Archives de Tag: bande dessinée

Où prenez-vous vos idées?

Le puits à idées des auteurs!

S’il y a une question que les auteurs se font poser lors des événements publics, c’est bien celle-là. Mais où prenez-vous vos idées?

Et beaucoup de gens qui rêvent d’écrire à leur tour des histoires se creusent la tête pour trouver ce mystérieux puits à idées. Ils ont parfois l’impression que les auteur-e-s forment un club sélect qui garde bien cachée la poule aux oeufs d’or de l’inspiration!

Où l'auteure va à la pêche aux idées

Cette croyance en rejoint d’ailleurs une autre: que les auteurs qui dédicacent leur livre à un Salon sont riche$ ! Ou s’ils ne le sont pas, c’est qu’ils ont une mauvaise source d’idées (ce qui n’a aucun rapport, hasard et modes sont des ingrédients capricieux qui font et défont les célébrités). On est aussi convaincu qu’une fois l’idée pêchée, le livre  s’écrie tout seul! D’ailleurs beaucoup se demandent, angoissés, Va-t-on me voler mon idée?)

Or, c’est tout le contraire. Les idées sont comme des graines de pissenlit, pffffou!

Les idées sont des graines de pissenlit!

Elles s’envolent à demi-formées, et les mains malhabiles des écrivains en herbe tentent vainement de les capturer. Et quand ils en tiennent une , ils s’aperçoivent qu’il y a encore loin de la graine à l’arbre, de l’idée au livre publié !

Parlant d’idée, ceci est déjà arrivé: un fan trouve son idée tellement géniale qu’il veut que… l’écrivain la rédige et fasse le gros du travail à sa place! Donc l’idée, c’est tout petit au début. Il ne faut pas tout de suite « tirer  » dessus pour faire pousser plus vite un suspense de 600 pages!

Puiser un ouvrage fini

Qui est cet auteur?

Dans l’exemple du puits, Les nuages de Phoenix fut mon premier livre publié.  Pourtant, l’idée a mis beaucoup de temps à germer.

Ça a commencé par une simple image: une petite fille qui regarde les nuages. Enfant, c’était mon activité favorite. J’aimais beaucoup la météorologie (et j’ai par la suite suivi des cours de climatologie quand j’ai fait mes études de géographie).

Des relations se sont nouées, des lieux se sont définis: Phoenix est une planète au ciel vert. Pourquoi le ciel est-il vert?  Ah, question de taille moyenne des particules, et cela a entraîné d’autres questions, d’autres pistes d’exploration.

Couverture du roman Les Nuages de Phoenix

Puis, dans ce milieu spécial, je découvre que la petite fille, Blanche, est handicapée des jambes suite à un accident et porte un exosquelette qui lui permet de courir jusqu’à 80 km/h (et ça fait bien rire les jeunes quand je le mentionne). De nouveaux personnages apparaissent, la petite fille a une famille; une soeur aînée qui est en amour, un père préoccupé par les usines d’oxygène, etc… ces personnages grandissent et finissent par devenir presque des amis pour l’écrivaine. C’est une très belle étape dans la création d’un roman. J’y reviendrai.

Ce livre a pris entre six mois et un an de croissance discrète avant  que je me mette à la rédaction. Puis après, ce fut la réécriture sous les conseils de mon directeur littéraire. Un an et demi de croissance.

J’ai abordé dans un autre texte les défis de comment faire pousser une histoire. Une histoire, une idée, c’est une toute petite graine qu’on met en pot, et qu’on peut oublier, pour un temps. Mais l’idée pousse en silence… Et on peut semer plusieurs idées qui poussent en même temps. Certaines mûrissent plus vite que d’autres…

L’arbre de l’inspiration doit être nourri, de trois façons. On puise d’abord dans notre expérience de vie, qui nous aide à ressentir ce que les personnages ressentent; puis dans nos lectures, tous les genres de lecture: pour le plaisir, pour la recherche, pour explorer des façons de raconter qu’on ne connaît pas…. et bien sur, on se sert de notre imagination, qui fait des liens n’importe comment.

Beaucoup de ces liens se révèlent abscons , mais certains s’avèrent féconds.

Il faut nourrir notre inspiration

On ne peut pas vivre dans une tour d’ivoire en se disant que les idées viendront toutes seules. Il faut nourrir notre plante, avec de l’engrais, de l’eau, des soins : les trois sources d’inspiration interagissent entre elles.  Et les soins  incluent plus tard l’élagage, quand l’histoire devient trop touffue…

Affaire à suivre…

Les blouses qui rient jaune

La savante folle tente de déjaunir ses blouses

Le phénomène de jaunissement du coton blanc défie les nettoyeurs depuis des siècles. Draps, blouses, mouchoirs, lavées pas lavées, gagnent une teinte jaune.

Je suis dessinatrice: Le jaunissement du papier me saute aux yeux quand je regarde mes vieilles archives… heureusement, les marchands vendent du papier à pH équilibré, qui ne s’altère pas avec le temps.

Qu’est-ce qui cause cette jaunisse des blouses et des draps de coton blanc? D’ailleurs, ce sort est-il réservé aux seuls cotons? Souvenez-vous de ces fameuses blouses « infroissables » en nylon! Peut-on créer du coton à pH équilibré?

Soit l’acidité ambiante de notre sueur salée contamine nos blouse. Un petit coup de Javex et hop! le problème se règle… pour peu de temps. (Et du point de vue écologique, le javellisant chloré n’aide pas). Hélas, très vite, le jaune revient.

Lave, lave et relave, rien à faire!

Au secooooours! Existe-t-il une solution pratique au problème du jaunissement des blouses?

Cauchemar de jardinage

Un des grands plaisirs de la fin de semaine du congé de Victoria est de faire une peu de jardinage. Hélas, notre terrain avait  plutot l’air d’une pratique de la devise du Larousse « Je sème à tout vents ». Les pissenlits sont si magnifiques au début du printemps…

La savante folle découvre des pissenlits dans son jardin!

C’est la deuxième BD réalisée avec ma tablette Intuos.  Le plus difficile est de trouver la bonne définition, si éventuellement on veut le publier sur papier… Certains traits étaient trop fins et disparaissaient lors de la réduction.

L’avantage est qu’on peut mettre des gris qui se sauvent bien en jpeg. Mais c’est un bon 5-6 heures de travail, d’essais et d’erreurs.

Impressions du SILQ et FBDFQ

J’écris ceci depuis l’aéroport de Québec.

J’ai fait connaissance avec des dessinateurs et dessinatrices formidables. Bonjour Adeline Lamarre, (son blog ici) et Frank Fournier en personne. Frank va reprendre les aventures du petit Manchdepel, un personnage créé par Michel Breton. Frank publie le fanzine Detritus, auquel j’ai collaboré.

La plume japonaise, au kiosque RECF, s’est plus vendue que tous mes autres livres ensemble, un beau résultat, compte tenu de l’absence d’intérêt des médias. Par contre, the General’s Garden a été un flop total à l’Espace fanzine. Même la version française artistiquement reliée par Fichtre ne s’est pas vendue. Coudonc.

Photos du SILQ et FBDFQ

La suite des photos.

Val, Joel et Jean-Louis au kiosque Alire

Joel Champetier, Alain Bergeron, Jean Pettigrew (dans un ordre quelconque)

Frank Adeline et à l’avant-plan un héros sympathique que j’ai croisé au Montréal Comicon, qui offre des comics sur signets! Rappelle-moi ton nom…

Au commensal, rencontre d’auteurs de Québec-SF. On prépare le congrès Boréal 2010, à Québec!

Ambiance générale

J’ai retrouvé Alain Bergeron, mon scénariste pour le Huitième Registre, en bon état!

Chaude discussion, Ben, Joel, Alain en avant-plan.

Joël, Jean-Louis et Lily

Photos du FBDFQ

Quelques photos récentes prises mercredi et vendredi.

Souper du mercredi soir au BLU. Aidez-moi pour les noms! On reconnait Marc Pageau avec une petit air de mafioso, mais les autres, aye aye aye!

Yves Millet et Thomas-Louis Coté. De dos, Anie?

Thierry Labrosse, et Steffie, bourrée de talent aussi, à droite. Elle a publié une belle BD dans Nexus3.

Eric Leif Hande et compagnie

Photos prises le vendredi au SILQ

Ma maman fière de la dernière BD de sa fille, avec ma tante, à droite.

Frank Fournier, et le numéro de Détritus, dans l’espace Fanzine

Deux irréductibles, Francis Hervieux, qui tint la barre du MensuHell jusqu’au numéro 109 et Éric Thériault, toujours prêt!

D’autres photos suivront.

La plume japonaise à Québec!

En garde, Sinistre!

Je peux maintenant l’annoncer officiellement sur les forums, car l’album part pour l’impression cette semaine:

_La plume japonaise_, BD manga de 56 pages, publié par Vermillon, (Ottawa) sera officiellement lancé lors du Salon du livre de Québec, tenu conjointement avec le FBDFQ (le Festival de BD francophone de Québec).

La BD s’inscrit dans le genre fantasy ou science-fiction selon le degré de sévérité des filtres de genre! Humour et aventure, pour tous âges!

Un dessin pour Noël !

Tous mes meilleurs voeux aux lecteurs et lectrices de ce blogue!

Je vous souhaite une nouvelle année pleine de santé, de créativité et de projets emballants!

(mais pas trop d’emballage quand même)

Pour le monde et notre planète, je souhaite une grande biodiversité biologique… et sociale!

24-24

Impression de ma premiere expérience du défi 24-24, dont l’objectif était de dessiner 24 pages en 24 heures, de la scénarisation aux pages finies. L’événement se tenait au Image Collections comic shop, à Mississauga.

Todd giving the themes

Todd, le boss de Image Collections, nous donne les thèmes. Toute ressemblance avec un des personnages de mes romans est pure coincidence…

Des visiteurs nous tiennent compagnie, pondant une page ou deux.

2009_24hVisiteurs17h

Juliette (assise), près de ma tasse SIP. Sont aussi passés: Chris McQuaid de McHozer comics, et Aubry, arrivé plus tard, qui est resté jusqu’à la fin.

J’étais certaine que je tomberais de sommeil avant minuit. Toutefois, l’ambiance, l’occasion de créer sans être dérangé, et la musique de malââââde que Todd faisait jouer, un mélange bizarroïde de sci-fi, humour, country, hard rock, inclassable, nous a gardé éveillés. Je n’ai pas eu besoin de mon sac de couchage!

2009_24hMicheleEtConfreresMatin

Les 4 bien réveillés (Dan, Aubry, Kyle, Michèle). Mais changeons le disk-jockey!

2009_24hMatinZombies

8 h du matin. Nous travaillons fort pour terminer nos pages (photo prise par Todd)

Après midi, dimanche: nous avons réussi!

2009_24hLeResultatFinal

Kyle, Michèle, Daniel, Aubry, tous légèrement zombifiés mais fiers! (Nous nous sommes tous levés le samedi à 8h00 , donc on compte plus de vingt-huit heures d’éveil.)

J’ai dessiné Maitresse des vents, une nouvelle histoire, improvisée, située dans mon univers de SF. Techniquement, j’ai crayonné 22 pages, mais n’en ai encré que 4, 6 avec la couverture et l’arrière.

Et mon impression de ce marathon?

C’était le paradis: créer sans interruption!

The Sunday artist on the Sunday Morning

La savante folle – alias Sunday artist en anglais – le dimanche matin.

Musique et BD font-elles bon ménage?

Venez le découvrir le 18 avril à 21h, au café Babylone.

MIXTURE IV / Musique complice de la BD

au Café Babylone

181, rue Saint-Vallier Est, Québec

Des créations musicales inspirées des dessins ou des planches de BD qui seront projetées sur écran pendant l’exécution de la pièce.   

Les compositeurs Serge Arcuri, Alexis Basque, Stacey Brown,  Geneviève Dupuis, Charles Côté Potvin, Éric Champagne, Serge Lemieux, Lukas Pearse, Pierre Olivier Roy, Luc Simard, Evan Ware

et les auteurs de BD : Pierre Bouchard, Benoît Boily Pascal Girard, Philippe Girard, Michèle Laframboise, Jacques Lamontagne, Catherine Lepage, Daniel Plaisance, Michel Rabagliati, Leif Tande… 
Monsieur Pierre Bouchard, auteur de BD, interviendra en direct lors de ces présentations. 

Parmi les pièces, voici donc celle en rapport avec mon travail:

« Splendeurs et misères d’un pianiste de concert » pour quintette à vent de Luc Simard, compositeur de Québec établi à Montréal, d’après « Leonid – La première » de Michèle Laframboise, bédéiste, romancière et nouvelliste québécoise établie en Ontario, connue également pour ses illustrations et ses romans de science-fiction, dont Les Mémoires de l’Arc qui s’est mérité le prix Aurora 2005.

(Ce gag met en vedette un personnage principal de Pianissimo, le pianiste Léonid, un virtuose timide. )

Les braves musiciens qui vont interpréter les pièces:

Katia Durette, flûte 
Sarah L. Bilodeau, hautbois
Pierre Langevin, clarinette
Yana Ouellet, basson
Benoît  Fortier, cor

Voir grand: le Salon du livre de Paris

Le salon du livre de Paris est-il trop gros?

1700 kiosques, un kilomètre de marche d’un bout à l’autre…  Le salon demande de bonnes jambes! Par chance, les couloirs très larges permettent d’y déambuler à l’aise malgré l’achalandage.

Voici une trouvaille, que le Salon de Montréal, avec ses 800 kiosques, devrait imiter: ca et là, on a aménagé des espaces clos appelés « Pauses-lecture », où des tables et des fauteuils confortables accueillent les visiteurs fatigués. On peut lire en se reposant les pattes, sous l’oeil vigilant d’un employé ou bénévole bibliophile.

Par contre, Montréal peut se passer de la fouille avec détecteurs de métaux à l’entrée (Israël étant l’invité d’honneur en 2008).

Ici une photo de ma table de dédicace.  J’ai eu un succès d’estime auprès des bibliothécaires (venus par pleins autobus de toutes les régions de France), dont peu connaissaient mon oeuvre. J’ai distribué beaucoup de feuilles d’information.  À cause du grand nombre d’éditeurs regroupés sous cette bannière, il n’y avait pas beaucoup de mes livres en stock; cependant, j’en avais apportés dans mes valises.

Ma table de dédicaces, située juste sous l'énorme enseigne triangulaire de Québec édition

Notez la position de l’énorme enseigne triangulaire de Québec Édition, suspendue par trois petites cordes…  C’est un gentil Parisien qui a pris la photo, monsieur Philippe Savouret qui avait l’oeil bien ouvert pour déceler le gag. Merci!

Pour les esprits mathématiques, rapportez la position au sol de cette enseigne si elle avait chuté d’un seul coup.

J’ai eu la chance de rencontrer des dessinateurs sympathiques: Linda Medley, (Castle Waiting, traduit par le Chateau l’Attente) est une rare auteure tout public, avec une vision à la fois rafraîchissante et ironique des contes de fées.

Linda est une jeune femme aux cheveux noirs et courts, aux yeux pétillants. Fatiguée de ne pas trouver éditeur à son goût, elle s’est lancée dans l’édition indépendante, avec tout ce que la chose comporte de risque et de gouffre financier. Finalement Fantagraphics a repris tout le premier cycle publié chez Olio Press, et la traduction française de 530 pages est sortie fin 2007.

Le Château l’Attente s’est mérité le prix du public du dernier festival d’Angoulème. L’album regroupe sous une belle couverture cartonnée la première série du Château dessinée par Linda.

Linda Medley signant à Paris 2008

On a discuté dessin, en particulier chevelure. J’ai un mal de chien à dessiner des tresses, or, beaucoup de mes personnages en portent dans ma prochaine série… Linda m’a suggéré de faire comme elle pour les tresses: s’en fabriquer une avec de la laine et suspendre au mur de son studio. Bonne idée… Un peu comme l’auteur de BD Terry Moore, je ne peux qu’admirer la patience et la persévérance de Linda, qui apprend d’ailleurs le francais et m’a fait une dédicace dans ma langue! (photo)

J’ai croisé Philippe de la Fuente au Speed booking (eh oui, j’y ai passé moi aussi!) Avec beaucoup de chance, j’ai passé assez rapidement avec ce dessinateur d’humour qui vient de sortir chez Delcourt son deuxième album de la série Humour Juif, Allez l’hébreu! Son graphisme rappelle un peu Franquin.

Quoi qu’il en soit, nous avons discuté un peu boutique et son opinion rejoint mon impression. Le marché européen est peu ouvert pour mon style réaliste, car les exigences graphiques sont si élevées que chaque page me demanderait dix jours de travail à temps plein, de la conception à la réalisation. Ce n’est pas compatible avec mes activités d’écrivaine et de mère.

Mes animations se déroulaient à l’autre bout du kilomètre de Salon… près des kiosque d’éditeurs de BD. J’ai eu un public réticent le premier jour (dès qu’ils ont entendu mon accent, les jeunes s’amusent à lancer des sacres prononcés à la francaise…)  Mais mon public a été plus réceptif le second jour, et j’ai d’ailleurs fait plusieurs dédicaces.  Voici la description sur le site du Salon de Paris, les 18 et 19 mars.

La grande taille du Salon fait que cependant, même avec la meilleure volonté du monde, on manque beaucoup de confrères-soeurs écrivains!

Je salue l’auteure  Anne Lanièce qui m’a guidée à travers les jardins du Luxembourg, le Palais Royal et a su me faire apprécier cette ville pleine d’histoire! En mars, le printemps fleurait bon, pendant que je pensais aux deux mètres de neige qui m’attendaient encore chez nous…