu à peu s’est dessinée le portrait d’une société dystopique et du projet  Ithuriel, un projet ambitieux mené en secret par une équipe de scientifiques, peut mettre fin aux guerres… et conférer à son possesseur une supériorité indéniable.

Cette idée s’est d’abord incarnée  comme une BD futuriste. Que j’ai commencé sans faire le moindre plan. Puis, comme je n’avais pas encore la capacité technique (et la patience!) de dessiner des décors sophistiqués que réclamait cette histoire, je me suis dit (avec un brin rétrospectif de naïveté) que ca ferait un bon film.

Entre 1985 et 87, sous forme de synopsis, le projet fut refusé, ou plutôt « silencé » (absence totale de réponse) par les maisons de production auxquelles il avait été soumis). J’ai poursuivi la BD jusqu’en 1988 avant d’abandonner définitivement cette forme.

Enfin, je me suis dit (avec un 2e brin rétrospectif de naïveté): que ce serait plus simple de l’écrire en roman. Quand il deviendra un best-seller, de laisser Steven Spielberg le tourner. J’ai récupéré, de peine et de misère, le texte original, qui était passé par divers systèmes d’opération incompatibles. Grace à l’héroïsme d’un confrère étudiant aveugle, qui a scanné page par page, et de mon futur mari qui a corrigé le texte ASCii obtenu,  j’ai récupéré mon texte sur un système compatible.

3e brin rétrospectif de naïveté: ce serait bien de faire lire le manuscrit par des amis.

Plusieurs ami-es l’ont lu,  et m’ont donné des conseils contradictoires ! Le conseil donné sur des sites d’aide aux écrivains débutants, de ne pas faire lire votre manuscrit par un ami ou un parent, est tout à fait adéquat. Mais quand on n’a rien d’autre…  Je recommande chaudement  les ateliers d’écriture et le tutorat par un écrivain plus expérimenté. Le roman a passé par pas moins de 16 « avatars ». Certains auteurs pros, comme Dean Wesley Smith, estiment que retravailler et gosser trop longtemps sur un texte est contre-productif.

Pendant tout ce temps, l’idée bourgeonne, et pousse dans toutes les directions. J’ai exploré chaque possibilité, écrivant de longs para-textes avec moult illustrations. Incapable de me décider, j’ai gardé une foule de scènes, ce qui a beaucoup nui lorsque la première version, une brique de 522 pages, a été soumise au prix Robert Cliche 1996!

Le livre de science-fiction est devenu, au cours des années, plus une socio-fiction tellement certaines innovations ont été dépassées. Le manuscrit a trouvé un premier éditeur intéressé, le contrat a été signé, plus tard le directeur littéraire a été congédié, le contrat est tombé à l’eau… Réécriture, soumission à d’autres éditeurs, refus, enfin, acceptation par une petite maison près de Paris.

Oui, j’ai fini par tenir le livre dans mes mains, fraîchement arrivé de France! Dans l’ensemble, le roman a été bien accueilli par la critique spécialisée en science-fiction (notamment une très belle critique de Joel Champetier dans Solaris). Toutefois, la facture du livre et son étiquette SF ont fait que les médias normaux n’ont pas relevé son existence. Le roman a connu une carrière honorable, mais discrète en dehors des milieus spécialisé.

La savante folle tenant fièrement son premier roman, Ithuriel en 2001

Entre l’idée de départ  (dont je parlais ici) et le livre terminé, il s’est écoulé 16 ans.  Ceci n’est pas précisé pour vous décourager, loin de là, car je n’ai pas travaillé à temps plein sur cet unique projet toutes ces années! J’ai publié cinq bandes dessinées ( dont une qui m’a aussi prise 12 ans à produire), j’ai fait des caricatures et des BD dans le journal étudiant Le Polyscope, écrit des nouvelles…

Et, c’est pas pour dire, mais cette histoire est revenue sur le tapis, sept ans après la faillite des éditions Naturellement. Un éditeur de l’Ontario souhaitait une histoire de SF pour sa collection jeune adulte. J’ai  réécris l’histoire en l’adaptant à un public plus jeune, déplaçant les lieux de l’action et le calendrier. Le thème principal est resté le même, mais le panorama social avait évolué, avec l’ère des Choix difficiles que nous promettent les politiciens!

Ça a donné une dimension de fiction politique à l’intrigue scientifique, le projet Ithuriel, chez les éditions David.  Quelques critiques ici et ici !

Projet Ithuriel Couverture

L’entretien des idées

Plusieurs projets d'écriture poussent en silence

Tout cela pour vous dire que que les idées poussent, et qu’on peut, je dirais même, on doit, en entretenir plusieurs à la fois. Évidemment, ça ne veut pas dire que l’auteur-e reste les bras croisés! Comme mentionné, on enrichit l’idée avec de l’engrais: des lectures sur le sujet, des discussions, l’observation des gens autour de nous, des recherches* sur internet…(voir mon caveat)

On arrose les idées en y pensant dans nos activités normales, en lavant la vaisselle, par exemple, ou lors d’une marche. Personnellement, quand je fais ma course matinale, j’écoute la radio et cela fait s’entrechoquer des idées.

Mes deux séries de science-fiction Les voyages du Jules-Verne et La quête de Chaaas ont débuté comme des courtes nouvelles (refusées!) que j’ai ensuite étoffées. Piège pour le Jules-Verne était d’abord L’incompétent, une nouvelle refusée trois fois par Solaris, mais je n’avais pas fixé mon « ton ». 

Ces premiers tomes se lisent comme une histoire complète:  

Couverture de Piège pour le Jules-Verne Chaaas - premier livre

Et La quête de Chaaas se tient sans qu’on ait besoin de lire les suites.

Le personnage de Chaaas, lui, est apparu dans le Jules-Verne no 3, Les mémoires de l’arc ! Dans ce livre, Chaaas était un adulte dans la quarantaine vigoureuse.

Couverture des Mémoires de l'Arc (Les voyages du Jules-Verne - 3)

Or, j’ai ensuite imaginé quelle aurait été son adolescence, dans cette civilisation avec laquelle les humains ne s’entendaient pas… Ce qui devait être un livre unique est devenu 5 livres. Le premier cycle de la série de Chaaas est maintenant complète avec le 5e livre, Le labyrinthe de Luurdu.

En ce moment, je travaille sur trois autres livres (dont un contrat signé pour une sortie l’an prochain.)

Les idées, elles poussent toujours…

Cadeaux d’été


Pages de BD crayonnées

Mon plus beau cadeau d’anniversaire: une journée passée à dessiner sur le patio. Oui, ce sont trois nouvelles pages d’un nouveau projet, l’adaptation BD de La quête de Chaaas.

On note que je suis passée au format de 9×12 po qui a l,avantage d’être facile à trimballer partout. Pour le moment, les pages 9 à 22 sont crayonnées. Encore huit… Puis que j’ai commencé par la fin pour résoudre mon problème récurrent de story-board !

framboises gonflées par la pluie!

Cadeau d’été: nos framboises, énormes, dont les récentes pluies diluviennes ont favorisé la croissance! Ce fut un dur retour dans la région de Toronto lundi dernier, sous un orage qui rappelle celui du 14 juillet 1987 de Montréal.  Lampadaires éteints partout, pluie battante, rues barrées… Après avoir tourné en rond pendant trois heures, on a été soulagés de retrouver le foyer intact. Home, sweet home! 

Parlant de catastrophes, je signale que les sinistrés du Lac Mégantic ont perdu leur bibliothèque municipale. Un groupe s’organise sur Facebook pour donner de livres à la bibliothèque de Lac-Mégantic (après les actions plus urgentes). Plusieurs écrivains (dont la Savante folle) vont envoyer des livres neufs et *dédicacés* pour reconstituer la bibliothèque. Certains l’ont déjà fait, mais on attend que les gens soient prêts à s’en occuper.  

Mica, fille de Transyl finaliste aux prix Trillium 2013

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Mon roman Mica, fille de Transyl  se retrouve parmi les livres finalistes aux prestigieux prix  Trillium 2013.  

Organisés par la Société de développement de l’industrie des médias de l’Ontario (SODIMO), ces prix récompensent l’excellence littéraire en Ontario.
Ca fait toujours un petit velours quand un roman de genre, la Science-fiction dans mon cas, se classe finaliste pour un prix de littérature générale. Et cette fois-ci, ce les romans de genre SF prédominent, car Les guerriers de l’eau, une anticipation sociale de Daniel Marchildon publiée chez Vermillon, est aussi en lice!

Mica fille de Transyl explore le mal de vivre d’une adolescente confrontée à des mystères entourant sa caste des Seigneurs de la nuit… et sa propre famille! Sa quête de vérité lancera la jeune Nocturne (Mica est incapable de contempler un lever de soleil sans protection!) sur un sentier plein de périls.

Des lectures publiques et le gala de remise des prix auront lieu les 17 et 18 juin prochains, à la bibliothèque de référence de Toronto.

C’est la troisième nomination pour Mica, puisque le livre fut aussi:

Finaliste au Prix de l’Alliance française de Toronto 2012,
et
Finaliste aux Prix Aurora-Boréal 2013.

Le Prix Trillium du livre d’enfant  2013  est donc sa 3e nomination à un prix littéraire.

Pour nous les écrivains, les « évaluations de performance » ne présentent pas les mêmes formes que pour d’autres occupations. Généralement, on se fie sur l’accueil critique, le lectorat et les prix littéraires. La nomination à un prix constitue donc plus qu’une tape sur l’épaule.

De plus, deux critiques très positives de Mica sont déjà parues dans la revue Liaison (sous la plume de Jean-Louis Trudel) et Brins d’éternité (signée Mathieu Fortin). Et sur la toile, je note ce billet de Valérie Tremblay sur InfoCulture.

Je remercie ces passeurs culturels, mon éditeur de Vents d’Ouest Michel Lavoie, et mes confères et soeurs du monde littéraires pour leur encouragements.

Mes voeux et projets pour 2013

Parmi mes bonnes résolutions pour 2013, il y a celle de communiquer plus régulièrement avec mes amis, confrères-soeurs et fans fidèles.

Réalisations en 2012

L’année a été particulièrement laborieuse alors que j’ai publié trois romans chez trois éditeurs différents (voir la liste ci-dessous). J’ai « rushé » tout l’été sur un roman pour le remettre à temps. Au salon du livre de Montréal et de Toronto, j’ai eu la joie de rencontrer plusieurs d’entre vous! J’’y ai signé le Projet Ithuriel et deux autres romans (la quête de Chaaas no 5, chez Médiaspaul, et Mica, fille de Transyl, chez Vents d’Ouest. Un beau coup triple pour 2012!)

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Le projet Ithuriel, en plus d’être un roman d’action, se veut un panorama social d’une ville métamorphosée par l’ère “des Choix difficiles”, imposés par des politiciens en collusion avec des corporations sans âmes. Une pyramide économique symbolisée par celle qui se dresse au sommet du Mont-Royal.  À travers le labyrinthe des services privatisés des prisons à profits et des médias concentrés, des gens cherchent un sens à leurs vies: Cassandre, une ballerine acrobate esclave de la performance à tout prix, son oncle, un activiste désabusé, et  Stephan, un ancien prisonnier au passé trouble. Dans leurs vies, surgit la petite Lara…

Courveture du roman Le labyrinthe de Luurdu

Le 5e tome de la Quête de Chaaas est paru deux semaines après Le projet Ithuriel. On y retrouve Adalou et Plézar, rencontrés dans Les vents de Tammerlan, établis sur la prospère Luurdu. Amitié, rivalité politique, complot aux ramifications tendues sont au rendez-vous. 

Sur la verte Luurdu, Chaaas retrouve avec joie son ami Tussel, qui prépare sa Quête sur un territoire hostile. Toutefois,  ses parents, le bouillant Plézar et la douce Adalou, subissent des attaques sournoises qui minent leur moral. Quand Plézar est blessé lors d’ épreuves pour un poste de tribun, Chaaas s’enfonce dans la jungle du Labyrinthe avec son frêle ami, espérant en secret racheter ses fautes passées.

Pendant ce temps, un sordide assassinat met la ville en émoi. Lancé sur la piste d’amateurs du Chaos, le questeur Sirius découvre un complot qui s’étend à tout l’Empire chhhatyl … et qui menace les deux garçons isolés! Privés d’une partie de leur matériel suite à un accident, ralentis par Tussel qui est malade et traqués par de redoutables inconnus, comment s’en sortiront-ils ? De plus, Chaaas parviendra-t-il au bout de sa propre quête pour enfin pouvoir rentrer chez-lui ?

Mica, Fille de Transyl

Plus tôt au printemps, par un beau 29 février 2012, Mica, fille de Transyl, un roman d’aventure et de mystères sur une planète isolée où règne une étrange division sociale…

La Nuit protège le Jour, le Jour nourrit la Nuit
Mica Nosferatu est une fille de la nuit, fière de ses origines. Sa race, pourchassée et incomprise, s’est cachée de l’humanité pendant des millénaires. Sur le Monde nouveau où s’est posé le vaisseau génération Frankenstein, les Seigneurs nocturnes règnent sans partage depuis cinq siècles. Ils protègent les paysans diurnes contre les menaces qui abondent: dangereux garous, ratonours gloutons, oiseaux-vengeurs… sans oublier des bactéries mutantes capables de décimer un village entier.
Entre les chasses au garou, ses études et ses corvées de garde, Mica découvre des faits troublants. Les diurnes meurent plus jeunes malgré les vaccins préparés à l’Institut Stoker. Sa mère, belle et vide comme un vase, vit d’étranges malaises. Dorian, son bouillant frère, veut joindre les Chacals, une bande de voyous qui harcèlent les paysans. Et où est cachée l’épave du Frankenstein?

Contrairement aux deux autres parutions, trop récentes, Mica Fille de Transyl s’est disctingué, comme finaliste au Prix de l’Alliance française de Toronto.  Sur la photo, on voit les romans jeunesse évalués par les comités des jeunes cette année: les 4 romans finalistes à droite. C’est l’ouvrage de Mireille Messier « Fatima et les voleurs de clémentines, qui s’est mérité le grand prix cette année!

La cuvée 2011-2012 de romans jeunesse écrits par des franco-ontariens!

Un beau cadeau

Certains d’entre vous qui ont lu mes romans connaissent-ils Rue des Libraires, un regroupement de libraires indépendants ? Vous pouvez ajouter un commentaire ou une mention « j’aime » sur la page de présentation du Projet Ithuriel. Vous pouvez aussi donner un coup de pouce si vous êtes membre d’un site de lecteurs francophones comme booknode.com  ou Livres québécois. Le site www.amazon.ca possède aussi une description de mes livres, mais souvent sans les couvertures!

Ce sera un beau cadeau, car pour un écrivain, le silence des médias est pernicieux. Les lecteurs « n’ont pas confiance » en votre travail, si personne n’en parle. Je compte donc plus sur mon public. La proportion de lecteurs aimant naturellement la science-fiction forme une pointe de tarte très mince; il faut diffuser davantage l’information!

Tournées

Je suis partie en tournée dans les écoles francophone secondaire de l’Ontario, dans le cadre de la tournée Mordus des mots des éditions David, sur l’écriture d’une nouvelle de science-fiction. Je tiens aussi un blogue pour encourager la lecture et l’écriture.  C’est un défi, car beaucoup de gens ne connaissant du genre que des images superficielles, et le confondent avec le récit fantastique.  Je garde un beau souvenir des classes et des élèves  francophones en milieu minoritaire. Pour un auteure, rencontrer les enseignants et des élèves est vivifiant. En plus, les bibliothécaires se familiarisent avec mes livres.

Une belle table de vente à l'école secondaire Le Sommet, à Halifax

Par la suite, j’ai visité le salon du livre de Montréal. De Montréal ,je me suis envolée vers Halifax, participant au Festival francophone 2012 (ci-haut: une photo de ma table de dédicace, à l’école Le Sommet; ci bas, quatre des auteurs invités en pause: de gauche à droite: Naomie Fontaine, Lucie Lachapelle, Bado,  Martine Jacquot). J’ai pu aussi revoir Jean-Louis Trudel et Sophie Beaulé.

4 auteurs à une table: De gauche à droite: Naomie Fontaine, Lucie Lachapelle, Bado,  Martine JacquotToronto, pour le Salon du livre. Dans les trois provinces, j’ai donné des ateliers, dont mon plus connu est la crème glacée littéraire!

Projets 2013

Pourquoi je vais dans les salons du livre...

Je travaille sur deux romans jeunesse, un situé dans un autre univers SF, et un qui sera « presssque » un roman de littérature plus conventionnelle. Les deux ont des éditeurs qui attendent après…

J’espère terminer mon projet de BD Maîtresse des vents en 2013, et le présenter à des éditeurs de BD alternative. Pour les curieux, mon blogue de la Savante folle présente quelques pages. Il suffit de taper BD dans le moteur de recherche.

Page 14 - l'atelier de Lar Dako

Je compte aussi terminer l’épisode en cours du Webcomic Otaku Ladies, trois héroïnes férues d’informatiques qui sortent de l’ordinaire!

Mes voeux

Malgré la tourmente des nouvelles du monde, je souhaite une année pleine de créativité. La responsabilité de l’auteur-e de SF est de réfléchir aux conséquences futures de nos choix présents, de voir plus loin et d’imaginer des solutions aux défis écologiques et sociaux qui nous attendent.

À tous, je souhaite harmonie et clarté, comme ce paysage enneigé.

Une grange solitaire dans les Laurentides

Gare à l’iceberg de la recherche!

Quand j’écris un roman de science-fiction, la recherche est une partie essentielle de mon travail.

Trop de recherche peut nuire

Trop perfectionniste, j’ai tendance à m’y noyer!

Or, si le roman fini est encombré de longs paragraphes d’exposition, ces blocs lourds ralentissent le rythme de l’histoire — et l’intérêt du lecteur.

Beaucoup des gens qui me disent «Vous savez, je n’aime pas la science-fiction» ont plus peur de se perdre dans un dédale d’explications indigestes que de suivre des personnages attachants déchirés par des conflits intérieurs. Signalons que d’autres saveurs de la crème glacée littéraire, le roman policier ou historique, par exemple, exigent de la recherche (ou des contacts bien placés.)

Même pour la construction d’un univers de fantasy, une bonne dose de réflexion s’impose dans la gestion du surnaturel.

Aussi magique que soit ce royaume imaginaire, l’histoire doit rester ancrée dans la réalité. Combien de romans de fantasy, par exemple, démontrent un manque total de connaissances sur la biologie et les soins des chevaux? Valérie Bédard, amateure de fantasy, élève aussi des chevaux. Et elle est souvent consternée par ce que des auteurs font subir à ces pauvres bêtes…

Je me souviens avoir lu une histoire où les montures des héros galopent à bride abattue toute une journée jusque tard dans la nuit (12-15 heures), puis les malheureux canassons reprennent le même rythme dès le lendemain!

C’est comme vous demander de courir la distance de marathon (42 km) à votre meilleure vitesse (en 4-5 heures, pas en 12 heures) puis de vous faire recommencer dès le lendemain, sans que votre organisme ait eu le temps de récupérer de l’effort. J’ai couru des demi-marathons, et je sais qu’on a besoin de deux-trois jours pour récupérer! (Mercedes Lackey avait habilement contourné le problème des chevaux fatigués en créant une race de super-chevaux intelligents dans sa série des Hérald-Mage. )

Certains auteurs de SF ou de fantastique, trop fiers de leur patient labeur, parsèment leur roman de lourds blocs d’exposition sur lesquels trébuche leur lecteur! «J’ai souffert pour mon art, maintenant, c’est à votre tour! » D’heureuses interventions de mon directeur littéraire m’ont évité de commettre la même erreur.

Pour résumer, la recherche est comme un iceberg.

La partie émergée est le roman que vous lisez. Mais, quel que soit le nombre de pages, le plus grand volume du travail accompli se trouve sous la surface.

Trop de recherche ? Attention aux pointes qui affleurent à la surface et nuisent à l’approche du lecteur ! Celui-ci pourrait renoncer à mettre pied sur votre iceberg, ce qui serait bien dommage. (En ces temps de réchauffement climatique, imaginez un atoll charmant plein de palmiers, entouré de dangereux récifs de coraux!)

Pas assez de recherche pour soutenir votre iceberg? Votre histoire s’écroule sous les contradictions, les impossibilités, les erreurs logiques et les personnages minces comme du papier. Combien des sociétés féodales assemblées à la hâte ne tiendraient pas une semaine en économie normale !

«Faire ses devoirs» pour construire un monde imaginaire exige du temps mais comporte ses récompenses. Quand l’univers amoureusement construit repose sur de solides fondations, le résultat permet d’autres auteurs d’y participer! Deux exemples: La série Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley, et de la série Honor Harrington de David Weber ont donné naissance à de nombreux enfants de papier.

La partie immergée d’un iceberg se situe autour de 90%. Pour un roman, cette partie cachée varie selon l’âge ou le niveau d’éducation scientifique des lecteurs.
Pour une histoire relativement simple qui vise des enfants, on peut diminuer la recherche, mais jamais l’éliminer! Ça fera un iceberg plus petit. Tandis que pour un pavé de science-fiction dite dure (La trilogie martienne de Kim S. Robinson) l’iceberg sera immense !

Parlant de littérature jeunesse, Hal Clement avait laissé beaucoup de ses recherches au-dessus de la ligne de flottaison… c’étaient les bon vieux jours de la science-fiction écrite, sans trop de concurrence des autres médias! J’ai quand même trouvé Needle, un roman destiné aux jeunes adultes avant que le terme adolescent n’existe, captivant.

Je vous ai dit que j’aimais la recherche ? Dans La spirale de Lar Jubal, qui vise les jeunes adultes, j’ai fini par mettre de côté… 99% de mes minutieuses recherches et calculs de physique appliquée concernant la station spatiale. Éventuellement, si jamais je publie une version adulte de ce roman de SF, je n’aurais pas à plonger trop loin !

Pour mon jeune public, j’ai coupé dans les « blocs » d’exposition et j’ai mis plus l’emphase sur les conflits entre les personnages et les scènes d’action, sans négliger les aspects visuels. Sur le plan psychologique, la course à la performance et l’épuisement au travail pour un projet qui n’en finit plus retiendra les lecteurs plus matures.

Néanmoins, j’ai quand même ajouté un schéma en début de roman.

Habitat de Lapsilis - avec le sens de la rotation

Ça aide les jeunes adultes plus « visuels » à se faire une image mentale de l’endroit où se déroule l’histoire.

Dans mon nouveau roman de SF, qui vise le groupe de « Oh, je n’aime pas la science-fiction« , il y a très peu de chiffres, mais davantage de descriptions des paysages, des conflits de loyautés, et des actions.

La planète et les aspects scientifiques se découvrent à travers leur impact sur la vie des personnages. Et je dois ménager, bien sûr, le sens de l’émerveillement (SOW en anglais) comme le suggère cette couverture du roman Les vents de Tammerlan.

Les Vents de Tammerlan

Publications de la Savante folle en 2012

Bientôt sur vos écrans… euh, pages.
Mica, fille de Transyl

Mon prochain roman, Mica, fille de Transyl, sortira au Canada en février prochain!

Hé oui, c’est un roman officiellement jeune adulte, officieusement vos âges à vous, publié chez Vents d’Ouest (Gatineau). Non seulement ce livre a une fantastique couverture dessinée par Laurine Spehner, mais en plus, il a l’honneur d’ouvrir la nouvelle collection « Nébuleuses » chez Vents d’Ouest. C’est bel et bien de la SF, mais dans un registre différent de mes séries précédentes (Les voyages du Jules-Verne et La quête de Chaaas).
Il sera lancé au prochain Salon de l’Outaouais, et j’en dédicacerai sans doute au prochain Congrès Boréal à Québec.

Parlant de La quête de Chaaas, le cinquième tome (titre de travail: Le labyrinthe de Koudriss) est en fin de rédaction… et complétera le cycle entrepris chez Médiaspaul.

Plusieurs projets qui poussent à leur rythme
En plus de fournir des BD pour le prochains Nexuz3, je mitonne un autre roman, que j’espère terminer bientôt pour un troisième éditeur… mais motus!

Maintenant, j’ai une nouvelle fantastique, Le tapis d’Halimi, qui est au sommaire du prochain numéro de Brins d’éternité. Ca faisait justement une éternité que j’avais publié Petite musique de nuit dans le numéro 5. La revue a depuis acquis une allure soignée et professionnelle.

Pour finir cette prospective, quelque chose de très, très bien sera annoncé ce printemps, dans le domaine de la science-fiction… et re-motus!