Grandeurs et misères de la table de dédicace – 65

Les changements climatiques expliqués avec un verre d'eau!   Texte et dessins par Michèle Laframboise

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Pour en savoir plus :

Pour comprendre nos attentes irréalistes vis-à-vis la science façonnées par le cinéma et la culture du « tout-tout-de-suite »: Pollution et climat: du cinéma à la démarche scientifique.

Pour un usage utile du pétrole (et pour sauver les pétrolières!), voir une solution au casse-tête arctique; pour répondre à des positions « climato-sceptiques » voir La Terre est une balançoire. Pour une carte de la circulation thermohaline (Le Gulf Stream entre autre) , et les impacts éventuels d’un arrêt de cette circulation (résumé: on ne veut pas que ça arrive).

Pour un article plus fouillé sur le Gulf Stream, voir le résumé d’un article publié en 2015 par Jaime B. Palter, du Department of Atmospheric and Oceanic Sciences de l’université McGill : The Role of the Gulf Stream in European Climate (Annual Review of Marine Science Vol. 7: 113-137) 

Pas besoin de faire une tempête dans un verre d’eau: la vraie démonstration, c’est la planète qui va la fournir… dès que les derniers glaciers auront fini de fondre.

le verre à moitié plein ou à moitié vide? Texte et dessins par Michèle Laframboise

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 64

En mathématique, une hyperbole est une courbe obtenue en coupant un double cône avec un plan (parallèle à l’axe du cône).  Les courbes ne se rencontrent pas.

Dans la vie, une hyperbole est une expression exagérée qu’on utilise pour exprimer notre désarroi, fatigue, impatience…  (« figure de style qui consiste à créer une exagération et permet d’exprimer un sentiment extrême, de manière à frapper les esprits » selon le Wiki).

Quand nos paroles dépassent notre pensée...  Art et textes par Michèle Laframboise
Remerciements à Pascal Colpron (« répéter mille fois… ») et plein de copains et copines qui ont répondu à mon appel à l’aide en ligne pour trouver des expressions exagérées!

Sandra et Émilie vont lancer le numéro 4 de la revue Planches le 6 juillet prochain.

En effet, Ozamu Tezuka a dessiné plus de 170 000 pages de BD! De quoi nous rendre jaloux, ou nous inspirer à poursuivre notre passion…

Et oui, la grosse vague tire son inspiration d’une célèbre estampe japonaise!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 63

Jour sombre pour le milieu de la science-fiction et du fantastique québécois. Un de ses piliers, Joël Champetier, est décédé dans la nuit du 29 mai, après avoir livré une courageuse bataille contre le cancer. Il avait 57 ans.

J’étais en camping au nord d’Oshawa avec les scouts. Les jeunes étaient tellement excités  le vendredi soir qu’ils se sont calmés vers minuit…

Au milieu de la nuit, une petite pluie m’a réveillée en tapotant doucement ma tente. Au matin, il faisait soleil…

En revenant du camp le dimanche, j’ai appris que mon confrère et ami Joël Champetier, que je savais malade, était décédé au milieu de cette même nuit. C’est une coïncidence poétique qui me fera toujours penser à lui. J’ai eu la chance de lui parler lors du dernier congrès Boréal, par Skype. Technologie salvatrice…

Joel et sa compagne Valérie ont été un soutien moral pour une grande partie de la communauté des écrivains de genre. Fier tenant de cette « para » ou « sous-littérature » longtemps snobée par une certaine classe de littéraires, Joel a écrit des romans audacieux sans se soucier de récolter les honneurs ou une place à l’académie française.

Écrivain de genre, il n’avait pas ce genre d’Ego. 

Sa fiction a tracé des chemins où il est agréable de se promener.

L’annonce sur le site de la revue Solaris

Pour mieux connaître son travail. Lire la suite

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 62

Ca te fera de la pub! Petite Bd qui recense les principales formes d'exploitation du travail des illustrateurs. Entre autre, pour les faire bosser gratuitement...

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Cette BD est un petit hommage au défunt site « Ça te fera de la pub » qui regorgeait d’annonces frauduleuses ou de stages gratuits, d’anecdotes savoureuses qui laissent un petit arrière-goût amer. Il en faudrait un autre comme celui-là, pour dénoncer les mauvaises pratiques.

Certaines des anecdotes vous sont déjà arrivées.

Moi, j’attends encore la grosse multinationale qui veut me faire travailler pour rien.  Hélas, un cas de plus en plus fréquent! Car nous sommes les véritables créateurs de richesses, que d’autres se chargent d’accumuler avec notre travail gratuit.

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 61

Quand le printemps s'est fait tant attendre... le jardinage se fait plus intensif

Quand le printemps s’est fait tant attendre… le jardinage devient plus intensif! C’était à peu près ma journée du 17 mai dernier, qui m’a inspirée ce gag.

Et oui, c’est bien un petit érable de Norvège que j’ai dû arracher, hélas. Il était bien enraciné!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 60

Quand passe l'efface... surles héroines de Marvel!  texte, dessins et indignation de Michèle Laframboise

Vous êtes une héroine, compétente, pleine de caractère, cool: Disney vous efface!

J’ai vu Age of Ultron, le dernier film Avenger avec amusement, et applaudi les scènes avec Black Widow (jouée par Scarlet Johansson). Quel plaisir de voir BW sauter du Quinjet et récupérer le bouclier « oublié » par Iron Man, avec de superbes effets.

Puis j’ai lu ceci et cela: on a effacé  Black Widow de sa superbe scène en moto dans les produits dérivés! Non seulement efface: remplacée par Capitaine America aux guidons du rutilant véhicule.

Réponse d’un relationniste de Disney (traduction approx. par la savante folle): « On a un public féminin déjà conquis avec les princesses. L’acquisition de Marvel visait à augmenter notre public masculin. » Hasbro et Mattel : silence gêné.

J’ai grandi avec Disney et ses princesses qui peu à peu acquièrent de l’autonomie, mais cette dichotomie des publics vises (filles-garçons) par les jouets/figurines de Disney révèle l’influence des actionnaires à courte vue. C’est le sexisme qu’on est tellement habitué-es de voir qu’on le voit plus… Mais, là, plein des gars le voient aussi, et sont agacés par cette absence et le message que ça envoie aux jeunes. Ils sont illustrés ci-haut par ma gang des copains geeks des Otaku Ladies, incluant mon mari.

Un tweet (en fait trois que j’ai recollés)  l’a bien résumé (hashtag=#wheresNatasha )

« What really burns me re: erasing female superheroes, whether Gamora or Widow or Scarlet Witch, etc:
1) it tells girls they’re not worthy  and
2) it tells boys that girls are to be ignored & erased. B/c seriously, like there aren’t little boys out there who love Black Widow? « 

 L’effacement ne date pas d’hier

Les régimes totalitaires effacaient des portraits officiels les images des politician-nes tombés en disgrâce. Quant aux textes, vous connaissez le dicton « Les livres d’histoire sont écrits par les vainqueurs »… La femme de Mao avait subi ce traitement. Mais ce ne sont pas que les vilains communisss qui s’y sont livrés.

Dans une photo en 1939 de Lyon Mackenzie King avec la Reine Elizabeth Bowes-Lyon (la mère d’Élisabeth II), on  a effacé le roi Georges VI parce que l’impact du PM en campagne aurait été moins fort avec un autre mâle alpha sur la photo!

L’effacement des superhéroïnes de Marvel…

Les habitudes acquises persistent, même en moi. J’ai grandi dans les années 1970 avec des BD et des romans écrits à disons 99% par une seule sorte de personne originaire d’un ou deux pays (France et USA; au Québec, ça commençait…) 

L' »humain par défaut » est l’homme.  Un auteur qui met en scène un gars dans son roman ou sa BD touche à l’universel. S’il met en scène une femme, on débarque de l’universel vers le particulier. (Les écrivains qui font preuve d’empathie sont très bons. Je vous mets au défi de lire du Wally Lamb pis de pas pleurer!) 

Et si c’est en plus une auteure qui met en scène une femme/ fille/ vieillarde/ maman ourse (tiens, ça me rappelle ce comic de Predator! écrit et dessiné par deux gars), etc… alors là on oublie l’universel pour tomber dans les « histoires de filles » sans intérêt!

Enfin, pour nous consoler, voici ce qu’une artiste a créé avec les princesses Disney!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 59

Diète médiatique: le défi d'équilibrer notre nourriture! Texte et dessins par Michèle Laframboise

Nourriture médiatique: il faut bien choisir ses aliments… et vérifier nos sources!

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 58

Nous sommes tous un peu snobs!  Texte et dessins par Michèle Laframboise

Le snobisme se répand comme une grippe à laquelle il est difficile d’échapper!

La plupart des collègues « vedettes » sont gentils et pas snobs pour deux sous (sauf des exceptions). Les plus connus, on les voit moins car ils et elles sont à la course! Un festival, un album, un contrat  n’attend pas l’autre. Et ce, sans oublier les amoureux du détail, comme Djief, l’auteur de Broadway, une superbe série d’ambiance, pleine de petits détails architecturaux bouffe-temps!

C’est aussi un rappel que le contact avec le public, malgré des anecdotes cocasses, reste notre soutien moral.

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 57

Evolution des tables!

Les tables évoluent au gré des besoins des salons… et de l’abondance d’auteurs en dédicace! J’ai commencé avec les bonnes vieilles tables carrées, pratique por les expo de BD quand vos voulez dessiner. Puis, après la table ronde et blanche, le guichet de kiosque, est venu l’atroce petite table surélevée!

Pour rendre les choses encore plus risquées, vous emballez la table de bar! Ça fait très classe, mais les jambes accrochent facilement dans le tissu noir qui entoure le pied de la table. J’ai chuté deux fois, avec tous mes livres, de ce perchoir!

Michèle avec la table risquée! Ne pas bouger... surtout ne pas bouger...

Ces tables hautes  sont donc un danger pour les artistes et la société. Je trouve déjà difficile la gestion de mes sacs en altitude.

L’auteure franco-ontarienne Marguerite Andersen, 90 ans, a réglé le problème à sa façon!

Elle a emprunté une chaise confortable à la salle voisine. Notez le perchoir repoussé en avant-plan. Je rappelle que marguerite s’occupe toujours du seul magazine littéraire francophone hors Québec, Virages.

Marguerite Andersen, 88 ans, a réglé le problème à sa façon!

CAMÉOS

Ariane Gélinas et sa petite robe noire font un caméo dans cette BD. Les malins adeptes de SF auront deviné l’auteure de SF Ursula K LeGuin en avant-dernière case, écrivaine qui est assez courte au départ.  On y voit la plante verte qui avait caché les dessinateurs de Kessé? dans un festival de Québec voici quelques années! (Mais je n’ai pas participé à ce vaillant fanzine!)

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 56

Dispute territoriale ... ça arrive dans les meilleurs salons!  Le sympathique Jean-Guy de Prologue y fait un caméo!

Les chicanes de territoire entre auteurs arrivent dans les meilleurs salons du livre! Gare aux conflits d’horaires…

Pour la première fois dans cette chronique de la table de dédicace, on fait connaissance avec  Jean-Guy qui s’occupe des horaires au stand de Prologue depuis des années. Il a été témoin de pas mal de gags. Il finit par bien nous connaître…

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 55

Le fan très occupé... Texte et dessins par Michèle Laframboise

Il y a plusieurs façons de faire savoir que vous êtes occupé… Et on notera que les fans ne sont pas les seuls à le faire!

Quelques confrères de BD apparaissent dans cette page… dont Simon Morin qui est sans doute le plus grand auteur de BD du Québec (à 6’7″ !)

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 54

Le fan qui déteste la SF - D de Michèle Laframboise avec l'aide amicale de Jeanne-A. Debats

Ce gag me tient particulièrement à cœur car il concerne ma saveur favorite de crème glacée littéraire, la SF. Et oui, pour écrire de la science -fiction, il faut être non seulement passionné-e, mais savoir expliquer la chose avec patience à notre public adoré qui associé ces mots avec toutes sortes de choses comme les gros blockbusters au cinéma.

Et oui, il y a envers les genres un petit snobisme intellectuel de la littérature « blanche » qui heureusement commence à s’estomper.

En fin d’article, j’ai placé un dessin fait très vite en 2012 pour capturer le sentiment d’émerveillement qui m’a envahie lors de mes premières lectures de science fiction. C’était la seule sorte de littérature qui ma fascinait, pendant qu’on étudiait en classe des auteurs français morts depuis longtemps. C’est longtemps après que j’ai ré-apprivoisé ces auteurs dit classiques (et découvert, glissées parmi ces grands, des écrivaines).

Il manque de nombreuses répliques, donc je vous recommande de visiter le blog de Jeanne-A. Debats, une consœur qui n’a pas froid aux yeux! Quelques répliques originent du salon du livre de Paris qui vient de se terminer.  Lors de mon passage là-bas, en 2008, on m’avait aussi servi  « Oh vous savez, je ne lis pas de fiction, c’est irréel! »

Les « calmars bavards » (talking squids) sont une récente tradition en   littérature canadienne, né d’une boutade de Margaret Atwood, qui a écrit de la bonne SF d’anticipation et post-apocalyptique, mais ne voulait pas à, une certaine époque, y être associée. Les choses ont changé depuis  et madame Atwood ne rougit plus de la chose. Un site ironique avait cependant été monté (UPDATE 2022: il n’existe plus), chapeauté par une très bonne nouvelle mettant en scène des calmars dans l’espace, Sheena 5 par Stephen Baxter.

Je termine en signalant que, pour la première fois depuis 10 ans, je ne serai pas au Salon du livre de Québec / FBDFQ, à cause d’un délai dans la production de mon 16e roman. À la place, je serai au nord de Toronto, au congrès de science fiction Ad-Astra.

Portrait de l'auteure découvrant la SF dans la bibliothèque de son père.