Archives de Catégorie: Curiosités

Le petit Suprématie illustré – 4

Suprématie

C’est la fin de la route pour le Harfang!
Attention: SPOOOOOILERS!

*

Rappel des épisodes précédents:

partie 3,

partie 2,

partie 1

Le Harfang parvient  à rattraper   la cour à scrappe volante, la Flotte Oubliée. Une fois sur place, on fait main basse sur la matière étrange, non sans quelques distractions.

Le Harfang se sert joyeusement dans la cour à scrap oubliée!

Enfin, grâce aux efforts de Hillar « mettez d’la matière étrange dans vot’moteur » Kerkovius, le Harfang est bien protégé par la matière étrange, tout remis à neuf!

Harfang Gonflé à bloc avec la matière étrange

La veille, l’équipage se réunit sur Ashita, une planète océanique, pour contempler le coucher de soleil.

Coucher de Soleil sur la baie d'Ashita

Pendant le party, quelques apparations errent.

Apparition au party

Le jour J, on approche du système de Canterna ! Tout le monde est sur un pied,  un tentacule, une patte d’alerte.

Enfin… ceux qui n’ont pas trop fêté la veille!

Maudite Boisson

Quelques apparitions errent dans le vaisseau. Lynga interroge Mnémosyne et comprend qu’il s’agit d’apparitions d’univers divergents! Ici, une apparition de l’univers de Vrélanik!

Apparition rochonienne

Bref, à l’attaque!

Canterna est *très* bien défendue par une flotte d’expérience! Ça prend quelques itérations (combien? réponse dans une prochaine image)  pour que le Harfang déjoue tous les pièges, y compris les Schwartzchilds portables semés sur le chemin.


Yé, un autre mot allemand !

Infos sur le rayon de Schwartzchild ici et le trous noirs de Schwartzchild . (Non, c’est pas la même chose!)

Malgré des odes impossibles (calque de l’anglais), et grâce à son incroyable accélération, le Harfang  parvient à percer le blocus…

De l'action, de l'action, de l'action!

Et à larguer ses 50 bombes « Special Strange Matter Mix » sur Canterna.

Le Harfang largue 50 bombes "Special Strange Matter Mix" sur Canterna

Un soleil impossible s’allume sur le pôle nord de Canterna…

Malgré l’imminence de la destruction, les dirigeants suprémates croient davantage leurs filtres de réalité que leurs sens! (Ce qui nous rappelle quelqu’un au Canada…)

Les filtres de réalité des dirigeants de Canterna restent en place

Au fait,  où est passé le capitaine?

Ben oui, Alcaïno avait gardé la nostalgie de ses chers alpages, que voulez-vous…

Alcaïno retrouve au dernier moment ses doux alpages.

Le Harfang et son équipage s’enfuient dans la trame, non sans quelques remords.

Explosion de Canterna et fuite du Harfang

FIN

(bouhouhouuuuu, c’est finiiiii !)

*

Ont participé (bien malgré eux!) à cette parodie

Les deux moitiés de McAllister, déguisés en officiers du Harfang lors du Boréal 1997Laurent McAllister (les deux moitiés photographiées en 1997 alors que Suprématie n’était encore qu’une ébauche nuageuse dans leurs têtes)

Elisabeth Vonarburg en SuprémaîtresseÉlisabeth Vonarburg (lors du même congrès Boréal, c’était aussi le jour de son anniversaire!)

Ame damnée de la suprémaitresse!

Daniel Sernine, à la même époque

Normand Molhant et Colette en costumes de TyranaelNorman Molhant et Colette (idem) en costume de Tyranaël

Kerkovius Refuse de collaborer Alain Bergeron (congrès Boréal spécial 20 ans de Chicoutimi), avec la savante folle ( à gauche)

Blaauw sourit innocent rareGilles Gagnon, mon mari et amateur de SF (photo prise lors d’un party quelconque)

Joyeuse ambiance à la Soutenable Légèreté, un bistrot de LierreLa gang du Congrès Boréal 1997 à Montréal… (trouvez l’intrus!)

Soyouz CollectifLa gang du Congrès Boréal Spécial 20 ans 1999 à Chicoutimi

Trois Parleux DikkiksLes Shingouz, empruntés aux Valérian et Laureline, de Mézières

Les Wookies, le Predator, une couple d’autres vedettes qui ont aussi fait un subtil caméo…

Les éditions Bragelonne pour avoir publié cette oeuvre

ET…

*

dans le rôle du Harfang

Un GROS

Merci

à

*

L’Opéra de Sydney qui a si bien joué ce rôle de composition!
(Photo par Cat Sparks; la présence de Peter Watts est un total hasard)

AVANT

Opera House, par Cat Sparks (avec Peter Watts devant)

APRÈS

Harfang Gonflé à bloc avec la matière étrange

Un sac de gentillesse

Auteure sous la pluie se hatant vers l'arrêt d'autobus

Attendre l’autobus sous une pluie battante n’encourage pas des pensées très réjouissantes. Le matin du 16 septembre dernier, j’étais en route vers une conférence de presse des anciens de l’Ecole Polytechnique à Toronto (au sujet du registre des armes d’épaule).

J’ai pris le 89 à Mississauga. Je me suis assise, trempée et fatiguée sur le deuxième banc à partir de l’avant. Une dame afro-canadienne était assise dans la première rangée.

Une jeune fille asiatique est montée dans le bus, ses mains pleines: chargée de son lunch, une grande assiette, des bébelles et  d’autres sacs plus petits qui menaçaient de s’échapper des mains. Elle a fait un sourire d’excuse en entrant.

La dame en noir a fouillé dans son sac et a offert un sac réutilisable. Elle a aidé la jeune fille à mettre toutes ses choses à l’intérieur. Jusqu’à ce moment, je pensais que les deux femmes se connaissaient. La jeune fille a remercié la dame et s’est dirigée vers l’arrière pour s’assoir.

Comme c’est gentil! ai-je pensé, avec un sourire ensoleillé à l’intérieur. (Un sac d’épicerie réutilisable se vend un ou deux dollars pièce.) Mais ce n’était pas encore terminé.

Une minute plus tard, la jeune fille est revenue à l’avant, avec le sac vide. Elle a remercié la dame, disant qu’elle a réussi à réorganiser un de ses sacs pour tout faire tenir à l’intérieur.

C’est une image frappante de l’aide qu’on veut offrir aux autres, sans pour autant les rendre dépendants. Le sac donné par genitillesse a motivé la jeune passagère à se réorganiser. Et il est revenu à la bienfaitrice.

Il ya beaucoup de choses tristes qui  surviennent dans nos vies, mais cet acte de bonté au hasard a illuminé cette journée pluvieuse.

La femme plus âgée est sortis à l’arrêt quelques minutes plus tard. De ma position, je n’ai jamais vu son visage.

Visage avec les notes de musique - plage

C’était peut-être un ange gardien…

*

Pourquoi je n,ai pas posté cette histoire plus tôt: parce que je voulais en faire une petite BD, mais que j’ai manqué de temps.

Tobermory

Son nom sonne comme une vieille légende, mais Tobermory est une petite ville attachante construite autour d’un port, et adossée au Parc national marin Fathom 5 où repose une soixantaine d’épaves… La ville se trouve à la pointe de la Péninsule de Bruce, entre le Lac Huron et la Baie Georgienne.

Coucher de soleil de notre B&B

De notre petit B&B a Haran Point, les couchers de soleils sont magnifiques. PS, ça fait aussi de beaux fonds d’écran… Sur notre plage rocheuse, les arbres sont rabougris, frappés par les vents.

Le propriétaire a gentiment mis deux kayaks à notre disposition. J’en ai profité pour initier Frédéric, par une belle journée du 14 juillet.

En kayak vers le large

Le soir de ma fête, nous avons mangé au A Mermaid’s secret, un petit restau-boutique sympathique… pendant le repas,  un guitariste jouait des tounes des Beatles et d’autres classiques! Des francophones tiennent le B&B et le restaurant Molinari , qui proposent aussi leur crème glacée maison!

Le parc de la péninsule de Bruce

La baie Georgienne dans toute sa splendeur!

Le 16 juillet, nous faisons une randonnée dans le parc national de la péninsule de Bruce. Ci-haut, la Baie georgienne dans toute sa splendeur!

Escale dans le parc

Frédéric (de dos), Savante folle et Gilles

Carte du parc

La tour d’observation de 5 étages donne une vue à couper le souffle, mais il faut grimper beaucoup de marches… et ne pas avoir peur de la légère oscillation qu’on sent au sommet. Évidemment, Frédéric s’empresse de grimper au sommet, ce qui cause un peu de tourment à sa maman!

Tour d'observation du parc
Pas peur, moi!

Pour les ingénieurs en structure, notez les barres diagonales tendues, pour absorber l’énergie cinétique d’un séisme. En fait, c’est le vent qui fait osciller la tour au sommet, donc cette protection sert beaucoup!

Les orchidées

On retrouve au parc 44 espèces d’orchidées.   Les orchidées ne sont pas uniquement des plantes tropicales, il en existe plus de 60 espèces en Ontario!

Une très petite orchidée
Cypripède royal (sabot de la Vierge)

Gilles a pris beaucoup de clichés de ces fleurs.

Une petite Orchidee qui colonise les plages rocheuses

Il testait la fonction super-macro de sa caméra… Cette petite orchidée violette pousse sur notre plage. (Les roues en arrière plan servent à tirer un kayak vers le lac.)

L’ile Flowerpot

Le 17 juillet, on remet cela, avec un aller-retour en bateau vers l’ile Flowerpot.

En chemin, nous avons vu deux épaves, dont celle-ci., le Sweepstake, qui a coulé en septembre 1885 au Big Tub Harbour.  La coque est encore intacte.  (*This two-masted schooner was damaged off Cove Island then towed to Big Tub Harbour where she sank in September, 1885.  ) Heureusement, cet accident n’avait pas fait de victimes: pas de fantômes à craindre!

Epave sous l'eau

Ces épaves et d’autres sont très prisées des plongeurs, ce qui fait de Tobermory un pôle d’attraction pour la plongée sous marine. Plusieurs équipementiers spécialisés ont d’ailleurs pignon sur rue.

À bord du Blue Heron V, nous avons fait le tour de l’ile, le nom Flowerpot désignant deux manifestations de l’érosion des couches de dolomies par la base.

des fleurs sur le pot de fleurs géologique

Notez que c’est bien de l’asphalte qui a été badigeonné sur les sommets, afin de ralentir l’érosion. Le calcaire et la dolomie sont très perméables à l’eau…

le fameux "pot de fleurs"

Un escalier de bois donne accès à une grotte creusée dans la roche poreuse. Il s’agit de la dolomie silurienne formant les falaises blanches de l’escarpement du Niagara si,si! Comme le calcaire, la dolomie est poreuse et se dissout à la longue avec le ruisellement.

Plate-forme de la grotte
Pancarte

La forêt est magnifique, avec conifères et humidité. Gilles sur le sentier, s’appuie sur un rocher couvert de mousse.

Gilles en foret

Le cèdre et le sapin dominent la forêt. Les cèdres, que nous sommes habitués en ville à voir tout tassés et crochis dans des haies, atteignent une taille et un âge respectueux Sur l’île Flowerpot, on a trouvé un thuya âgé de 1845 ans, mort depuis environ 1500 ans.

sentier de l'ile Flowerpot

Une savoureuse escale

Les sympathiques bénévoles qui entretiennent les bâtiments des anciens gardiens du phare de Flowerpot Island nous ont conviés à une dégustation de poisson.

dégustation de "Whitefish"

et même, à participer à la création de crème glacée artisanale!

Michele secoue la boule de crème glacée

la boule de crème glacée en formation, agitée vigoureusement par la savante folle.

Le « ballon » est une sphère remplie de glace concassée, contenant un cylindreoù on a mis la crème, du sucre et un peu de vanille. À la fin du processus, on gratte les parois internes du cylindre pour obtenir une crème glacée très compacte (il n’y a pas beaucoup de bulles d’air.) ll faut bien secouer la boule très froide… pendant 20 minutes. Ça fait les bras!

la crème glacée artisanale

Puis, c’est la récompense! Mioume!

Coucher de soleil sur Tobermory

Difficile de résister à l’envie de montrer un autre superbe coucher de soleil, celui pris le soir de notre arrivée.

Générosité

Ces derniers jours nous apportent une profusion de framboises. Une générosité qu’on aimerait voir se répandre davantage chez les humains…

Framboises

Notre carré de framboisiers déborde!

Cette branche porte au moins 300 fruits (je les ai comptés). D’où l’utilité du cabanon! Et oui, autre un plant de framboisiers (sans fruits) a poussé dans le cabanon entre les plaques de béton.

utilité du cabanon utilt du cabanon

Et voici l’oppossum venu nous souhaiter une bonne St-Jean (déjà une semaine!) , mais nos deux chats du premier étage se méfiaient!

Opossum

Et sans oublier, plus tard dans la journée, la visite de l’équipe de Panorama venu filmer une entrevue de l’auteure dans son milieu naturel. On voit l’animatrice Gisèle Quenneville qui essaie mes chaises de patio. L’équipe a tassé le gros BBQ. Les membres de l’équipe ont été sympathiques, et sont repartis avec des framboises!

Et un peu plus tard, un autre membre de la famille se régale!

Cueillette

Les blouses qui rient jaune

La savante folle tente de déjaunir ses blouses

Le phénomène de jaunissement du coton blanc défie les nettoyeurs depuis des siècles. Draps, blouses, mouchoirs, lavées pas lavées, gagnent une teinte jaune.

Je suis dessinatrice: Le jaunissement du papier me saute aux yeux quand je regarde mes vieilles archives… heureusement, les marchands vendent du papier à pH équilibré, qui ne s’altère pas avec le temps.

Qu’est-ce qui cause cette jaunisse des blouses et des draps de coton blanc? D’ailleurs, ce sort est-il réservé aux seuls cotons? Souvenez-vous de ces fameuses blouses « infroissables » en nylon! Peut-on créer du coton à pH équilibré?

Soit l’acidité ambiante de notre sueur salée contamine nos blouse. Un petit coup de Javex et hop! le problème se règle… pour peu de temps. (Et du point de vue écologique, le javellisant chloré n’aide pas). Hélas, très vite, le jaune revient.

Lave, lave et relave, rien à faire!

Au secooooours! Existe-t-il une solution pratique au problème du jaunissement des blouses?

Petit reportage

TFO a récemment fait un reportage sur l’exposition textes, légendes et enluminures à laquelle j’ai participé.  J’y ai réalisé un dessin dans lequel se cache un poème, les amoureux absents.

Si jamais vous n’avez pas vu le reportage voici le lien direct . Vous n’avez qu’à appuyer sur « play » pour visionner. Mon entrevue dure deux minutes sur les 5 du reportage.

Les amoureux absents

Les deux ont disparu

sans laisser de traces

Vers quels horizons?

Les branches seules le savent

Qui étaient-ils?

qui étaient elles?

nul ne le sait

l’arbre pleure leur absence

Mange ton assiette…

La savante folle mange son assiette

Entendu aujourd’hui à la radio: la designer Diane Bisson expose à la galerie Commissaire son projet d’assiettes comestibles.

(Extrait du site de l’université de Montréal)

C’est la vue de poubelles remplies d’assiettes jetables qui a donné à Diane Bisson l’idée de produire de la vaisselle comestible qui fasse partie intégrante du repas. «L’idée de se servir d’un aliment comme support d’un repas n’est pas nouvelle en soi, qu’on pense à la miche de pain vidée ou à la feuille incurvée qui servent de récipients, souligne-t-elle.

Dans mon roman jeunesse  Piège pour le Jules-Verne, publié en 2002, les membres d’équipage mangeaient dans des assiettes-desserts à consistance de stirofoam.

Extrait (se déroulant dans la cantine en apesanteur du vaisseau)

Les mets étaient servis dans des assiettes aux bords repliés pour éviter que la nourriture ne s’envole. Je leur trouvais une consistance fibreuse.

L’espace au centre de la pièce n’était pas gaspillé : des plantes aromatiques en pot flottaient librement autour d’un globe lumineux, traînant de longues chevelures feuillues. Un homme maigre en tablier vert sortit de la cuisine. Manipulant une longue perche terminée par un crochet, il attrapa un pot.

— C’est Sylva Zhou, notre chef cuistot. On a intérêt à l’avoir de notre côté, dit Amber avec un clin d’œil.

Le cuisinier nous salua brièvement. Tout en mâchonnant un steak d’algues, je posai la question qui me chicotait.

— Dites, lieutenant Amber…

— Pas de lieutenant avec moi! coupa-t-il, la bouche pleine. Hors service, c’est Éric.

Je saisis que ce séduisant Apollon savourait aussi ma compagnie.

— Le Commandant… est-il toujours… comme ça?

— Oui, et encore, aujourd’hui, Anton est dans un de ses bons jours. Heureusement, le Cactus nous protège de l’orage.

— Le cactus?

— Le Commandant-en-second Marilina-Josepthe Alfonso, Mari-Jo pour les intimes, le Cactus pour les autres, dit-il avant de croquer son assiette vide.

Après une hésitation, je mordis le bord de la mienne : exquis! un goût de meringue doucement sucrée…

Je voulus croquer ma cuiller : mes dents rencontrèrent un honnête plastique. Quand Amber cessa de rire, il m’expliqua que les ustensiles étaient fondus après chaque usage, puis remoulés.

(Piège pour le Jules-Verne, p. 27-28 )

Je ne suis pas l’unique auteur de SF qui a abordé le sujet. Ayant une sainte horreur du gaspillage, ça fait longtemps que je me promène dans les foodcourts avec mon assiette de camping, ma tasse écologique et mes ustensiles réutilisables.

C’est donc avec soulagement que je  prends connaissance de cette avancée technologique!

Des framboises en novembre

P1060658FramboiseW

En attendant l’annonce des résultats pour les prix du Gouverneur Général, voici des belles images de framboises bien mûres… prise de mon jardin en novembre!

P1060661FramboisesArbreW

Ces framboisiers sont très résistants au froid; ils produisent leurs fruits entre août et… décembre!

Un petit mot de la mairesse

Mardi matin, j’ai recu une gentille lettre de la mairesse de Mississauga, Hazel McCallion, qui me félicitait pour mon prix Aurora, soulignant le fait que j’aide à promouvoir l’amour de la lecture chez les jeunes.  Il faut dire qu’un article très court a été publié par le Mississauga News la semaine précédente.

Un extrait

Your science background certainly comes in handy and has enabled you to combine your knowledge and experience in the field with your wonderful imagination and creativity. Ralph Waldo Emerson said it best: « Men love to wonder and that is the seed of science, » and your book have certainly created a world of wonders for readers, transporting them into another realm of endless possibilities.

Notre mairesse est une femme très spéciale et déterminée, et elle a déjà joué dans une ligue de hockey à Montréal.

Née en Gaspésie, elle n’a jamais pu aller à l’université et avait pris un cours de secrétariat! Travaillant pour Kellogg, la secrétaire a déménagé à Toronto ; elle y a rencontré Sam McCallion, qui est devenu son époux pour la vie. Le couple a emménagé sur un terrain près de Streetsville, qui allait faire partie de Mississauga

Manifestant  un intérêt certain pour la chose publique  (rappel: le mot politique vient du grec Politikos (πολιτική), « les affaires de la ville »)  et de la persévérance, elle a été élue mairesse de Streetsville en 1970. Après les fusions municipales de la région de Toronto en 1978, elle devient mairesse de la nouvelle cité de Mississauga. Elle a très vite eu à gérer une catastrophe, le déraillement d’un train causant un déversement de produits chimiques, obligeant l’évacuation de 214 000 citoyens de Mississauga (qui en compte aujourd’hui 700 000).

Hazel a aujourd’hui 88 ans, est mairesse depuis 31 ans. Et elle n’a peur de rien…

C’est le second témoignage d’appréciation que je recoit d’une personne politique concernant mon travail, et c’est encore plus spécial quad ‘est une personne qu’on ne peut s’empêcher d’admirer.

Tournée à Winnipeg

L’organisme Communication Jeunesse, dans le cadre de la tournée _Lire à tout vent_, m’a envoyée au Manitoba pour partager mon plaisir de lire et d’écrire avec les jeunes de la 9e à la 12e année. Je présentais l’atelier « La crème glacée littéraire » à des classes d’immersion francaise de Winnipeg, St-Norbert, Élie, St-Boniface. Les élèves ont été très accueillants et intéressés.

Riel manga

Pour quelques jours, vous pouvez consulter le reportage qu’a fait le téléjournal du Manitoba au site de Radio-Canada, Manitoba (cliquer sur le téléjournal de mercredi le 5 novembre, section 3 sur 5.):
http://www.radio-canada.ca/regions/manitoba/tele/manitobacesoir.shtml

Pont Provencher de jour le pont Provencher, de jour, vu du parc de la Fourche

Le pont Provencher à Winnipeg Le même, de nuit

Pour un auteure de science-fiction, l’architecture d’Étienne Gaboury, résident de Winnipeg, est un cadeau! Regardez-moi ce pont Provencher! Quelle imagination!

 Tombeau de Louis Riel

La tombe de Louis Riel, sur le terrain de la cathédrale de St-Boniface.

La cathédrale avait été incendiée, on a rebati la nouvelle église derrière la façade.  

Cathédrale Trouée La cathédrale de jour… et de nuit! cathédrale de St-Boniface

Course à Oakville

Le demi-marathon 

Mon dernier temps au demi-marathon d’Oakville, le jour de la fête du travail: 2h17 minutes.  Voici une photo de mon arrivée triomphale (pouf-pouf-pouf!)  http://www.zoomphoto.ca/viewphoto/10480-110-10456659/1/   J’avais levé les bras en triomphe juste la seconde d’avant…

Le problème avec les photographes officiels sur le parcours, c’est que le coureur(se), dans son nuage de fatigue, les voit trop tard…

Le niveau de préparation des coureurs et coureuses fut excellent, car même si je suis restée dans mon temps habituel (mon record étant 2h12) , je suis arrivée dans le dernier tiers de ma catégorie d’âges. Comme je l’ai déjà dit, ca fait plaisir de voir des femmes et des hommes parfois très âgés qui complètent cette épreuve avec de bons temps!

La rentrée…

Frédéric est de retour à l’école, donc la maman-auteure reprend le collier! Mon prochain roman, Les Vents de Tammerlan, (dans la série la Quête de Chaaas), devrait sortir en novembre.

En attendant, la compilation  des 4 romans composant le cycle des _Voyages du Jules-Verne_ va sortir en librairie, pour une fraction du prix des quatre livres achetés séparément. Pour rappel, ces livres comprennent:

Piège pour le Jules-Verne
Le Stratège de Léda
Les Mémoires de l’Arc
Le Dragon de l’Alliance 

ce qui totalise environ 900 pages de science-fiction, action et intrigues bien nourries! Pour en savoir plus sur la série, qui s’adresse autant aux amateurs adultes qu’aux jeunes, voir le site suivant:  http://www.michele-laframboise.com/mljv.htm

8 8 8

Jeux Olympiques de Pékin

En 1992, je me trouvais en Chine à Nankin quand les Chinois briguaient les JO de 2000… Ils avaient fait un très beau spectacle télévisé (j’ai encore le thème dans la tête, après tout ce temps!) Mais, grosse déception à l’époque, la Chine n’avait pas obtenu les Jeux. Et ce, pour les mêmes raisons de respects des droits humains, de climat… que les critiques d’aujourd’hui soulignent. En 1992, la Chine n’était pas encore le grand empire commercial, et surtout, l’immense marché qui se dessine aujourd’hui (mais elle était en chemin!). On pardonne beaucoup à qui commerce…

D’un autre côté, quand on a eu les JO en Allemagne en 1936, en URSS en 1980, on ne peut pas dire que le respect des droits humains pesait fort dans la balance pour attribuer les Jeux à un pays autoritaire. Je pourrais ajouter les USA en 1984, et surtout les USA post-attentats qui vont certainement briguer les Jeux à nouveau: les rapports d’Amnesty international indiquent que même les USA ne respectent pas les droits de leurs plus pauvres citoyens.

Mais cela m’aurait fait plaisir que, dans un geste de paix, les autorités chinoises invitent le Dalai-Lama à y assister. Les Tibétains ne veulent pas tant l’indépendance que d’être respectés et de pouvoir s’épanouir dans leur culture et leur religion. Et, qui sait, ils et elles pourraient contribuer à un renouveau spirituel dans ce pays que Mao ne reconnaitrait plus…

Dopage et médaille en chocolat

Le dopage, c’est la grande tentation des athlètes qui ont donné beaucoup d’eux ou d’elles-mêmes pour souvent peu de reconnaissance. La loterie génétique en favorise quelques-uns. Et les matériaux hi-tech font le reste. Et malgré tout, il en manque parfois si peu pour monter sur le podium… Et on apprend qu’on ne pourra pas tester les 12000 athlètes en tous temps. 

Avez-vous remarqué comme on oublie vite un athlète qui arrive en 2e, 3e ou 4e place (la médaille en chocolat, que j’appelle)? Dans ce conditions, et avec les nouvelles tehniques de dopage indétectables, la tentation est forte… Et quand le dieu du stade se fait pincer? L’opprobe s’abat sur ceux qui ont cédé à la tentation de tricher – ou cédé à leur entraineur!

Et les efforts des athlètes? Ou ceux qui ont un accident et ne peuvent finir? (je n’oublie pas Perdita Félicien, qui a subi des critiques acerbes!)

J’entend les commentateurs depuis des semaines: le Canada devrait récolter 14 médailles, non 15… Je suppose qu’ils parlaient de médailles d’or, ce qui  renforce mon impression que les secondes et troisième place ne comptent pas beaucoup.

C’est cette attitude de se « réserver » des médailles qui m’irrite, comme si cela nous était dû! Je rappelle que 140 des 160 pays, avec peu de moyens, vont vivre l’idéal de participer sans gagner. Et les huit ou dix pays les plus, ahem! « développés », ceux qui peuvent comme nous trouver des millions pour l’entrainement des athlètes amateurs, se font les prognostics.

Tous les athlètes ne gagneront pas, mais tout participeront. Déjà, c’est tout un travail pour être sélectionné aux Jeux…

À vous tous et toutes, athlètes dont la carrière risque d’être courte, j’attribue, pour vos efforts, la médaille en chocolat noir à 65 % de cacao! 

Mon effort olympique 

Pour vous changer les idées, voici un portrait d’une athlète qui ne se dope pas (à moins qu’on compte le thème de Star Wars qui jouait dans les écouteurs comme du dopage psychologique), à quelques mètres du fil d’arrivée d’un dix kilomètres de Mississauga. Hé oui, sous la pluie, comme maintenant!

Victoire!

La savante folle terminant le 10 kilomètres (clairement la plus frileuse!)

Pour mes photos de demi-marathon, en voici une, nettement plus estivale. Je cours le demi-marathon en 2h12, soit le double du temps d’un athlète de niveau olympique… Mais l’ambiance d’une course populaire est nettement plus conviviale! Bien sûr, chaque coureur-euse fait de son mieux, mais (dans mon cas), je suis aussi contente de savoir que des personnes plus âgées font des meilleurs temps que moi et sont en forme, un état d’esprit que vous ne verrez jamais à des JO.

Fin de demi marathon

C’était mon effort d’esprit olympique.