Archives de Tag: BD

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 16

Les joies des dédicaces reprennent en 2014! Déjà, se profilent à l’horizon les salons du livre de l’Outaouais et de QuébecVoici un cas qui se produit de plus en plus lors de ces événements. À classer dans la même famille que le fan qui a eu une idée qu’il croit géniale… 

Image

La technologie multiplie la quantité de textes produits… mais pas leur qualité! Les hypothèses sur le succès posées par cet aspirant auteur sont un peu exagérées, mais typiques des débutants dans le milieu littéraire qui croient à la « poignée de main secrète ». (Houla, mes pauvres dir-lits! Ils et elles m’ont fait travailler et retravailler mes textes avec sévérité. ) Lire la suite

Une page pour commencer 2014

une page en tons de gris de la Route des honneurs

Pour 2014, voici une belle page de BD, finie hier, scannée à 600 dpi, réduite à 300 dpi en tons de gris, puis retouchée avec la palette des gris.  C’est la première page de La route des honneurs, un manga de science-fiction qui se déroule dans l’univers de Chaaas.  Une dernière étape sera de décider de la police de caractères à utiliser. C’est toujours un défi technique pour dessiner le bord de l’eau, surtout l’eau peu profonde en avant-plan.

La dernière journée de l’année, quand je suis à la maison, j’ai coutume de travailler sur mes BD. Un sage a déjà dit qu’il faut faire nos choix, en pensant à ce qu’on aimerait faire si l’argent n’était pas un obstacle. Lire la suite

Image

Pour mes fans fidèles

Pour mes fans fidèles

Une page en travail pour saluer votre fidélité à chaque jeudi, ma bande de fans fous et fantastiques!

Titre du projet: La route des honneurs. Eh oui, c’est tiré de mon univers de science-fiction. Il y a eu quelques adaptations par rapport aux romans originaux.

J’ai scanné la page encrée à 600 dpi et ajouté mes lignes droites après! Je complète tranquillement les tons de gris puisque je vise une publication en format manga.

Paradoxe temporel: le temps des Fêtes exige beaucoup de… temps!!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 15

Image

Hé oui, un joyeux dessin en couleurs pour fêter la fin de ma saison des salons du livre!

Le dernier était le Salon du livre de Toronto, où l’auteure de BD Julie Maroh était invitée! Une excellente coloriste, qui donne dans la nuance de gris, bleu et sépia (Le bleu est une couleur chaude, Glénat). La mise en couleurs de la case deux a été inspirée par sa méthode.

Cette saison, je portais joyeusement du vert. Quant à l’électricité statique, ben, c’est vrai que ça affecte mes cheveux en hiver! (Hé oui, j’ai été interviewée par TFO, mais ça a beaucoup mieux été que sur cette caricature.  Ça faisait longtemps que j’avais été interviewée sur mes BD plutôt qu’à propos de  mes romans de science-fiction.)

Et j’en profite pour souhaiter de belles Fêtes à mes fans fidèles et parfois féroces, mais toujours fantastiques!

Image

Cauchemar au Salon du livre

Pour mes fidèles fans, frais d’aujourd’hui!

Le fan adepte de la conspiration

Cet épisode est arrivé au salon du livre, et prenant pitié de ce brave auteur ainsi assiégé, je suis intervenue (mais pas en me faisant passer pour une agente de l’OD, c’est la part de la fiction).

Un fan similaire est l’adepte de la conspiration extraterrestre!

Mille excuses pour la piètre qualité du rendu, dessiné et colorié ce matin sur tablette papier et photographié avec ma technologie! Pas de bon éditeur photo, donc le cadrage est un peu cru.

Lien

Les Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau 2013

Les Rendez-vous de la bande dessinée de Gatineau 2013

Plume Japonaise, la couverture

Je serai présente au prochain RVBDG les 29 et 30 novembre et le 1er décembre prochains à la Maison du Citoyen de Gatineau (25 rue Laurier).
Je présenterai des BD récentes (La plume Japonaise, chez Les Éditions du Vermillon), des réimpressions et deux BD inédites sous ma nouvelle bannière Sunday Artist Studio, et quelques BD orphelines devenues rares (Pianissimo, Technologie Salvatrice!) pour les collectionneurs fous!

SundayArtistStudioCoul

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 14

Voici un autre gag qui fut inspiré par une de mes expériences à un salon du livre que je ne nommerai pas! On peut excuser un peu l’artiste enthousiaste. Des fans qui, à cause de leur jeune âge, n’ont pas tout lu et réinventent la roue, ça arrive!

La fan qui veut percer dans le manga

À cette époque (voir l’année de la signature!) je détestais le manga presque autant que l’underground. J’ai par la suite rencontré  des artistes qui avaient quelque chose à dire et ont changé ma vision de ces deux genres. Ce gag vieillit un peu mal car ni les Seigneur des anneaux ni Le Hobbit n’était sorti au cinéma! Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 13

Image

Vous ne voulez pas avoir ce fan. Vraiment pas.

Il ne tourne autour de votre table que s’il croit pouvoir obtenir des retombées favorables. Il espère que son chemin croisera celui d’une vedette qui donnera une validation sociale à ses choix (non-)culturels. Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 12

Le fan zombie

Les observateurs noteront que ce gag a déjà été publié voici dans ce blog, pour souligner le comportement des acheteurs épuisés après avoir marché de kilomètres dans les grands Salons du livre, comme celui de Montréal avec ses 800 kiosques! Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 11

Image

Ce no 11 rend un hommage indirect à Michel Viau, qui a vaillamment dépoussiéré des pionniers (et pionnères) du 9e art au Québec et par conséquent, en a *très* long à dire sur la BD .

Mon confrère Marc Jetté a gentiment contribué à cette page.

Dans la vie, il arrive des fans extraordinaires et Marc en est un! D’abord, le texte représente réellement une critique / analyse de mon travail à l’époque. Il a rédigé et écrit sur l’original ses répliques (sauf la dernière, « je te prend un signet »), d’où l’importance de sa signature au bas du gag. Sa calligraphie était pas mal meilleure que la mienne!!!

Marc Jetté est un auteur, artiste, libraire, enseignant, lecteur, chroniqueur, commerçant, et témoin de l’ascension de la bande dessinée québécoise depuis la fin des années 1970. Je l’ai connu quand il a créé le fanzine Jean Nendur avec André Poliquin.  Le fanzine a publié 16 numéros, racontant l’histoire d’un sympathique vieillard.

Marc a aussi publié le fascicule Censure et bande dessinée américaine en 1997 aux Éditions De Roussan. Pour les intéressés, j’ai quelques exemplaires en stock, mais vous feriez mieux de vous les procurer àla libraire Studio9 de Marc ! (Studio9 fut en nomination aux Shuster Awards 2012 dans la catégorie meilleure boutique de BD au Canada).

(Je me permets de rappeler que Joe Schuster, co créateur canadien de Superman, n’a pas eu une vie facile. Les jeunes hommes avaient vendu tous les droits du personnage à DC. Après les dix ans de leur contrat, ils ont été « remerciés » (lire: coup de pied das le derrière, bon vent!) et Joe a vivoté dans la misère après.)

Marc a été un des trois confrères qui m’ont encouragée à faire de la BD à une époque où mon style de gag « Franquin » n’était vraiment pas en demande. Ce qui est moins le cas aujourd’hui, où tous les styles  trouvent leur publics surtout grâce aux plateformes de Webcomics.

On peut voir que ce gag date un peu, car il y avait déjà pas mal de  femmes auteures en 2000, et beaucoup plus aujourd’hui (mais 12% de femmes auteures recensées en 2011 en France! (Voir aussi mes liens en contre bas). Par contre, dans les années 1970, y’en avait moins.

L’important, c’est de trouver sa joie de créer, et de persévérer!

L’autre détail qui est moins réaliste aujourd’hui, ce sont les douze tasses de café… Mais certains événements les offraient gratis aux dessinateurs de BD, alors je ne m’en privais pas!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 10

Le Fan qui veut être gentil et vous souhaite bonne chance

Ce gag est le tout premier qui me soit venu à l’esprit, mais pas le premier que j’ai dessiné. Il figurait en première page du recueil Séances de dédicaces publié par Fichtre.
cependant. Comme déjà expliqué, mes premiers festivals de BD se tenaient dans des lieux publics, fréquentés par des gens très gentils, mais ignorants des réalités du métier.

–  C’tu toi qui fais les dessins?

– C’tu toi qui écris les textes?

– C’tu toi qui fais les deux?

C’est étonnant comment les fans répètent ces questions, dans cet ordre, avec parfois des variantes. Notez que monsieur âgé du gag de la semaine précédente déclare « Donc vous faites les deux! » ce qui est plus subtil.

L’autre lieu commun que vivent tous les écrivains, ce sont ces bonne chance! pour faire pardonner que, malgré tous les compliments déversés sur votre table de dédicace, ils n’ont pas l’intention d’acheter votre livre/album de BD/oeuvre d’art/whatever!

Moment de confidence: après plus de 20 ans de salons du livre, je suis tan-née d’entendre ces deux mots, pourtant prononcées avec la meilleure intention du monde! Si j’avais reçu 1$ pour chaque Bonne chance! qu’on m’a souhaité, je serais multi-millionnaire aujourd’hui!

Quand on me dit: « Bonne chance« , mon subconscient entend: « Quelle artiste poche, tu fais tellement pitié que c’est seulement la chance, et non tes efforts, qui va te sauver! »

Je sais que le succès dépend de notre travail et aussi de l’heureux concours de circonstances qu’on appelle la chance. (J’en ai déjà parlé dans cet autre article.) Mais le sentier mental a été creusé trop d’années à force de l’entendre, ça me hérisse encore!

Finalement, j’ai trouvé la parade pour ne pas grimacer.

Quand un-e fan me souhaite bonne chance!, je souris de toutes mes dents et réplique, « Mais j’ai déjà de la chance: j’ai VOUS! Souhaitez-moi plutôt des lecteurs, beaucoup de lecteurs! »

ET ce n’est pas un mensonge, car chacun de vous est de la chance, pour sa famille, ses proches, son milieu.

—- BONI ! —-

Pour les curieux, voici les 5 premiers gags de la série: en 2012, avec trois romans aux fourneaux, j’ai pas eu beaucoup le temps pour mettre des BD sur le net!

Une heure à la table de signature: en dessins

Une heure à la table de signature: en photos!

La journaliste qui vous offre la gloire – en couleurs

Le fan très fier de son petit neveu bédéiste!

La consoeur de classe prospère! 

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 9

Le fan un peu dur d'oreille

À l’époque de cette anecdote, les salons de la BD de Québec se tenaient dans un centre commercial. Ce qui explique la foule qui hantait les lieux, principalement  composée de retraités qui ne connaissaient pas tellement le médium, ou qui avaient gardé des souvenirs émus de leurs « Petits Mickeys » ou « funnies ». Les amateurs, eux, arrivaient plus en fin d’après-midi.

C’était monsieur Réal Filion qui organisait le Festival international de BD de Québec avec beaucoup d’enthousiasme. Toutefois, le centre commercial avait ses avantages (accessible, beaucoup de passants) mais aussi ses problèmes de logistique. Je me souviens des dessinateurs d’un fanzine dont la table de signature était coincée derrière une grosse plante en pot! Mon confrère Steve Requin en avait fait un gag savoureux dans le fanzine MensuHell, mais je ne le retrouve plus.  Et les toilettes des filles étaient à (quasiment) un kilomètre de ma table de signature…

Pour revenir aux personnes âgées, quand je signais auprès de Moebius, Walthéry et les plus occupés, des gentils badauds s’arrêtaient pour me parler. Évidemment, acheter mon album Pianissimo en noir et blanc ne figurait pas dans leurs projets. Ça a donné des discussions amusantes comme celle illustrée ici, et oui, j’ai dû répéter ce que c’était que la bande dessinée, que c’était un art, etc.

Ces personnes ont été toujours d’une amabilité sans faille, contrairement à certaines vedettes. Je garde un souvenir mitigé d’un auteur qui a refusé de me dédicacer son album, puis a suggéré de l’apporter au banquet du soir, puis… ne s’est jamais présenté audit banquet, me laissant traîner son lourd album (une compil!)  toute la soirée. Très drôle.

Par contre, très beau souvenir de mes rencontres avec Moebius, Walthéry, Léo, Servais, et les conseils techniques de mes confrères-soeurs du Québec.  Pour finir en beauté, voici un souvenir de Moebius, une courte dédicace dans le recueil Stargazer.

Un beau souvenir de Moebius. Merci!

Aujourd’hui le Festival se tient conjointement avec le Salon du livre de Québec, ce qui présente un gros avantage quand on publie des romans et des BD!