Musique et BD font-elles bon ménage?

Venez le découvrir le 18 avril à 21h, au café Babylone.

MIXTURE IV / Musique complice de la BD

au Café Babylone

181, rue Saint-Vallier Est, Québec

Des créations musicales inspirées des dessins ou des planches de BD qui seront projetées sur écran pendant l’exécution de la pièce.   

Les compositeurs Serge Arcuri, Alexis Basque, Stacey Brown,  Geneviève Dupuis, Charles Côté Potvin, Éric Champagne, Serge Lemieux, Lukas Pearse, Pierre Olivier Roy, Luc Simard, Evan Ware

et les auteurs de BD : Pierre Bouchard, Benoît Boily Pascal Girard, Philippe Girard, Michèle Laframboise, Jacques Lamontagne, Catherine Lepage, Daniel Plaisance, Michel Rabagliati, Leif Tande… 
Monsieur Pierre Bouchard, auteur de BD, interviendra en direct lors de ces présentations. 

Parmi les pièces, voici donc celle en rapport avec mon travail:

« Splendeurs et misères d’un pianiste de concert » pour quintette à vent de Luc Simard, compositeur de Québec établi à Montréal, d’après « Leonid – La première » de Michèle Laframboise, bédéiste, romancière et nouvelliste québécoise établie en Ontario, connue également pour ses illustrations et ses romans de science-fiction, dont Les Mémoires de l’Arc qui s’est mérité le prix Aurora 2005.

(Ce gag met en vedette un personnage principal de Pianissimo, le pianiste Léonid, un virtuose timide. )

Les braves musiciens qui vont interpréter les pièces:

Katia Durette, flûte 
Sarah L. Bilodeau, hautbois
Pierre Langevin, clarinette
Yana Ouellet, basson
Benoît  Fortier, cor

Un dessin pour avril…

Un gag de la savante folle…

Un premier gag vite fait et scanné, pour inaugurer ce blog!

Je vais mettre bientôt en place des pages pour mes webcomics.

Vive le vélo libre!

Voici quelques impressions de Paris en mars dernier.

Ca fait 15 ans que je n’avais pas mis les pieds là-bas. Vous quittez des bancs de neige de 1 m de hauteur, pour arriver à Paris où il n’y a pas un seul flocon! Les arbres sont en fleurs, les bourgeons éclatent, la température est douce autour de 12 degrés…

Les transports en commun sont pas mal plus avancés que chez nous. Dans chaque abribus, un écran affiche les délais d’arrivée des deux prochains autobus de la ligne que vous utilisez. Idem pour les tramways et sans doute les métros (que je n’ai pas utilisés cette fois, le transport en surface étant tellement plus agréable). Une fois à bord de l’autobus, des bandes-écrans vous annoncent les coins de rues de chaque arrêt, le délai d’arrivée aux points majeurs (exemple: Louvres, 5 min, porte de Montmartre, 23 minutes) et, vocalement, chaque arrêt. Le prix: 1,5 euro le billet, mais on peut en acheter par paquets de 10, ou prendre une carte.

Dans mon cas, quelques billets ont suffit. Important, les faire « composter » (aucun rapport avec le compostage de déchets) par une machine pour prouver qu’on les utilise. Les porteurs de cartes, eux, les passent devant un lecteur magnétique. On n’arrête pas le progrès!

Remarque: la ligne 95 part près de mon petit hôtel rue Brancion et se rend à la colline Montmartre, en traversant le coeur de Paris, en une demi-heure. Aussi intéressante que la ligne 95 d’Ottawa!

Et les vélos?

Ce qui a changé en 15 ans, ce sont ces stands de bicyclettes « Vélib » partout. Comme mon hôtel était à distance de marche du Salon du Livre (qui se tenait porte Versailles), je ne les ai pas utilisés. Voici quand même le mode d’emploi: vous achetez un abonnement, et vous passez votre carte magnétisée sur le socle qui retient le vélo. Celui -ci se détache, et vous roulez avec.

Arrivé à destination, vous repérez un stand de ces même vélos, et vous replacez le vélo près d’un socle libre. Le verrouillage magnétique se déclenche. Le montant de votre promenade (si vous n’avez pas pris un abonnement mensuel) est débité de votre compte. Il y a beaucoup de ces stands à Paris.

À quand la même chose chez nous? 

Autobiographie

Auteure courant les Salons

J’adore la science-fiction depuis toujours. Je partage mon temps entre la BD, l’écriture et ma famille. Sans oublier de courir les salons du livre…

Et oui, dans une autre vie, j’ai été une savante folle (ou une scientifique un peu fantaisiste) en laboratoire. Ma formation scientifique en géographie physique et génie civil me sert pour créer des histoires pleines de gadgets et de rebondissements!

La savante folle au boulot!

J’ai près de vingt livres (romans et BD) à mon actif, et une vingtaine de nouvelles publiées.

Je présente aussi des ateliers aux jeunes pour expliquer les saveurs littéraires, et ma préférée, la science-fiction, avec des caricatures !

Voir grand: le Salon du livre de Paris

Le salon du livre de Paris est-il trop gros?

1700 kiosques, un kilomètre de marche d’un bout à l’autre…  Le salon demande de bonnes jambes! Par chance, les couloirs très larges permettent d’y déambuler à l’aise malgré l’achalandage.

Voici une trouvaille, que le Salon de Montréal, avec ses 800 kiosques, devrait imiter: ca et là, on a aménagé des espaces clos appelés « Pauses-lecture », où des tables et des fauteuils confortables accueillent les visiteurs fatigués. On peut lire en se reposant les pattes, sous l’oeil vigilant d’un employé ou bénévole bibliophile.

Par contre, Montréal peut se passer de la fouille avec détecteurs de métaux à l’entrée (Israël étant l’invité d’honneur en 2008).

Ici une photo de ma table de dédicace.  J’ai eu un succès d’estime auprès des bibliothécaires (venus par pleins autobus de toutes les régions de France), dont peu connaissaient mon oeuvre. J’ai distribué beaucoup de feuilles d’information.  À cause du grand nombre d’éditeurs regroupés sous cette bannière, il n’y avait pas beaucoup de mes livres en stock; cependant, j’en avais apportés dans mes valises.

Ma table de dédicaces, située juste sous l'énorme enseigne triangulaire de Québec édition

Notez la position de l’énorme enseigne triangulaire de Québec Édition, suspendue par trois petites cordes…  C’est un gentil Parisien qui a pris la photo, monsieur Philippe Savouret qui avait l’oeil bien ouvert pour déceler le gag. Merci!

Pour les esprits mathématiques, rapportez la position au sol de cette enseigne si elle avait chuté d’un seul coup.

J’ai eu la chance de rencontrer des dessinateurs sympathiques: Linda Medley, (Castle Waiting, traduit par le Chateau l’Attente) est une rare auteure tout public, avec une vision à la fois rafraîchissante et ironique des contes de fées.

Linda est une jeune femme aux cheveux noirs et courts, aux yeux pétillants. Fatiguée de ne pas trouver éditeur à son goût, elle s’est lancée dans l’édition indépendante, avec tout ce que la chose comporte de risque et de gouffre financier. Finalement Fantagraphics a repris tout le premier cycle publié chez Olio Press, et la traduction française de 530 pages est sortie fin 2007.

Le Château l’Attente s’est mérité le prix du public du dernier festival d’Angoulème. L’album regroupe sous une belle couverture cartonnée la première série du Château dessinée par Linda.

Linda Medley signant à Paris 2008

On a discuté dessin, en particulier chevelure. J’ai un mal de chien à dessiner des tresses, or, beaucoup de mes personnages en portent dans ma prochaine série… Linda m’a suggéré de faire comme elle pour les tresses: s’en fabriquer une avec de la laine et suspendre au mur de son studio. Bonne idée… Un peu comme l’auteur de BD Terry Moore, je ne peux qu’admirer la patience et la persévérance de Linda, qui apprend d’ailleurs le francais et m’a fait une dédicace dans ma langue! (photo)

J’ai croisé Philippe de la Fuente au Speed booking (eh oui, j’y ai passé moi aussi!) Avec beaucoup de chance, j’ai passé assez rapidement avec ce dessinateur d’humour qui vient de sortir chez Delcourt son deuxième album de la série Humour Juif, Allez l’hébreu! Son graphisme rappelle un peu Franquin.

Quoi qu’il en soit, nous avons discuté un peu boutique et son opinion rejoint mon impression. Le marché européen est peu ouvert pour mon style réaliste, car les exigences graphiques sont si élevées que chaque page me demanderait dix jours de travail à temps plein, de la conception à la réalisation. Ce n’est pas compatible avec mes activités d’écrivaine et de mère.

Mes animations se déroulaient à l’autre bout du kilomètre de Salon… près des kiosque d’éditeurs de BD. J’ai eu un public réticent le premier jour (dès qu’ils ont entendu mon accent, les jeunes s’amusent à lancer des sacres prononcés à la francaise…)  Mais mon public a été plus réceptif le second jour, et j’ai d’ailleurs fait plusieurs dédicaces.  Voici la description sur le site du Salon de Paris, les 18 et 19 mars.

La grande taille du Salon fait que cependant, même avec la meilleure volonté du monde, on manque beaucoup de confrères-soeurs écrivains!

Je salue l’auteure  Anne Lanièce qui m’a guidée à travers les jardins du Luxembourg, le Palais Royal et a su me faire apprécier cette ville pleine d’histoire! En mars, le printemps fleurait bon, pendant que je pensais aux deux mètres de neige qui m’attendaient encore chez nous…

Bonjour tout le monde !

Bienvenue sur le blog de la Savante folle, pour les amateurs de science-fiction et de bandes dessinées!