Archives de Tag: Webcomic

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 37

Les Fans Militaires - commémoration du débarquement en Normandie

Il y a 70 ans, le 6 juin 1944, arrivait le Jour J du débarquement de Normandie

Les Canadiens y ont joué un rôle important, débarquant sur la plage de Juno près de Coursol-Sur-Mer. Environ 110 navires de guerre canadiens y ont participé (liste ici). Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 35

Le fan qui trouve vos BD trop pâles!

J’ai longtemps dessiné en style « ligne claire belge », et mes pages passaient parfois mal la rampe! Dans mon album Pianissimo, j’ai tenté plusieurs expériences de noir, de trame…  pour finalement conclure que je suis à l’aise avec mon style graphique. Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 30

Il y a au moins 25 affaires totalement absurdes dans ce dessin (entre autres le bras Canadarm qui s’est amélioré depuis) et surtout, du matériel artistique déjà désuet parmi tout ce qui flotte autour de la table de dédicace! Ceux–celles qui spottent mon Ames Letterer Guide se mériteront un salut cordial au prochain festival de BD! On se plaint toujours de l’emplacement de nos tables de dédicaces… Ce qui m’a inspiré cette page, largement retouchée aujourd’hui, avec un léger clin d’œil à l’astronaute Chris Hadfield, commandant de l’ISS.

Il y a au moins 25 affaires inexactes ou totalement absurdes dans ce dessin (entre autres les navettes ont été remplacées par des Soyouz et le bras Canadarm qui s’est amélioré depuis), mais surtout, on voit plein de matériel artistique désuet parmi tout ce qui flotte autour de la table de dédicace!

Ceux ou celles qui spottent mon Ames Lettering Guide se mériteront un salut cordial au prochain festival de BD!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 26

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Vive le printemps et le retour de la lumière… et des membres de sectes qui font du porte-à-porte! J’en reçois malheureusement plus que ma part en Ontario suburbain, entre deux revendeurs de gaz naturel. Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 22

Le fan qui se dénigre trop...

Lors des festivals de BD, il arrive souvent qu’un amateur dénigre ses bonhommes-allumettes. C’est généralement un compliment déguisé, et ça ne va pas plus loin.

Parfois, un fan me montre ses dessins amoureusement pondus, se disant insatisfait de son trait de crayon. C’est le prélude à une agréable discussion sur nos techniques respectives.

Par contre, un fan qui se dénigre trop finit par tomber sur les nerfs, comme dans ce gag. Y a rien de pire pour un auteur non-vedette qu’un fan qui fait fuir le public… Inspiré par plusieurs rencontres, les trois premières répliques du fan sont des citations verbatim; heureusement, aucun fan n’est allé aussi loin! Il y a dans ce dénigrement une recherche d’approbation cachée, ce qu’on a tous plus ou moins vécu à nos débuts. (Notez la façon dont il tient la BD, très mauvais pour la reliure!!)

Si vous êtes un auteur de BD, avez-vous déjà rencontré un cas semblable?

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 19

Le fan chauvin... une espèce en voie de disparition, heureusement!

Par chance, aujourd’hui, ce genre de comportement ne se voit (presque) plus. Mes lecteurs et fans fidèles explosent en variété et sont toujours encourageants.  Mais quand j’ai commencé en BD, Iris, Zviane, et plusieurs autres n’étaient pas nées et c’était pas encore évident. 

Ce fan atypique m’a été inspiré par un malaise diffus.Les remarques sur les rideaux de dentelles et le goût de l’aventure ont vraiment été proférées sur internet par un confrère.

La bédéiste invisible

Le travail des dessinatrices n’est jamais ouvertement dénigré. Il est plus souvent… ignoré. Aucun expert ne va s’écrier à l’emporte-pièce  « les filles savent pas dessiner! » mais ils contourneront un travail qu’ils jugent « inférieur »…

Il y a malaise pour la visibilité. Cet article de la critique BD Heidi MacDonald publié sur le site the Beat (comics culture) exprime bien ce malaise. Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 18

Quand des jeunes amateurs découvrent la table de dédicace de l'auteure de BD...  Texte et dessins par Michèle Laframboise

Voici une des BD des débuts de la série, qui se déroule dans un salon des sciences et de l’invention. J’y étais présente avec des albums, dont la première version de La plume japonaise.  les échanges avec ces jeunes filles sont presque rapportés verbatim. On est en 2000, c’est ma 6e page dessinée de la série (sur du mauvais papier, hé oui…) Dire que ces enfants sont devenues des adultes aujourd’hui!!

Mes interactions avec les jeunes fans, alors que je n’étais connue que pour mes BD, témoignent d’une certaine candeurTous les auteurs peuvent reconnaître ces échanges, et les répliques qui ont souvent été entendues.

Case 4 : Je propose régulièrement que les jeunes désargentés mettent leurs ressources ensemble. et c’est rarement accepté. Ce qui révèle leur motivation réelle…

Case 5 : Oui, j’ai bien proposé qu’elles aillent demander des sous à leurs parents.

Case 6 : Le sempiternel « on va revenir »… sauf que le hall d’expo étant de petite taille, je les ai donc revues.

Case 7 : touchante naïveté dans la question

Case 8 : reviendra souvent dans la série!

Case 9: Elles sont revenues en effet  avec un album du stand Lombard.

Cette page de BD, malgré ses maladresses, revêt une grande signification, car c’est après cet événement  que m’est venue l’idée de compiler des histoires de fans qui posent des questions surréalistes ou carrément absurdes. Je n’ai pas commencé par ces jeunes, parce que d’autres souvenirs me sont revenus, que je me suis empressée de noter.

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 15

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Hé oui, un joyeux dessin en couleurs pour fêter la fin de ma saison des salons du livre!

Le dernier était le Salon du livre de Toronto, où l’auteure de BD Julie Maroh était invitée! Une excellente coloriste, qui donne dans la nuance de gris, bleu et sépia (Le bleu est une couleur chaude, Glénat). La mise en couleurs de la case deux a été inspirée par sa méthode.

Cette saison, je portais joyeusement du vert. Quant à l’électricité statique, ben, c’est vrai que ça affecte mes cheveux en hiver! (Hé oui, j’ai été interviewée par TFO, mais ça a beaucoup mieux été que sur cette caricature.  Ça faisait longtemps que j’avais été interviewée sur mes BD plutôt qu’à propos de  mes romans de science-fiction.)

Et j’en profite pour souhaiter de belles Fêtes à mes fans fidèles et parfois féroces, mais toujours fantastiques!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 13

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Vous ne voulez pas avoir ce fan. Vraiment pas.

Il ne tourne autour de votre table que s’il croit pouvoir obtenir des retombées favorables. Il espère que son chemin croisera celui d’une vedette qui donnera une validation sociale à ses choix (non-)culturels. Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 12

Le fan zombie

Les observateurs noteront que ce gag a déjà été publié voici dans ce blog, pour souligner le comportement des acheteurs épuisés après avoir marché de kilomètres dans les grands Salons du livre, comme celui de Montréal avec ses 800 kiosques! Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 11

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Ce no 11 rend un hommage indirect à Michel Viau, qui a vaillamment dépoussiéré des pionniers (et pionnères) du 9e art au Québec et par conséquent, en a *très* long à dire sur la BD .

Mon confrère Marc Jetté a gentiment contribué à cette page.

Dans la vie, il arrive des fans extraordinaires et Marc en est un! D’abord, le texte représente réellement une critique / analyse de mon travail à l’époque. Il a rédigé et écrit sur l’original ses répliques (sauf la dernière, « je te prend un signet »), d’où l’importance de sa signature au bas du gag. Sa calligraphie était pas mal meilleure que la mienne!!!

Marc Jetté est un auteur, artiste, libraire, enseignant, lecteur, chroniqueur, commerçant, et témoin de l’ascension de la bande dessinée québécoise depuis la fin des années 1970. Je l’ai connu quand il a créé le fanzine Jean Nendur avec André Poliquin.  Le fanzine a publié 16 numéros, racontant l’histoire d’un sympathique vieillard.

Marc a aussi publié le fascicule Censure et bande dessinée américaine en 1997 aux Éditions De Roussan. Pour les intéressés, j’ai quelques exemplaires en stock, mais vous feriez mieux de vous les procurer àla libraire Studio9 de Marc ! (Studio9 fut en nomination aux Shuster Awards 2012 dans la catégorie meilleure boutique de BD au Canada).

(Je me permets de rappeler que Joe Schuster, co créateur canadien de Superman, n’a pas eu une vie facile. Les jeunes hommes avaient vendu tous les droits du personnage à DC. Après les dix ans de leur contrat, ils ont été « remerciés » (lire: coup de pied das le derrière, bon vent!) et Joe a vivoté dans la misère après.)

Marc a été un des trois confrères qui m’ont encouragée à faire de la BD à une époque où mon style de gag « Franquin » n’était vraiment pas en demande. Ce qui est moins le cas aujourd’hui, où tous les styles  trouvent leur publics surtout grâce aux plateformes de Webcomics.

On peut voir que ce gag date un peu, car il y avait déjà pas mal de  femmes auteures en 2000, et beaucoup plus aujourd’hui (mais 12% de femmes auteures recensées en 2011 en France! (Voir aussi mes liens en contre bas). Par contre, dans les années 1970, y’en avait moins.

L’important, c’est de trouver sa joie de créer, et de persévérer!

L’autre détail qui est moins réaliste aujourd’hui, ce sont les douze tasses de café… Mais certains événements les offraient gratis aux dessinateurs de BD, alors je ne m’en privais pas!

Grandeurs et misères de la table de dédicaces – 7

Histoire presque vraie inspirée par la rencontre d'un coloré collègue

À mes amis écrivains qui dédicacent leurs livres dans les Salons… je suis sûre que cela vous est déjà arrivé !

La saison des salons du livre et des lancements d’automne approche à grands pas. Préparez-vous psychologiquement avec la série « Séances de signatures« . Vous ne craindrez plus la table blanche!
Bon, la page blanche, par contre…