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Le prix Solaris 2010 gagné par la savante folle!

Ca fait du bien d’annoncer une bonne nouvelle de temps en temps.

 » Le Prix SOLARIS 2010 a été attribué à Michèle Laframboise pour sa nouvelle de science-fiction intitulée « Monarque des glaces ».


En septembre 2009, un webzine britannique avait invité des auteur-e-s à soumettre des flash-fictions, illustrant le futur dans cent ans dans un esprit de SF « mundane » selon la définition de l’auteur Geoff Ryman. Mundane veut dire pour moi, le plus terre-à-terre possible.

La prospective est un outil de réflexion essentiel pour les auteurs et amateurs de science-fiction. J’ai tout de suite puisé dans ma formation de géographe et noté des idées sur un futur écologiquement triste, desquelles j’ai tiré un embryon de texte. Hélas, j’ai vite dépassé la limite (très courte) de mots. J’ai laissé le texte en jachère et j’ai travaillé sur autre chose.

Un ou deux mois plus tard, j’ai repris le texte, et trouvé un point de vue spécial par un narrateur particulier. Puis j’ai laissé reposer.

Quand la tombée du concours pour le Prix Solaris approchait, j’ai retravaillé le texte, affiné le personnage et son environnement, ajusté le ton dominant de l’histoire… et de la fin. Le texte avait gagné en maturité et, comme un enfant dont on est fier,  je l’ai laissé partir.

J’ai reçu la bonne nouvelle la semaine dernière. Ca me remplit de fierté toute maternelle!  La récompense, généreuse, inclut la publication du texte dans le prochain numéro de la revue Solaris.

On trouve le communiqué officiel ici .

Photos du SILQ et FBDFQ

La suite des photos.

Val, Joel et Jean-Louis au kiosque Alire

Joel Champetier, Alain Bergeron, Jean Pettigrew (dans un ordre quelconque)

Frank Adeline et à l’avant-plan un héros sympathique que j’ai croisé au Montréal Comicon, qui offre des comics sur signets! Rappelle-moi ton nom…

Au commensal, rencontre d’auteurs de Québec-SF. On prépare le congrès Boréal 2010, à Québec!

Ambiance générale

J’ai retrouvé Alain Bergeron, mon scénariste pour le Huitième Registre, en bon état!

Chaude discussion, Ben, Joel, Alain en avant-plan.

Joël, Jean-Louis et Lily

Fin de marathon…

Cette année, le mois de janvier et le début de février ont été occupés par la préparation, de ma bande dessinée , La plume japonaise, qui sort chez Vermillon. Comme vous pouvez le voir, il s’agit d’un clin d’oeil aux mangas qui s’est par la suite transformé en histoire d’amour. Il m’a fallu redressiner des pages entières, corriger, modifier des détails… Mais le tout est maintenant imprimé et fin prêt pour le Salon de Québec!

Je tiens à souligner la superbe mise en couleurs de la couverture et le montage de l’intérieur de l’album, rehaussé en tons de gris par mon confrère Christ Oliver.  Sans lui, et sans la confiance de l’éditrice, Monique Bertoli, ce projet n’aurait jamais abouti.

***

J’approche la fin du parcours pour la prochaine intrigue de Chaaas.

C’est comme la fin d’un long marathon, les derniers kilomètres sont les plus difficiles!

Dans chacune des histoires de la série, je dose l’humour, l’action, un environnement exotique original, la recherche scientifique, plus… une situation sociale qui s’exprime à travers des personnages.

Sans trop en révéler, disons que le prochain livre abordera l’amitié, la confiance et le bris de confiance, et le coût d’un rêve…

Les jeunes lisent, oui, mais…

J’arrive du salon de Toronto.

Comme au Salon de Montréal, j’ai observé le flot d’écoliers et d’adolescents défiler devant ma table sans un regard pour mes romans. Même le sceau métallisé « Finaliste des GG » (finaliste aux prix littéraires du gouverneur général) apposé sur les Vents de Tammerlan ne suscite chez eux qu’indifférence. Ceux à qui j’adresse la parole vont regarder poliment la couverture, parfois le 4e de couverture, puis s’en aller acheter le dernier succès d’India Desjardins ou de Bryan Perro. Les exposants font d’ailleurs le gros de leurs ventes le jeudi et le vendredi, jour de visite des écoles.

J’ai écrit dans un autre billet qu’il faut comprendre les goûts des jeunes. Ils recherchent une histoire proche d’eux, de leur réalité. Parfois tellement proche que  l’écriture est « dumbed down« , le vocabulaire pauvre, hypersimplifié, calqué sur le texto des tchats… Et cela, je ne peux ni ne veux le faire. Lire la suite

Les vents de Tammerlan, finaliste aux GG

Couverture des vents de Tammerlan

Couverture des vents de Tammerlan

Les vents de Tammerlan,  le second tome de La Quête de Chaaas, est finaliste aux prix littéraires du Gouverneur Général !

Un extrait du site:

« L’envoûtant roman de Michèle Laframboise nous mène hors des sentiers battus de la science-fiction. Tout en conservant les éléments essentiels du genre, l’auteur, grâce à la finesse et à la sensibilité de son texte, poétique par moments, crée des images mouvantes et colorées qui donnent vie à des personnages complexes et attachants. »

Ça faisait longtemps qu’un livre de science-fiction, pleinement assumée, était choisi comme finaliste à ce prix. Les derniers finalistes SF étaient Temps perdu (1984, sous l’ancien nom des Prix du CAC) et Temps Mort (1988), de Charles Monpetit.

C’est une petite victoire pour l’histoire et les personnages attachants des Vents, et surtout une grande victoire pour la science-fiction, pleinement reconnue comme une saveur de la crème glacée littéraire!

Moi, écrire de la S-F?

Le reniement de l'auteure de SF

Le reniement de l'auteure de SF

inspiré par un commentaire de Margaret Atwood, qui assure que ses romans ne sont PAS de la science-fiction.

Il est arrivé…

…mon petit dernier!

Axe de KoudrissL’axe de Koudriss, illustration de couverture par Jean-Pierre Normand.

C’est toujours un moment spécial quand je déballe la boite de mes copies d’auteur. On admire la couverture en tons de bleu de Jean-Pierre Normand. On grogne sur des détails (le pôle nord de cette planète est un endroit plutôt chaud et aride), mais l’ensemble est magnifique.

L’axe de Koudriss, 3e tome de la quête de Chaaas publié chez Médiaspaul, arrivera bientôt en librairie!

Personne ne veut quitter la ville-prison de Kour, malgré le climat aride qui règne au pôle nord!  L’excentrique préfet Juunus et son tribun taciturne soutiennent d’anciens pénitents qui ont fondé un village libre. D’étranges malaises affectent le questeur Sirius, puis Chaaas. Y a-t-il un lien avec l’axe de Koudriss, ces brillantes aurores boréales qui cachent une menace mortelle?

On lance l’évacuation. Hélas, craignant une ruse pour les asservir, les villageois ont fui. Parmi eux, la jeune Féli, sur le point d’accoucher… Chaaas les retrouvera-t-il à temps?

Action, humour, danger et réflexion sont à nouveau au rendez-vous!

Un Aurora pour Les Vents

Mon roman Les vents de Tammerlan a remporté le prix Aurora du meilleur roman en français publié au Canada, vendredi soir, lors du congrès Anticipation.

Christian, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée AuroraChristian Taralle, Danielle Martinigol et Michèle avec son trophée Aurora

J’étais tellement sure que l’autre roman finaliste Une fêlure un flanc du monde*, une histoire dans la veine fantastique (que je suis en train de lire et que je publicise sans complexe!) d’Éric Gauthier l’emporterait, que j’ai serré la main d’Élisabeth Vonarburg pour ne pas pleurer. Car ce vendredi avait été fertile en émotions et rebondissements, entre autre, mon Kaffeeklatsch désertique! Quand j’ai entendu prononcer Les vents de Tammerlan, je ne sentais plus mes pieds fatigués d’avoir tant marché dans le Palais des Congrès!

* Le roman d’Éric  a remporté le prix Boréal le dimanche suivant!

Élisabeth et Michèle au banquet des Auroras.Élisabeth et Michèle au début du banquet des prix Aurora.

J’avais aussi deux nouvelles finalistes au Prix, mais c’est « Le Dôme de Saint-Macaire », de Jean-Louis Trudel (Solaris 167) qui a remporté le prix pour la meilleure nouvelle.

En anglais, le roman, Marseguro, d’Edward Willett (DAW Books)  que j’ai lu,  a été lui aussi couronné.

Lauréats des prix AuroraLauréats des prix Aurora. La savante folle est en costume rouge!

de gauche à droite, l’animatrice de la cérémonie, Liana Kerzner, Jean-Louis Trudel, Joel Champetier (revue Solaris), Michèle Laframboise, Karl Johanson (NeoOpsis), Ed Willett.

J’ai bafouillé un peu en recevant mon prix, mais j’ai félicité tous les finalistes.

Le trophée du prix Aurora est heureusement démontable. J’ai pu rapporter la base et les morceaux coupants dans mon sac à dos. Comme je repartirai pour Mississauga en train, avec beaucoup de livres, j’ai laissé le trophée chez mes parents…

Petite pluie printanière

Après une certaine sécheresse, le début de 2009 a vu une pluie de mises en nomination favoriser mes écrits.

Les prix Aurora 2009

Logo des prix Aurora

Voir le communiqué : http://anticipationsf.ca/Presse/Communique19

Les Prix Canadiens de Science Fiction et Fantastique, les «Auroras» ont été présenté de façon pratiquement continue à Canvention depuis 1980. Anticipation a remporté la course pour être Canvention 29, et les prix Auroras y seront remis cette année.  La liste complète des ouvrages nominés est ici: http://www.prixaurorawards.ca/French/accueil.html. Je suis quatre fois finaliste pour les prix Auroras.

  • Les vents de Tammerlan, Michèle Laframboise (Éditions Médiaspaul, coll. Jeunesse-Plus), est finaliste dans la catégorie du meilleur livre en francais.
  • Une note: le fait qu’il soit précisé « Jeunesse PLUS » peut mener à la conclusion qu’il s’agit d’un roman moins bien travaillé qu’un autre destiné aux adultes… Détrompez-vous! Concocter ces 200 et quelques pages d’intrigues nourries dans une société différente, évoluant sur une planète-toupie subissant des anomalies gravitationnelles et magnétiques, exige autant de réflexion, de calcul et de « gossage » que n’importe quel autre roman de SF dure. Pour vous en convaincre, la page des Vents expose un résumé de l’intrigue, avec quelques illustrations des concepts.

  • « Ballade sur Pallide », Michèle Laframboise (Virages 44)
  • « La révolte des gilets-malins », Michèle Laframboise (QUAD9 6A)
  • sont toutes deux finalistes dans la catégorie de la meilleure nouvelle en francais. Ballade sur Pallide est destinée à un public adulte. La révolte des gilets-malins vise, elle, un public plus jeune. Enfin, dans le domaine artistique,

  • Imagination, Michèle Laframboise (Imagination contre les pigeons spammeurs, Vermillon)
  • est une bande dessinée fantastique finaliste dans la catégorie Accomplissement artistique.

    Il va de soi que tous les autres auteur-e-s en nomination valent aussi le détour.  On a jusqu’au 8 juillet pour voter par courrier normal ou par internet. Voir le site suivant http://prixaurorawards.ca/English/AwardProcess/votingForm.php. Pour les amateurs non inscrit au Congrès Anticipation, ou non membres de SF-Canada, il faut payer des frais de 5 dollars.

    http://www.anticipationsf.ca/files/uploads/PrixAuroraAwards2009.pdf

    Les lauréats seront annoncés lors du Congrès Anticipation 2009.

    2) Les prix Trillium du livre pour enfants
    SODIMO

    La quête de Chaaas (2007) qui avait été finaliste aux prix des Lecteurs 15-18 ans de Radio-Canada, est finaliste au prix du livre d’enfant Trillium 2009. Voir l’annonce officielle des finalistes.

    Ces prix bisannuels récompensent des oeuvres dans divers genres publiées par des Ontariens, tant du côté anglophone que francophone. Le concours des prix Trillium est organisé par la SODEMO. Les prix sont très généreux, car tous les finalistes sont compensé$ et les montants remis aux lauréats sont dans les 5 chiffres.

    Un gala au Harbourfront de Toronto couronnera le tout. Des lectures publiques auront lieu le 15 au soir, et l’annonce des lauréats se fera le 16 juin à midi.

    Comment faire pousser une histoire

    Une idée de départ, c’est comme une graine que tu mets en pot. Une nouvelle: un pot plus petit,  un roman de 500 pages, un plus gros pot. Mais attention à ne pas entreprendre un projet trop ambitieux…

    Quand on voit trop grand

    Il faut lui laisser du temps et l’espace pour pousser, lui fournir de l’eau (du temps d’écriture, de la planification) et de la bonne terre bien aérée pour les racines (réflexion personnelle, puiser des informations sur le sujet). Et les amis écrivains qu’on rencontre? C’est de l’engrais, et du bon!!! Rencontrer des copains-amis-collègues motive!

    Donc, on pense à son idée, qui bourgeonne. On définit peu à peu son intrigue principale, ce qui se passe, et parfois la fin, sans trop de détail. À cette étape, je fais un mini-synopsis comme une bande-annonce de film. Je dessine aussi mes personnages, pour mieux les explorer. Certains auteurs de lit-gen pensent à leurs personnages très longtemps avant d’écrire leur première ligne (Yves Beauchemin, chez nous), toutefois, ce n’est le cas de tous écrivains.
    Arroser patiemment son histoireArroser patiemment son histoire

    En nourrissant ta plante, elle pousse et s’enracine en toi: quand tu fais les recherches, de nouvelles idées surgissent, parfois contredisent des péripéties de départ. De nouveaux personnages apparaissent, prennent de la consistance. Tu t’attaches à certains que tu croyais secondaires, qui vont prendre une meilleure définition. Ca m’est arrivé dans mon dernier roman (Les vents de Tammerlan) et cela a enrichi l’histoire!

    À un moment donné, je compose une liste d’épicerie (plutôt qu’un plan rigide), de « ce qui arrive »: situation de départ, événements, rebondissements, en une phrase chacun, facile à permuter en cas de besoin.

    Liste d'épicerie

    La plante fait des fleurs… on sent que l’histoire s’est assez cristallisée dans la tête pour commencer à l’écrire. J’enrichis ma « liste d’épicerie ». Souvent j’ai déjà écrit la moitié du livre, le début et la scène finale. C’est le milieu qui reste moins défini. Là, je pense encore aux personnages secondaires que je veux faire découvrir, à la progression dramatique, aux thèmes, etc. Je vais insérer les scènes nécessaires au milieu et dans ce qui j’ai déjà écrit.

    Il arrive un moment pénible, où on s’apercoit qu’il faut élaguer. Des branches poussent dans trop de directions, l’intrigue se perd dans un fouillis… Étape cruelle mais nécessaire: si ce n’est pas sur le premier jet écrit, on le fait plus tôt, à la liste d’épicerie. Des fois, surtout en débutant, on s’attache émotionnellement à une phrase, un paragraphe, une scène… Eh, que c’est difficile!

    Il faut élaguer !Il faut élaguer !

    À la fin, comme dans mon cas c’est de la SF jeunesse, je repasse sur la grammaire, j’enrichis par les quatre ou cinq « sens » les descriptions, je rajoute une réplique humoristique ou deux. Je révise les descriptions: je suis particulièrement faible pour décrire des couleurs. En plus, comme mon prochain roman porte sur une civilisation non humaine, je ne peux utiliser des mots comme terre-de-sienne, etc. Idem pour les unités de mesure, le mètre, l’heure, la minute, et les expressions « tout-à-l’heure », à bannir.

    Après, on laisse la plante se reposer trois semaines ou deux mois, avant de réviser le texte. Des idées auront germé entretemps. Si la plante est en bonne santé, on voit tout de suite si ces idées « de la onzième heure » enrichissent ou non l’histoire.

    Plus tard, c’est le directeur littéraire qui grogne et fait retravailler-élaguer. Même dans cet intervalle, il m’est arrivé d’avoir l’idée des détails savoureux, que j’ai pu intégrer au texte final. C’est la dernière « taille » de notre plante.

    Voir grand: le Salon du livre de Paris

    Le salon du livre de Paris est-il trop gros?

    1700 kiosques, un kilomètre de marche d’un bout à l’autre…  Le salon demande de bonnes jambes! Par chance, les couloirs très larges permettent d’y déambuler à l’aise malgré l’achalandage.

    Voici une trouvaille, que le Salon de Montréal, avec ses 800 kiosques, devrait imiter: ca et là, on a aménagé des espaces clos appelés « Pauses-lecture », où des tables et des fauteuils confortables accueillent les visiteurs fatigués. On peut lire en se reposant les pattes, sous l’oeil vigilant d’un employé ou bénévole bibliophile.

    Par contre, Montréal peut se passer de la fouille avec détecteurs de métaux à l’entrée (Israël étant l’invité d’honneur en 2008).

    Ici une photo de ma table de dédicace.  J’ai eu un succès d’estime auprès des bibliothécaires (venus par pleins autobus de toutes les régions de France), dont peu connaissaient mon oeuvre. J’ai distribué beaucoup de feuilles d’information.  À cause du grand nombre d’éditeurs regroupés sous cette bannière, il n’y avait pas beaucoup de mes livres en stock; cependant, j’en avais apportés dans mes valises.

    Ma table de dédicaces, située juste sous l'énorme enseigne triangulaire de Québec édition

    Notez la position de l’énorme enseigne triangulaire de Québec Édition, suspendue par trois petites cordes…  C’est un gentil Parisien qui a pris la photo, monsieur Philippe Savouret qui avait l’oeil bien ouvert pour déceler le gag. Merci!

    Pour les esprits mathématiques, rapportez la position au sol de cette enseigne si elle avait chuté d’un seul coup.

    J’ai eu la chance de rencontrer des dessinateurs sympathiques: Linda Medley, (Castle Waiting, traduit par le Chateau l’Attente) est une rare auteure tout public, avec une vision à la fois rafraîchissante et ironique des contes de fées.

    Linda est une jeune femme aux cheveux noirs et courts, aux yeux pétillants. Fatiguée de ne pas trouver éditeur à son goût, elle s’est lancée dans l’édition indépendante, avec tout ce que la chose comporte de risque et de gouffre financier. Finalement Fantagraphics a repris tout le premier cycle publié chez Olio Press, et la traduction française de 530 pages est sortie fin 2007.

    Le Château l’Attente s’est mérité le prix du public du dernier festival d’Angoulème. L’album regroupe sous une belle couverture cartonnée la première série du Château dessinée par Linda.

    Linda Medley signant à Paris 2008

    On a discuté dessin, en particulier chevelure. J’ai un mal de chien à dessiner des tresses, or, beaucoup de mes personnages en portent dans ma prochaine série… Linda m’a suggéré de faire comme elle pour les tresses: s’en fabriquer une avec de la laine et suspendre au mur de son studio. Bonne idée… Un peu comme l’auteur de BD Terry Moore, je ne peux qu’admirer la patience et la persévérance de Linda, qui apprend d’ailleurs le francais et m’a fait une dédicace dans ma langue! (photo)

    J’ai croisé Philippe de la Fuente au Speed booking (eh oui, j’y ai passé moi aussi!) Avec beaucoup de chance, j’ai passé assez rapidement avec ce dessinateur d’humour qui vient de sortir chez Delcourt son deuxième album de la série Humour Juif, Allez l’hébreu! Son graphisme rappelle un peu Franquin.

    Quoi qu’il en soit, nous avons discuté un peu boutique et son opinion rejoint mon impression. Le marché européen est peu ouvert pour mon style réaliste, car les exigences graphiques sont si élevées que chaque page me demanderait dix jours de travail à temps plein, de la conception à la réalisation. Ce n’est pas compatible avec mes activités d’écrivaine et de mère.

    Mes animations se déroulaient à l’autre bout du kilomètre de Salon… près des kiosque d’éditeurs de BD. J’ai eu un public réticent le premier jour (dès qu’ils ont entendu mon accent, les jeunes s’amusent à lancer des sacres prononcés à la francaise…)  Mais mon public a été plus réceptif le second jour, et j’ai d’ailleurs fait plusieurs dédicaces.  Voici la description sur le site du Salon de Paris, les 18 et 19 mars.

    La grande taille du Salon fait que cependant, même avec la meilleure volonté du monde, on manque beaucoup de confrères-soeurs écrivains!

    Je salue l’auteure  Anne Lanièce qui m’a guidée à travers les jardins du Luxembourg, le Palais Royal et a su me faire apprécier cette ville pleine d’histoire! En mars, le printemps fleurait bon, pendant que je pensais aux deux mètres de neige qui m’attendaient encore chez nous…