Archives mensuelles : avril 2015

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 58

Nous sommes tous un peu snobs!  Texte et dessins par Michèle Laframboise

Le snobisme se répand comme une grippe à laquelle il est difficile d’échapper!

La plupart des collègues « vedettes » sont gentils et pas snobs pour deux sous (sauf des exceptions). Les plus connus, on les voit moins car ils et elles sont à la course! Un festival, un album, un contrat  n’attend pas l’autre. Et ce, sans oublier les amoureux du détail, comme Djief, l’auteur de Broadway, une superbe série d’ambiance, pleine de petits détails architecturaux bouffe-temps!

C’est aussi un rappel que le contact avec le public, malgré des anecdotes cocasses, reste notre soutien moral.

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 57

Evolution des tables!

Les tables évoluent au gré des besoins des salons… et de l’abondance d’auteurs en dédicace! J’ai commencé avec les bonnes vieilles tables carrées, pratique por les expo de BD quand vos voulez dessiner. Puis, après la table ronde et blanche, le guichet de kiosque, est venu l’atroce petite table surélevée!

Pour rendre les choses encore plus risquées, vous emballez la table de bar! Ça fait très classe, mais les jambes accrochent facilement dans le tissu noir qui entoure le pied de la table. J’ai chuté deux fois, avec tous mes livres, de ce perchoir!

Michèle avec la table risquée! Ne pas bouger... surtout ne pas bouger...

Ces tables hautes  sont donc un danger pour les artistes et la société. Je trouve déjà difficile la gestion de mes sacs en altitude.

L’auteure franco-ontarienne Marguerite Andersen, 90 ans, a réglé le problème à sa façon!

Elle a emprunté une chaise confortable à la salle voisine. Notez le perchoir repoussé en avant-plan. Je rappelle que marguerite s’occupe toujours du seul magazine littéraire francophone hors Québec, Virages.

Marguerite Andersen, 88 ans, a réglé le problème à sa façon!

CAMÉOS

Ariane Gélinas et sa petite robe noire font un caméo dans cette BD. Les malins adeptes de SF auront deviné l’auteure de SF Ursula K LeGuin en avant-dernière case, écrivaine qui est assez courte au départ.  On y voit la plante verte qui avait caché les dessinateurs de Kessé? dans un festival de Québec voici quelques années! (Mais je n’ai pas participé à ce vaillant fanzine!)

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 56

Dispute territoriale ... ça arrive dans les meilleurs salons!  Le sympathique Jean-Guy de Prologue y fait un caméo!

Les chicanes de territoire entre auteurs arrivent dans les meilleurs salons du livre! Gare aux conflits d’horaires…

Pour la première fois dans cette chronique de la table de dédicace, on fait connaissance avec  Jean-Guy qui s’occupe des horaires au stand de Prologue depuis des années. Il a été témoin de pas mal de gags. Il finit par bien nous connaître…

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 55

Le fan très occupé... Texte et dessins par Michèle Laframboise

Il y a plusieurs façons de faire savoir que vous êtes occupé… Et on notera que les fans ne sont pas les seuls à le faire!

Quelques confrères de BD apparaissent dans cette page… dont Simon Morin qui est sans doute le plus grand auteur de BD du Québec (à 6’7″ !)

Grandeurs et misères de la table de dédicace – 54

Le fan qui déteste la SF - D de Michèle Laframboise avec l'aide amicale de Jeanne-A. Debats

Ce gag me tient particulièrement à cœur car il concerne ma saveur favorite de crème glacée littéraire, la SF. Et oui, pour écrire de la science -fiction, il faut être non seulement passionné-e, mais savoir expliquer la chose avec patience à notre public adoré qui associé ces mots avec toutes sortes de choses comme les gros blockbusters au cinéma.

Et oui, il y a envers les genres un petit snobisme intellectuel de la littérature « blanche » qui heureusement commence à s’estomper.

En fin d’article, j’ai placé un dessin fait très vite en 2012 pour capturer le sentiment d’émerveillement qui m’a envahie lors de mes premières lectures de science fiction. C’était la seule sorte de littérature qui ma fascinait, pendant qu’on étudiait en classe des auteurs français morts depuis longtemps. C’est longtemps après que j’ai ré-apprivoisé ces auteurs dit classiques (et découvert, glissées parmi ces grands, des écrivaines).

Il manque de nombreuses répliques, donc je vous recommande de visiter le blog de Jeanne-A. Debats, une consœur qui n’a pas froid aux yeux! Quelques répliques originent du salon du livre de Paris qui vient de se terminer.  Lors de mon passage là-bas, en 2008, on m’avait aussi servi  « Oh vous savez, je ne lis pas de fiction, c’est irréel! »

Les « calmars bavards » (talking squids) sont une récente tradition en   littérature canadienne, né d’une boutade de Margaret Atwood, qui a écrit de la bonne SF d’anticipation et post-apocalyptique, mais ne voulait pas à, une certaine époque, y être associée. Les choses ont changé depuis  et madame Atwood ne rougit plus de la chose. Un site ironique avait cependant été monté (UPDATE 2022: il n’existe plus), chapeauté par une très bonne nouvelle mettant en scène des calmars dans l’espace, Sheena 5 par Stephen Baxter.

Je termine en signalant que, pour la première fois depuis 10 ans, je ne serai pas au Salon du livre de Québec / FBDFQ, à cause d’un délai dans la production de mon 16e roman. À la place, je serai au nord de Toronto, au congrès de science fiction Ad-Astra.

Portrait de l'auteure découvrant la SF dans la bibliothèque de son père.