
Vous connaissez le proverbe? Eh bien, il s’applique aussi aux petits événements artistiques.
Surprises au Grafficker Alley!
Au Grafficker Alley de samedi dernier, j’ai rencontré du public pour mes BD en français et pour mes recueils de nouvelles de SF! L’événement y était surtout anglophone, mais beaucoup d’étudiants aiment pratiquer leur francais, et une BD illustrée aide à comprendre le sens!
L’endroit, un édifice du sud de ma ville, était entièrement vitré, un seul rez-de-chaussée, et d’accès facile quand on tire une grosse valise à rouettes pleine de livres! C’est organisé par Anime North.
Même mon roman historique chez Les Éditions David (le Kaiju de Mississauga, en-dessous de l’affiche Ruego sur le présentoir rouge) a trouvé preneur ! Bref, j’en suis revenue avec une valise plus légère!
Les « petits » événements locaux sont souvent les meilleurs pour moi, autrice indépendante et bizarroides de SF qui s’entête à faire de la BD.
Et aussi, dans un modeste événement, un espace de vente y est beeeeeaucoup moins cher que dans un grand Salon du livre.
J’ai déjà parlé ici du Safran de 2024, mais voici une photo de l’édition de 2026, pour laquelle le financement avait manqué. Qu’importe, les organisaterices se sont dépatouillées pour obtenir une autre salle, et mettre un programme d’une journée le samedi au lieu de trois jours.

Je fais des micro expositions dans nos rues, dans l’entrée d’un parking, ou d’un cinéma en plein air qui présente un film de superhéros… ça me laisse un bon souvenir.
Le plus important…
Mais le plus important sont les rencontres agréables qu’on y fait. J’y ai fait connaisance avec mes voisines de table, dont une jeune artiste de talent de qui j’ai acheté une toile magnifique lors de la clôture (qui hélas n’avait pas trouvé preneur pendant la journée). Ça parlait des sans-abris de Toronto et c’est un sujet qui me touche car j’en croise beaucoup quand je vais en ville.
Visite inattendue de deux amateurs de Science-fiction de Toronto, l’éditeur de Amazing Stories Lloyd Penney et son épouse Yvonne. Eux ont l’expérience des événements; en m’achetant deux livres pour 25$, Lloyd s’est donné la peine de me payer en billets de 5$ , ce qui m’a aidée par la suite car les fans qui paient comptant ont surtout des 20$ en main. C’est une petite attention qui va loin dans le coeur d’une artiste! Je soutiens la magazine en ligne avec Patreon.
Quand j’ai une belle conversation avec un artiste ou un fan, je lui demande de digner dans mon calepin d’honneur, qui est en fait mon calepin de notes d’écrivaine. Mes notes sont au crayon à mine, et je donne un beau stylo de couleur pour distinguer les signatures.
Un public bien « niché »
Le public à ces événements « de niche » sait très bien ce qu’il veut, et sera plus intéressé par la BD et la science fiction que lors d’un événement lambda (voir cet exemple de réactions pour rire un peu). J’ai même pu laisser des livres Échofictions chez un petit distributeur sympa (merci Francois Villeneuve de Great Worm Express) ) qui avait sa table en face de la mienne, une autre belle rencontre.
C’est la même chose à une convention de SF de Winnipeg en 2023. Là, c’était une plus gros événement, mais 100% du public aimait la SF ! J’étais vraiment « dans la note ».
Il faut dire que beaucoup de jeunes artistes à Grafficker Alley avaient de l’énergie, et offraient des figurines et des autocollants ou des oeuvres d’arts, ce qui fait que ceux et celles qui vendaient des livres n’étaient pas très nombreux. Cela a pu être un avantage.
Et rien d’artificiel!
L’autre avantage d’être sur un lieu en personne est que les gens voient bien qu’on est des artistes en chair et en os, et non intelligences artificielles génératives.
En tout cas, c’est certain que j’y reviendrais l’en prochain!
Bientôt, Échofictions et moi serons présents à un autre événement ce weekend prochain: le Congrès Boréal à Montréal au Collège de Bois-de-Boulogne.







